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André Greipel n’a pas pu sprinter
Le 24 janvier 2019

Etape 4, Mitzic-Oyem (120 km)


La quatrième étape de la Tropicale Amissa Bongo a connu bien des problèmes. En raison de problèmes logistiques, l’organisateur a été contraint de retarder le départ de deux heures. A l’arrivée, la manoeuvre irrégulière d’un coureur a empêché André Greipel de disputer son sprint. Très frustré, le leader de l’équipe Arkéa-Samsic a pris la quatrième place.


« Ce fut une longue journée, explique Sébastien Hinault. Le départ a été retardé de deux heures parce que les vélos, transportés depuis Franceville en train et en voiture, sont arrivés très tard. L’organisateur a donc raccourci l’étape et je pense qu’il s’est fait du souci parce qu’il n’était de toute façon pas possible que la course ait lieu sans l’ambulance et la voiture des commissaires. Elles ont fini par arriver… Pour notre part, connaissant la situation, nous avons attendu à l’hôtel mais on était dans l’incertitude. »


La course a été plutôt animée, dix-huit coureurs parvenant à s’échapper peu après le départ. La présence à l’avant d’Alan Riou et Laurent Pichon a permis à Arkéa-Samsic de ne pas assumer la responsabilité de la course. A vingt kilomètres de l’arrivée, le peloton était groupé et si plusieurs attaques se sont produites dans le final, le sprint était la seule issue possible. Le jeune Ghirmay, vainqueur mercredi à Franceville, n’a pas gardé sa ligne et en tassant André Greipel contre la barrière, s’est rendu coupable d’un geste qui lui a valu son déclassement.


« Aujourd’hui, un fait de course m’a empêché de disputer correctement le sprint,dit notre sprinteur après la ligne d’arrivée. Je suis arrivé de l’arrière avec beaucoup de vitesse mais au moment de fournir mon effort jusqu’à la ligne, je me trouve tassé dans les barrières. Il m’a obligé à freiner. Le sprint était fini pour moi avant d’avoir commencé… C’est comme ça. »


« Quatre étapes ont été disputées, résume le directeur sportif d’Arkéa-Samsic, on finit quatre fois dans les cinq premiers ! On tourne autour mais on ne met pas la balle au fond. C’est frustrant mais on va rester serein et positif et demain courir pour gagner. »


Vendredi, la cinquième étape sera plutôt exotique puisque la course va faire une incursion de cinq à six kilomètres au Cameroun avant de vivre tout le final en Guinée Equatoriale.