Les courses
Route Adélie de Vitré
(France)
Le vendredi 5 avril 2019
Avant course
Course
Après course
La course

Un week-end de Coupe de France important attend l’équipe Arkea-Samsic. Vendredi, à la maison, notre formation espère une beau résultat sur la Route Adélie de Vitré que Laurent Pichon avait remporté en 2017. Dimanche sur la Roue Tourangelle, Bram Welten (4ème à Cholet Pays de La Loire) espère une nouvelle arrivée au sprint !

Bram Welten

« Je me sens bien en ce moment sur le vélo. Je vois la différence depuis Bessèges, j’arrive à mieux passer les bosses par exemple. Je n’ai jamais participé à la route Adélie, mais j’ai fait la Roue Tourangelle l’année dernière. C’est toujours bien d’avoir en tête le parcours. Je sais qu’il y aura des montées et je me suis rassuré sur le passage des cotes ces derniers temps. Vendredi, le final de la Route Adélie se fait avec des tours de circuit où il faudra être très attentif car ça peut arriver au sprint. Le niveau sera le même que le week-end dernier. Je sais qu’il y aura Madouas, Sarreau, Barbier, Boudat, Venturini… Je me sens bien en ce moment, le week-end passé j’avais de très bonnes sensations. À Vitré, c’est une course importante pour l’équipe car on est à la maison, à 40 minutes du service course. Pour ça, je me donnerai à 200% (sourire). Je suis motivé, je suis en forme…quand je vois ce qui arrive à Warren en ce moment, je sais que j’ai de la chance de pouvoir courir. Je suis sur qu’il reviendra vite et encore plus fort ! Et nous sur le vélo, ce week-end, on va tout donner ! »

Yvon Caër, directeur sportif

« La Route Adélie est un beau rendez-vous pour notre entreprise. Jeudi soir, veille de la course, nous accueillerons vingt adhérents du club des supporteurs qui parraineront vingt autres personnes qui ne le sont pas encore et nous inaugureront un magnifique camion VIP qui proposera à nos supporteurs et nos partenaires un accueil très haut de gamme pendant la course. »
Pour la course justement qui est une belle manche de la Coupe de France, je pense sincèrement que nous sommes dans une belle dynamique. Nous avons des atouts pour une course de mouvement et éventuellement nous pourrons nous replier sur Bram Welten si la course est bridée. La difficulté est qu’il s‘agit d’une course en circuit, toujours plus nerveuse et dans les 30 derniers kilomètres, on constate qu’on a déjà bien puisé dans ses ressources parce que c’est plus usant. Sur la fin c’est une course de costauds où Elie Gesbert qui est en grande forme peut tenir un rôle important. Nous avons un effectif équilibré avec des puncheurs que sont Laurent Pichon, vainqueur il y a deux ans, Romain Hardy et un finisseur Bram Welten. Nous sommes restés ensemble depuis Cholet, on a parlé du week-end. Nous avons fait le même constat à l’unanimité et nous avons affirmé la même envie de gagner ! On va prendre des risques et on sera dedans. Laurent retrouve sa confiance et Romain Hardy sait courir juste quand il est en forme et sait qu’il n’a pas besoin de beaucoup jours de course pour l’être. D’une semaine à l’autre, on va essayer de gommer les mauvais choix et je ne serais pas surpris que ça bascule du bon côté pour nous. »

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Le résumé

Il y a eu la manière et il y a eu un très bon résultat. Dans la Route Adélie, Bram Welten a pris la deuxième place derrière Sarreau et a conclu par un bel accessit une course parfaite de l’équipe Arkéa-Samsic, soudée et active du départ à l‘arrivée. A 22 ans, notre sprinteur progresse à pas de géants !

Bram Welten :

« Je suis content du résultat mais quand on est si proche, on veut simplement gagner. Cette saison, je progresse étape par étape. J’ai fait top 10, Top 5, top 3. Cette deuxième place me donne beaucoup de confiance pour la suite, je sais que je peux gagner. Aujourd’hui, Maxime Daniel a commencé à contrôler le peloton très rapidement, les gars m’ont protéger à l’avant, on a couru groupé. Le final était difficilement contrôlable, il y a eu beaucoup d’attaque, Elie et Laurent étaient vigilants, on ne voulait pas se laisser surprendre. Quand on a passé la dernière bosse, on a joué ma carte, ils m’ont remonté, Elie a fait un dernier gros effort pour me positionner et c’était à moi de jouer. Je voulais faire un bon résultat pour moi, mais aussi pour les gars qui ont fait un super boulot. Je l’ai joué à l’instinct, j’ai lancé mon sprint de loin. Juste avant le dernier virage je me suis dit, vas-y. Je savais que c’était un peu tôt mais je voulais les surprendre. Marc Sarreau a pris ma roue et il a réussi à me sauter sur la ligne, mais la prochaine fois je le passerai (rires). Pendant mon sprint je pensais à une seule chose, la victoire, mais je voyais aussi la ligne et je me disais «  elle est si loin …»
Cette épreuve est importante pour l’équipe, on est proche du service course, ce qui est important pour l’équipe l’est aussi pour moi. Même si j’ai le même objectif au départ de chaque course : gagner. Pour atteindre mon pic de forme j’ai besoin de quelques courses, Paris-Nice a été un accélérateur. J’échange beaucoup avec André, je regarde ce qu’il fait et j’apprends. »

Yvon Caër – directeur sportif:

« Il manque la finition face à un sprinteur plus mature et plus costaud mais Bram a montré à tout le monde qu’il est capable de gagner des courses de ce type. Il est de plus en plus régulièrement en situation de jouer la gagne et forcément il progresse et forcément ses copains veulent sa réussite. On avait tout misé sur lui dans le final après avoir laissé le droit aux puncheurs de tenter leur chance. C’est toujours un peu pénible d’être deuxième mais à court ou moyen terme, on a avec Bram un élément d’avenir. Aujourd’hui, il lui a manqué dix mètres mais le parcours a été usant et difficile. Notre sprinteur est en apprentissage accéléré mais devient fiable. Avant ce sprint on a fait la course qu’on voulait. Maintenant on ne joue plus les opportunistes et on roule dès le début de course. Il faut prouver qu’on existe autant que les autres. La confiance viendra aussi grâce à ça. On va s’imposer, prendre notre place, personne ne va nous la donner. Maxime Daniel a roulé toute la journée, Alan Riou a protégé ses copains dans le vent un long moment avant de laisser la place à Franck Bonnamour. Il pleuvait, parfois du grésil et quand j’entendais qu’il y avait des chutes, je n’étais pas inquiet parce qu’on était devant. Dans le final, on a joué sur les deux tableaux. Les puncheurs ont eu l’ouverture et en ont profité. Elie Gesbert a attaqué puis Laurent Pichon à deux reprises et dans le dernier tour, Elie a replacé Bram pour le sprint. La Route Adélié était le premier grand rendez-vous devant le Klub et notre fan Klub et on a montré notre vrai visage. C’est bien. Je suis content de tout le monde. »