Nos actualités
Le billet de Marc Fayet #17 – Coup de foudre sur Isère
Le 19 juillet 2017

Hier j’étais sur le tour entre le Puy en Velay et Romans sur Isère. J’y étais en vrai, comme invité privilégié avec accès au village-départ : Viennoiseries, petits fours et café à volonté. Entrée dans la zone technique où vous pouvez faire pipi entre Christian Prudhomme et Bernard Thevenet. Parcours de toute l’étape dans une voiture de l’organisation avec pilote ancien champion et coupe de champagne pour finir sur la ligne d’arrivée à l’espace VIP… En un mot la totale qui doit en rendre jaloux plus d’un et plus d’une. Eh bien je dois l’avouer, et le je confesse sans retenue, ce fut un moment tellement fort en émotions que je suis tout simplement tombé  amoureux. Quelque chose de puissant de tellurique car vous n’avez pas idée de ce que représente cette file humaine sans fin qui sur les 165 kms du parcours encadre la route en acclamant votre passage… C’est une holà permanente qui ne peut vous laisser de marbre, alors tel un dignitaire quelconque vous sortez le bras et pour répondre à cet accueil spontané vous saluez d’un geste de la main avec une grande noblesse empreinte d’une fausse modestie car personne ne vous connaît mais vous faites semblant de croire que vous êtes important. Le peuple aime à fêter les nantis. Cette foule était tellement foisonnante que je ne pouvais pas en ignorer la présence et je ne pouvais m’empêcher d’une manière hypnotique à en détailler chaque visage, chaque silhouette, chaque tenue. On n’a pas idée par exemple de la quantité extraordinaire de jolies femmes qui viennent décorer de leur beauté les abords de la chaussée chauffée par le soleil de Juillet. Et ça c’est pas Franck Ferrand sur France Télévision qui pourrait vous le décrire alors qu’il y a certaines femmes qui valent 10 Chapelles, 20 châteaux et 3 basiliques. J’aurai voulu m’arrêter 10 fois pour me mêler à cette marée humaine et embrasser ces femmes car je sentais le désir monter en moi à tel point qu’ au kilomètre 86,200 à l’entrée de Saint Félicien, au deuxième virage à droite mon cœur fit tous les bons que même un acrobate ne parviendrait pas à lui imposer. C’est là à cet instant précis que je la découvris, elle était brune d’une longue chevelure souple et brillante, portant une robe blanche avec un imprimé rose, des fleurs ou des fraises, des yeux noirs, un sourire immense sur des dents étincelantes… Vision sublime qui représentait durant quelques secondes la plus belle des apparitions, une sorte de poster grandeur nature et en 3D. Une sublime ardéchoise était là qui rayonnait de bonheur et d’impatience. Alors si vous vous reconnaissez, ou si vous reconnaissez celle que je désire connaître, faites-vous connaître pour que je vous reconnaisse afin de pouvoir prochainement la connaître enfin. Je sens qu’entre elle et moi un futur radieux et des lendemains chancelants, nous attendent. Ivres d’amour nous vivrons de multiples tours de France à venir et nous reviendrons chaque années dans le même virage de notre rencontre et puis plus tard avec nos enfants pour glaner les offrandes publicitaires et puis plus tard encore lorsque nous serons vieux ce sera toujours nous au même endroit, assis sur nos petits fauteuils en toile, sous le parasol, devant notre camping-car entouré de petits drapeaux estampillés Fortuneo Oscar. Voilà ce que j’ai vécu, c’était le 18 Juillet 2017 et c’était inoubliable. Et les coureurs me demanderez- vous ? Et la course ? Mais c’est bien le problème, de coureurs je n’en ai vu aucun et la course je n’ai pas assisté ne serait-ce qu’au début du commencement de l’intention d’une envie… Parce qu’avec notre fière voiture applaudie des milliers de fois, nous étions toujours loin devant et les coureurs ensemble derrière. Ils étaient derrière des dizaines de motos et de voitures, des commissaires, des régulateurs, des photographes, des journalistes et le patron et ses adjoints… Un véritable écran devenu opaque nous bloquant la vue définitivement. Tout ceci en raison de l’absence d’échappés… C’est la raison pour laquelle c’est moi qui me suis échappé… En pensée pour vivre ce rêve éveillé et passionné. Moi ce que je préfère dans le tour c’est ce qu’il y autour, surtout si c’est de l’amour.