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Warren Barguil : « Convertir mes objectifs en succès »
Le 11 février 2019

Après une rentrée très satisfaisante lors du Challenge de Majorque, Warren Barguil effectue sa première compétition en France cette semaine à l’occasion du Tour de Provence. Décontracté et rassuré par son début de saison, le leader de l’équipe Arkéa-Samsic nourrit le projet de gagner une étape tout en considérant cette épreuve comme une préparation à Paris-Nice et au Tour de Catalogne, ses deux premiers grands objectifs.


Warren, dans quel état d’esprit es-tu ?

Ça va bien. Je suis content de mon début de saison… Plutôt que content, je suis rassuré. Avant de m’aligner à Majorque, j’avais une petite appréhension parce que l’entraînement ne dit pas tout. Avant la première compétition, on ne sait pas où en est. Avec mes deux neuvièmes places, j’ai eu la confirmation d’avoir bien travaillé cet hiver. J’ai travaillé un peu plus que d’ordinaire en ayant repris mon vélo un peu plus tôt aussi.


Quel a été ton programme à ton retour de Majorque ?

Tout d’abord de la récupération et puis j’ai travaillé de nouveau les intensités, en reprenant aussi mon vélo de contre la montre. Ce fut une semaine assez traditionnelle en vue du Tour de Provence tout en ayant la tête à Paris-Nice et au Tour de Catalogne.


Tu entames ta septième saison professionnelle, tu as davantage de certitudes ?

Je sais où je vais. L’an passé, j’ai pris des claques en début de saison. Là, ça s’est bien passé à Majorque, j’espère qu’il en sera de même longtemps. Je vais disputer le Tour de Provence en bonne condition mais l’idée est de l’être vraiment dans Paris-Nice un peu moins d’un mois plus tard. Cette semaine, je vais essayer de lever les bras. Le parcours de certaines étapes me correspond bien, mes jambes sont correctes. J’ai hâte d’y être.



Quand tu te souviens de ‘’claques’’, tu évoques surtout la dernière saison ?En 2018, j’avais eu quelques problèmes de santé et je n’avais pas fait un hiver parfait. Là, Je trouve que j’ai bien bossé. La situation n’est jamais confortable mais je constate que dans le contre la montre du Tour de la Communauté de Valence, Valverde et Dan Martin étaient dans le coup. A Majorque, j’étais à la bagarre avec eux. C’est rassurant.


Tu ressens l’attente que tu suscites ?

Bien sûr ! L’an dernier je n’ai pas toujours répondu présent. Cette grosse attente existe, de la part de mon équipe mais surtout de moi-même. J’aimerais vraiment jouer la victoire en Provence. Je pense que certaines étapes se joueront avec de petits groupes au sprint. Je sais aller vite et je pense que dans cette situation, je peux lever les bras.


Tu as 27 ans, tu penses entrer dans tes grosses années, celles de la maturité ?

J’espère que ca commence maintenant. Je rentre dans les cinq-six ans à venir où je dois obtenir des résultats. Ce doit être le summum de ma carrière. C’est la période où je dois convertir mes objectifs en succès. Pour ça, il faut tout faire à 300%. Par le passé, ça n’a pas été possible parce que je n’ai pas connu une seule année sans souci. J’ai quand même connu pas mal de malchance. Un grave accident en stage, des chutes en course, je me suis cassé le bassin… L’accident qui a touché plusieurs coureurs de mon ancienne équipe en janvier 2016 aurait pu être très grave pour moi. J’aurais pu arrêter le vélo là-dessus !



La venue d’André Greipel te soulage-t-elle beaucoup ?

André, c’est top qu’il soit là ! Il apporte beaucoup à l’équipe sportivement et humainement. Il a gagné au Gabon, il a fini quatrième d’un sprint à Majorque, il est en forme et lui, toute l’année il sera là. Ça me permet de me concentrer sur moi-même. En ce début de saison, les regards sont braqués sur André et ses 156 victoires. Ça m’a donné le temps de bien travailler, de me préparer et désormais, à mon tour, d’obtenir des résultats. Très vite, je l’espère…


Comment envisages-tu cette période où il faut gagner une invitation pour le Tour de France ?

Je pense que c’est un peu angoissant mais ça l’est pour toutes les équipes souhaitant disputer le Tour. C’est aussi une source de motivation énorme et ce ticket qu’il faut décrocher doit nous inciter à donner 300% de nous-mêmes. Toutefois, il faut bien doser parce que si on donne tout en début de saison, on peut passer à côté dans le Tour. Cette année, nous devons donc convaincre. Si 2018 a été une année décevante pour nous, il ne faut pas oublier le gros passé de mon équipe. Il plaide pour elle.


Hormis Paris-Nice et le Tour de Catalogne, quels sont tes rendez-vous au printemps ?

Je suis déçu que nous ne disputions pas la Flèche Wallonne parce que j’affectionne le Mur de Huy mais c’est une très bonne chose de disputer Liège-Bastogne-Liège dont le final a changé et va beaucoup modifier le scénario de la course. J’ai les classiques en moi aussi, je veux y briller !


 


 


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