Nos actualités
André Greipel veut gagner tout de suite !
Le 19 janvier 2019

André Greipel veut gagner tout de suite !


C’est un événement : André Greipel dispute lundi sa première course avec l’équipe Arkéa-Samsic. Engagé dans la Tropicale Amissa Bongo pour la première fois de sa carrière, il a pour objectif de confirmer en compétition les très bonnes impressions laissées par ses équipiers et lui-même durant les stages d’entraînement. Comme il l’a fait tout au long de sa belle et fructueuse carrière, il veut également lever les bras le plus vite possible et très bien lancer la saison de sa nouvelle équipe. Nous l’avons rencontré avant son départ en Afrique, André est motivé comme un cadet !


André, votre décision de rejoindre l’équipe Arkéa-Samsic a fait grande sensation en France?


En 2018, j’ai su assez vite que je ne faisais plus partie du plan de ma précédente équipe Lotto-Soudal, j’ai donc eu le temps d’observer et de bien étudier les offres qui m’ont été faites. Immédiatement j’ai eu un bon contact avec Manu (Emmanuel Hubert). Il a mis beaucoup d’énergie, il a démontré beaucoup d’enthousiasme pour que je signe avec Arkéa-Samsic. Je n’avais pas pour objectif particulier de courir précisément pour une équipe française, une équipe anglaise ou d’une autre nation mais le bon contact avec Manu m’a incité à m’intéresser un peu plus à son équipe. J’ai compris qu’elle avait un bon potentiel et j’ai finalement choisi de relever ce challenge avec lui.


Tout s’est décidé pendant une rencontre dans le dernier Tour de France ?


Dans chaque Tour de France, nous avons logé dans le même hôtel, Manu et moi, pendant une journée de repos et s’il était difficile pour moi de m’exprimer en Français nous sommes toujours parvenus à discuter tous les deux. A chaque fois j’ai pu constater sa passion pour le cyclisme, son ambition pour son équipe. Il a une vision pour les prochaines années et c’est très intéressant pour moi de faire partie de ce projet et de lui apporter mon expérience.


Après avoir porté le maillot de très fortes équipes du World Tour (HTC-Columbia, Lotto-Soudal), le challenge pour vous est de fabriquer un collectif pour le sprint ?


Je dois construire mon train. Pour y parvenir, la communication est le point le plus important et j’ai beaucoup travaillé durant l’hiver pour améliorer mon Français et pour parler avec mes nouveaux équipiers. C’est capital. Mes équipiers doivent apprendre, visualiser et construire des repères dans leur tête pour faire ce job très spécifique du train pour le sprint. Ils savent pourquoi ils font ça et à l’entraînement, notamment dans le Morbihan la semaine dernière, j’ai mesuré le grand potentiel de mes équipiers. La construction se passe bien même si la compétition est forcément très différente. A ma disposition j’ai  de très bons pilotes. Il me tarde de le vérifier pendant la course.



Bram Welten et Maxime Daniel sont désignés pour vous emmener les sprints cette saison et semblent très motivés pour vous aider à gagner, à rester l’un des meilleurs sprinteurs du monde ?


Bien sûr, j’ai confiance en eux mais nous devons apprendre à nous connaître en course, à apprendre à fonctionner instinctivement et puis si je sais que l’un et l’autre sont très forts, nous devons travailler en équipe et non pas en additionnant trois hommes forts. On va se motiver tous les trois mais en réalité je n’ai déjà pas beaucoup de doutes sur le fait que nous allons bien travailler. Comme nous travaillerons bien avec les coureurs qui nous protègeront avant les derniers kilomètres.


Beaucoup de sprinteurs perdent de leur vitesse avec l’âge, comment faites-vous pour rester le même, pour conserver le même enthousiasme ?


Chez moi, la tête fait toute la décision. Si tu veux être bon en course, si tu ne veux pas perdre en vitesse au fil des ans dans le sprint tu ne dois pas te poser de questions. Ma tête reste forte. Je suis toujours autant passionné par mon sport, j’aime toujours autant me faire mal à l’entraînement dans la pluie ou dans le vent. C’est nécessaire de conserver cet état d’esprit pour rester compétitif. Je vais continuer aussi longtemps que je serai animé par cet état d’esprit. Je n’ai pas décidé du moment pour m’arrêter. Si un jour il m’arrive de perdre de la vitesse, si je mets le petit coup de frein en trop dans le dernier virage, je sais aussi que je peux apporter toute mon expérience à mes équipiers… Bien sûr, un jour ma carrière prendra fin mais je n’y pense pas.


Les années passées, vous vous êtes toujours évertué à gagner très rapidement, notamment dans le Tour Down Under en Australie. C’est en ce sens que vous disputez la Tropicale Amissa Bongo ?


Remporter une victoire très rapidement dans la saison est bonne pour le sprinteur, elle est bonne pour son équipe, bonne pour les sponsors. C’est une sorte de mécanique qu’il faut savoir mettre en place parce qu’une victoire dès le mois de janvier retire de la pression à tout le monde. C’est quand même le meilleur moyen de diffuser le bon état d’esprit à l’équipe.


Avec 155 victoires à votre palmarès vous êtes quand même le coureur le plus titré. C’est important d’être le numéro 1 de votre génération ?


Je ne peux pas comparer mes victoires à celles de mes adversaires. Sagan ou Cavendish ont gagné de très grandes courses. Moi aussi mais elles ne sont pas de la même qualité. En fait, je ne regarde pas le nombre de mes victoires mais celle à venir. Je fais toujours de mon mieux. Je suis fier, bien entendu, d’avoir gagné tant de courses mais j’espère surtout en ajouter plus encore à mon palmarès.


Vous avez un objectif spécial en 2019 ?


J’aimerais faire un bon Paris-Roubaix. J’ai fini septième il y a deux ans mais je n’ai pas pu y être bien l’an dernier. C’est la classique que je préfère. Je veux me prouver à moi même que je peux y faire mieux que septième. Ensuite, bien sûr, je veux gagner une douzième étape dans le Tour de France mais je sais que nous devons obtenir notre invitation.


Service communication Arkea-Samsic