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Amael Moinard : « les joies, les moments difficiles, le collectif, je vais me servir de tout ça pour la suite »
Le 10 octobre 2019

Le Tour du Piémont, la dernière épreuve en Italie pour notre formation, a été animée par une échappée de six coureurs avec Elie Gesbert. Au terme des 183 km, c’est finalement le vainqueur du Tour de France, Egan Bernal, qui s’est imposé au sommet du sanctuaire d’Oropa. Le clap de fin de la saison pour les coureurs du front italien a sonné différemment pour Amael Moinard, qui disputait la dernière course de sa carrière. À 37 ans et après 15 années au plus haut niveau, Amael raccroche le vélo au terme d’une riche carrière. Bravo ! 


Entretien avec Amael Moinard


Comment as-tu abordé tes deux dernières courses en Italie ?

Ça me tenait à coeur de finir l’une des deux courses. Hier, je me suis vraiment accroché mais aujourd’hui la tête m’a lâché. Je n’arrivais plus à accepter la souffrance. Je voulais arrêter ma carrière professionnelle en me sentant toujours bien sur le vélo, c’est un luxe d’arrêter dans ces conditions. Je suis allé au bout des choses.


Que gardes-tu de tes deux années avec notre formation ?

J’ai passé deux belles saisons avec l’équipe. Je tiens à remercier tout le monde. Pour moi, c’est une chance d’avoir pu vivre ce projet et je suis content de voir que l’équipe continue à grandir. J’y ai participé maintenant je vais observer son évolution avec intérêt.


Aujourd’hui, que représente le cyclisme pour toi ?

C’est une école de la vie le cyclisme. C’est un sport extrêmement dur. Quand on est néo-pro il faut passer par des moments difficiles, ensuite on peut profiter de belles années, puis pour finir, il faut aussi accepter que ce soit un plus compliqué, de récupérer moins bien. Je garde tout de mes 15 années : les joies, les moments difficiles, le collectif, je vais me servir de tout ça pour la suite. 


Peux-tu nous parler de la suite ?

La suite… je vais prendre du recul. J’aime faire les choses à 100%, quand j’étais professionnel, j’avais la tête dans le guidon. Je vais souffler un peu, sans trop regarder en arrière, et voir ce que je peux transmettre, c’est ça qui m’intéresse.