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Carnet de bord – Florian Vachon

Le 23 janvier 2020

Pour sa dernière année chez les professionnels, Florian Vachon nous ouvre son carnet de bord. Episode 1.

« Forcement, j’aborde cette saison différemment. Depuis novembre, je sais que tout ce que vis, je le vis pour la dernière fois en tant que coureur professionnel. Quand je raccrocherai mon vélo, je ne veux pas avoir de regrets, c’est ma philosophie de vie. Cet hiver, je me suis beaucoup investi. Mes coéquipiers m’ont dit qu’ils me sentaient toujours autant motivé. J’ai envie de vivre une très grande dernière année.



Je me répète tous les ans, mais cette année encore l’équipe a gravi une marche. Le recrutement est la partie visible et médiatique mais je le ressens à tous les niveaux : le matériel, le staff, le bus etc… Il y a un travail sérieux effectué à chaque étage. Je suis à la fois un témoin et un acteur privilégié de l’évolution de l’équipe. Emmanuel Hubert a de l’ambition, mais il a surtout compris comment fonctionnait le cyclisme moderne, notamment sur la recherche de la performance. C’est une fierté d’avoir pu évoluer avec l’équipe pendant les 10 dernières saisons.


J’ai besoin de me fixer des objectifs, il en faut pour avancer, ça ne peut pas me suffire de dire « je dois être en bonne condition ». Je vais être assez proche du programme de Nacer Bouhanni le but sera de coller au mieux à ses besoins et de créer une osmose autour lui. Quand je serai avec lui, il n’y aura pas d’objectif personnel. Nacer a de très grosses capacités, quand il est aligné sur une course, il peut la gagner, on doit être à 200% autour de lui. 


Sur certaines épreuves, mon rôle sera de placer nos grimpeurs aux pieds des bosses. Dans cet exercice, je sais que Warren me fait confiance. Il est satisfait de ce que je lui apporte au niveau du placement. En amont des sprints, c’est aussi une histoire de placement, mais les erreurs sont plus difficiles à rattraper. Lors d’un sprint, on est davantage dans l’instinct. Nacer n’a pas besoin d’un train à proprement parler, il a besoin d’être placé dans les bonnes roues, ça demande une prise de décision instinctive. En stage, on a travaillé la mise en action. L’effort d’une course reste cependant difficile à simuler, nous prenons moins de risques à l’entrainement. On a fait un bon bloc de travail avec de vrais échanges, on a préparé la saison sérieusement, sans pression parasite. On a tous hâte d’être à la première épreuve.




J’aurai des objectifs personnels sur les Coupes de France notamment sur deux épreuves : le Tro Bro Leon et Paris-Camembert. Le Tro Bro Léon est une course symbolique dans le calendrier français et encore plus pour nous en tant qu’équipe bretonne.


Je rentre d’un stage à Calpe où j’ai partagé ma chambre avec Connor Swift, c’est un bon coureur et un mec bien, il s’est parfaitement intégré à l’équipe malgré son arrivée en cours de saison. En quittant Calpe, j’ai regardé le rocher, je savais que c’était la dernière fois que je le voyais avec un cuissard et maillot. Je profite de chaque moment. Je dois avouer que j’ai quand même un regret…. je ne suis jamais allé en haut. Peut-être que j’y reviendrai en vacances avec mon sac à dos pour l’escalader (rires). »