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André Greipel : « C’était stupide »
Le 15 mars 2019

Avant un dernier week-end au dénivelé positif, la sixième étape de Paris-Nice entre Peynier et Brignoles pouvait sourire aux baroudeurs ou aux sprinteurs. En début de course, trois coureurs seulement se sont échappés et la perspective d’un sprint semble en effet se dessiner. Laurent Pichon, présent dans le groupe de tête, doit servir de point de relais pour son sprinteur mais à 50 kilomètres de l’arrivée, le peloton se scinde en deux et André Greipel est piégé. Les efforts de ses équipiers pour recoller resteront vains.


André Greipel : « J’étais trop loin dans la descente, ça casse en milieu de peloton et je me fais distancer, c’est de ma faute. C’était stupide, je n’aurais pas dû me faire avoir. Avec Elie et Amael, on a essayé de recoller dans la dernière difficulté, on est revenu pas loin mais ça ne l’a pas fait. Je suis vraiment déçu de ne pas avoir sprinté pour la victoire à cause de cette erreur. C’était ma dernière chance. »



Laurent Pichon : « On voulait être à l’avant aujourd’hui mais on aurait préféré une échappée plus fournie. Trois hommes, un fort vent, le scénario était écrit après quelques kilomètres. J’ai hésité à me relever, pour ne pas lâcher des forces inutilement, on en a discuté avec les directeurs sportifs, mais je pouvais aussi servir de point d’appui pour André. J’essayais de ne pas trop en mettre mais pour passer un relais face au vent il fallait quand même appuyer sur les pédales. Quand je suis repris, je me suis accroché, mais je n’avais plus de jus pour accrocher les roues. C’est l’anniversaire de ma fille, aujourd’hui, j’aurais aimé faire une belle étape pour elle. C’est un coup dans l’eau, mais j’aime être à l’avant et tenter. Ce week-end, sans Warren, nos deux meilleures cartes seront Elie et Amael, si je peux les accompagner dans une grande échappée, je ne me gênerai pas. »




Yvon Ledanois – Directeur sportif :  « André a été pris dans une cassure dans la descente de la côte de la Sainte-Baume. Amaël Moinard me dit qu’ils étaient peut-être un peu loin mais il n’y avait rien de catastrophique. Devant les équipes Mitchelton-Scott et Sky ont fait le forcing, derrière Amaël a travaillé avec la formation Jumbo-Visma, ils sont revenus à 100 mètres mais il faut tout de suite boucher le trou ou c’est mort. C’était la dernière opportunité pour un sprint. On va essayer de finir Paris-Nice comme on l’a commencé, avec de l’ambition. On ne va pas baisser les bras, pour ceux qui nous soutiennent, pour nos partenaires et pour les copains qui ont quitté la course. »


Sébastien Hinault – Directeur sportif :  « J’ai suivi la course derrière Laurent Pichon. Le scénario à trois coureurs échappés n’est pas celui que nous avions espéré. Comprenant que ça n’avait aucune chance, Laurent n’a pas trop donné, il savait que ça allait revenir très vite. Il attendait le groupe d’André Greipel mais il a été pris dans une cassure. C’est dommage parce que Laurent en relais, c’était le bon plan ! »



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