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Le billet de Marc Fayet #3 – La séparation
Le 4 juillet 2017

Voici le temps des adieux. C’est presque religieusement que nous avons salué la Belgique après ce cours séjour. Le cyclisme qui quitte la Belgique c’est comme une crise de foi, car un coureur qui sort de Belgique c’est comme un abbé qui laisse sa paroisse, un sommelier qui quitte sa cave, un peu comme un cuisinier qui abandonne ses fourneaux. Mais ce sacrifice en vaut la peine car dès le kilomètres 77 on a offert Troisvierges au peloton. Je sais que pour certains qui en espèrent mille,  ce n’est pas beaucoup, mais ils ont su s’en contenter ces combattants qui n’attendent pas le paradis à moins que le Paradis ne se trouva sur terre aujourd’hui entre Verviers et Longwy, ce qui se conçoit pour qui espère une longue vie. Les coureurs sont un peu les missionnaires des temps modernes, les croisés du temps présents parcourant les routes d’Allemagne hier, comme celle du Luxembourg  aujourd’hui avant de retrouver le sol Français où ils viennent aujourd’hui célébrer le 3 juillet, date historique et anniversaire qui en 1905 annonçait la séparation de l’église et de l’état. Cette séparation c’est un peu ce que nos coureurs français vivent jour après jour, ils savent séparer l’église et leur état, qu’il soit état de forme ou de fatigue et les tintements des clochers seront là pour leur rappeler qu’ils sont des pauvres pécheurs tout simplement, des pédaleurs tout bêtement. Mais comme un dernier signe destiné à les ramener à de saintes pensées on leur a imposé d’effectuer une petite ascension spirituelle, juste quelques pourcentages pour tenter de s’approcher du ciel par la côte des religieuses celle qui désigna le messie du jour, un messie venu de Slovénie et qui depuis son arrivée se présente comme le sauveur du cyclisme mondial. L’homme providentiel, celui que tout le monde attendait un peu comme l’autre qui déclencha tout le reste.  Je ne sais si ce prophète a une religion autre que celle du vélo mais on peut être athée, agnostique, mystique ou tout simplement acrobatique, il y a toujours un lien avec ce là-haut où le portique  attend les coureurs chaque soir. Et même s’ils sont morts à l’arrivée, voilà qu’un nouveau départ leur sera proposé le lendemain. Oui, le  Tour est un miracle permanent et les couleurs de Fortunéo Oscaro renaîtront encore comme chaque jour.  Romain merci pour la Hardiesse et PLP merci Pour Le Plaisir.


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