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Bram Welten (8ème) : “un peu trop dans le vent” GP Denain
Le 24 mars 2019

L’équipe Arkéa-Samsic a repris dimanche le cours de la Coupe de France dans le Grand Prix de Denain. Avec douze secteurs pavés au programme, la course nordiste promettait d’être spectaculaire mais un sprint massif était espéré par Bram Welten et ses équipiers. Maxime Daniel et Thibault Guernalec ont pris part à l’échappée de quinze coureurs mais le final a été marqué par le coup de force de Matthieu Van der Poel, vainqueur en solitaire. La chute dont ont été victimes Alan Riou et Laurent Pichon a empêché notre sprinteur de disputer la deuxième place dans les meilleures conditions. Comme à Nokere en milieu de semaine, il a pris la huitième place.


Bram Welten (8ème) : « Aujourd’hui je me sentais très bien, mes jambes répondaient bien. Dès le départ de la course ça allait très très vite. C’était bien d’avoir Thibault Guernalec et Maxime Daniel dans l’échappée, mais ils n’ont jamais pu prendre beaucoup d’avance. Groupama-FDJ a décidé de rouler à l’avant du peloton car ils n’avaient aucun coureur dans l’ échappée. J’ai pu garder de l’énergie et rester placé dans le peloton. Dans le final il y avait beaucoup de secteurs pavés, c’était très nerveux, tout le temps, comme à Nokere il y avait beaucoup de pression. Je ne suis pas tombé…j’ai eu de la chance ! Dans la fin de course, l’équipe a fait du bon boulot pour que je reste à l’avant du peloton…même si Mathieu Van Der Poel avait une longueur d’avance. Laurent aurait du m’aider pour le sprint, mais il s’est retrouvé bloqué juste derrière une chute. C’est pour cela que j’étais seul…j’ai un peu trop roulé dans le vent à 3,5 kilomètres de l’arrivée. et j’ai mis un peu de temps à démarrer mon sprint. C’était pour la deuxième place, mais quand même. Je pense que j’aurais pu faire mieux que huitième. Pour aujourd’hui, c’est comme ça, je ne me prends pas la tête, on ne refait pas le scénario. Il y a beaucoup d’objectifs qui m’attendent. Je sais que je me sens bien ! »


Maxime Daniel  : « Je termine cassé, c’est dur les pavés. Démoli ! Ce matin au briefing on m’avait demandé de prendre l’échappée pour anticiper le final. Je suis resté à l’avant du peloton et s’est sorti en gros comité. On a bien tourné toute la journée même si le peloton ne nous a jamais laissé beaucoup d’avance. J’ai entendu dans l’oreillette que Mathieu Van Der Poel était sorti du peloton et qu’il rentrait sur nous. Il avait deux équipiers à l’avant qui ont arrêté de rouler et qui se sont mis à la planche directement quand Van Der Poel est revenu. Il est vraiment très fort. Quand on était ensemble dans l’échappée ça se voyait à son coup de pédale qu’il était tout simplement au dessus des autres. Dans le final je pèche un peu, j’ai eu une période sans course (5 semaines ; avion annulé au Trophée Majorque, grippe au Tour d’Oman, course annulée à Monseré etc), je n’étais plus trop habitué à faire des efforts intenses et aujourd’hui c’était un vrai petit Paris-Roubaix. Quand je me suis fait reprendre par le peloton avant l’avant-dernier secteur pavés, je me suis forcé à revenir  à l’avant du peloton car les gars se sont mis à rouler pour Bram, je les ai aidés une dernière fois pour les soulager et j’ai terminé mon travail à ce moment-là. Vraiment c’était un bon petit Paris-Roubaix ! »


Yvon Caer, directeur sportif : « On a vu une vraie course, de type Paris-Roubaix. Il y a eu une grosse bagarre d’entrée et une échappée de 15 coureurs a vu le jour juste avant le premier secteur pavé au km 38. Dans ce groupe, Arkéa-Samsic était représentée par Thibault Guernalec et Maxime Daniel. Delage y était aussi mais a été victime d’une crevaison. Du coup, son équipe Groupama-FDJ a roulé et ça a causé la perte de l’échappée. La physionomie de la course aurait été différente. L’écart a été maintenu à deux minutes un long moment. Dans le final, Matthieu Van der Poel (Corendon-Circus) a fait le jump vers l’avant avec Kirsch (Treck-Segafredo) avant de finir seul en accélérant dans le dernier secteur pavé. Une chute dont ont été victimes Alan Riou et Laurent Pichon nous a été préjudiciable. Benoit Jarrier avait roulé derrière le contre qui s’était formé derrière Van der Poel. On voulait gagner mais cette chute ne nous a pas permis de bien entourer Bram Welten qui s’est débrouillé tout seul à l’amorce du sprint. Il fait un mauvais choix, optant pour côté gauche mais c’est parti côté droit. Il a pris une nouvelle fois la huitième place. La loi des pavés on l’a subie avec la chute de Laurent et Alan. Et la loterie du sprint aussi mais aujourd’hui nous avions un très bon état d’esprit. Le même groupe disputera la Classic Loire-Atlantique et Cholet-Pays de la Loire dans une semaines. Les gars sont en jambes et motivés ! »