Nos actualités
Plus qu’un soulagement, une récompense !
Le 26 janvier 2019

C’est fait ! L’équipe Arkéa-Samsic a obtenu sa première victoire de la saison grâce à André Greipel qui a levé les bras à l’arrivée de la sixième étape de la Tropicale Amissa Bongo. Ce succès, plus qu’un soulagement, est une très belle récompense pour le leader de notre équipe, ses cinq équipiers et le staff présent au Gabon tant leur implication est remarquable depuis le premier jour.


Dans le bus menant les coureurs dès l’arrivée vers l’avion les transportant à Libreville, les sourires étaient éloquents, tous les membres d’Arkéa-Samsic étaient heureux, très simplement heureux de pouvoir fêter cette première victoire de l’année. Celle dont Yvon Ledanois, en milieu de semaine  disait  : ‘’ La première victoire d’André Greipel aura d’énormes conséquences parce qu’elle justifiera le travail de tous ses équipiers. La page 2018 sera définitivement tournée quand on aura gagné avec ce maillot. A présent, on va focaliser sur nous, sur notre compétence et notre savoir-faire ! ‘’


Après une heure et quart de transport dans un avion militaire, Sébastien Hinault et ses hommes pouvaient refaire la course. Elle a été limpide avec trois échappés repris dans les derniers mètres sans que André, Max, Laurent, Alan, Brice et Romain n’aient les moindre doute sur l’issue heureuse de leur course !



« Je suis content de gagner une étape, bien sûr, dit André dans un grand sourire. A trois kilomètres de l’arrivée et même si trois coureurs étaient à l’avant nous ne nous sommes pas affolés, nous sommes restés ensemble. L’équipe a fait un super travail pour mettre en place le sprint. Nous avons doublé les hommes de têtes à cinquante mètres de l’arrivée. J’ai démarré mon sprint tôt…et ça a marché ! Je suis content car l’équipe n’a jamais cessé de me soutenir. Les coureurs et le staff sont restés positifs, toujours, même quand je n’arrivais pas à gagner. J’ai terminé sixième, cinquième, quatrième, troisième, deuxième, et finalement un vrai résultat : la victoire. Toute la journée les gars ont fait un super travail. Pour emmener le sprint Maxime et « Pipich » ont été excellents. Ça fonctionne bien ! Je dois vraiment le redire, mais ce n’est pas facile de gagner ici car Bonifazio et Manzin sont en forme. Ça me soulage de gagner une étape, tout simplement ! La première de l’année pour nous tous. »


« Cette victoire, elle fait du bien, assure son directeur sportif… André s’est imposé à Oyem, là même où il avait été tassé contre les barrières il y a deux jours. L’équipe a de nouveau très bien travaillé et Maxime Daniel en dépit d’un incident mécanique provoqué par un gros nid-de-poule l’a déposé à 200 mètres de la ligne d’arrivée. C’était un sprint en force et dans ce registre André est difficilement battable. Il a franchi la ligne le premier et ça suffit à mon bonheur. Avec le recul, c’est amplement mérité par rapport à tout ce qu’on a vu cette semaine. Pour André et pour toute l’équipe. A l’image de Maxime Daniel qui m’a prévenu à 10 kilomètres de l’arrivée que sa tige de selle s’était abaissée. Je lui ai dit que nous n’avions pas le temps de changer de vélo mais que ce n’était pas grave quitte à monter la dernière côte en danseuse… »


 « André est forcément très heureux pour ses équipiers. Dans cette course exotique, on est tout le temps ensemble, on vit le truc à fond. En dépit de notre déception des jours passés, on est resté dans une attitude positive. Pourtant, vendredi, André était tellement dépité qu’il m’a dit ‘’c’est bon, j’arrête, je ne fais pas le sprint demain !’’ Ce matin, avant le départ, j’ai retrouvé un guerrier. »


A la limite, la frustration des cinq premiers jours était telle que le verdict aujourd’hui ne pouvait être différent.



« On a tous participé à cette victoire, c’est génial, dit Maxime Daniel. Pour ma part j’ai eu un petit problème de selle à douze kilomètres de l’arrivée. J’ai tenu comme ça jusqu’à la ligne d’arrivée car la course allait vite et je ne pouvais pas perdre du temps à la remettre en place. J’ai un peu plus ‘’toxiné’’ mais ça l’a fait. Dans la dernière côte, Brice a bien lissé l’effort. A la flamme rouge, Laurent Pichon a produit un gros effort. Je lance André à cent-cinquante mètres de la ligne quand nous sommes sur le point de doubler les hommes de tête. André fait son sprint. Ensuite, j’ai arrêté de pédaler, je voulais voir si André allait gagner et j’avoue, j’ai aussi levé les bras en franchissant la ligne. Ça fait hyper plaisir. Cette victoire est encore plus belle que si on avait gagné le premier jour car elle se faisait attendre. »


De ce point de vue, même son de cloche du côté de Sébastien Hinault : « C’est facile de le dire après coup mais ne pas gagner dans la facilité, c’est bien aussi pour la suite de la saison. Le groupe s’est soudé. Cette victoire est bonne pour André, elle est bonne pour toute l’équipe. Pour Maxime Daniel c’est important. Il a sprinté pour lui par le passé mais il a une chance inouïe d’avoir à soutenir un tel sprinteur. Max a toutes les qualités pour faire un bon lanceur. Il est grand, athlétique, capable de rouler vite longtemps. Tous deux font déjà un bon tandem et pourtant ils sont très différents. André est rigoureux, toujours le premier au p’tit dej, Max est plutôt très cool mais la rigueur de son sprinteur va lui faire beaucoup de bien. De la même manière, c’est plaisant de retrouver Brice Feillu qui marche super bien. Il roule, il a le sourire. Mais bon, il n’y rien à dire sur aucun de mes six coureurs et j’imagine que cette victoire en poche va leur donner faim. Demain, pour la dernière étape on peut le faire encore ! Le circuit à Libreville fait un peul mal aux jambes mais ça devrait se terminer au sprint ! »