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Arnaud Gérard : « Chacun de nous amène sa richesse aux autres »
Le 31 octobre 2020

Plus jeune de nos directeurs-sportifs voici le portrait de Arnaud Gérard. 









Le premier à jamais ! Arnaud Gérard a marqué l’histoire du cyclisme français. Il a en effet été le premier junior à être sacré champion du Monde. C’était à Zolder, en Belgique, (tiens, tiens !), sous la houlette de Bernard Bourreau, alors entraîneur national de cette catégorie au sein de la FFC. Quelques jours plus tard Laurent Jalabert sur le même parcours mettait lui un terme à sa carrière professionnelle. « Ce titre, se remémore Arnaud, a lancé bien évidemment ma carrière. C’est un magnifique souvenir, sans ce succès peut-être que je ne serais jamais passé professionnel. Il m’a ouvert pas mal de portes. Ce qui a été moins évident cela a été l’attente des journalistes français qui en a découlé. J’ai senti une forte pression, et à dix-huit ans, je n’étais pas forcément prêt pour endurer ceci. Mais les avantages de ce succès ont été plus nombreux que les inconvénients occasionnés ». Dix-huit ans après, ce succès est encore présent dans l’esprit des fans de cyclisme. « Oui, on m’en parle encore, y compris les coureurs de l’équipe. Cela a marqué les esprits », sourit Arnaud venu au cyclisme dans les pas de son papa, « deuxième catégorie », auquel il avait lancé cette phrase comme ultimatum avant de débuter dans le vélo. « Si jamais cela ne fonctionne pas pour moi, je fais du football ». Sport qui l’a longtemps fait hésiter avant d’épingler un dossard derrière son maillot.





Passé professionnel à la FDJ pendant huit saisons « aux côtés de Philipe Gilbert, Fred Guesdon, Bradley Mc Gee, Baden Cooke, j’ai passé de belles années, et j’ai pu participer une fois au Tour de France », mais au terme de cette huitième et dernière année, « fin 2012, Emmanuel Hubert s’est rapproché de moi. Je pouvais rester dans l’équipe ou j’évoluais, mais j’avais envie de changer de formation. Je suis donc allé dans l’équipe de Emmanuel, car elle me plaisait, tout comme le fait d’avoir ma chance pour essayer de performer. Et puis l’équipe a grandi d’année en année, et j’ai vu son évolution ». Fin 2018, nouvelle étape pour Arnaud. « Je me fracture la clavicule au Tour de Mayenne, rappelle-t-il. J’ai repris la compétition aux Championnats de France, et j’ai échangé avec Emmanuel à cette occasion, en lui signifiant mon envie de rejoindre le staff en qualité de directeur-sportif. Il m’a dit banco le mois suivant, et m’a dit de passer mes examens, « et je vais t’aider ». » Diplôme en poche depuis quelques mois maintenant, Arnaud est désormais directeur-sportif à plein temps au sein de la formation Arkéa-Samsic. Avec une envie d’apporter ses connaissances, notamment des classiques.  « Il est vrai que j’aime les courses Belges, (tiens, tiens…), les classiques, car sur ces compétitions on ne s’ennuie jamaisJe souhaite également apporter mon dynamisme, et j’ai également une relation assez proche avec les coureurs, car j’étais avec eux dans le peloton il n’y a pas si longtemps. Mais évidemment chacun reste à sa place, et je sais leur dire les choses autant lorsque cela va que quand cela va moins bien. Je suis vraiment passionné par ce que je fais, et j’ai envie d’amener mon énergie. Je pense que cela passe bien aussi avec les plus jeunes. La direction sportive de l’équipe est polyvalente et complémentaire, chacun de nous amenant sa richesse aux autres ».





Arkéa-Samsic