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Maxime Bouet, pas de fracture mais un mois sans vélo
Le 13 mars 2019

Suite à sa chute survenue lors de la deuxième étape de Paris-Nice, Maxime Bouet a passé ce matin des examens complémentaires pour son genou droit. Bilan : pas fracture mais des lésions ligamentaires, un volumineux épanchement intra-articulaire et des contusions osseuses qui contraindront Maxime à ne pouvoir pas faire de vélo pendant un mois.


Jean-Jacques Menuet (médecin de l’équipe) : « Maxime Bouet a bénéficié ce matin d’un bilan complet ; une IRM a révélé des lésions ligamentaires bénignes, surtout un volumineux épanchement intra-articulaire et des contusions osseuses, sans fracture. Maxime a consulté des médecins du staff de l’équipe de football de l’Olympique de Marseille. L’épanchement va être ponctionné demain. Un suivi régulier et attentif est programmé. La reprise de l’entraînement sur vélo ne peut pas être envisagée avant un délai d’un mois environ. »



Pour Maxime Bouet déjà victime d’une chute pendant le Tour de la Provence, c’est un coup de massue mais il est déjà en mesure de relativiser. Il revient sur les circonstances de sa chute, sur son abandon et envisage les semaines à venir.


La Chute.

« Il va falloir conjurer le sort. C’était seulement mon cinquième jour de course de la saison et déjà ma troisième chute. Mais, je tourne déjà ça au positif. Avec du recul ça aurait pu être vraiment pire. Je vois Warren tomber mais je ne peux pas m’arrêter tout de suite. Du coup je me suis laissé décrocher pour l’attendre. C’était mon rôle sur tout ce Paris-Nice, je devais protéger Warren. Au moment où Yvon me dit que Warren est « out », je dois être le dernier de la course. Je me relance rapidement et je crève de l’avant. Je repars assez loin, dans les voitures, et je roule pleine balle pour rentrer sur la dernière bordure. Je regardais mon compteur, je pense qu’on ne pouvait pas rouler plus vite sur cette portion de plat. Puis, j’arrive sur un rond-point, peut-être trop vite. Je glisse de la roue avant et je pars au sol. Je pense que je suis tombé à près de 70km/h, j’ai traversé tout le rond point et je voyais le trottoir se rapprocher, en ne pouvant rien faire. Je finis par m’écraser sur le trottoir. Juste à coté, il y avait un gros plot en béton, je pense que ça aurait pu être bien pire…


Contraint à l’abandon

« Après quelques minutes, je suis remonté sur mon vélo, je ne voulais pas abandonner. J’ai connu de très bons moments sur Paris-Nice avec de bonnes prestations au général
(un top 15 et un top 20). Avec l’équipe je n’ai connu que des galères lors des deux derniers Paris-Nice donc, pour elle, je ne pouvais pas abandonner. J’avais une douleur atroce, je pleurais sur mon vélo en pensant à l’équipe, j’avais l’impression de la laisser tomber. Je ne pouvais plus pédaler mais je ne pouvais pas me résoudre à abandonner, j’ai fait une trentaine de kilomètres comme ça et Sébastien Hinault est revenu à ma hauteur et m’a dit que j’étais à 15 kilomètres de la tête de course. Je me suis arrêté et on m’a immédiatement conduit à l’hôpital pour passer des examens. C’était vraiment un moment délicat, je ne veux pas paraître prétentieux mais on fait un sport de guerrier. »


Un soutien important

« Je suis particulièrement bien entouré par l’équipe et ma famille. C’est agréable d’avoir du monde autour de soi quand tout va bien mais c’est indispensable dans les moments galères. Je les remercie vraiment. Jean-Jacques, le médecin de l’équipe, m’a parfaitement entouré, il m’a redirigé vers des spécialistes qui m’ont pris en charge très rapidement. Ce matin j’ai passé une IRM et demain je dois faire une ponction, ça devrait atténuer la douleur car ça fait quand même deux nuits que je ne dors pas. »


Une nouvelle saison

« C’est dur à accepter car j’ai fait mon travail à 200% cet hiver et il va falloir tout recommencer. Mais comme je le disais au début je veux voir le positif, je vais être au repos forcé. J’avance donc ma coupure et je vais revenir avec beaucoup d’envie et de fraicheur quand certains coureurs auront besoin de couper. Dès hier, j’ai regardé le calendrier pour pouvoir me projeter. Je vais sûrement découvrir des courses que je n’ai pas l’habitude de disputer, c’est une opportunité. Ma saison n’a pas commencé. Je suis au repos forcé, je vais regarder les copains à la télévision même s’il y aura forcément un petit pincement au cœur. Ensuite, je n’aurai qu’une envie : me préparer au mieux pour remettre un dossard sur le maillot. »  


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