Bram Welten :    “J’aime les gens qui ont un esprit positif”

Bram Welten lors de notre stage à Calpe en janvier 2020 avec le groupe sprinter

Petit entretien avec notre coureur néerlandais, Bram Welten ancien vainqueur de Paris-Roubaix juniors.

 

Votre trait de caractère principal ?

“Je peux m’adapter assez facilement aux différentes situations qui peuvent se présenter à moi ! »

Qu’est-ce que vous préférez chez vos amis ?

« Parler de ce qui se passe dans la vie, sans faire référence aux cyclistes”

Rêve de bonheur ?

 “Atteindre l’âge de 80 ans sans problème majeur ni souci de santé”

Ce que vous aimeriez être ?

“J’aimerais ressentir ce que c’est que d’être un bon grimpeur et de se battre pour la victoire en montagne ! »

 

Couleur préférée ?

“Bleu clair »

Le moment préféré de la journée ?

« Le matin ou juste avant l’aube, car le temps est généralement plus calme ».

Votre animal préféré ?

 « Le Lion »

Héros ou héroïne pour vous inspirer ?

“Ma mère”

Qu’est-ce que vous détestez plus que tout ?

Les gens qui se plaignent toujours…  J’aime les gens qui ont un esprit positif”

Le don de la nature que vous aimeriez avoir ?

“Voyager dans le temps”

Qu’est-ce que la quarantaine change pour vous et qu’attendez-vous de la suite ?

“J’ai réalisé que je ne fais pas seulement du vélo parce que c’est mon travail, mais aussi parce que j’aime faire du vélo et être dehors dans la nature”.

Quelle musique écoutez-vous et qu’est-ce que vous aimez à la télévision ?

« Les films et séries, documentaires de guerre. J’aime écouter beaucoup de types de musique différents, cela dépend de mon humeur et de ce que je fais.  Si je fais m’entraîne, j’écoute de la musique hardstyle, house, en voiture, j’aime écouter du R&B ! »

 

Votre devise ?

Essayer de penser positivement et de voir les choses en perspective lorsque vous êtes inquiet pour quelque chose

 

Arkéa-Samsic

Bram Welten : « Le Het Nieuwsblad va me mettre dans le rythme”

Arkéa-Samsic : Bram, comment s’est passé votre début de saison, et notamment le Tour de la Provence, auquel vous avez participé ?

Bram Welten : « Mon début de saison s’est très bien déroulé. J’ai en effet pris part au Tour de la Provence avec une grande et belle équipe Arkéa-Samsic, et j’ai pu prendre part au succès de Nairo Quintana sur cette épreuve. J’avais disputé cette épreuve l’an passé déjà, elle est très difficile, avec beaucoup de cols à monter, et des grands comme le Ventoux, et c’était un bon travail de réaliser avant la campagne des classiques »

 

Arkéa-Samsic : Vous avez aussi contribué à la victoire de Nacer Bouhanni lors de sa victoire, au sprint, aux Saintes-Maries-de-la-Mer ?

Bram Welten : « Connor Swift et moi, nous avons effectivement travaillé pour Nacer, avec Warren Barguil aussi, qui a roulé afin de réduire l’écart sur cette étape entre les échappées et le peloton. Mais Connor et moi, nous avons apporté notre contribution dans le final. Maxime Bouet a aussi effectué un gros travail en tête de peloton durant toute la journée. J’ai effectué mon job dans le dernier kilomètre, et après c’est Connor qui a piloté Nacer dans le final ».

 

Arkéa-Samsic : Quelles seront vos ambitions, Bram, sur cette campagne de classiques ?

Bram Welten : « Je pense que le Omloop Het Nieuwsblad est une belle classique, mais son parcours est encore un peu difficile, et mon profil, mais que cette course va me permettre de me mettre dans le rythme pour les autres épreuves à suivre, telles que le Grand-Prix Samyn, Drenthe, Nokere, Denain et Monseré, sur lesquelles je vais essayer d’obtenir les meilleurs résultats possibles. On ne peut annoncer des ambitions sur ce genre d’épreuves, car il faut aussi avoir la chance de son côté. Mais j’espère obtenir de bons résultats sur ce type d’épreuves cette année ».

 

Arkea-Samsic : Et Paris-Roubaix, que vous avez remporté chez les juniors, Bram ?

Bram Welten : « C’est un rêve, ma course de rêve. Je l’ai déjà disputée deux fois, mais sur cette classique, il faut à la fois être fort physiquement, et avoir la chance de son côté ».

 

 

Yvon Caër, directeur-sportif de l’équipe Arkéa-Samsic

« Nous n’avons rien à perdre, avec notamment des coureurs valeureux comme Clément Russo, Connor Swift qui peuvent créer la surprise, tout comme notre recrue Belge, Christophe Noppe qui est bien évidemment plus que motivé pour ce Omloop Het Nieuwsblad qui constitue la « rentrée des classes » en Belgique.  Le groupe bénéficiera en outre de la très grande expérience de Benoit Jarrier et Florian Vachon sur ce type de courses, Daniel McLay sera à surveiller après une belle entrée au Saudi Tour. Je compte sur le reste de l’effectif pour jouer la carte de l’anticipation avant le déclenchement de la grosse bagarre ».

 

Arkéa-Samsic

 

 

L’équipe Arkéa-Samsic engagée sur le Omloop Het Niewsblad, le 29 février 2020

 

Benoit Jarrier

Bram Welten

Christophe Noppe

Dan McLay

Clément Russo

Florian Vachon

Connor Swift

 

Directeur sportif: Yvon Car et Arnaud Gérard

 

 

 

 

Bram Welten, une bonne cinquième place pour commencer

Une semaine après sa chute dans la Venendaal Classic, Bram Welten s’est rassuré en prenant la cinquième place de la première étape du Tour du Poitou-Charentes gagnée par Laporte (Cofidis).

Bram Welten (5e) : «  Avec du vent de côté toute la journée, il fallait se méfier des bordures. Avec l’équipe, on est toujours résté dans les premières positions du peloton, c’était vraiment bien. Le final était tortueux, un coureur est allé au sol juste devant moi. J’ai perdu quelques mètres. J’ai fait mon sprint mais je n’ai pu que raccrocher les roues de ceux de devant. Je suis cinquième, les jambes sont bonnes, je suis content de refaire un sprint après le tour du Portugal et ma chute à Venendaal et surtout de savoir que j’ai une autre opportunité demain.”

Roger Tréhin – directeur sportif : « Bram prend la cinquième place et c’est bien, d’autant qu’il a été gêné avec Connor Swift par la chute de Barbier (Israël Cycling Academy) et d’un coureur de l’équipe Euskadi-Murias dans le dernier kilomètre. Il a fait un gros effort pour revenir dans le dernier virage à 280 mètres de la ligne. S’il n’est pas gêné, il peut jouer le podium. Ça lance bien notre Tour du Poitou-Charentes. Son épaule ne fait plus souffrir Bram qui est très affuté. Demain, c’est une arrivée un peu en côte mais il peut passer et puis il y aura un nouveau sprint jeudi matin. Ses équipiers ont fait du bon travail et sont motivés, il se sont bien occupés de Bram et Thibault Guernalec. Notre petit jeune, Florentin Lecamus-Lambert a connu une contrariété puisque sa chaine s’est coincée au moment où il y avait des bordures. Il s‘est retrouvé dans un groupe de 4 à 5 coureurs. Je l’ai dépassé et alors il a cassé une roue. Dans la voiture balai, il n’y avait pas de roue mais finalement, Théo Ouvrard qui était sur la route, a pu aller à sa rencontre pour le dépanner. Florentin a fini dans les délais.»

Bram Welten sixième. Circuit de la Sarthe

Au programme de la deuxième étape du circuit de la Sarthe, 172 kilomètres sans difficulté. Comme envisagé, c’est un sprint massif qui a départagé les coureurs. Bram Welten se classe sixième. Place aux puncheurs pour les deux prochaines étapes.

Bram Welten 

 « La journée était relativement calme. Quatre coureurs ont rapidement formé l’échappée du jour mais ils n’ont jamais pris plus de trois minutes d’avance. J’étais confiant, sur le papier, je savais que l’étape d’aujourd’hui correspondait à mes qualités. L’équipe a vraiment bien travaillé. Ils sont restés autour de moi et m’ont protégé toute la journée à l’avant du peloton. À 300m de la ligne, il y avait un virage à angle droit, à l’approche j’étais bien placé mais j’ai perdu quelques places dans le virage. Il fallait sortir dans les toutes premières positions pour pouvoir jouer la gagne. J’ai quand même produit mon effort et j’accroche une sixième place. Je ne suis pas content du résultat, j’en veux plus mais c’est loin d’être ma dernière chance, il me reste beaucoup d’opportunités, je cours après une seule chose, la gagne ! »

Roger Tréhin – directeur sportif

« C’était un peu un sprint de cascadeurs avec ce dernier virage à angle droit. Toute l’équipe a fait un bon travail pour Bram. Il a été ralenti lorsque Thomas Boudat a déraillé, je pense que le podium était accessible. Hier, il était triste de ne pas avoir les jambes dans la dernière bosse, aujourd’hui il s’est rassuré mais on attend forcément plus. A Adélie, il a montré qu’il fallait compter sur lui dans les sprints, maintenant il doit en gagner »

Joli top 10 pour Clément Russo. Roue Tourangelle

Une fois n’est pas coutume, les échappés ont eu le dernier mot dans la Roue Tourangelle, Taminiaux qui l’a emporté et Carpenter étaient hors de portée avant le dernier virage qui a été fatal à Bram Welten encore en course pour la troisième place. Notre sprinteur a dû stopper net son élan tandis que Clément Russo a signé un joli top 10. Au classement par équipes de la Coupe de France, l’équipe Arkéa-Samsic est quatrième, à trois points de la première place.

Clément Russo (9ème)

 « On a bien travaillé toute la journée autour de Bram mais on n’a pas réussi à revenir sur l’échappée, c’est un peu dommage…Le peloton a laissé beaucoup de temps au groupe de tête, jusqu’à 7 minutes pendant une longue durée. On savait donc que ça allait rouler vite jusqu’à la fin de la course. On espérait que l’échappée soit revue pour emmener Bram au sprint, mais ça ne l’a pas fait. Pour aller jouer la troisième place, ça ne s’est pas super bien passé dans le sprint, c’était un peu houleux, Bram s’est fait tasser dans le dernier virage…J’ai fait « une placette » mais ce n’est pas ce qu’on retiendra. J’ai vraiment trouvé qu’on a joué collectif tout au long de la course, on a su se faire respecter et rester placés. C’est positif, j’espère qu’on va faire de belles choses d’ici très peu de temps »

Bram Welten

« Dans le dernier virage j’étais en bonne position mais je suis presque tombé. On m’a un peu poussé. J’ai tenu sur mon vélo mais j’ai perdu toute vitesse. Je savais que ce n’était pas pour la victoire…je suis vingtième. J’ai de bonnes sensations, je me sentais bien dans les montées que je pouvais passer dans la première partie du peloton. Je me souviens que l’année dernière j’étais en difficulté dans ces passages. C’est déjà ça ! »

Yvon Caër, directeur sportif 

« Les deux échappés Taminiaux et Carpenter ont fait un numéro, il faut le reconnaître. Le final était escarpé, on allait à droite, à gauche, sur une petite route. Le peloton y a nettement accéléré et beaucoup d’équipiers ont été distancés. Il est resté 35 coureurs mais personne ne pouvait vraiment s’organiser. Nous avions Clément Russo, Bram Welten, Jérémy Maison et Florian Vachon mais Bram se fait balancer dans un dernier virage par des coureurs venant de l’arrière et abordant le dernier virage sans freiner. Ils sont passés à côté de lui et ont fait un tout droit. Il a lancé son sprint quasiment à l’arrêt et a pris la vingtième place. Clément Russo était à côté, il s’apprêtait à le lancer et prend la neuvième place. Ce sont les aléas du sprint, Bram n’a rien à se reprocher, il a de bonnes jambes, il récupère très bien. Durant la course, on s’est appuyé sur le fait qu’il y avait Sarreau, Bouhanni et Coquard et on a joué un peu avec eux mais il y a eu une très belle attitude d’Alan Riou, Maxime Daniel et Franck Bonnamour qui ont pris du vent toute la journée pour protéger leurs copains. »

Arkea-Samsic a fait la course quasi-parfaite

Il y a eu la manière et il y a eu un très bon résultat. Dans la Route Adélie, Bram Welten a pris la deuxième place derrière Sarreau et a conclu par un bel accessit une course parfaite de l’équipe Arkéa-Samsic, soudée et active du départ à l‘arrivée. A 22 ans, notre sprinteur progresse à pas de géants !

Bram Welten (2ème)

“Je suis content du résultat mais quand on est si proche, on veut simplement gagner. Cette saison, je progresse étapes par étapes. J’ai fait top 10, Top 5, top 3. Cette deuxième place me donne beaucoup de confiance pour la suite, je sais que je peux gagner. Aujourd’hui, Maxime Daniel a commencé à contrôler le peloton très rapidement, les gars m’ont protéger à l’avant, on a couru groupé. Le final était difficilement contrôlable, il y a eu beaucoup d’attaque, Elie et Laurent étaient vigilants, on ne voulait pas se laisser surprendre. Quand on a passé la dernière bosse, on a joué ma carte, ils m’ont remonté, Elie a fait un dernier gros effort pour me positionner et c’était à moi de jouer. Je voulais faire un bon résultat pour moi, mais aussi pour les gars qui ont fait un super boulot. Je l’ai joué à l’instinct, j’ai lancé mon sprint de loin. Juste avant le dernier virage je me suis dit, vas-y. Je savais que c’était un peu tôt mais je voulais les surprendre. Marc Sarreau a pris ma roue et il a réussi à me sauter sur la ligne, mais la prochaine fois je le passerai (rires). Pendant mon sprint je pensais à une seule chose, la victoire, mais je voyais aussi la ligne et je me disais «  elle est si loin …»
Cette épreuve est importante pour l’équipe, on est proche du service course, ce qui est important pour l’équipe l’est aussi pour moi. Même si j’ai le même objectif au départ de chaque course : gagner. Pour atteindre mon pic de forme j’ai besoin de quelques courses, Paris-Nice a été un accélérateur. J’échange beaucoup avec André, je regarde ce qu’il fait et j’apprends. »

Yvon Caër – directeur sportif:

« Il manque la finition face à un sprinteur plus mature et plus costaud mais Bram a montré à tout le monde qu’il est capable de gagner des courses de ce type. Il est de plus en plus régulièrement en situation de jouer la gagne et forcément il progresse et forcément ses copains veulent sa réussite. On avait tout misé sur lui dans le final après avoir laissé le droit aux puncheurs de tenter leur chance. C’est toujours un peu pénible d’être deuxième mais à court ou moyen terme, on a avec Bram un élément d’avenir. Aujourd’hui, il lui a manqué dix mètres mais le parcours a été usant et difficile. Notre sprinteur est en apprentissage accéléré mais devient fiable. Avant ce sprint on a fait la course qu’on voulait. Maintenant on ne joue plus les opportunistes et on roule dès le début de course. Il faut prouver qu’on existe autant que les autres. La confiance viendra aussi grâce à ça. On va s’imposer, prendre notre place, personne ne va nous la donner. Maxime Daniel a roulé toute la journée, Alan Riou a protégé ses copains dans le vent un long moment avant de laisser la place à Franck Bonnamour. Il pleuvait, parfois du grésil et quand j’entendais qu’il y avait des chutes, je n’étais pas inquiet parce qu’on était devant. Dans le final, on a joué sur les deux tableaux. Les puncheurs ont eu l’ouverture et en ont profité. Elie Gesbert a attaqué puis Laurent Pichon à deux reprises et dans le dernier tour, Elie a replacé Bram pour le sprint. La Route Adélié était le premier grand rendez-vous devant le Klub et notre fan Klub et on a montré notre vrai visage. C’est bien. Je suis content de tout le monde. »

 

 

Bram Welten (4ème) : “Dans quelques années, je peux gagner ici”

Déçue par sa prestation samedi dans la Classic Loire-Atlantique, l’équipe Arkéa-Samsic a démontré la solidité de son collectif. Fort bien emmené par Laurent Pichon, Romain Hardy et Benoît Jarrier, Bram Welten a pris la quatrième place de Cholet-Pays de la Loire.

Bram Welten (4ème)

“Aujourd’hui l’équipe a fait du bon boulot, et pour le sprint les gars étaient à l’avant pour m’emmener, c’était bien ! Il y avait de sacrées bosses sur le circuit d’arrivée, je ne pensais pas que c’était aussi raide ! Mais j’ai pu bien les franchir et être à l’avant tout le temps. Dans le final j’étais en bonne position avec Pich, Romain et Ben. Le dernier kilomètre était très long, vent de face donc ce n’était pas grave d’être un peu en retrait dans le peloton. Dans les 500 derniers mètres ils m’ont ramené à l’avant. J’ai commencé mon sprint d’assez loin mais j’ai senti que j’allais vite et j’ai eu de la place pour produire mon effort. J’étais très concentré aujourd’hui, je me sentais bien. Dans quelques années je pense que je peux gagner ici.  Je suis content ce soir, mais dans un sprint, 1%, ça fait la différence. Si tu es à l’avant et que tu vas 1% plus vite, tu peux gagner. A la fin, je dois terminer à un mètre de Sarreau…un seul mètre…C’est mon premier top 5 de la saison, c’est cool de se rapprocher petit à petit de la meilleure place. Hier j’étais déçu d’avoir fait une erreur tactique, je retiendrai la leçon longtemps. Ce soir ça va mieux !”

Yvon Caer (directeur sportif)

« Je suis fier de mes coureurs. Hier, dans la Classic Loire-Atlantique on a pris un coup sur la tête, nous étions tous déçus mais samedi soir j’ai vu des gars qui voulaient réagir et travailler pour leur sprinteur. On avait décidé ce matin de ne pas aller dans l’échappée parce qu’il n’y avait pas de vent et que l’arrivée en circuit favorisait un sprint. Bram Welten était bien notre meilleure chance de résultat. Dans la préparation du sprint, il y a eu un bon travail de Franck Bonnamour puis de Romain Hardy avant Laurent Pichon et enfin Benoît Jarrier qui a emmené Bram jusqu’au panneau des 200 mètres. Là, notre sprinteur a peut-être fait un mauvais choix en sautant dans la roue de Bouhanni, sinon il aurait été encore plus au niveau des trois premiers. C’est la première fois depuis longtemps que je vois un sprint abouti collectivement. Bram a 22 ans, il fait des sprints à chaque course et progresse énormément. Désormais, il va avoir confiance en ses équipiers. Ils ont eu un super état d’esprit. Il sera un très grand sprinteur mais il et très jeune et il faut encore être indulgent avec lui, respecter les lois de l’apprentissage. »

 

 

Bram Welten (8ème) : “j’ai eu de la chance”

Aujourd’hui sur la Danilith Nokere Koerse, l’équipe s’est montrée sur une course animée par la nervosité et les chutes. Clément Russo a attaqué à 20 kilomètres de l’arrivée, et Bram Welten est venu se classer 8ème du sprint. Yvon Caer, le directeur sportif résume : « les courses belges sont un apprentissage mais il faut en faire beaucoup pour apprendre »

Bram Welten (8ème )

“On a eu de la chance avec le temps, il n’a pas fait trop mauvais. Le parcours n’était pas trop difficile mais les montées, les pavés ont fait mal car la course était très nerveuse, d’ailleurs il y a eu plein de chutes. Pendant toute l’épreuve j’ai essayé de rester calme, placé car je savais qu’il y avait des possibilités pour le sprint. J’ai essayé de rester à l’avant, tout le temps dans la première partie du peloton. Les gars m’ont très bien aidé toute la journée, mais il m’a juste manqué un petit peu d’aide dans le final, j’ai peut-être dépensé trop d’énergie avant l’ultime bataille.  Dans le dernier virage j’étais un peu trop loin et j’ai eu du mal à remonter dans le sprint pour espérer être dans le top 5. J’ai eu de la chance car une demi seconde après avoir doublé Mathieu Van Der Poel dans le final, il tombe derrière moi…Je termine 8ème, j’espérais mieux. Ce n’est pas si nul mais je voulais faire mieux. Je n’étais pas prévu dans la starlist de base, mais comme Robert est malade, Yvon m’a appelé hier et j’étais super motivé ; je suis toujours motivé ! Après Paris-Nice j’ai très bien récupéré et je me sentais prêt pour aujourd’hui. Ma prochaine course est le Grand Prix de Denain, j’ai terminé 5ème l’an passé, je veux faire mieux.”

Yvon Caer, directeur sportif

 « Il y a eu pas mal de chutes dans le final et nous avons été affaiblis par celles dont ont été victimes Alan Riou d’abord puis Maxime Daniel à 40 kilomètres de l’arrivée. Ils ont fait l’effort de revenir dans le peloton mais ensuite c’était compliqué pour eux. Clément Russo a essayé d’anticiper l’enchainement des secteurs pavés afin d’être placé ensuite pour travailler auprès de notre sprinteur Bram Welten. Il a attaqué en compagnie de Carisey (Israel Cycling Academy) mais il a été repris à l’endroit le plus dur. Dans le travail de préparation du sprint, Benoit Jarrier et Franck Bonnamour n’ont pas pu aider Bram, ça roulait en file. Ça a cassé juste devant Benoit à 4 kilomètres de l’arrivée. Il a bouché le trou mais après il ne pouvait rien faire. Pour le sprint, il fallait affronter une belle montée pavée. Bram est bien remonté mais il a buté dans les 100 derniers mètres. Il finit à la huitième place et ce n’est pas satisfaisant parce qu’on visait le top 5 mais dans ce niveau de courses, il est nécessaire d’avoir un gros rouleur pour protéger le sprinteur. A lui, ensuite de choper les bonnes vagues. Et cela s‘apprend. Hormis Benoît et Maxime, ici j’avais une équipe U23. On dit que les courses belges sont un apprentissage mais il faut en faire beaucoup pour apprendre, pour avoir une agressivité juste, pour le placement, pour éviter des chutes… »

Bessèges. Bram Welten : “Je sens qu’il y a mieux à venir”

Prendre les commandes du peloton, se placer, préparer le sprint pour Bram Welten…l’équipe s’est retrouvée sur la seconde étape de l’Étoile de Bessèges. Après la frustration du résultat d’hier (32ème), Bram Welten et toute l’équipe sont repartis à la bataille. Le résultat du jour n’est pas la victoire, mais Yvon Ledanois est  « satisfait du travail et du comportement de l’équipe».

Les réactions après la deuxième étape :

Bram Welten (8ème) : « Aujourd’hui était meilleur qu’hier. L’équipe a très bien bossé pour moi, notamment dans le final où c’était très tendu.  C’est la première course de la saison pour presque tout le monde, tous les sprinteurs. Tout le monde est nerveux, tout le monde veut faire un bon résultat…Mais j’ai été bien placé. Seul bémol, dans le dernier rond point je voulais prendre le côté gauche mais  dans l’emballage, j’ai dû prendre le côté droit. Ce côté-là était un peu plus long. Il restait ensuite 400 mètres avant la ligne d’arrivée donc j’ai débuté mon sprint très tôt. À la fin je suis dans le top 10. Je ne suis pas très satisfait du résultat mais je suis content des sensations et je sens qu’il y aura beaucoup plus à venir ! Je suis content d’avoir sprinté. Je sens qu’il y a mieux à venir.

Yvon Ledanois, directeur sportif : «  Aujourd’hui, c’était beaucoup mieux. Ce matin, j’avais demandé à l’équipe de se placer à 20 kilomètres de l’arrivée, de courir devant à 15 kilomètres. Après le sprint, Brice Feillu m’a demandé si ce n’était pas trop tôt mais ceux qui ont attendu le panneau des 10 kilomètres n’ont jamais réussi à revenir devant ! Bram Welten finit huitième, devant des sprinteurs confirmés.

Aujourd’hui les coureurs d’Arkéa-Samsic ont fait des gros efforts et ont pris leurs responsabilités. Cela n’a rien à voir avec le scénario de la première étape. En début de course, nous avions essayé d’être dans l’échappée, Elie Gesbert, Kevin Ledanois, Romain Hardy et Brice Feillu étaient désignés pour essayer d’en faire partie. Ensuite, tout le monde avait sa part de travail à effectuer. Par exemple, Thibault Guernalec devait rouler entre vingt et dix kilomètres de l’arrivée mais devait se relever en essayant d’aller plus loin, en n’ayant plus rien à donner. En attendant, Bram Welten était content, je l’ai vu taper dans les mains de ses copains. Dans cette course ça frotte beaucoup, les sprints sont très disputés mais on va profiter aussi de l’Etoile de Bessèges pour gagner une mentalité de winners. »

Romain Hardy : « C’est vrai qu’hier nous étions un peu passé à travers. Sans parler du résultat, mais dans l’application de notre stratégie. Nous étions trop loin dans le peloton et nous n’avons pas pu mettre en place précisément ce que nous voulions faire. Aujourd’hui, nous avons pris les commande plus tôt, à 25 kilomètres de l’arrivée nous étions placés. Nous ne voulions pas faire deux fois la même erreur, pour que Bram puisse faire un beau sprint. Nous nous sommes relayés avec Elie, Brice…Rouler, ce n’est pas ma spécialité de base mais je me donne à fond dans cet exercice, pour Bram, qui est un super et jeune sprinteur. Personnellement je me sens bien sur ces premières courses. Vivement une étape dure ! J’ai hâte de me tester dans les cols.

Elie Gesbert : «Notre travail était de rouler pour placer Bram et Maxime (Daniel) dans les meilleures conditions pour le sprint. Nous avons bien « pris la barre » avec Brice et Romain quand c’était nerveux. Mes sensations reviennent petit à petit,  c’est toujours plaisant de rouler quand tu as un sprinteur. Quand il voit que toute l’équipe se met au boulot, ça lui donne encore plus l’envie de bien faire…”

Etoile de Bessèges. Bram Welten « Nouvelle journée, nouvelle chance »

Le résultat de Bram Welten, 32ème n’était pas celui espéré sur la première étape de l’Etoile de Bessèges. Mal placé à deux kilomètres de l’arrivée, il n’a pas pu disputer son premier sprint de la saison, mais est confiant sur sa forme.

Bram Welten : « Ca va. Je suis plutôt content parce que j’ai de bonnes sensations dans les jambes. Mais je suis 32ème car nous avons fait  une erreur de placement dans le dernier virage à deux kilomètres de l’arrivée. Nous n’avons pas pu remonter le peloton assez vite et ce fut impossible de participer au sprint…malheureusement. Mais demain est une nouvelle journée. Les jambes sont bonnes et ça c’est très important. Nouvelle journée, nouvelle chance. »

Yvon Ledanois : « L’emballage a débuté au pied de cette petite côte et Bram n’était pas assez bien placé. Il n’a pas retrouvé Max (Daniel), ça arrive. Des fois tu n’es pas dans la bonne vague, tu perds une roue…c’est qu’il y a des petits réglages à faire. Il ne faut pas oublier que Bram est encore en phase d’apprentissage, il a besoin de prendre ses repères. Même s’il est fort et même s’il peut bien entendu nous apporter un grand résultat. J’ai déjà hâte de voir ce que ça va donner demain. Même si l’étape est un peu plus dure, même si la course sera différente, je pense que beaucoup d’équipes envisagent que cela se termine par un nouveau sprint !

Bram Welten, 5è “Le moral gonflé à bloc” #KoolskampKoers

Schéma classique sur le début de ce championnat des Flandres 2018. Une échappée matinale part avec 4 coureurs. Toute l’équipe reste placée autour de Bram Welten en prévision d’une arrivée au sprint. Les hommes en tête sont revus à 16 kilomètres de l’arrivée ! Alors que plusieurs coureurs tentent de s’échapper, toute l’équipe est présente autour de Bram et notamment Karl-Patrick Lauk, notre stagiaire qui effectue un gros travail en tête de peloton. Bram est placé dans le dernier kilomètre alors que ça joue des coudes. Dylan Groenewegen s’impose devant John Degenkolb. Bram Welten est 5ème au terme d’un sprint de costauds !

Bram Welten

« J’étais particulièrement motivé aujourd’hui. J’ai été gêné par des douleurs aux dos après ma chute à l’Arctic Race of Norway mais ce matin, je sentais que j’avais de bonnes jambes et le moral gonflé à bloc. Je suis un peu loin au départ du sprint, mais j’arrive avec beaucoup de vitesse dans les derniers mètres. Je suis content de cette 5ème place et j’attends avec impatience les prochaines courses. »

Karl Patrick Lauk 

« J’étais un peu nerveux au départ ce matin, je pense que dimanche je serai moins stressé. La course est passé vite, j’ai essayé d’appliquer au mieux les consignes, de rester auprès de Bram. Dans le final, j’ai peut-être commencé mon effort un peu tôt, mais l’apprentissage passe par là. »