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Le billet de Marc Fayet #5 – Au féminin
Le 5 juillet 2017

Pourquoi le cacher, le cyclisme a toujours été un univers très masculin et pendant longtemps les seules femmes que l’on pouvait admirer étaient les hôtesses du podium devenues des déesses inaccessibles pour toute cette caravane d’hommes partis pour trois semaines de labeur et d’extase mêlés. Autres splendeurs difficiles d’accès, mais franchissable, étaient les sommets à gravir appelés l’Izoard, Le Tourmalet, Le Galibier, le Col de Menté, viriles ascensions comme on le voit, à l’identité masculine s’il en est. Et puis un jour apparu La planche des belles filles ! Son arrivée officialisait enfin cette volonté affichée de toute la société de laisser enfin la place aux femmes. On imagine à quel point les hommes en restèrent bouche bée, découvrant  ses cambrures remarquables et ses courbes si bien dessinées offertes sur 5kms et 900 mètres de préliminaires avant d’accéder à ses côtés. Elle s’imposait intimidante, presque inabordable n’ayant jamais laissé aucun prétendant cycliste venir prendre sa virginité jusqu’à ce 8 Juillet 2012 où, fécondée par le dieu ASO, elle accoucha du Christ devant toutes les caméras du monde entier, un Christ né au Kenya qui devint depuis ce jour le messie cathodique tant attendu du mois de Juillet. La beauté de cette planche de salut, rétablissait l’âme féminine au centre des débats cyclistes, ouvrait enfin la porte à toutes les futures prétendantes qui peu  à peu égrèneront le tracé. Prochainement ce sont « Les Rousses » qui démontreront, à ceux qui tendraient à l’oublier, que la force des femmes c’est parfois de décider du sort des hommes. Elles connaissent leur pouvoir d’attraction sur les mangeurs de bitume venant les uns après les autres,  caresser ses flancs  de leurs toniques pédalées.  Aujourd’hui tout le monde était à la planche et c’est Aru qui présenta la sienne en premier. Fabio embrassa les belles filles, puis les jolies hôtesses l’embrassèrent en retour avant que toutes les filles de la zone mixte ne lui fassent de l’œil. PLP lui était parti en éclaireur avec une solide compagnie, il s’en fichait des belles filles, il voulait simplement voir les jolies femmes sur le bord des routes et c’est par milliers qu’il reçut leurs baisers.