Anthony Delaplace : « Nous avons travaillé pour Nairo »

La première étape du Tour de l’Ain s’est soldée par un sprint à Ceyzieriat, Nairo Quintana se classe 23e de cette étape

 

Anthony Delaplace

« Placer Nairo au pied de la dernière bosse »

« Notre mission était de protéger Nairo sur les 140 kilomètres de cette première étape du Tour de l’Ain qui s’achevait par une petite bosse empruntant des chemins étroits pour y parvenir, il fallait que nous le placions bien au pied afin qu’il ne prenne pas de cassure. C’est le travail qu’il nous avait demandé afin qu’il soit au contact des meilleurs dans le final. La lutte a été âpre car nombre d’équipes voulaient faire de même avec leurs leaders mais nous sommes parvenus à nos fins. Nairo prend la 23e place de cette première étape marquée par une grosse chaleur »

 

 

Yvon Ledanois, Directeur-Sportif de l’équipe Arkéa-Samsic

« Les gars ont super bien travaillés »

« La première étape de cette édition 2020 du Tour de l’Ain  était pour sprinteur a priori, mais compte tenu du final difficile, on se doutait pour notre part que ce ne serait pas cette catégorie de coureurs qui se mettrait en avant, forcément. L’objectif était de placer Nairo à 4 km de l’arrivée afin qu’il termine au sein du premier peloton. Le plan a été respecté à la lettre par mes coureurs, et je les en félicite. Nous débutons la montagne demain avec une étape piégeuse, et plus difficile qu’elle peut y paraître comme cela de prime abord. Nous allons voir les forces en présence, même si aujourd’hui nous avons déjà vu en action deux grosse formations, avec Lotto-Jumbo et Ineos »

 

Arkéa-Samsic

Thibault Guernalec 4ème du classement général à Murcie

Après la deuxième étape du Tour de Murcie, Thibault Guernalec est parvenu à conserver sa 4ème au classement général grâce à un excellent travail d’équipe.

Arnaud Gérard, directeur sportif : « Ce matin nous visions avec l’équipe Arkéa-Samsic un top 5 au classement général de ce Tour de Murcie, ce soir, Thibault termine à la quatrième place : objectif rempli. Le niveau sur cette compétition était de surcroit relevé et donc face à cette belle adversité, cette performance est donc une véritable satisfaction. Aujourd’hui le mot équipe a pris tout son sens. Anthony qui était fort s’est sacrifié pour Thibault, afin qu’il conserve cette place. Que ce soit en Provence ou à Murcie : nous sommes sur de bons rails ! »

Thibault Guernalec : « Notre objectif était de conserver ce top5 au classement général, sur cette étape difficile. Toute l’équipe a fait un boulot formidable pour m’aider. Ce n’était pas parti de la meilleure des manières : il y a eu une cassure, mais mes coéquipiers ont effectué un travail énorme afin de rétablir la situation, toute l’équipe a roulé dans la descente. Anthony a ensuite effectué un boulot énorme en ma faveur lors du col hors catégorie. Nous avons effectué tous les deux un véritable « duo normand », en revenant de manière progressive sur les hommes de tête. Je crève malheureusement dans la descente, et une nouvelle fois, Anthony a donné de sa personne pour que que je reste concentré sur mon effort en se sacrifiant littéralement pour moi. Je lui dois cette 4e place au classement général. C’est la première fois de ma carrière que je joue une telle place sur un classement général. Nous sommes restés soudés. Dans le final, Arnaud Gerard est monté à notre hauteur pour nous dire que Nairo avait gagné au Tour de la Provence, ça nous a motivé à fond ! »

Clément Russo : « J’ai terminé fort »

Clément Russo, 6e

Clément Russo a pris la 6e place des Championnats de France de cyclo-cross après une très belle remontée dans le final de la course

 

Clément Russo, 6e

« J’ai connu deux courses. Difficile sur la première partie, puis je change de vélo, je mets un peu moins de pression. J’étais plus à l’aise sur la deuxième partie, et cela s’est débloqué. J’ai pu accélérer, remonter des concurrents. Je suis davantage satisfait de ma deuxième partie de Championnat, même si forcément ce n’est pas le résultat que j’escomptais. J’espère revenir l’an prochain…»

Anthony Delaplace, 22e

« Je ne suis pas un spécialiste du cyclo-cross, mais ici, chez moi, dans la Manche, j’ai pris énormément de plaisir, mis à part le premier quart d’heure du fait que je suis parti loin sur la grille. Mais j’ai su trouver les moyens afin de me remobiliser et faire ma course ».

Benoit Jarrier, 27e

« J’ai été gêné par un autre concurrent qui n’a pas voulu me laisser passer, il le force même, chute devant moi et je tombe avec lui. Je casse de surcroit le boa de ma chaussure, et je dois en changer, le temps de repartir, de resserrer, je perds bien une minute au total »

Kévin Ledanois

« Eddy Finé déchausse devant moi au départ, j’ai failli faire la même chose que lui ! Je commets une erreur technique dès le premier virage. J’ai déraillé ensuite en haut des marches, puis je tape la main dans un piquet. Une vraie journée cauchermardesque »

 

Arkéa-Samsic

 

Anthony Delaplace : « Je veux monter en pression »

Anthony Delaplace 4e du cyclo-cross d’Eymoutiers-Montbron
Crédit photos Zoe Soullard- Direct Vélo

« Nous sommes restés durant la première partie du cyclo-cross d’Eymoutiers, Kévin, Clément et moi ensemble. La course s’est bien déroulée pour moi, j’ai un peu baissé de rythme sur la fin de course. Mes sensations étaient bonnes après l’excellent stage de Calpe avec l’équipe Arkéa-Samsic, la semaine dernière. Je veux encore monter en pression d’ici les Championnats de France de Flamanville, le 12 janvier 2020, qui se dérouleront chez moi, dans le département de la Manche. Mon prochain cyclo-cross est programmé le 5 janvier 2020 à Sablé-sur-Sarthe ».

 

Arkéa-Samsic

Anthony Delaplace : « Un terrain très gras »

5e des Championnats régionaux de Normandie de cyclo-cross 2019, Anthony Delaplace a réalisé une belle prestation sur le parcours de Valognes gras à souhait. Le baroudeur de l’équipe Arkéa-Samsic a une fois encore fait honneur à notre maillot dans la Manche, département où se dérouleront mi-janvier 2020, les France 2020, de cyclo-cross sur le parcours de Flamanville.

 

Anthony Delaplace à l’attaque, comme à son habitude – Photos Baptiste Hue

Un vrai temps de cyclo-cross avec le froid qui sévissait ce jour sur Valognes, dans la Manche. La pluie qui s’invite en prime et le décor planté sur ce Championnat de Normandie 2019 de cyclo-cross avait tout pour rendre gras le parcours, ce qui fut exactement le cas. « J’avais de bonnes sensations indique, Anthony Delaplace, qui s’est classé 5e de cette compétition. « Le parcours a vraiment été rendu difficile du fait des conditions climatiques. Il a fallu courir la moitié du parcours à pied », expliquait encore notre coureur qui disputait à cette occasion son deuxième cyclo-cross de la saison, après Lanarvily la semaine passée.

A noter aussi la 22e place obtenue par notre future recrue, Matis Louvel.

 

Arkéa-Samsic

Yvon Ledanois : « on a couru pour gagner ! »

En dépit d’une course offensive, les coureurs d’Arkéa-Samsic n’ont pas réussi à bouger les lignes du classement général du Tour du Limousin gagné par Cosnefroy (ag2r-La Mondiale). Ils ont attaqué à tour de rôle mais finalement Elie Gesbert et Anthony Delaplace doivent se contenter des neuvième et dixièmes places.

Elie Gesbert : “Le circuit final à Limoges est toujours très compliqué. On a essayé de dynamiter la course mais il faut dire ce qui est, c’est dur de lâcher Cosnefroy. J’ai essayé de sortir dans le dernier tour de circuit mais ça ne l’a pas fait. Il m’a manqué un peu de « jus », je suis un peu déçu par ma performance mais c’est comme ça. Malgré tout on avait un super groupe, une super équipe pour le placement et toujours là au bon endroit quand il fallait. J’espère rebondir au Tour d’Allemagne.”

 

Romain Le Roux : “On avait comme consigne de durcir la course pour qu’Elie et Anthony puissent tenter quelque chose. A 22 kilomètres de l’arrivée, Florian Vachon et Romain Hardy ont imposé un gros rythme en tête de peloton au pied de la bosse et je suis parti à l’avant. L’idée c’était de relancer la course pour mettre en difficulté les équipiers de Benoît Cosnefroy. On savait que l’arrivée au sprint ne nous convenait pas. On a tenté de choses. On est tombé sur plus fort que nous, mais on n’a pas de regrets puisqu’on a essayé de faire bouger les choses.”

Anthony Delaplace : “Je suis sorti à un kilomètre de l’arrivée pour rejoindre Quentin Pacher et César Fonte. Une fois regroupés à trois, on s’est un peu regardé… au même moment où le sprint du peloton était lancé. J’ai tenté, je n’ai pas de regrets , comme les autres jours de la semaine. Je ne gagne pas grand chose au bout mais je retiens qu’on a eu un bon collectif, tous les gars ont bien travaillé. Il nous manquait sûrement un brin de force avec Elie pour faire la différence mais on a joué avec nos moyens. Je connais bien Benoît Cosnefroy et il a fait une semaine énorme, c’est l’un des plus grands espoirs français, je ne suis pas étonné de sa performance. Personnellement, je suis content de ma condition, que ce soit à la Polynormande ou au Tour du Limousin, j’ai l’assurance d’avoir bien récupéré après le Tour de France et j’espère vraiment concrétiser avant la fin de saison.”

Yvon Ledanois : “Une nouvelle fois les coureurs d’Arkéa-Samsic ont fait une belle étape. Ils ont couru pour gagner. Je leur ai dit après l’arrivée que je retiens surtout l’état d’esprit. Florian Vachon, notre capitaine de route a insisté sur le fait que quelque chose change dans notre équipe, aujourd’hui beaucoup de nos  coureurs comprennent ce que signifie le mot sacrifice. Chaque coureur doit être conscient de ses capacités et de ses moyens et donc savoir se sacrifier pour le copain. C’est une question de loyauté. Vraiment, je les remercie tous du boulot accompli mais on n’est pas parfaitement récompensé des efforts fournis. Romain Le Roux et Anthony Delaplace ont attaqué dans le final pour gagner l’étape, Elie Gesbert a été costaud et finit dans le Top 10. Ce n’est pas le résultat qu’on était venu chercher mais il faut savoir reconnaître qu’on est battu par plus fort que nous ! A 60 kilomètres de l’arrivée, Elie a accompagné une attaque de Martin (Wanty-Groupe Gobert) mais c’était trop tôt, l’équipe ag2r-LaMondiale de Cosnefroy était encore au complet. Il a suivi le coup et puis il a compris que c’était peine perdue. Elie a fait ce qu’il fallait en réagissant à l’attaque puis a eu ensuite l’analyse juste. Pendant quatre jours, les gars ont eu une super implication. Quasiment le même groupe dispute le Grand Prix de Plouay avec Warren Barguil dans une semaine. J’ai hâte de voir ça…”

 

Arkéa-Samsic roule groupée

Dans une dynamique positive, l’équipe Arkéa-Samsic roule groupée dans le Tour du Limousin et privilégie les intérêts d’Elie Gesbert, désormais neuvième du classement général, et Anthony Delaplace. A la veille de l’étape décisive, Yvon Ledanois est satisfait du travail de ses coureurs.

Elie Gesbert : “Aujourd’hui on se doutait que ce serait un peu plus tranquille qu’hier. Il y avait des chances que ça arrive au sprint et ça n’a pas manqué. J’ai attaqué dans des petites routes qui faisaient mal. Si on avait eu un bon groupe ça aurait pu aller au bout et la route large ensuite n’aurait pas posé de problèmes… mais ça ne l’a pas fait. Il fallait essayer, je l’ai fait un peu aussi pour me tester et les sensations étaient meilleures qu’hier. Je n’ai pas pris de cassure à l’arrivée. Demain c’est l’étape la plus dure sur le papier, il faudra être prêt !”

Yvon Ledanois, directeur sportif : “C‘était encore une journée qui n’était pas simple mais ça s’est bien passé. On ne peut pas dire qu’il s‘agissait d’une étape de transition parce que ça n’existe plus dans le cyclisme d’aujourd’hui mais les gars ont été vigilants. Ils ont bien fait leur travail. Il fallait éviter qu’Elie Gesbert et Anthony Delaplace prennent une cassures et soient piégés. Florian Vachon, Romain le Roux et Amaël Moinard dans le final ont travaillé et ont bien protégé leurs leaders avant qu’Elie n’attaque dans la dernière côte du parcours. Dans un final comme ça, il peut y avoir des coups de sept à huit costauds qui fassent vite la différence. Ça ne s‘est pas fait aujourd’hui mais Elie est dans le match. Demain c’est la journée test en Corrèze et Elie et Anthony étant placés au général peuvent nous permettre de jouer. Aujourd’hui l’équipe de Calmejane, le leader de la course, a beaucoup travaillé et demain il devrait y avoir un marquage entre gars placés qui peut nous permettre d’être opportuniste. “

Elie Gesbert et Anthony Delaplace sont dans le match

Dans sa course au classement général, Elie Gesbert a fait une belle opération dans la première et difficile première étape du Tour du Limousin gagnée par Calmejane (Total-Direct Energie). Le jeune leader de l’équipe Arkéa-Samsic a fini dans le premier groupe fort de 14 coureurs et juste devant Anthony Delaplace auteur d’un joli petit numéro dans les derniers kilomètres.

Elie Gesbert : “Quand Benoît Cosnefroy a attaqué il était deux jambes au dessus de tout le monde, super fort. On savait que ça pouvait se décider à cet endroit-là et ça n’a pas manqué ! Je l’ai suivi mais j’ai joué avec mes moyens jusqu’à la ligne. Je n’avais pas de super sensations. Avec Benoît (Cosnefroy) on a tenté d’organiser un peu le groupe pour prendre du temps au général. Nous étions à 15 kilomètres de l’arrivée, vent de face…Il y a eu beaucoup d’attaques individuelles, au final ça a marché pour Calmejane. Au Tour du Limousin une seconde, c’est une seconde ! Aujourd’hui je n’étais pas dans une journée extraordinaire au niveau de mes sensations mais j’ai limité la casse en étant dans le bon groupe, je suis encore dans le match pour le général. J’espère que ça va se débloquer dans les prochains jours.”

Anthony Delaplace : “Je suis parti dans l’échappée avec Nicolas Baldo et après la première bonification je me suis relevé. Ce n’est pas trop mon habitude de faire ça mais Yvon Ledanois m’a dit “garde des forces, tu marches bien’’, je suis donc revenu dans le peloton. Et avec le recul, il avait raison car il y eu une grosse bataille dans le final et j’ai pu prendre place dans un contre à vingt secondes du groupe d’Elie. A trois kilomètres comme ça ne s’entendait pas vraiment, je suis sorti pour essayer de faire la jonction avec le groupe de devant. Malheureusement l’arrivée était en bosse et à 500 mètres de la ligne, tandis que je revenais, le sprint avait commencé. J’arrive à cinq secondes de ce groupe ce qui me permet d’être encore dans le match pour le général avec Elie. C’est toujours mieux d’être à deux ! Si j’avais attendu derrière j’aurais été à 28 secondes et si je ne mettais pas relevé de la première échappée, sûrement à huit minutes…Il ne faut pas se prendre la tête sur le Tour du Limousin, on prend chaque jour comme il vient en étant toujours concentré !”

Yvon Ledanois, directeur sportif : “En tenant compte du fait que Calmejane a gagné en costaud, Elie Gesbert a fait l’essentiel. Pour Anthony Delaplace, je ne suis pas mécontent de mon coup. Il s’est échappé avec Baldo (St-Michel – Auber 93) et je lui ai demandé de se relever après avoir pris des secondes de bonification au sprint intermédiaire. Anthony marche bien mais ce n’était pas la journée à être devant et je préfère le garder pour le général. Dans le final qui a été très disputé, Elie a pris place dans le premier groupe de 14 coureurs tandis qu’Anthony était dans le deuxième à vingt secondes. Il en est sorti seul et a fini juste derrière Elie. Pour finir, notre jeune leader était peut-être un peu juste mais Calmejane qui vient de finir quatrième de l’Arctic Race of Norway est fort. Avec la bonif, il a vingt secondes d’avance au général et sera dur à déloger mais le Tour du Limousin reste une coure difficile à maîtriser. Elie sera mieux demain, mieux encore vendredi dans une étape proposant 4.000 mètres de dénivelé. Il n’a pas dit son dernier mot.”

 

Arkea-Samsic toujours 2e de la Coupe de France

Cosnefroy (ag2r-La Mondiale) s’est imposé dans la Polynormande au terme d’une course débridée. Fort bien représentée avec quatre coureurs dans une échappée de 31unités, Arkéa-Samsic doit se contenter de la huitième place d’Anthony Delaplace. Elle reste deuxième du classement par équipes de la Coupe de France.

Anthony Delaplace : « C’était une course hyper usante, on a pris le bon coup avec Laurent Pichon, Thibault Guernalec et Elie Gesbert. A deux tours de l’arrivée il y a eu une attaque et j’en faisais partie. Quatre coureurs sont revenus et si on avait eu Elie ou Laurent dans ce groupe, ça aurait été top. On a un peu loupé le coche là-dessus mais ils avaient déjà beaucoup donné, comme moi. C’est vrai aussi que Cosnefroy était très fort. On aurait aimé gagner aujourd’hui mais il n’y a pas de regrets à avoir. Mon prochain rendez-vous est le Tour du Limousin, je suis motivé, on y aura une belle équipe. Ce sera usant, un peu comme aujourd’hui, j’espère y faire une belle course !”

Roger Tréhin : « Nous avions quatre coureurs à l’avant avec Anthony Delaplace, Laurent Pichon, Elie Gesbert et Thibault Guernalec et c’était idéal. Thibault a été distancé à trois tours de l’arrivée tandis que Anthony prenait place dans une attaque de huit coureurs un tour plus tard. Laurent Pichon a tenté de mener un contre tandis que Elie y est allé à contretemps. Face à deux coureurs d’ag2r-La Mondiale et deux autres de Total-Direct Energie, Anthony a essayé de les surprendre dans le dernier tour mais il n’avait pas une grande marge de manœuvre, ni la pointe de vitesse pour faire mieux. Il faut simplement dire que le plus fort a gagné, Cosnefroy a survolé les débats. Au classement par équipes de la Coupe de France, nous conservons la deuxième place mais l’écart avec ag2r-La Mondiale a grandi, il est désormais de neuf points. »

Anthony Delaplace : “Si on écoute son corps, on reste dans le peloton”

Anthony Delaplace a pris place dans une échappée de quinze coureurs au cours de la neuvième étape et a pris à Brioude la dixième place, un peu plus de deux minutes après le vainqueur Impey (Mitchelton-Scott). C’était pour l’équipe Arkéa-Samsic un bon moyen de conclure une première semaine de course réussie.

Anthony Delaplace, 10ème :  «  Forcément, être échappé le 14 juillet, c’est particulier, mais c’est surtout être en échappée sur le Tour qui me fait plaisir. On savait qu’elle pouvait aller loin, donc on a suivi tous les coups. La première bosse a fait mal à tout le monde, mais je suis bien remonté sur la gauche avant le sommet et c’est parti à ce moment-là. Quand j’ai vu la composition du groupe je me suis dit deux choses : “ça va aller au bout” et “je suis avec de sacrés coureurs, ça va être dur pour la gagne”. Quand je suis à l’avant, je suis un coureur généreux, aujourd’hui j’ai essayé d’en faire le moins possible. Il y avait énormément de monde, on était deux français, j’ai reçu beaucoup d’encouragements. Passer une journée à l’avant sur le Tour c’est exceptionnel, mais avec l’équipe on cherche à aller dans les échappées qui peuvent aller au bout. Aujourd’hui, j’étais dans le bon coup mais quand ça a accéléré j’ai compris qu’il allait m’en manquer pour la victoire d’étape. Ce matin, j’avais mal aux jambes mais après huit jours de compétition le mental doit prendre le dessus sur le physique. Si on écoute son corps on reste dans le peloton, hier je n’étais pas très bien, aujourd’hui j’étais dans une bonne journée, il ne faut jamais rien lâcher sur le Tour.»

Yvon Ledanois, directeur sportif : « Avec Anthony Delaplace, j’étais content d’avoir un coureur devant, c’était l’objectif de la journée. Après, s’il est courageux, Anthony n’a pas une super pointe de vitesse, on se doutait que ce serait compliqué mais il donne toujours le maximum. Il est généreux et veut toujours en donner. On a essayé de le calmer pour qu’il en fasse le moins possible mais il était entouré par de sacrés clients et il a bien couru. A l’arrivée, le résultat est logique. Anthony signe un Top 10 et dans une carrière, à moins de s‘appeler Sagan, un coureur n’en fait pas 50 dans le Tour. Pour notre équipe ce résultat est bon pour le moral. Dans le peloton, hormis la vaine attaque de Bardet vent de face, on savait que ce serait calme. Warren Barguil a été placé par sécurité au pied de la dernière difficulté mais il a passé une journée tranquille et demain ce devrait être le cas aussi avant la journée de repos. Ensuite pourra commencer la deuxième partie du Tour où nous avons un bon challenge à relever. Dans son analyse, Warren est serein et réaliste. Oui il va perdre du temps dans le chrono à Pau mais il aura ensuite une bonne marge de manoeuvre. »

Warren Barguil : « Après une étape très difficile samedi, la journée a été plus relax. Ça m’a titillé d’aller dans les échappés cette semaine mais je savais que les sprinteurs allaient passer. Un gars comme Michaël Matthews a très envie de sprinter. J’attends donc les deuxième et troisième semaines, ça me correspondra plus. Ce début de Tour a été physique. Cette édition propose 10.000 mètres de dénivelé en plus et il fallait bien aller les chercher. C’était le programme de la première semaine, il y a eu des opportunité pour tous les types de coureurs avant la haute montagne. J’apprécie ce tracé. A La Planche des Belles Filles, j’ai pris du plaisir, je n’en avais pas pris en 2018. Etre avec les meilleurs a été une satisfaction. Disputer le Tour avec le maillot de champion de France, ça fait du bien. Ce maillot a été un soulagement. Pour moi, la deuxième semaine sera intéressante parce que j’aime bien les Pyrénées. Mon objectif reste de gagner une étape. L’arrivée au Prat-d’Albis au terme de la quinzième étape me convient bien et peut être une belle opportunité.  »

Anthony Delaplace : “J’aime m’échapper”

Le champion de France Warren Barguil a fort bien négocié une étape piégeuse marquée par l’échappée d’Anthony Delaplace. Dans un final compliqué et mis à profit par Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step) pour faire coup double, victoire et maillot jaune, le leader de l’équipe Arkéa-Samsic a fini dans le premier groupe de costauds. Il peut envisager la suite avec sérénité.

Anthony Delaplace : « J’étais le seul de l’équipe à avoir carte blanche ce matin. Il fallait qu’on soit plus de cinq dans l’échappée et on était cinq. J’aime participer à ce genre d’échappée. Sur le Tour ça a une saveur particulière, on a été encouragé tout au long du parcours. Quand je m’échappe, j’y crois toujours, pour moi, c’est ma seule façon de viser une victoire d’étape. On a eu jusqu’à 6min15 d’avance, ça commençait à être intéressant mais quand Deceuninck – Quick Step a mis en route, notre avance a été divisée par deux, et j’ai compris que ça allait être difficile de résister. Je n’ai aucun regret aujourd’hui, je me suis fait plaisir et je vais me mettre au service de mes leaders pour les jours à venir. »

Yvon Ledanois : « Notre leader est bien. Ç’a été un peu plus difficile pour les deux coureurs qui devaient l’accompagner, Maxime Bouet et Elie Gesbert mais devant, dans le peloton, il n’y a que des hommes forts. L’étape a d’abord été animée par l’échappée de cinq coureurs dont Anthony Delaplace. On avait décidé d’en faire partie même s’il aurait été préférable qu’il y ait trois à quatre coureurs supplémentaires à l’avant. Toutefois, avec Wellens (Lotto-Soudal), Rossetto (Cofidis), Ourselin (Total-Direct Energie), Offredo (Wanty-Groupe Gobert) et Anthony, il y avait de la qualité. Le peloton a bien géré, ça ne s’est pas relevé après le sprint intermédiaire et justement la qualité des échappés a incité le peloton à rouler fort et ça fait mal. Amaël Moinard a été victime d’une crevaison à 20 kilomètres de l’arrivée et a perdu du temps avec les chutes survenues dans la traversée de Reims. Le temps de revenir, il avait déjà laissé beaucoup de forces. C’était une belle étape, dure avec 1.000 mètres de dénivelé dans les 50 derniers kilomètres. C’était tortueux, il fallait frotter. Les plus forts sont devant. L’essentiel est que Warren Barguil finisse dans le premier groupe en faisant bonne impression. Ce soir, il y a déjà pas mal de gars dehors comme Zakarin (Katusha-Alpecin) qui venait pour faire un bon classement général du Tour. »

Anthony Delaplace, 11ème ! Championnat de France contre-la-montre

Le contre-la-montre est toujours une épreuve de vérité, la chaleur étouffante baignant le circuit de la Haie-Fouassière ce mercredi a encore un peu plus compliqué la tâche des concurrents du championnat de France. Dans des conditions rugueuses, Anthony Delaplace prend la dixième place du classement des professionnels et Florian Vachon se situe à la onzième place.

Anthony Delaplace : « Je suis surtout déçu parce que j’ai crevé au bout de 35 kilomètres. Mine de rien, ça casse l’effort et le rythme. Dans la tête il faut cinq kilomètres pour se remettre dedans. Il y avait des écarts, j’aurai pu être neuvième au scratch en ne perdant pas une quarantaine de secondes. Mais c’est comme ça. Je suis à ma place. Par rapport à la chaleur, on est un sport où on doit composer avec les éléments et les conditions extrêmes mais j’ai rarement roulé dans des conditions aussi rudes. C’était étouffant. Heureusement qu’il y avait des ravitaillements pour s’asperger. Je regardais les kilomètres pour savoir quand j’allais avoir de l’eau pour m’en mettre sur les jambes, sur le visage. L’organisation avait installé des petit jets d’eau dans les villages et dans les montées, ça c’était top !»

Yvon Ledanois, directeur sportif  : « Ce n’est pas mal, Anthony est à sa place et Florian Vachon a sorti un beau chrono. La clé a été de trouver le bon rythme sans se mettre en surrégime. Le parcours était super exigeant, ce n’était quasiment jamais plat, il y avait toujours du vent, des virages parfois techniques, il fallait être concentré. Il fallait aussi être en super condition et bien gérer la chaleur. Maintenant, je suis curieux de voir comment les coureurs qui ont souffert vont récupérer. A J + 2 ou J + 3, ce peut être ardu ! »

Anthony Delaplace septième à Chateaulin, Warren Barguil satisfait de sa reprise

L’équipe Arkéa-Samsic a accroché le top 10 des Boucles de l’Aulne grâce à Anthony Delaplace, septième. En compagnie de Romain Hardy et Thibault Guernalec, il avait pris place dès le départ dans une échappée que seul Gougeard (ag2r-La Mondiale), vainqueur en solitaire, a réussi à contrôler.

Anthony Delaplace (7e) : ” On était l’équipe la plus représentée dans l’échappée matinale, on a fait une belle entame de course mais on était un peu juste dans le final. J’ai tenté à quatre tours de l’arrivée, on s’est retrouvés à trois, on a tout donné pour qu’AG2R ne rentre pas mais aujourd’hui Alexis Gougeard était largement au dessus, il n’y avait rien à faire. Après les 4 Jours de Dunkerque, j’ai fait six jours sans vélo, ensuite j’ai fait un petit stage en montagne donc je suis plutôt content de mes sensations aujourd’hui.”

 

Warren Barguil :  ” Je suis très content d’avoir repris la compétition après une période difficile entre doutes et remise en question. Je tiens vraiment à remercier ma famille, Pascal mon entraineur, et l’équipe qui m’a laissé le temps de revenir. J’avais une forte appréhension hier au départ de Plumelec, un coureur a chuté juste devant moi, j’ai eu peur que ça recommence mais ensuite j’ai eu un déclic. J’ai cru en moi sur le circuit final, j’étais survolté avec cette ambiance. Je voulais me prouver que je pouvais être de retour, le Warren offensif. Hier, il m’a manqué le résultat. Les plus négatifs diront qu’on retient le vainqueur…c’est vrai mais pour moi le vélo doit aussi être offensif sinon c’est ennuyeux. Aujourd’hui la course a été vite pliée, mais on avait des cartes à jouer à l’avant. Je retiens un très bon week-end à la maison sur des courses que j’aime, dans ma belle région. ”


Thibault Guernalec 
:  ” C’était un week-end très dur et très exigeant. J’ai repris la compétition hier, après un mois d’arrêt suite à une entorse sur le Tour de Bretagne. On s’est retrouvés à trois coureurs d’Arkéa-Samsic devant sur un groupe de seize hommes, on avait un coup à jouer. J’ai donc roulé pour creuser l’écart. Dans le dernier grand tour de circuit, on savait qu’on avait des chances de voir l’échappée aller au bout. Pour un peloton, il est très difficile de reprendre une échappée sur ce circuit final. Notre stratégie était de préserver Romain pour le sprint et Anthony pour lancer de loin dans le final. Mon objectif était de passer les trois grands tours et de filer un coup de main le plus loin possible à Romain et Anthony. J’ai vraiment souffert dans la dernière montée du Menez Quelerc’h, j’ai cru ne jamais basculer mais je me suis accroché, le public m’a vraiment poussé. Ensuite, il m’en a manqué un peu et j’ai du rendre les armes sur le circuit final. Je suis le régional du coin, j’ai entendu beaucoup ‘’aller Thibault !’’, c’était génial. C’était ma troisième participation à Châteaulin mais ça a toujours la même saveur. Le public était vraiment derrière moi, ce n’est pas facile d’abandonner quand on reçoit autant de soutien mais j’ai fait mon travail au maximum. Mon but n’est pas de finir la course, mais de faire mon boulot du mieux possible pour l’équipe. Ma famille, mes amis, mes collègues d’entrainement étaient sur le bord de la route, c’était vraiment un plaisir de courir ici. Maintenant, je rentre à pied, j’ai 300 mètres à faire.”

Roger Tréhin – directeur sportif : ” Par rapport aux éditions précédentes, ce fut une course atypique. Trente coureurs ont formé une échappée dès le départ et nous étions en position de force avec la présence de Thibault Guernalec, Anthony Delaplace et Romain Hardy. Le groupe s’est réduit à 15 unités avec nos trois coureurs mais ça s’est un peu compliqué dans le final. Thibault qui reprend la compétition était un peu juste, de même que Romain. Anthony Delaplace était fort mais n’ayant pas une bonne pointe de vitesse, ce n’était pas possible de jouer la gagne. Il a tenté de faire la différence en attaquant avec Maldonado (St-Michel-Auber 93) qu’il a distancé et il a été rejoint par El Farès (Delko-Marseille 13) et Meurisse (Wanty-Groupe Gobert). En réalité, la course s’est jouée à l’arrière. Ce n’est pas faute d’avoir essayé mais Warren Barguil et Elie Gesbert n’ont pas réussi à mener un contre. Ils ont tenté mais ont été contrés par Gougeard (ag2r-La Mondiale), Simon (Cofidis) et Eiking (Wanty-Groupe Gobert). Gougeard a alors commencé son numéro. Il lui a fallu boucher un écart de trois minutes et puis rouler encore pour reprendre le groupe d’Anthony. Dans le final, il a encore eu la ressource d’attaquer. Lui, il ne faut pas lui laisser dix secondes !  Il gagne en solitaire, Anthony prend la septième place. Au classement par équipes de la Coupe de France, nous sommes deuxièmes à deux points d’ag2r-La Mondiale. Ça se jouera à pas grand chose… “

Anthony Delaplace (7è) : ” On veut toujours faire plus”

L’équipe Jumbo-Visma était intouchable dans l’étape reine de Quatre Jours de Dunkerque, son leader Teunissen confortant son maillot rose en gagnant l’étape. Huitième sur la ligne d’arrivée, Anthony Delaplace est désormais septième du classement général. La formation Arkea Samsic est également en tête du classement par équipes avant la dernière étape à Dunkerque où elle espère conclure par un beau sprint.

Anthony Delaplace : « Ce soir je suis à ma place. La configuration ou tout s’est joué sur une montée sèche n’était pas à mon avantage. J’aurais aimé anticiper avant la dernière difficulté. Mais face à nous, on avait une équipe Jumbo-Visma très forte. Le tempo était élevé, on ne pouvait pas attaquer. Je me suis arraché jusqu’à la ligne pour limiter la casse. Je n’ai pas de regrets les trois devant étaient au-dessus. Coquard s’est écarté dans le pavé et j’ai pris une cassure, j’aurais pu arriver pour la place de quatre. Ça ne change pas grand chose mais on veut toujours faire plus. Je suis content de mes cinq premières journées et du travail des gars. Ils ont tous bien bossé pour moi, Bram Welten au début et Connor Swift, André Greipel et Ben Jarrier dans le final. Ça donne forcément le moral. Après leurs efforts c’était important d’aller chercher le meilleur résultat.
Sur ce genre de montée pavée, il faut être tout le temps concentré, faire attention à sa trajectoire, rouler sur le haut du pavé et éviter les crevaisons.
Demain, on s’attend à un sprint massif mais il faudra rester concentré jusqu’au bout pour ne pas prendre de cassure. »

Roger Tréhin – directeur sportif : « Face à l’équipe Jumbo-Visma qui a été très solide dans cette étape de Cassel, nous n’avons pas eu de possibilités d’attaques, ils étaient les plus forts. Anthony Delaplace a essayé de les déstabiliser un peu mais il a compris que face à Tony Martin et Amund Grondahl Jensen qui travaillaient pour leur leader, c’était difficile. D’ailleurs, ils ont fait une dernière montée très forte et ils ont fait sauter Keukeleire et Coquard. Ce dernier était juste devant Anthony et il lui fait la cassure. C’est bien dommage. On a fait la course qu’il fallait mais nous n’avions pas une grande marge de manoeuvre. Dans le premier groupe d’une trentaine de coureurs figuraient Benoît Jarrier et Connor Swift. André Greipel a lâché prise à 10 kilomètres de l’arrivée. Il n’a pas de regrets ce soir et même plutôt de la satisfaction parce qu’il avait de bonnes sensations. On va tout faire pour finir la semaine sur un beau sprint. Au classement général, Anthony Delaplace est septième. Il a juste un petit regret en raison de cette cassure aujourd’hui et de celle qui lui a coûté six secondes à Compiègne mais vu le niveau et le parcours, on ne s’en sort pas mal. Laurent Pichon n’a pas pris le départ. A la suite de sa chute au Portel vendredi, il avait trop mal aux côtes même s’il a passé des radios qui n’ont pas révélé une fracture. Il n’aurait pas pu tirer sur le guidon et il lui était impossible d’ouvrir grande sa cage thoracique. Pour se résoudre à abandonner, Laurent doit vraiment avoir mal ! »

Anthony Delaplace : ” Présent dans la bagarre”

Dixième de la quatrième étape des Quatre Jours de Dunkerque en figurant dans un groupe de costauds, Anthony Delaplace a pris place dans le Top 10 du classement général de l’épreuve nordiste. Samedi, le coureur de l’équipe Arkéa-Samsic trouvera de nouveau un terrain à sa convenance dans l’étape du Mont-Cassel.

Anthony Delaplace : « On changeait de physionomie de course aujourd’hui avec un final difficile. On avait à cœur de faire une bonne étape. On a toujours été présent sur le circuit, notamment avec Connor. Personnellement, j’avais l’impression que mes sensations étaient moyennes donc j’ai voulu anticiper mais finalement ça s’est joué dans la dernière montée et j’étais bien présent dans la bagarre avec les 14. Il y a eu pas mal d’attaques dans les cinq derniers kilomètres, j’ai également tenté, mais personne n’a réussi à faire la différence. Ça s’est joué au sprint et je sais que ce n’est pas ma spécialité (rires). Je me contente donc d’une dixième place. Je me replace pour le général, c’est une bonne chose avant Cassel. Demain je m’attends à une course d’usure, par l’arrière, il va falloir s’accrocher pour au moins garder mon top 10 au général et pourquoi pas faire mieux. »

Roger Tréhin – directeur sportif :  « Il y a de quoi être un peu plus satisfait aujourd’hui. L’équipe Arkéa-Samsic a été active dans le final de cette étape. D’abord, nous avons perdu Robert Wagner qui n’a pas de force et dans le final, Laurent Pichon est tombé à 300 mètres de la ligne d’arrivée, tandis qu’il figurait avec Benoît Jarrier dans un deuxième groupe pointé à 19 secondes du vainqueur. Un coureur est tombé devant lui et Laurent a tapé la barrière. Vélo cassé, il a mal à un coude, au pouce et aux côtes. Hormis ces deux soucis, nous avons fait une bonne course. André Greipel a été actif et a démontré qu’il va bien, malgré la déception de n’avoir pas fait un bon sprint. Connor Swift, passé à l’attaque avec Jaurégui (ag2r-La Mondiale) est un bon coureur même s’il doit encore apprendre à gérer ses efforts pour bien calculer son coup. Enfin, Anthony Delaplace, dixième de l’étape et huitième du classement général, dit qu’il n’est pas super mais il a quand même été omniprésent avant de figurer avec les costauds dans le dernier tour. Ce soir, Teunissen est leader, c’est un solide et son équipe Jumbo-Visma va tenir la course samedi dans l’étape du Mont-Cassel. Nous serons offensifs, nous n’avons pas le choix ! »

Une équipe collectivement convaincante

Julien Simon (Cofidis) était intouchable et s’est adjugé en puncheur le Tour du Finistère. Tout au long de la journée, l’équipe Arkéa-Samsic a affiché la qualité de son collectif mais son idée d’éviter un scénario favorable à un finisseur est restée vaine. Romain Hardy a intégré le Top 10.

Romain Hardy (8ème)

« J’ai fait un effort à mi-course à contretemps quand une vingtaine de coureurs sont sortis…et seulement Anthony Delaplace pour notre équipe. Je me suis un peu affolé, du coup j’ai fait le jump avec Quentin Jauregui et Andrea Vendrame. C’était un très gros effort et j’ai vraiment eu du mal à m’en remettre et avec la chaleur, j’ai eu un coup de chaud. Au fil des kilomètres ça allait de mieux en mieux. Sur les derniers tours de circuit, en m’hydratant aussi, ça revenait tranquillement. Finalement dans le dernier tour j’étais bien. J’ai essayé de faire du mieux que je pouvais…huitième. Ce genre d’arrivée doit me convenir mais comme je n’étais pas en grande forme à 50 kilomètres de l’arrivée, je ne croyais plus en moi alors j’ai fait du boulot pour l’équipe. Arkea-Samsic a fait une belle course offensive, on perd aujourd’hui mais ça va payer c’est sûr. »

Anthony Delaplace :

« J’étais un peu frustré de mon Paris-Camembert… j’avais de bonnes jambes mais j’ai loupé le coche. J’ai fait une course d’attente et c’est ce qu’il ne fallait pas faire. Aujourd’hui j’ai couru comme j’aime, j’ai attaqué quand il fallait y aller, sans me poser trop de questions. J’ai tenté de sortir derrière Gougeard, avec Jauregui dans le final. On a été repris à deux kilomètres…Je n’ai pas de regrets. Je savais que sur ce type d’arrivée pour puncheur, ce n’était pas possible pour moi de jouer un top 5 alors le but, c’était de soulager Laurent Pichon, Kevin Ledanois et Romain Hardy. Au pied de la bosse dans le dernier tour on est encore quatre coureurs dans un groupe de 25. Collectivement et physiquement on est présents…il nous manque un finisseur. Je sais que tout le monde attend qu’on gagne et nous les premiers. Après une journée comme aujourd’hui je suis confiant pour la suite, j’espère que la réussite va vite venir ! »

Roger Tréhin – directeur sportif

« On a fait une bonne course mais le résultat n’est pas super. Alan Riou a roulé à 80 kilomètres de l’arrivée avec des coureurs de l’équipe Wanty-Groupe Gobert. L’écart avec les échappés était monté à neuf minutes, il était temps d’agir et nous avons pris nos responsabilités. Dans le final, malgré l’attaque de Gougeard (ag2r-La Mondiale), ça s‘est fait à la force et c’était très décousu. Au pied de la dernière ascension de Meilh Stang Vihan, nous avions quatre coureurs dans le groupe de vingt-cinq à trente unités. Anthony Delaplace qui a donné de sa personne, Laurent Pichon, Kevin Ledanois et Romain Hardy qui, à vingt kilomètres de l’arrivée, m’a dit qu’il n’était pas bien. Aujourd’hui, il faisait chaud en Bretagne et personne n’avait de bonnes sensations. Je l’ai encouragé, il a pris la huitième place dans une arrivée de puissants. Clairement, il nous a manqué un super puncheur pour jouer la gagne. »

 

Provence #2 A.Delaplace : “J’ai joué pour la gagne”

Cette deuxième étape du Tour de la Provence était attendue par tous les coureurs, 3 montées répertoriées et 2597m de dénivelé positif, ça promettait du spectacle. Anthony Delaplace n’a pas attendu longtemps pour se mettre en évidence et prendre l’échappée du jour. On connaît le tempérament du Normand, à l’avant, il ne lâche rien. Du groupe des 8, il est le dernier à être repris par les favoris, à 13kms de l’arrivée. Quel raid !

Anthony Delaplace :

« On s’est retrouvé à huit à l’avant, c’était intéressant surtout pour les 130 kms de plat. Au pied de l’Espigoulier l’écart était faible, mais après tant d’efforts, je ne voulais pas que ça s’arrête à 60kms de l’arrivée. J’ai relancé, et je n’ai pas de regrets, on a bien résisté. Par contre, la route des crêtes, c’est vraiment dur, Maxime avait raison, c’est un mur, c’est horrible j’avais l’impression d’être à l’arrêt. Je suis repris par le groupe des favoris à 400m du dernier sommet. C’est dommage, il ne me manque pas grand chose pour aller chercher une place, mais je commençais à être émoussé, j’ai tout donné. J’ai joué pour la gagne.
C’est ce genre d’échappée que je préfère, c’est ma chance pour aller chercher un résultat. Je me suis fait plaisir, notre métier est assez dur, donc il faut réussir à se faire plaisir dans ce qu’on aime, moi c’est en partant de loin. C’est aussi l’âme de notre équipe, forcement on va travailler pour nos leaders, mais on veut aussi garder notre mentalité d’attaquants. C’est important. Et je n’ai pas tout perdu, je repars avec le prix de la combativité et un marsupilami (rires), c’est pour Livio, mon fils.
»

Roger Tréhin – directeur sportif :

«  Anthony Delaplace a fait une bonne journée en tête de course. Il ne lui a pas manqué beaucoup pour basculer avec le groupe des huit costauds. Warren Barguil manque encore un peu de force mais on comptera les points dimanche soir. Il doit garder le cap, pour lui l’objectif est Paris-Nice. Ici, il travaille dans de bonnes conditions, la course est dure. Il va progresser. Enfin, Jérémy Maison a été victime d’une chute, il a loupé un virage dans la descente de la Coutronne. Il s‘est quand même un peu égratigné mais il a fini. »

Une journée pas comme les autres #TourdeVendee

Ce matin, au départ du Tour de Vendée, nous avions 206kms à parcourir, une banderole « Bravo Armindo Fonseca », du soleil, de la bonne humeur et l’envie de bien faire. Après 15kms de course, Anthony Delaplace prend le large en compagnie de trois autres coureurs. Pendant ce temps, toujours bien entouré, Armindo profite de ses derniers tours de roues dans le peloton professionnel. À 60kms de l’arrivée, un groupe d’une vingtaine d’unités se détache pour rentrer sur les hommes de tête, Anthony Delaplace rejoint Franck Bonnamour. Après 150kms et pour durcir encore un peu plus la course, la pluie fait son apparition sur les routes du Tour de Vendée. Franck Bonnamour a de bonnes sensations et ressort avec un groupe de sept coureurs. Dans le circuit final, le Lannionais craque un peu et se retrouve distancé des hommes de tête. Il se classe 8ème,  la victoire revient à Nico Denz.

Ce soir, tout le monde s’est réuni autour d’un homme, Armindo Fonseca qui après avoir passé toute sa carrière dans notre formation raccroche le vélo.

Tu vas nous manquer !

Franck Bonnamour (8è) : « J’ai la forme depuis quelque temps, aujourd’hui j’ai pu accrocher le bon wagon. Je suis déçu de craquer dans le dernier tour, j’espérais vraiment faire quelque chose à l’arrivée…»

Anthony Delaplace : « J’ai suivi les coups, je voulais anticiper. Finalement, on se retrouve seulement à quatre à l’avant, ce n’était pas l’idéal. On ne s’est pas enflammé. Au bout de 170 kms, avec la pluie et le mauvais temps j’ai eu un coup de moins bien, je grelottais, je n’avais plus beaucoup d’énergie, j’ai fini un peu comme j’ai pu. Franck a réussi à ressortir avec le groupe de 7, c’était notre meilleure chance. Ça faisait un moment qu’on n’avait pas eu du mauvais temps comme ça, ça ne m’avait pas manqué (rires). »

Armindo Fonseca : « Toute la journée, j’étais partagé entre joie, émotion et nostalgie. J’avais vraiment des sensations moyennes depuis plusieurs semaines dû à de petits problèmes de santé, je suis un peu déçu de ne pas avoir fini en beauté avec l’équipe. Merci à tous pour ces huit saisons.»

Tour de Savoie #4 – Anthony Delaplace 4ème après une journée à l’avant

Ils sont presque trente à s’échapper sur l’étape reine, parmi eux Florian Vachon, Sindre Lunke et Anthony Delaplace. Le peloton laisse filer, l’écart atteint rapidement la barre des 6 minutes. Alors qu’une grande partie des hommes de tête sont repris par un peloton réduit à 78kms de l’arrivée, trois hommes résistent dont Anthony Delaplace. Dans la dernière ascension de la journée, tous les groupes explosent. Patrick Shelling s’impose en solitaire devant Kilian Frankiny. Anthony Delaplace est 4ème, Jérémy Maison en arrivant 8ème monte à la 3ème place du classement général. Un beau collectif se traduisant par une 1ère place au classement général par équipes.

Anthony Delaplace :

” Au pied de la dernière ascension, on avait encore 2’40 d’avance sur le groupe des favoris et j’y croyais. Mais après toute une journée à l’avant et un vent défavorable, la fatigue s’est faite ressentir et je n’ai pas pu suivre les attaques. Je suis déçu mais je n’ai pas de regret parce-que c’est en anticipant comme aujourd’hui que j’ai gagné d’autres courses mais aujourd’hui il y avait plus fort que moi. Pourtant j’étais à l’aise dans les cols, je me suis bien entraîné en stage et c’est bénéfique aujourd’hui. Ce matin au briefing on savait qu’il fallait être vigilent sur les attaques, on a réussi à être trois dans le groupe de tête mais l’idéal aurait été d’avoir Jérémy qui est bien placé pour le général. Aujourd’hui encore on fait une bonne course, je sens que toute l’équipe est motivée, on a un très bon collectif. La victoire de Maxime jeudi y est pour quelque-chose aussi bien sûr. Demain on veut terminer la compétition sur une bonne note en visant l’étape et le général pour Jérémy ou Maxime. “

Route Adélie – Anthony Delaplace (4e) : “une revanche sur mon début de saison difficile”

Ils sont neuf à s’extirper du peloton dans les dix premiers kilomètres, parmi eux on retrouve Anthony Delaplace. Leur avance ne dépassera pas les 3’30, le peloton contrôle. Pourtant il ne reverra pas les hommes de tête qui se disputeront la victoire à six malgré quelques tentatives de contre. Anthony Delaplace se classe 4ème, Maxime Daniel clôt le top 10 suivi d’Armindo Fonseca.

Anthony Delaplace :

« Ce matin au briefing Roger nous avait dit que si cinq ou six coureurs sortaient du peloton, il fallait qu’on y soit, Jérémy, Franck ou moi. J’étais motivé pour faire un résultat aujourd’hui donc je me suis lancé et on s’est retrouvés à neuf. C’est un avantage d’être nombreux, c’est moins dur qu’à quatre ou cinq déjà. On s’est bien entendus toute la journée. A 3 kilomètres de l’arrivée, je ne savais pas encore si on allait aller au bout, je n’y croyais pas parce-que ça revenait vite derrière, on n’avait plus que 1’10 d’avance à 20 kilomètres de l’arrivée. A un tour et demi de l’arrivée, on a accéléré, notre avance est remontée à 1’30 et là je me suis dit que ça pouvait le faire. Toute la journée on a bien géré, quand le peloton revenait, on remettait un coup, quand on a repris 3 minutes on a temporisé… Tout le monde a bien joué le jeu dans l’échappée et c’est certainement pour ça qu’on a résisté. Physiquement je n’étais pas au meilleur de ma forme même si j’avais de bonnes sensations alors j’ai préféré dire à Roger que je serais juste pour jouer la gagne si ça allait au bout. Histoire de ne pas bloquer les gars derrière s’ils voulaient attaquer. Mais je pense que tout le monde était usé. Après 190 kilomètres devant, personne ne peut avoir de jambes exceptionnelles à la fin. Même si les jambes n’étaient pas au top, le mental était là, j’avais à cœur de bien faire aujourd’hui. Je ne suis pas en super forme depuis le début de saison, j’ai été malade sur Paris-Nice, j’ai eu une douleur au mollet et j’avais envie de revanche. Je suis motivé pour mes prochains rendez-vous avec la Sarthe, Paris-Camembert ou le Tro Bro Leon qui sont des courses qui me correspondent bien. »