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André Greipel : « Je suis déçu » – Paris-Nice. 3
Le 12 mars 2019

La stratégie de l’équipe Arkéa-Samsic dans la troisième étape de Paris-Nice était simple : favoriser le sprint d’André Greipel. Courue vent de face, l’étape fut plus calme que les précédentes mais à cinq kilomètres de l’arrivée, le peloton s’est scindé dans la plaine, projetant cinq coureurs à l’avant. Bram Welten a protégé André Greipel et produit un très gros effort pour aider son leader à revenir à l’avant. S’il est content du travail de son jeune équipier néerlandais, André Greipel a manqué de fraîcheur au cours du sprint massif dont il a pris la quatorzième place.


André Greipel (14e) : « Ce matin, on voulait tous bien faire, on voulait aller chercher un bon résultat pour Max et Warren. Toute la journée, l’équipe a vraiment bien travaillé autour de moi. On savait que certaines formations allaient mettre en route dans les derniers kilomètres. On était bien placé avec Bram mais ça a cassé juste devant nous. Bram a réussi à faire la jonction à deux kilomètres, mais ensuite j’ai manqué de fraicheur. Je suis déçu, j’ai fait des erreurs… »


Bram Welten : « Aujourd’hui était un jour plus simple que les deux derniers C’était plus calme au début, sans vent.  Je suis resté tout le temps avec André.  A cinq kilomètres de l’arrivée, il y a eu une bordure … Il a fallu combler l’écart « full gas » pour espérer disputer le sprint, alors j’ai roulé à l’avant du deuxième groupe, pour permettre à André de rentrer. Un premier groupe arrive à revenir, nous ensuite, et me suis écarté à 2, 6 kilomètres de l’arrivée sur le pont après avoir roulé à fond pour boucher l’écart. On ne gagne pas, on est forcément déçus, mais c’était bien de pouvoir travailler avec André, bien de pouvoir participer au final. Après comme il y a eu la bordure, je n’ai pas pu lancer André dans le final comme un sprint « normal » mais c’est le jeu. On a discuté sur le home trainer avec André à l’arrivée. Il m’a dit que ce que j’avais fait aujourd’hui était bien mais qu’il lui a manqué de la force.  »



Yvon Ledanois – directeur sportif: « Aujourd’hui, on avait misé l’étape sur André Greipel. Nos coureurs avaient toutes les infos sur le risque de bordures dans le final. A ce moment-là, ils étaient bien placés. Malheureusement, André était un peu juste. Il m’a dit que Bram Welten a fait un travail extra pour boucher le trou sur le petit groupe de cinq coureurs avant de la placer. ‘’Avec mes jambes habituelles, j’aurais pu lutter, m’a dit André, mais là ce n’était pas le bon jour. J’étais mauvais, je m’en veux, je suis super déçu !’’ Bien sûr André n’a pas le droit de dire qu’il est mauvais parce que c’est loin d’être le cas. Aujourd’hui il n’était pas à son maximum mais en faisant le travail, il va gagner. Ce matin, au lendemain des abandons de Warren et Maxime, je leur ai dit qu’on aime vivre des journées extraordinaires, vivre de notre passion mais on doit admettre qu’il faut aussi passer par la case déception de temps en temps. Quand tout souri, le vélo est formidable mais tout ce qu’il te donne, en un dixième de seconde, il peut te le reprendre. Dimanche soir, on était content de notre journée en restant humbles. Lundi, le cyclisme nous a tout repris. Quand tout va bien, on doit toujours garder en tête que tout peut arriver. Avec Warren, je vous le dis, j’étais persuadé qu’il ferait un gros résultat sur Paris-Nice… On va se remobiliser. Si ça ne sourit pas aujourd’hui, ca va sourire plus tard. Il faut rester optimiste. Demain, dans la quatrième étape il y aura une course pour l’échappée et une autre pour le classement général. Une échappée peut aller loin. C’est une étape difficile, trop dure pour André, Bram et Laurent Pichon. Amaël a été pris dans une chute massive à trente kilomètres de l’arrivée et s‘est donné un coup à la cuisse. Cela n’est pas grave mais on ne sait pas comment ça évoluera demain. Notre carte maîtresse sera donc Elie Gesbert. »



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