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Benoît Jarrier, avec l’envie de lever les bras
Le 30 mars 2019

Benoît Jarrier est un équipier modèle. Jamais un mot plus haut que l’autre mais toujours l’envie de favoriser le travail et la réussite de son équipe Arkéa-Samsic. A 30 ans, il entre avec enthousiasme dans une période de courses qui lui sont favorables et qui l’emmènera jusqu’au Tro Bro Léon, sa course préférée. Avec l’envie, forcément, de lever les bras.


Benoît, tu entres dans une période de courses que tu aimes bien ?

C’est une période où, chaque année, la forme est présente. Oui, j’aime bien les courses qui arrivent. Généralement j’arrive à y faire des résultats. Il y a le circuit de la Sarthe à la maison, Paris-Roubaix qui est un mythe et le Tro Bro Léon dont j’ai pris la deuxième place à deux reprises en respectant un scénario différent à chaque fois. La première année, pour mes débuts professionnels en 2012, j’avais mené une longue échappée et seulement deux coureurs m’avaient rejoint. La deuxième fois, en 2015, j’étais tombé sur un os avec Alexandre Géniez qui était dans une forme étincelante et m’avait battu au sprint.


Pourquoi apprécies-tu ces courses ?

Parce qu’il n’y a jamais rien d’écrit à l’avance, ce sont à chaque fois des courses différentes qui changent tout le temps. Je ne pense pas qu’il faut que j’y sois forcément échappé pour y obtenir un résultat. Dans Paris-Roubaix, j’ai obtenu mon meilleur résultat en n’étant pas échappé mais j’avais connu une crevaison dans le final.



Tu as déjà disputé des coures similaires cette année, comment cela s’est-il passé ?

Dans le Samyn j’ai vrillé ma chaine à un moment clé. J’ai été échappé toute la journée dans Kuurne-Bruxelles-Kuurne avant d’aider André Greipel dans le final. A Nokere, j’ai travaillé pour favoriser le sprint de Bram Welten. A Denain, j’avais de bonnes sensations… Dans mon équipe, j’ai aussi un rôle. Je roule pour un leader, pour un équipier.


C’est un rôle qui te convient ?

Etre équipier, on s’y habitue. Je sais que parfois il faut se sacrifier pour la réussite de l’équipe même si elle ne passe pas par moi. Cela ne me pose aucun problème. Je suis dans une optique où on me demande d’être équipier et ça ne me dérange pas. Je sais aussi qu’il y a des courses où je ne vais pas briller. Le principal, c’est le résultat d’Arkéa-Samsic. Dans certaines courses j’ai carte libre et quand c’est le cas, il faut que je sois prêt. Je n’ai pas ma chance tous les week-ends mais j’aime ce que je fais tous les jours.


Tu as fait tes débuts professionnels en 2012 au sein de l’équipe Vérandas Rideau avant de rejoindre la formation d’Emmanuel Hubert en 2013. Tu n’as jamais émis le désir de changer ?

Je suis bien là. Je fais mon travail, je fais des sacrifices et je me sens bien chez Arkéa-Samsic. Je n’ai pas envie d’ailleurs. Emmanuel me fait confiance. En 2018, j’ai eu un problème de santé, j’ai connu une année difficile et j’aspire à retrouver ma meilleure forme. J’ai subi la greffe d’un  tympan en décembre. J’ai souffert d’otites à répétition, j’ai eu un tympan perforé puis une infection derrière le tympan et le traitement ne faisait rien. L’opération a duré une heure et demi et j’ai été à l’arrêt pendant dix jours. Je pense que c’est pour ça que j’ai été dans une forme moyenne en tout début de saison. Maintenant c’est réglé. Tout va pour le mieux. Je retrouve mon coup de pédale et j’ai de bonnes sensations sur le vélo.


Comment abordes-tu les deux courses du week-end, la Classic Loire-Atlantique et Cholet-Pays de la Loire ?

La Classic Loire-Atlantique est toujours assez débridée et j’espère avoir ma carte. Il y a le moyen de faire un résultat pour moi et pour l’équipe. Le fait que ce soit le parcours du prochain championnat de France en juin, ne change pas la donne. On connaît le circuit. Je ne l’ai pas courue en 2018 et j’ai besoin de reprendre mes repères mais sur un circuit, il se passe toujours la même chose au même endroit. A Cholet, c’est plus stéréotypé, je pense que nous aurons certainement un sprint et on jouera la carte Bram Welten. S’il y a des échappés sans que nous y soyons représentés, on me demandera d‘aller rouler.


Le fait d’avoir obtenu une invitation pour le Tour change-t-il la manière d’aborder la course ?

Pour moi ça ne change rien. Qu’on le fasse ou non, il faut être compétitif. Ca va changer la donne au niveau de la direction de l’équipe. Ils vont nous demander de tenter des choses en course, de prendre des risques pour gagner. De toute façon, la dynamique est différente dans l’équipe cette année, on va de l’avant. En terme de résultats, ce n’est pas encore ce qu’on espérait mais il ne manque pas grand chose, juste un petit déclic à la Laurent Pichon il y a deux ans, pour que tout nous sourit. Cela nous permettrait d’être libérés et de prendre les risques à bon escient.