Roger Tréhin : « Toute l’équipe marche bien »

AA Cap’Découverte, Warren Barguil se classe 9e de la 2e étape de la Route d’Occitanie au milieu des sprinters. Connor Swift dans le final a tenté sa chance en échappée au sein d’un groupe.

Roger Tréhin : « Warren signe une belle 9e place à Cap’Découverte. Nous avons pu également noter un beau comportement offensif de la part de Connor qui est sorti avec un groupe dans la côte de Monestiès, comme nous l’avions évoqué ce matin lors du briefing. Il sort en compagnie de Calmejane et Reichenbach. C’était une option que nous avions envisagée, l’autre était Bram au sprint. Il était d’ailleurs bien placé à 300 mètres, mais notre sprinter a manqué de force, ce qui est notamment le contre coup de sa chute d’hier. Warren a démontré qu’il était bien en se joignant à l’emballage final, maintenant demain sera un autre jour avec l’étape reine de cette Route d’Occitanie. Il ne faut pas s’emballer, le plateau est riche ici. Warren en forme, et je suis persuadé que dans les jours qui viennent il va réaliser de grandes choses. Je suis par ailleurs très satisfait du groupe de coureurs présents au sein de l’équipe Arkéa-Samsic sur cette Route d’Occitanie. Ils se parlent beaucoup, c’est quelque chose d’important et cela se ressent sur leur attitude en course »

Connor Swift : « Roger Tréhin, notre directeur-sportif, nous avait demandé de suivre les attaques qui pouvaient être initiées dans la dernière bosse, à Monestiès. Cette mission incombait soit à Warren, soit Maxime, soit Kévin, soit à moi. J’y suis allé lorsque le coup est parti. J’étais en tête du peloton, et j’ai donc suivi l’attaque. Les dix derniers kilomètres étaient néanmoins trop durs pour trois coureurs face au peloton. Nous avons réussi à reprendre l’échappée, mais pas un homme seul qui était ressorti devant. Cela reste malgré tout une bonne journée, et j’ai pu constater que j’avais de bonnes jambes. Nous avions deux cartes à jouer dans cette étape : attaquer si possible dans la dernière bosse, et Bram en cas d’arrivée au sprint. J’ai tenté ma chance, comme demandé. Il est toujours bon d’essayer de saisir les opportunités qui se présentent. Il est toujours important de saisir ce genre d’occasions dans le final des courses, car parfois, les échappées sont victorieuses. Il faut toujours essayer ».

Alan Riou : « J’étais bien placé aux 600 mètres, et d’ailleurs j’ai pu remonter Bram jusqu’aux deux kilomètres. Maxime et Warren étaient avec moi, nous étions presque roues dans roues. La Sky était à droite de nous, et Bernal allait de gauche à droite. D’un coup cela s’est ouvert devant lui, j’ai pu y aller. J’ai accéléré afin de le suivre et placer Bram du mieux possible. Une fois mon travail effectué, j’ai laissé filer. J’ai vu ces dernières semaines lors des stages organisés par l’équipe Arkéa-Samsic que j’avais progressé, que la forme était là. J’avais bien progressé en début de saison déjà avant la pandémie, mais ces dernières semaines aussi. J’étais pressé de recommencer à courir. J’attends maintenant de voir dans les cols, demain, si j’ai également passé un petit cap ».

 

Connor Swift a prolongé de deux saisons son contrat au sein de notre formation

Emmanuel Hubert, Manager Général de l’équipe Arkea-Samsic
« Connor Swift est un jeune coureur dont la marge de progression est constante. Nous l’avons recruté en cours de saison 2019, après avoir noté ses belles aptitudes physiques. Il était alors Champion de Grande Bretagne sur route. Cette année, il a donné une nouvelle dimension à son talent en protégeant et replaçant son leader Nairo Quintana, entre autres. sur les étapes de plaines et de bordures de Paris-Nice, mais aussi les arrivées au sprint en faisant partie du train de Nacer Bouhanni, ce qui prouve toute l’étendue du talent de ce jeune coureur que nous avons prolongé de deux saisons »

Connor Swift
« Je suis heureux d’avoir résigné au sein de l’équipe Arkea-Samsic qui est une grande formation au sein de laquelle je peux m’épanouir et vraiment progresser sur le plan sportif.
Je peux travailler pour mes coéquipiers et mes leaders sprints et montagne lorsque cela est nécessaire, mais j’ai également la possibilité de jouer ma carte lorsque les opportunités de victoires se présenteront à moi. Ces deux années me permettront aussi de parfaire ma connaissance de la langue française. C’est toujours important de pouvoir parler de nouvelles langues. Enfin, l’équipe Arkea-Samsic nourrit de hautes ambitions pour le futur et je suis ravi de faire partie de ce beau projet ».

 

Arkéa-Samsic

Nairo Quintana : « L’équipe a fait du bon travail »

Photos Bettini

Nairo Quintana a été de la grosse échappée du jour sur cette première étape de Paris-Nice, en compagnie, entre autres de Connor Swift. 

Nairo Quintana :

« L’équipe Arkéa-Samsic a encore effectué un superbe travail à l’occasion de cette première étape de Paris-Nice. J’ai couru devant, et j’ai réussi accrocher le premier groupe quand une bordure s’est formée. Connor Swift m’accompagnait dans cette échappée. Il a parfaitement travaillé en tête de peloton, tout le monde d’ailleurs faisait sa part de travail au sein de ce groupe, puis le peloton est revenu sur nous. Je termine cette étape au sein de celui-ci, mais cette première journée a été difficile avec du vent, une pluie très froide. Une première étape type de Paris-Nice en somme »

Connor Swift :

« C’était une journée stressante, avec ce vent, cette pluie. Lorsque le peloton s’est cassé, et que nous nous sommes retrouvés dans la toute première bordure Nairo et moi, nous étions quoi, douze ou treize coureurs, seulement, en tête de course ! J’étais en très bonne compagnie. Yvon me disait dans la radio de rester aux côtés de Nairo, et de le protéger, tout en faisant vivre notre groupe d’échappée en prenant des relais. Quand il y a eu plus de vent, Yvon m’a demandé de rester encore plus aux côtés de Nairo, de travailler exclusivement à le protéger. J’ai laissé mes jambes (rire) dans la dernière montée de la journée, il faisait très froid. Nairo en plus dans cette montée n’avait plus trop besoin de moi pour le protéger et le replacer, le cas échéant. Ca été une belle journée, j’ai énormément gagné en expérience sur cette première étape de Paris-Nice. Elle a été riche en enseignements pour moi, quand il y du vent on ne peut jamais laisser son esprit « switcher », il convient de rester constamment concentré, et c’est difficile et bon à la fois ».