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Anthony Delaplace : « Si on écoute son corps, on reste dans le peloton »
Le 14 juillet 2019

Anthony Delaplace a pris place dans une échappée de quinze coureurs au cours de la neuvième étape et a pris à Brioude la dixième place, un peu plus de deux minutes après le vainqueur Impey (Mitchelton-Scott). C’était pour l’équipe Arkéa-Samsic un bon moyen de conclure une première semaine de course réussie.




Anthony Delaplace, 10ème :  «  Forcément, être échappé le 14 juillet, c’est particulier, mais c’est surtout être en échappée sur le Tour qui me fait plaisir. On savait qu’elle pouvait aller loin, donc on a suivi tous les coups. La première bosse a fait mal à tout le monde, mais je suis bien remonté sur la gauche avant le sommet et c’est parti à ce moment-là. Quand j’ai vu la composition du groupe je me suis dit deux choses : « ça va aller au bout » et « je suis avec de sacrés coureurs, ça va être dur pour la gagne ». Quand je suis à l’avant, je suis un coureur généreux, aujourd’hui j’ai essayé d’en faire le moins possible. Il y avait énormément de monde, on était deux français, j’ai reçu beaucoup d’encouragements. Passer une journée à l’avant sur le Tour c’est exceptionnel, mais avec l’équipe on cherche à aller dans les échappées qui peuvent aller au bout. Aujourd’hui, j’étais dans le bon coup mais quand ça a accéléré j’ai compris qu’il allait m’en manquer pour la victoire d’étape. Ce matin, j’avais mal aux jambes mais après huit jours de compétition le mental doit prendre le dessus sur le physique. Si on écoute son corps on reste dans le peloton, hier je n’étais pas très bien, aujourd’hui j’étais dans une bonne journée, il ne faut jamais rien lâcher sur le Tour.»


Yvon Ledanois, directeur sportif : « Avec Anthony Delaplace, j’étais content d’avoir un coureur devant, c’était l’objectif de la journée. Après, s’il est courageux, Anthony n’a pas une super pointe de vitesse, on se doutait que ce serait compliqué mais il donne toujours le maximum. Il est généreux et veut toujours en donner. On a essayé de le calmer pour qu’il en fasse le moins possible mais il était entouré par de sacrés clients et il a bien couru. A l’arrivée, le résultat est logique. Anthony signe un Top 10 et dans une carrière, à moins de s‘appeler Sagan, un coureur n’en fait pas 50 dans le Tour. Pour notre équipe ce résultat est bon pour le moral. Dans le peloton, hormis la vaine attaque de Bardet vent de face, on savait que ce serait calme. Warren Barguil a été placé par sécurité au pied de la dernière difficulté mais il a passé une journée tranquille et demain ce devrait être le cas aussi avant la journée de repos. Ensuite pourra commencer la deuxième partie du Tour où nous avons un bon challenge à relever. Dans son analyse, Warren est serein et réaliste. Oui il va perdre du temps dans le chrono à Pau mais il aura ensuite une bonne marge de manoeuvre. »





Warren Barguil : « Après une étape très difficile samedi, la journée a été plus relax. Ça m’a titillé d’aller dans les échappés cette semaine mais je savais que les sprinteurs allaient passer. Un gars comme Michaël Matthews a très envie de sprinter. J’attends donc les deuxième et troisième semaines, ça me correspondra plus. Ce début de Tour a été physique. Cette édition propose 10.000 mètres de dénivelé en plus et il fallait bien aller les chercher. C’était le programme de la première semaine, il y a eu des opportunité pour tous les types de coureurs avant la haute montagne. J’apprécie ce tracé. A La Planche des Belles Filles, j’ai pris du plaisir, je n’en avais pas pris en 2018. Etre avec les meilleurs a été une satisfaction. Disputer le Tour avec le maillot de champion de France, ça fait du bien. Ce maillot a été un soulagement. Pour moi, la deuxième semaine sera intéressante parce que j’aime bien les Pyrénées. Mon objectif reste de gagner une étape. L’arrivée au Prat-d’Albis au terme de la quinzième étape me convient bien et peut être une belle opportunité.  »