Les courses
Championnat de France
(France)
Le dimanche 30 juin 2019
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Course
Après course
La course

Chacun des 147 coureurs engagés dimanche dans le championnat de France en rêve ! Au terme de quinze tours du circuit tracé à La Haie-Fouassière et des 252 kilomètres, le vainqueur aura le privilège de porter le maillot bleu-blanc-rouge pendant un an. Les 18 membres de l’équipe Arkéa-Samsic y prendront part avec le même objectif, que l’un d’eux franchisse la ligne le premier.
Dans le même temps, Connor Swift défendra son titre de champion de Grande-Bretagne tandis que Bram Welten disputera le championnat des Pays-Bas

Les réactions

Anthony Delaplace : « J’ai été champion de France chez les juniors en 2007. Même si c’était chez les jeunes, ça reste l’un des plus beaux souvenirs de ma carrière. Entendre La Marseillaise, porter le maillot bleu-blanc-rouge, c’était un super moment. Même s’il n’y a que le titre qui compte, un championnat de France, peu importe la catégorie et la discipline, c’est une course à part et ça se respecte. J’ai bien récupéré du Critérium du Dauphiné, je me suis bien entrainé. J’aime les courses en circuit et celui-ci me va bien : usant avec peu de temps de récupération. Dimanche, le pire scénario pour nous serait une arrivée au sprint avec 40 coureurs. Pour notre équipe, il faut une course de mouvement, une course d’usure. Il faudra être là dans la dernière heure ! On a l’habitude des courses de cinq heures pas plus de six heures. Même si c’est long, je pense que ça se jouera plus dans l’intensité que la durée ! »

Warren Barguil : « Un championnat, c’est assez simple, il faut être à 100% le Jour J. Quand on a connu le maillot tricolore, même dans les catégories jeunes, ça reste un évènement. Etre champion de France Juniors en 2009 a, je pense, lancé ma carrière. Le podium, le maillot bleu-blanc-rouge, La Marseillaise, c’est quelque chose de fort et ça me donne une motivation supplémentaire à chaque championnat. Le circuit est assez difficile, l’année dernière j’avais réussi à bien manœuvrer dans le final. Je suis forcément très motivé pour dimanche, je rentre d’un stage en altitude, je ne sais pas comment les jambes vont réagir mais je ne me pose pas la question, il faudra tout simplement être à bloc. »

Elie Gesbert : « Je n’ai pas un but précis en soi dans le vélo mais gagner une étape sur le Tour comme gagner un titre de champion de France, je trouve que ce serait déjà beau, énorme. J’ai déjà été champion de France sur la route et en contre-la-montre chez les juniors à Albi en 2013, mais chez les professionnels c’est encore une autre dimension. Avoir la tunique bleu-blanc-rouge chez les pros, faire une saison complète avec et pourquoi pas participer au Tour avec…ça doit être unique. »

Clément Russo : «Le maillot de champion de France c’est marquant : tu le portes une année, tu portes les couleurs de ton pays. Pour moi c’est l’un des plus beaux maillots à aller chercher. L’avoir porté en tant que champion de France de cyclo-cross est un super souvenir. Maintenant, j’espère renouer avec ce maillot un jour, sur la route ou en cyclo-cross. Un championnat de France c’est toujours particulier. La première chose c’est que nous sommes beaucoup de coureurs de l’équipe à être au départ car on est 18 coureurs français dans l’équipe. Personnellement, je me sens en bonne condition, j’espère que tous ensemble on arrivera à décrocher un beau résultat…En fait, il faut qu’on aille chercher ce maillot, clairement.
La distance peut faire un peu peur sur le papier. Mais à Paris-Roubaix ça s’est bien passé ! »

Kévin Ledanois, le local : «Je n’ai jamais été champion de France, mais j’ai eu le maillot de champion du monde chez les espoirs…même si je n’ai jamais pu le porter en compétition. C’est quelque chose d’exceptionnel d’avoir un maillot de champion et celui de champion de France chez les professionnels fait vraiment rêver.  J’ai bien récupéré du Critérium Dauphiné, je me sens bien, donc ça va aller. Les championnats ça me plait bien et c’est plus ou moins ouvert. J’habite à 40 minutes du circuit…je suis chez moi ! »

Yvon Ledanois, directeur sportif : « Le Championnat de France se court en équipe. L’équipe victorieuse est toujours soudée et unie. Dans cette course, il faut toujours intégrer une part de sacrifice et de dévouement pour son copain quand on n’est pas bien. Cette attitude peut débloquer une situation d’un point de vue tactique. Ce titre fait rêver chaque coureur bien entendu mais il ne faut pas bluffer. Si dimanche soir, le maillot bleu-blanc-rouge est chez nous, on le devra seulement à une belle course d’équipe. Compte tenu des conditions météo, il faudra être à 100%. Le circuit est usant, il est exigeant. Ce n’est pas la Classic Loire-Atlantique avec une température de 14° et une distance inférieure à 200 kilomètres. Là, c’est  250 kilomètres avec 30 degrés. Le gars qui passe partout peut s’en sortir dans la course du mois de mars. Là, il faudra être puncheur, aimer la chaleur, être endurant mentalement et physiquement. Notre principale cartouche sera Warren Barguil mais il y a au sein de l’équipe Arkéa-Samsic sept à huit coureurs capables de jouer un rôle. Et d’être dans le final. »

Championnat d’Angleterre 
Connor Swift :  » défendre mon maillot »

Connor Swift, champion d’Angleterre 2018 : « L’année dernière je suis sorti à 12 kilomètres de la ligne d’arrivée, seul, et j’ai tout donnée jusqu’à l’arrivée. Quand j’ai attaqué, je le faisais pour gagner et ça a marché. Ma famille, mes amis étaient là, c’était tellement d’émotions. Le championnat, cette année, a lieu à Norwich. C’est un parcours qui va être plat et sur le papier c’est destiné aux sprinteurs. Mais le championnat d’Angleterre est toujours très difficile et souvent à la fin, un petit groupe arrive pour la gagne. Il y a de vraies opportunités pour des attaquants car il n’y a pas une grosse équipe qui contrôle la course. Les cyclistes anglais sont dispersés dans différentes équipes.
Je me sens bien, je veux défendre mon maillot et je vais me battre pour ça. Mais cette année, forcément, je serai un coureur surveillé ! Il y a plus de pression sur moi. »

Bram Welten aux Pays-Bas ! 

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