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Tropicale Amissa Bongo. Fin de la première semaine de course !
Le 27 janvier 2019

André Greipel, une deuxième place pour finir


L’équipe Arkéa-Samsic quittera le Gabon cette nuit (décollage à 23h45 pour sept heure de vol) avec le sourire. Un nouveau podium d’André Greipel a conclu une bonne semaine de travail pour le sprinteur allemand et ses cinq équipiers même si chacun regrettait le déroulement du dernier sprint.


Comme le dit Sébastien Hinault, cette dernière étape de la Tropicale Amissa Bongo a proposé un scénario plutôt conventionnel avec l’échappée de trois coureurs, Bisolti (Androni-Sidermec), Mansouri (Algérie) et Sabbahi (Maroc) qui ont compté une avance maximale de deux minutes avant d’être repris.

« Le final était encore un peu bizarre avec une descente prenant fin à 300 mètres de la ligne, explique le directeur sportif d’Arkéa-Samsic. Maxime Daniel  a déposé André Greipel dans la roue de Manzin mais Petit (Direct Energie) l’a délogé de là. C’était un peu chaud et André a donc pris la deuxième place derrière Manzin qui est en forme. »


« Ca ne s’est pas aussi bien goupillé qu’hier, confirme Laurent Pichon. l’arrivée était vent de face en descente dans les deux derniers kilomètres jusqu’aux trois cents mètres. Nous n’avons pas vraiment réussi à mener la course comme nous voulions mais nous sommes quand même restés ensemble à l’avant. Hier il y avait une bosse difficile sur le circuit final où la course a été durcie… Aujourd’hui, tout le monde était frais dans le final. Maxime (Daniel) a posé André dans la roue de Lorrenzo Manzin mais aux 400 mètres, un coureur a fait une vague, André a du mettre « un coup de frein » et a perdu la roue de Manzin. S’il avait pu rester au contact ça aurait été différent. Mais c’est la loi du sprint…un sprint houleux. »


Sept jours de course ont été accomplis et le bilan pour André comme pour ses équipiers est conforme à l’ambition de départ : une victoire et trois podiums auxquels il faut ajouter sa troisième place au classement final.


« Pour nous, le bilan de la semaine est bon, poursuit Sébastien. Tout le monde est en bonne condition. Ce n’était pas une course facile, il y a eu du dénivelé tous les jours ; les équipes africaines ont élevé leur niveau et ont rendu la course plus attractive. Arkéa-Samsic avait le poids de la course et a assumé. L’état d’esprit est le bon. Au cours de cette semaine, j’ai fait plus ample connaissance avec André Greipel. Il est calme et malgré ses 156 victoires, il a douté un peu mais il a retrouvé la confiance. Il centralise les gens autour de lui sans beaucoup parler. Il impose le respect par sa façon d’être. Humainement, il est formidable, il est très généreux, sait remercier tout le monde, de son lanceur au mécanicien. Il est très facile à vivre. Pour lui, il va y avoir une petite période calme mais il disputera la dernière étape du Trophée de Majorque (3 février) puis il enchaînera avec le Tour d’Oman (16-21 février). »



Réactions : 


André Greipel (2ème)


 « Nous avons contrôlé la course avec Direct Energie. Nous voulions nous préparer à un sprint comme chaque jour. J’étais bien placé dans le final mais dans le dernier virage, j’ai perdu la roue de Manzin et c’était important que je reste à cette place à ce moment là pour réussir mon sprint. J’ai essayé de faire de mon mieux en démarrant mon effort rapidement…Mais ça ne l’a pas fait, donc je suis deuxième. C’était encore un sprint rapide, donc pas ma spécialité mais je pense que nous pouvons être contents de cette semaine. J’ai hâte que les courses en Europe débutent !


C’était une bonne expérience de découvrir l’Afrique, ce pays, de gagner une étape. C’était aussi une super expérience avec l’équipe. Je le répète mais tous m’ont supporté même quand je ne gagnais pas ! C’était bien de pouvoir en gagner une. 



Alan Riou


 « Dès le début de l’étape, quand l’échappée est partie, je suis allé donné un coup de main à Direct Energie pour contrôler la course. Je n’avais pas la forme de l’année aujourd’hui avec les changements de température et la clim. Aujourd’hui, il faisait super chaud et l’atmosphère était différente de Libreville. Nous étions dans une zone plus industrielle et nous n’avions pas les mêmes sensations de respiration. Quoi qu’il arrive, il fallait que je travaille à l’avant toute la journée pour préparer le sprint d’André. Ça n’a pas marché…c’est dommage, c’est la course. 


Je retiens que des bonnes choses de cette première expérience en tant que professionnel. C’était ma première course, « au boulot », pour un tel sprinteur. J’ai fait des petites erreurs, par exemple au niveau du rythme quand il fallait rouler, au niveau du placement. Et André me corrigeait en m’expliquant bien ce qu’il fallait faire…ça me fait progresser. La Tropicale Amissa Bongo était un bon bloc, au soleil, avec de bons efforts qui devraient servir pour les prochaines courses…à condition de bien récupérer (sourire). »