Clément Russo : « J’ai terminé fort »

Clément Russo, 6e

Clément Russo a pris la 6e place des Championnats de France de cyclo-cross après une très belle remontée dans le final de la course

 

Clément Russo, 6e

« J’ai connu deux courses. Difficile sur la première partie, puis je change de vélo, je mets un peu moins de pression. J’étais plus à l’aise sur la deuxième partie, et cela s’est débloqué. J’ai pu accélérer, remonter des concurrents. Je suis davantage satisfait de ma deuxième partie de Championnat, même si forcément ce n’est pas le résultat que j’escomptais. J’espère revenir l’an prochain…»

Anthony Delaplace, 22e

« Je ne suis pas un spécialiste du cyclo-cross, mais ici, chez moi, dans la Manche, j’ai pris énormément de plaisir, mis à part le premier quart d’heure du fait que je suis parti loin sur la grille. Mais j’ai su trouver les moyens afin de me remobiliser et faire ma course ».

Benoit Jarrier, 27e

« J’ai été gêné par un autre concurrent qui n’a pas voulu me laisser passer, il le force même, chute devant moi et je tombe avec lui. Je casse de surcroit le boa de ma chaussure, et je dois en changer, le temps de repartir, de resserrer, je perds bien une minute au total »

Kévin Ledanois

« Eddy Finé déchausse devant moi au départ, j’ai failli faire la même chose que lui ! Je commets une erreur technique dès le premier virage. J’ai déraillé ensuite en haut des marches, puis je tape la main dans un piquet. Une vraie journée cauchermardesque »

 

Arkéa-Samsic

 

Arkea-Samsic version 2020 avec Vachon, Jarrier, Ledanois et Russo

La formation Arkea-Samsic est heureuse d’annoncer les prolongations de contrats de Florian Vachon (2020), Benoit Jarrier (2020), Kevin Ledanois (2021) et Clément Russo (2021).

Emmanuel Hubert – manager général : « L’équipe poursuit sa progression, mais cela se fait de manière naturelle car nous avons travaillé avec des bases solides. Ce n’est pas parce que Nairo Quintana arrive que nous allons tout jeter aux oubliettes, au contraire. Je fais confiance à Florian Vachon et Benoit Jarrier, qui sont deux cadres importants pour le vestiaire et pour la tactique de course. Je suis content de les savoir parmi nous pour la saison prochaine, qui s’annonce charnière. De son côté, le jeune Clément Russo, s’est révélé cette année sur route. On doit continuer à l’encadrer mais je pense qu’il va encore nous surprendre dans les saisons à venir. Comme Kévin Ledanois, ce sont de très bons équipiers et des garçons qui peuvent jouer leurs cartes. Ils sont des maillons importants pour l’équipe.  »

Florian Vachon : « Nous sommes sur la même longueur d’onde avec Emmanuel Hubert, il n’y a pas eu besoin de longs discours. Je sais quel sera mon rôle en 2020. Je ressens beaucoup de confiance et de reconnaissance de l’équipe. Je vais entamer ma onzième saison dans l’équipe Arkea-Samsic. J’ai observé et participé à son évolution. Il y a deux ans, le recrutement de Warren a fait beaucoup de bruit, il sortait d’un énorme Tour de France. Cette année, l’équipe a attiré Nairo Quintana, il est du même calibre que Warren mais avec une dimension internationale unique ! L’équipe se structure, l’envie des acteurs est là et je suis très content de faire encore partie de cette aventure et de son ascension.
Ce sera ma dernière année en tant que cycliste professionnel et je me sens toujours prêt à m’investir à 200%. Je veux terminer, comme j’ai commencé, en me faisant plaisir ! Dans les courses, j’aime toujours autant piloter au milieu du peloton et aller frotter. J’ai trouvé ma place pour épauler les leaders. Je pense avoir le recul et le vécu pour apporter un regard différent ! »

Benoit Jarrier : « Je remercie l’équipe pour la confiance qui m’est accordée depuis huit ans. Après Florian Vachon, je suis le plus « ancien » coureur de la formation ! Au fil des années, j’ai senti que mon rôle de capitaine de route se dessinait. Les directeurs sportifs me demandent de prendre des décisions en course et de mener le groupe, c’est une vraie preuve de confiance. L’équipe évolue progressivement et franchit un nouveau cap notamment avec l’arrivée de Nairo Quintana. Pour ma part, ça ne changera pas ma mission. Sur 80% des courses, j’ai un rôle d’équipier, je roule pour mes leaders et ça me plaît ! Sur quelques épreuves, on me laisse ma chance et j’avoue qu’il y a toujours des courses qui me font rêver comme le Tro Bro Leon ! Notre équipe grandit et on va pouvoir avoir des groupes plus dessinés pour travailler ensemble et prendre nos automatismes, c’est un vrai plaisir ! »

Kevin Ledanois : « C’était un rêve de devenir coureur professionnel et ça fait déjà cinq ans que je le réalise au sein de la formation Arkea-Samsic. Ma chance est que l’équipe évolue d’année en année. Elle m’offre la possibilité de découvrir des épreuves et d’apprendre auprès de grands leaders. La direction sportive nous présente chaque année de nouveaux défis, c’est motivant et excitant. Je suis content d’en faire partie pour les deux prochaines saisons. L’équipe me fait confiance dans la préparation de ma saison et me laisse faire du cyclo-cross, c’est important pour moi. Je sens que je progresse mais que je peux toujours faire mieux. Travailler pour mes leaders, ça me plait. On connaît la difficulté de notre sport et si on peut aider un leader à performer, c’est une satisfaction. »

Clément Russo : « J’avais vraiment à coeur de rester dans l’équipe Arkea-Samsic, je m’y sens bien. Le travail est commencé et il faut le continuer. Je ne me voyais pas aller ailleurs. Ma première année était assez difficile car je suis arrivé blessé dans l’équipe mais cette année j’ai énormément appris. J’ai décroché ma première victoire professionnelle en remportant le classement général au Tour de la Communauté de Madrid. Je retiens un travail collectif exceptionnel ! Sur toutes les compétitions je retiens du positif, on a une bonne équipe, on s’entend bien : ça donne envie d’aller en course. L’équipe prend une nouvelle dimension cette année avec l’arrivée de coureurs de renom, c’est bien pour tout le monde. Personnellement, j’espère continuer à progresser, donner le meilleur pour l’équipe et apporter le maximum de résultats. »

Benoît Jarrier, très bon cinquième !

Benoît Jarrier est à son affaire dans le prologue des Boucles de la Mayenne et il a signé le cinquième temps jeudi soir à Laval. De très bon augure pour lui et l’équipe Arkéa-Samsic dans cette course qui s’achèvera dimanche.

Benoît Jarrier, 5ème :

 « J’avais fait de ce prologue un défi. J’en avais parlé avec Anthony Delaplace aux Quatre jours de Dunkerque et je lui avais dit : «  un top 10 j’en serai content, un top 5 très très content. » Je ne l’avais pas crié sur tous les toits mais je voulais faire un bon temps ! Je connais très bien ce prologue : court mais technique avec des virages serrés et une belle bosse à l’arrivée…Dans le bus je suis resté tout seul dans le fond, dans ma bulle avant le départ, pour me concentrer. Je suis aussi content car les jambes étaient vraiment là ce soir, sinon je ne serais pas rentré dans le top 5. A Dunkerque je me sentais très très bien et à Plumelec et Châteaulin j’ai eu du mal avec les premières chaleurs, c’est la même chose chaque année…Ici il fait plus frais et je sens que ça va mieux. Je vais défendre ma place au général et essayer de faire encore mieux ! »

Roger Tréhin, directeur sportif : 

« Franchement, le prologue de Benoît Jarrier, cinquième, n’est pas mal du tout. Benoît aime les prologues, celui-là lui correspond bien, c’est nerveux, il y a beaucoup de relances. Il se l’était mis en tête. Maxime Daniel, en revanche, a beaucoup moins bien viré que Benoît et avait moins de force mais il ressent toujours une douleur à la cuisse à la suite de sa chute dans le Tour de Norvège. A contrario, Brice Feillu, ce n’est pas son truc mais il a fait un bon prologue, il avait de la force. Demain, ça risque d’être une sacrée course avec les intempéries annoncées. La préfecture a demandé aux organisateurs de faire gaffe avec leurs arches et sur la ligne d’arrivée. Je pense que les sprinteurs vont tenter de verrouiller. Benoît est à neuf secondes, il est très près des meilleurs et sera surveillé mais on va jouer le coup à fond !

Clément Russo repris à 100 mètres de la ligne

L’équipe Arkéa-Samsic a été active dans la sixième étape mais n’a pu empêcher un nouveau sprint victorieux de l’Italien Dainese (SEG Racing). Benoît Jarrier a tenté de faire le break dans le final tandis que Clément Russo a été repris à 100 mètres de la ligne d’arrivée.

Benoit Jarrier
 « J’ai attaqué dans l’avant dernière bosse. Les trois bosses avant le circuit pouvaient faire mal. Dans la première, il ne s’est rien passé. Dans la deuxième, j’ai dit à Clément : « écoute il faut que l’on tente quelque chose, il faut y aller. Tu te mets dans ma roue et on y va ». Dans la bosse, les Lotto-Soudal ont levé le pied assez rapidement, et je suis parti, le peloton avait complètement explosé. On s’est retrouvé à cinq… on a rejoint l’échappé du début et j’ai réussi à faire la bonifications pour trois secondes. Après ça s’est désorganisé  on s’est fait reprendre. C’est frustrant parce que cette année je pense que nous avons une équipe pour un tracé plus dur…malheureusement pour nous ça ne l’est pas et le sprint arrive tout le temps. On va tout donner demain pour essayer de renverser la tendance. »
Roger Tréhin, directeur sportif
« De nouveau les coureurs de l’équipe Arkéa-Samsic ont fait une très bonne course, en respectant les consignes à la lettre. Derrière les cinq échappés du matin, Benoît Jarrier a placé une grosse attaque à 35 kilomètres de l’arrivée. Il est sorti avec trois autres coureurs mais une fois la jonction faite, il y a eu mésentente. Seul Brunel (Groupama-FDJ Continental) voulait rouler et le peloton s‘est reformé à 15 kilomètres de l’arrivée. Benoît a pris trois secondes de bonification et intègre le Top 5. Ça roulait fort sur le circuit tracé à Plurien sur des routes sinueuses et étroites. Clément Russo a pris un virage à 400 mètres de la ligne d’arrivée à la perfection et a pris dix mètres d’avance mais a été revu par les premiers sprinteurs dont Maxime Daniel (6e) à 100 mètres de la ligne d’arrivée. Ce soir, Benoît est sixième du général à 10 secondes, dans le même temps que Clément et il reste une étape. Sur la route de Saint-Pol-de-Léon, toutes les côtes sont évitées mais on ne sait jamais… »

 

Maxime Daniel : ” C’est fou d’avoir si peu de chance”

La chance va-t-elle enfin décider de venir en aide à l’équipe Arkéa-Samsic ? Sous la forme d’une crevaison dans les derniers kilomètres, elle a privé Maxime Daniel de la victoire dans la quatrième étape du Tour de Bretagne dont il devait aussi endosser le maillot de leader. Si Benoît Jarrier a bien assuré le coup en prenant la troisième place à Châteaubriant, il y avait beaucoup de frustration pour Maxime et ses équipiers.

Maxime Daniel

« Je suis vraiment dégouté, plus que dégouté. Quand tu es si près de la gagne et de faire coup double avec le général et que tout s’écroule pour…une crevaison, c’est tellement frustrant. Je suis sûr que dans ce groupe de trois j’étais le plus rapide au sprint. J’ai entendu le boyau exploser net en plein virage. Je me suis dit : « c’est quand même pas moi ? » et à ce moment-là j’ai « chassé » et j’étais à deux doigts de me prendre le mur en face à la sortie du virage. On avait encore une bonne avance à ce moment-là. J’ai vu la moto assistance mais c’était fini…Dans la tête ça va très vite. C’est quand même fou d’avoir si peu de chance ! On n’a pas crevé de la semaine et il faut que ça tombe sur moi, qui suis devant, dans l’échappée qui, pour une fois, va jouer la gagne. Ca aurait pu être n’importe quel coureur du peloton, et non c’est moi. L’équipe a fait la course parfaite et moi aussi. Je suis sorti à mi-course, j’ai joué les bonifications, j’ai mis plusieurs attaques pour nous relancer par rapport au peloton et ça allait le faire ! C’était un truc de fou, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu ces sensations et quand je dis ça ce n’est pas de l’euphorie, j’avais les jambes. Il faut vraiment que ça tourne, toute l’équipe le mérite… »

Benoit Jarrier (3ème) 
 « Ce n’est pas de la déception, c’est de la frustration…La déception c’est quand on se loupe. Mais là c’est une crevaison. C’est tellement frustrant. Quand on a vu Max à 4 kilomètres de l’arrivée sur le bord de la route on s’est dit « ce n’est pas possible… » Tout est allé très vite, je me suis replacé pour le sprint, j’ai eu l’ouverture, je fais troisième mais c’est anecdotique.
On est super frustrés mais on ne va rien lâcher. On n’est plus que cinq coureurs mais les cinq coureurs qui sont là font à 200% leur part de boulot, on ne loupe jamais les bons coups, on a un super groupe, on s’entend tous très bien. On va continuer. »
Roger Tréhin, directeur sportif

« C’est quand même un truc de dingue ! Maxime Daniel avait réussi un super coup en s’échappant en compagnie de James (Côtes d’Armor-Marie Morin) et Dernies (Nature4eever-Roubaix-Lille Métropole) et en parvenant à résister au peloton. Il avait engrangé neuf secondes de bonification dans les trois sprints intermédiaires en démontrant qu’il était bien le plus rapide et était assuré de devenir le leader du Tour de Bretagne mais il a été victime d’une crevaison à cinq kilomètres de l’arrivée. L’unique crevaison pour nous cette semaine ! Il a été passé par le peloton et a été dépanné ensuite. Il finit à une vingtaine de secondes… C’est vraiment la scoumoune. La pluie était apparue dans le final et avait favorisé l’échappée tandis que le leader de la course, l’Italien Dainese SEG Racing) avait été victime de deux chutes. James est allé au bout et a gagné ! Benoît Jarrier a pris la troisième place mais quand t’es passé si près de la victoire, ce n’est pas une consolation. On prenait le maillot de leader, en ayant les autres coureurs de l’équipe Arkéa-Samsic placés au général. On aurait été dans l’obligation de rouler mais on aurait été en position de force. Bon, on ne va pas baisser les bras… Lundi, la cinquième étape entre Rougé et Le Ferré non loin de Fougères, est vallonnée. Il y aura six côtes répertoriées avant une dernière ligne droite de 1500 mètres. »

Clément Russo : “Mener le peloton à Arenberg”

C’était un Paris-Roubaix ultra-rapide, contraignant les coureurs à évoluer sans filet ! Chaque ennui mécanique avait des conséquences fâcheuses, André Greipel l’a appris à ses dépens. En revanche, Clément Russo dont c’était la première participation a démontré des aptitudes intéressantes et laisse penser qu’il a un avenir sur les pavés du nord !
Clément Russo :

«La Trouée d’Arenberg, c’était énorme. Il y avait tellement de bruit que je me croyais dans un stade de foot. Quand j’ai vu l’arche qui annonçait le secteur, j’ai regardé mon compteur, on était à 67 kilomètres, je me suis dit « ça va être chaud ». J’étais bien placé, je me sentais à l’aise, j’ai remonté quelques places et je me suis retrouvé à mener le peloton. J’étais à fond, mais je ne sentais pas la douleur, j’avais l’impression de pouvoir aller toujours plus vite. C’était incroyable.

Je suis très content de finir. Quand on prend le départ, on ne sait jamais ce qui va se passer, on peut tout perdre en quelques secondes. On passe par tous les états pendant la journée. Ce matin, j’avais froid, je ne me sentais pas super bien, je gambergeais un peu. Ensuite, sur les premiers secteurs, je me suis tout de suite senti à l’aise et je me suis dit « ça va le faire. » J’avais bien écouté les conseils de Sébastien. Sur la reco, je serrais beaucoup le cintre, à chaque secteur j’avais des douleurs. Aujourd’hui, je le tenais à peine, ça bougeait, mais je n’ai eu aucune douleur et quasiment pas d’ampoules. C’est une course à part. Il n’y avait que des champions autour de moi. Par exemple, au début d’Arenberg j’étais dans la roue de Sagan….ce n’est pas n’importe qui (rires). Mais il ne faut pas rester regarder pédaler les champions ! Ils ne le feront pas à notre place, donc à bloc ! Malgré l’adrénaline procurée par l’évènement, je suis resté très concentré sur ma course. J’ai connu un passage dur à 60 kilomètres de l’arrivée, c’était la guerre entre les favoris, on n’était plus que quarante dans le peloton. Le coureur devant moi a lâché, et je n’ai jamais pu boucher le trou. C’est très dur, je comprends pourquoi on l‘appelle l’Enfer du Nord, mais le plaisir a pris largement le dessus aujourd’hui. J’ai fini Paris-Roubaix ! 260 kilomètres, mon record. Après Templeuve, je pensais déjà au Vélodrome, je comptais les kilomètres, j’avais hâte de vivre ce moment. Pour un premier, je suis content de ma performance, j’ai hâte de revenir. »

 Benoit Jarrier :

« Je suis déçu, je sentais que j’avais de la force mais les ennuis mécaniques ont pris le dessus. J’ai crevé sur un secteur, je suis revenu et trois kilomètres plus loin je déraille… ma course était finie. Ça fait partie de Paris-Roubaix. J’ai fait 20 kilomètres tout seul. C’était difficile. Quand on est dans la course, on a mal aux jambes mais on y pense pas. On est concentré sur une seule chose : s’accrocher. Quand on n’est plus dans le match, les douleurs reviennent et reprennent le dessus. Paris-Roubaix ça se respecte, on n’abandonne pas comme ça, donc on va au bout ! »

Sébastien Hinault :

« Aujourd’hui, nous avons une satisfaction avec Clément Russo  mais nous avons connu des ennuis mécaniques qui nous ont quand même beaucoup affecté. Oui, la satisfaction nous est apportée par Clément dont c’était la première participation. Il sait se placer, il est à l’aise sur les pavés. Il lui a manqué la connaissance de la course et ça s’acquiert avec l’expérience en dépit de l’aide que nous pouvons lui apporter, notamment quand il s’agit de choisir le bon moment pour remonter en tête de groupe mais il nous a montré qu’il est un élément d’avenir dans cette course. Dans la tranchée de Wallers-Arenberg, il était en tête de peloton au contact des costauds. Il a été mis en difficulté sur le secteur où la course s’est jouée, à un peu plus de 60 kilomètres de l’arrivée et puisque ça ne s’est jamais relevé, il a fini dans le troisième groupe.
Longtemps Clément a été accompagné par Benoît Jarrier qui a été victime d’une crevaison et d’un ennui mécanique, le même ayant stoppé André Greipel dans le troisième secteur pavé. Alan Riou, qui a fini (tout comme Franck Bonnamour et Benoît Jarrier), lui a donné son vélo, Brice Feillu l’a attendu mais la course a été intense toute la journée. Être victime d’un ennui signifiait pour la plupart la fin des illusions. Idem pour Bram Welten qui a cassé une roue… »

Benoit Jarrier : “le gros enjeu : accompagner Warren dans les étapes difficiles” DeutschlandTour #1

157 kilomètres entre Koblenz et Bonn pour la première étape du Tour d’Allemagne. C’est une étape peu vallonnée avec un grimpeur. Benoit Jarrier prends l’échappée matinale mais le peloton roule fort pour l’arrivée destinée aux sprinteurs. Alvaro Hodeg l’emporte. Warren Barguil est classé dans le temps du vainqueur.

Yvon Caër – Directeur sportif

« Aujourd’hui l’arrivée était vouée aux sprinteurs. C’était l’étape la plus « facile ». On a choisi d’aller dans l’échappée pour jouer les maillots des grimpeurs et éventuellement les bonifications. Benoit est parti dans l’échappée et est allé jouer le grimpeur au 116ème kilomètre. Les commissaires l’ont annoncé meilleur grimpeur, mais c’était serré et il y a eu rectificatif à l’arrivée. C’est toujours une petite déception, mais on se concentre sur la suite de la compétition. Mis à part cela, toute l’équipe a fait une bonne étape. Demain, la fin de course est difficile avec des grimpeurs qui devraient pouvoir faire la sélection et convenir à Warren. On est tous opérationnels pour bien figurer. »

Benoit Jarrier

“A la base, c’est Romain qui devait aller dans l’échappée. On pensait que ca allait batailler moins que cela…Romain a suivi tous les coups qui partaient et finalement en voulant l’aider pour le lancer, je suis parti dans l’échappée. Le peloton a fait rideau, je me suis retrouvé devant à aller jouer le grimpeur que je n’ai finalement pas eu…mais c’est anecdotique ! L’objectif aujourd’hui c’était le maillot mais le gros enjeu de ce Tour d’Allemagne c’est d’accompagner Warren dans les étapes difficiles qui commencent demain. Je pense qu’il va vraiment y avoir du sport !”

Catalogne #6 – Benoît Jarrier (10ème) : “Toujours un plaisir de sprinter quand j’en ai l’occasion”

Sur le papier, cette avant-dernière étape était destinée aux sprinteurs. Après plusieurs tentatives d’attaques, le peloton laisse filer deux hommes : Schachmann (Quick-Step Floors) et Rubio (Burgos BH). A 29 kilomètres de l’arrivée, le peloton explose en trois groupes, le premier peloton compte une cinquantaine d’unités. Un bras de fer s’engage entre les échappés et les poursuivants mais les hommes de tête n’abdiquent pas et se jouent la victoire. Benoît Jarrier fait le sprint pour la 3ème place, il se classe 10ème de l’étape. Elie Gesbert, souffrant du genou, est contraint d’abandonner la compétition.

Benoît Jarrier :

« Je suis content de cette 10ème place, ça montre que j’ai une bonne forme. Après une journée galère hier, aujourd’hui je me sentais mieux. Pour le sprint j’en ai discuté avec Warren dans le final, il m’a demandé si j’étais bien, j’ai dit que ça allait, du coup ils m’ont protégé et remonté dans les dix derniers kilomètres. Amaël a fait le premier effort pour bien se replacer puis Florian a pris le relais à 1,5 kilomètre et m’a placé idéalement pour le sprint. Je manque encore de confiance et je ne suis pas assez agressif car je n’ai plus trop l’habitude de faire les sprints mais c’est toujours un plaisir de les faire quand j’en ai l’occasion. »

Le Samyn – Top 10 pour Benoît Jarrier

Maxime Daniel a passé une bonne partie de la journée en tête jusqu’à l’offensive des Quick Step, tous sortis du peloton en contre. Terpstra sort victorieux d’une longue bataille contre Gilbert et Gaudin. Benoît Jarrier remporte le sprint de son groupe et se classe 7ème.

Benoit Jarrier :
« Je suis content de ce résultat surtout après ma déception du week-end. C’était un premier objectif, et je suis passé au travers mais j’ai retrouvé de bonnes sensations aujourd’hui. On est ressorti à cinq dans le dernier tour sur un coup de bordure et je gagne le sprint de mon groupe. Depuis que je fais du vélo, c’est la première fois ou je pars en collant long, ça ne m’arrive jamais. Avec le vent, même dans le final, le froid piquait le visage, à l’arrivée la température affichée était de -1,5°C. »

Roger Tréhin :
«  On a eu affaire à une vraie classique belge aujourd’hui avec de la pluie, du vent, du froid, des chutes et un rythme soutenu. On a subi quelques chutes, notamment pour Michael Carbel mais sans gravité. Benoît Jarrier était en forme, il réalise une bonne performance avec un beau top 10. »

CHAMPIONNATS DE FRANCE EN LIGNE – LE MOT DES COUREURS

Laurent Pichon

Après 16 tours de circuit, 248 kms parcourus, l’un des 154 coureurs du peloton lèvera les bras et aura le privilège de porter la tunique bleu, blanc, rouge durant une saison. Sans difficulté majeure, les sprinteurs semblent avantagés par le profil. Nos 16 coureurs français s‘élanceront dimanche avec le même but : que l’un d’entre eux franchisse la ligne en premier ! Seul Anthony Delaplace ne prendra pas le départ du championnat de France. Le normand s’était cassé la clavicule aux Boucles de l’Aulne.

Pierre-Luc Périchon :
« L’an dernier, j’avais pris beaucoup de plaisir aux championnats de France, j’avais terminé 6ème. Je vais essayer de faire encore mieux cette année, si tous les ans je grappille une place, ça devrait bien se finir (rires). C’est particulier un championnat, la veille, tous les coureurs font le même rêve : enfiler le maillot bleu, blanc, rouge.Tout est possible, mais il faudra courir juste. Même si c’est un championnat, nous ferons une course d’équipe, on attendra les consignes au briefing. »

Maxime Bouet :
« Sur le papier, les sprinteurs sont favoris dimanche. Si ça arrive avec un petit groupe, nous avons des cartes à jouer. Il faudra être offensifs dès le kilomètre zéro, pour faire travailler les équipes de sprinteurs et essayer de les piéger. Dans un championnat, le mental est très important, il faut être positif et confiant. »

Brice Feillu :
« Il n’y a pas beaucoup de relief, mais le circuit s’annonce usant et piégeux. Ces derniers temps, plusieurs échappées ont réussi à faire plier le peloton, ça peut donner des idées. »

Florian Vachon :
« Chacun y va de son petit commentaire sur le circuit. On peut faire bouger les choses, il faudra se servir des faits de courses. Toute l’équipe est motivée pour faire une belle prestation. »

Arnaud Gérard :
« La FDJ et Cofidis vont essayer de cadenasser la course pour favoriser une arrivée au sprint. Mais avec la chaleur et le vent il faut se méfier, et ne pas oublier que ce sont les coureurs qui font la course. Il faudra être opportuniste et ne pas hésiter à prendre la première échappée. Il faut y croire. »

Maxime Daniel :
« J’ai enchaîné plusieurs bons sprints ces derniers temps, c’est encourageant. L’objectif est de faire mieux qu’en 2014 où j’avais pris la cinquième place. »

Francis Mourey :
« Un championnat est une course unique avec une ambiance si particulière. Quand, on reçoit le maillot sur le podium et qu’on écoute la marseillaise, c’est une émotion intense. J’ai eu la chance de la connaître à neuf reprises en cyclo cross. On se prépare comme une course normale mais le jour J tout change. »

Kevin Ledanois :
« J’aborde l’épreuve confiant, j’ai retrouvé de bonnes sensations sur la Route du Sud. Dimanche, le circuit sera usant, on peut avoir des surprises. Il faudra être fort dans la tête. »

Arnold Jeannesson :
« En ce moment, je n’arrive à rien. La forme n’est pas là et je n’arrive pas à savoir pourquoi. Ça fait un mois et demi que je n’ai pas de bonnes sensations à l’entraînement et je ne parle même pas de la compétition. Pourtant la motivation est présente… Je vais aller aux France pour l’équipe. »

Laurent Pichon :
« J’ai envie de faire déjouer le sprint « tant attendu ». Le championnat de France est la course à gagner dans l’année : la fierté d’être le premier de son pays et d’avoir l’honneur de porter, pendant un an, les couleurs bleu, blanc, rouge. Ça fait rêver, c’est forcément difficile et très disputé mais il faut y croire. »

Franck Bonnamour :
« J’ai fait une bonne préparation, j’ai couru mercredi à Halle, j’espère retrouver du jus pour dimanche. C’est difficile de décrire ce que peut représenter le titre de champion de France… c’est le dimanche le plus important de l’année. »

Benoit Jarrier :
« Les sensations sont bonnes. A priori, le parcours n’est pas difficile mais le vent pourrait changer la donne. J’espère pouvoir tenter des choses, sinon je me mettrai au service de l’équipe. »

Erwann Corbel :
« Sur un championnat, tout est possible, ça sera mon troisième chez les professionnels et je compte en profiter. L’ambiance est toujours au rendez-vous. Nous avons hâte d’y être. »
Armindo Fonseca :
« J’ai des douleurs au niveau du sacro-iliaque. Je ne suis pas dans la meilleure forme physique pour me rendre aux France mais, un championnat national ne se refuse pas. Je serai bien présent. »

Romain Hardy :
« Je reviens en forme après mes soucis de santé, la jambe tourne bien. Comme tous les championnats on sait que ça va rouler très vite. Même s’il peut y avoir des faits de courses, c’est toujours un homme fort qui gagne. »

Elie Gesbert :
« Il y a un peu d’appréhension avant mon premier championnat de France professionnel, mais ça me rappelle aussi de bons souvenirs, mon titre chez les juniors était déjà une grande émotion, je n’imagine pas ce que c’est chez les Elites, mais dimanche le profil ne m’est pas favorable (rires). »

FRANCIS MOUREY : « A L’AVANT IL Y AVAIT LES PLUS COSTAUDS, DIFFICILE DE RIVALISER »

La 115ème édition de Paris-Roubaix n’a pas suivi la règle. Malgré les efforts de nos coureurs le peloton n’a pas laissé partir d’échappée matinale. Dans la trouée d’Arenberg, nos coureurs payent les efforts du début de journée et laissent filer les favoris. À l’arrivée, le trio Van Aermet, Stybar et Langeveld, rejoint par Stuyven et Moscon, se dispute la victoire. Le belge, champion olympique en titre, s’impose. De notre côté, ils sont sept de nos coureurs à s’offrir un tour et demi de Velodrome au bout de l’effort.

Francis Mourey :

» Dès le départ, toutes les conditions étaient réunies : la chaleur, le beau temps et le vent dans le dos. On a vite compris qu’il allait être difficile de prendre l’échappée, tout le monde voulait être dedans. J’ai essayé de rester toujours bien placé. A l’entrée de la trouée d’Arenberg, j’ai pris une cassure et je me suis retrouvé dans le deuxième peloton. Je suis content d’avoir terminé mon Paris-Roubaix, à l’avant il y avait les plus costauds, difficile de rivaliser. L’arrivée au vélodrome est une satisfaction, malgré toutes les courbatures en arrivant (rires). J’y retournerais volontiers l’année prochaine, c’est une course très difficile mais une journée comme ça, c’est avant tout du plaisir. »

Pierre-Luc Périchon :

» J’ai laissé beaucoup d’énergie à essayer de prendre l’échappée. Puis, quand le peloton nous a repris, le rythme était toujours aussi intense, j’ai eu des difficultés à me replacer. Je me suis dit que la journée allait être longue, le peloton ne laissait personne sortir. Malgré mes efforts, j’ai pris la cassure à la trouée d’Arenberg pourtant j’étais à l’aise sur les pavés. Je suis déçu qu’aucun coureur de chez nous n’ait pu jouer sa carte. On vient de disputer l’édition la plus rapide, le niveau était très élevé, je n’ai pas vraiment pris de plaisir mais je suis content de terminer. »

Franck Bonnamour :

» Au vu du niveau d’aujourd’hui, je suis content de voir le vélodrome. A 50 kilomètres de l’arrivée, j’ai crevé, après j’ai un peu paniqué, j’ai laissé beaucoup d’énergie à essayer de revenir et j’ai chuté… Même quand j’étais tout seul, j’ai toujours gardé la motivation, je voulais finir la course. ».

Erwann Corbel :

» J’ai vraiment pris du plaisir, je n’ai pas ressenti de douleur particulière. C’était même moins l’enfer qu’à la reco. Quand j’ai passé la trouée d’Arenberg, j’avais l’impression d’être en tête de la course avec tous les supporters autour de moi. C’était vraiment comme dans mes souvenirs mais cette fois-ci on m’a laissé entrer au vélodrome (rires). Je suis très content d’avoir terminé, ça me tenait à cœur. »

Maxime Daniel :

« Après une nuit blanche et de la fièvre, je savais que ça allait être compliqué. Je voulais faire de mon mieux pour aider l’équipe, j’ai suivi des coups pour soulager mes coéquipiers. Je me suis retrouvé dans une échappée de 5, mais sur Roubaix tout le monde veut être devant, on n’a jamais pu creuser. Dès qu’on a été repris, Ben, qui était l’un des trois coureurs protégés, a crevé et je lui ai donné ma roue. Ensuite, j’ai été pris de vomissements, j’ai préféré rentrer au bus et me laver dans les douches de Roubaix et attendre les copains au Vélodrome. »

Dan McLay :

« C’était l’enfer, je voulais abandonner au bout de 150 kilomètres mais j’ai tenu jusqu’au Vélodrome. Je n’étais plus lucide, même sur le Vélodrome je n’ai pas pu en profiter. »

Benoit Jarrier :

« Je suis déçu, je n’ai pas d’autre mot, j’ai crevé à l’entrée du premier secteur. Il n’y a jamais de bon moment pour crever sur Roubaix, mais là ça tombait particulièrement mal. Le peloton ne s’est jamais relevé et on n’a jamais pu rentrer. C’est dur d’avoir sa course finie dès le premier secteur. Ensuite, l’objectif était simplement de rallier le Vélodrome. »

Sébastien Hinault :

» Le niveau était très élevé cette année, ça roulait très vite, on a battu le record historique de vitesse moyenne. On s’est vite retrouvés distancés pour jouer la gagne mais ça reste Paris-Roubaix. Nos coureurs n’ont pas été épargnés avec les crevaisons et les chutes. Ce que je retiens de positif c’est que sept des huit coureurs ont franchi la ligne d’arrivée et même Maxime qui a abandonné a fait du bon boulot en début de course. On reste frustrés en terme de résultats, on sait que c’est une compétition exigeante mais on avait l’espoir de faire une performance. Au départ de Paris-Roubaix, on a toujours beaucoup d’ambition mais on se rend vite compte du niveau de difficulté. «