Nos actualités
Le billet de Marc Fayet #19 – Droit de réponse
Le 21 juillet 2017

A la suite de mon billet de Jeudi 20 juillet, un certain nombre de mécontents se sont manifestés en raison de l’inexactitude de mes propos lors de ma chronique intitulée « Sur la Sellette ». J’ai été frappé par la virulence de certains me qualifiant de mythomane, d’usurpateur et même parfois de… Comédien ! Autant je revendique le troisième, car je n’ai pas honte de traîner cette réputation qui me nourrit, autant je peux assumer les deux premiers, ça ne me pose aucun problème pour la simple raison qu’un comédien est capable de tout.  Cependant pour mettre les choses au poing, parce que je suis un peu dans le genre de Nacer, ça part vite avec moi, je désirais apporter une précision qui expliquera tout. Ma facétie, pour ceux qui eurent assez de malice pour la détecter, était basée sur un événement qui n’a jamais existé, ce qui d’après moi me prémunissait de toute critique dans la mesure où je l’inventais de toute pièce. En effet le Tour 1917 n’a jamais eu lieu car à cette époque les seuls hommes qui pratiquaient la bicyclette le faisaient plutôt entre Douaumont et le Chemin des Dames qui à la différences de celles d’hier n’étaient pas coiffées et pas demoiselles non plus, elles ne parvenaient plus non plus à faire la planche, les belles filles, un peu usées par trois années de conflit qui commençait à les fatiguer un peu, déjà qu’elles étaient contraintes de se taper des poilus alors qu’elles préféraient les jambes glabres des vrais coursiers. Tout ce qu’espéraient les cyclistes de cette époque c’était que l’arrière Grand Père d’André Greipel ne tombe pas sur le paletot de celui de Christophe Laporte, il risquait de lui planter un grand coup de baïonnette dans les rayons. Non, j’ai tout inventé et les explications d’expressions françaises étaient toutes issues de mon imagination. La seule vérité notable est celle concernant l’Héroïsme de Brice Feillu qui a mes yeux fait figure de héros face aux champions faméliques qui eurent l’outrecuidance de le passer sur les derniers kilomètres de l’Izoard alors que je voyais bien notre grande liane faire merveille pour avaler le petit colombien et rejoindre le Breton car il y avait déjà eu un précédent dans l’histoire familiale.


Firmin Feillu De la Pouliche, très ancien aïeux de Brice était issu d’une ancienne famille aristocratique en situation critique mais qui en 1678, bien avant la révolution, avait imaginé qu’un jour forcément il risquait de passer un mauvais quart d’heure.  Il décida de se débarrasser de sa particule qui l’alourdissait un peu et comme c’était un montagnard, il sentait que ce serait toujours ça en moins à porter dans certaines ascensions Alpestres car il était guide de haute montagne, certainement un des premiers en France. C’est lui qui dit un jour « C’est pas la mer à boire » au Prince de Condé qui en bon fils de flic habitué aux plages de Saint-Tropez hésitait à gravir les derniers 1000 mètres qui lui permettait d’accéder à la casse déserte, Casse déserte qui comme tout le monde le sait a été baptisée ainsi parce qu’un jour un type qui ne cassait pas trois pates à un canard est venu tout seul à cet endroit pour casser la graine, mais il avait oublié sa graine à Vars… Vous imaginez tout le chemin qu’il dut faire pour prendre de la graine ? (d’où l’expression ). Ce qui fait qu’il n’a rien cassé du tout laissant le lieu désert et c’est sur le chemin du retour que le spécialiste des canards qui s’appelait Lebreton croisait Firmin Feillu De la… Oui il avait gardé De la… Ce qui était encore un peu trop lourd pour lui mais il voulait garder un souvenir de sa noble ascendance… Firmin montait, Lebreton descendait et Firmin se moqua un peu du Breton Lebreton en lui disant « Moi je gagne ma croûte en montant et toi tu cherches ta graine en descendant, faut vraiment être un peu tête en l’air » Lebreton vexé promit de se venger et de le retrouver un jour il se disait « Oui la tête en l’air mais les fesses aussi, tu verras et un jour, c’est moi qui serais premier en haut. »


 


C’est ce qu’il se produisit quelques générations plus tard puisque Brice arrière-arrière-arrière et j’en passe… Petit descendant de Firmin De la, se trouvait pas plus tard qu’hier en compagnie d’une sacrée bande de costauds aux mollets de poulets quand tout à coup il vit le Barguil le dépasser, reconnaissant immédiatement le Descendant du type qui descendait quand son ancêtre montait.


Eh bien que croyez-vous qu’il fit ? Il encouragea Lebreton car depuis de l’eau avait coulé sous les ponts et les Français reprenaient leur place dans la grande galerie des champions, unis par un même espoir, briller au firmament en s’isolant sur l’Izoard. Voilà l’histoire de Brice et que le premier qui me traite de menteur se fasse connaître, je lui répondrai qu’il a tout à fait raison.