Élie Gesbert : “Coureur cycliste professionnel, c’est ce que j’inscrivais sur le questionnaire de début d’année à l’école”


Votre principal trait de caractère ?

« Je suis quelqu’un d’acharné »

Qu’est-ce que vous appréciez le plus chez vos amis ?

« Leur compassion, leur sympathie et puis je pense inconsciemment leur passion pour le cyclisme. Cela passe toujours mieux avec un cercle d’amis qui comprend ce que vous faites »

Votre principal défaut ?

« Je ne suis pas le plus en retard des coureurs de l’équipe Arkéa-Samsic, mais pas en avance non plus. Je suis toujours un peu ric-rac. Je m’en tire bien… »

Votre occupation préférée ?

« La pêche, sous-marine ou à la canne. Je prends des bars, et je les cuisine. Parfois même des homards, une fois d’un kilo cinq, deux kilos. Ce sont de belles bêtes, mais ce ne sont pas forcément les meilleurs »

Votre rêve de bonheur ?

« Ma vie actuelle correspond à mon rêve de bonheur »

Ce que vous voudriez être ?

« Être cycliste professionnel, je l’inscrivais en classe lors des rentrées scolaires. Et mes profs me demandaient, alors « tu as une roue de secours » ! Ils avaient raison, c’est beau de nourrir des rêves, mais derrière il faut aussi assurer, j’ai donc passé un bac pro commerce »

Votre couleur préférée ?

« Le bleu »

Votre moment favori de la journée ?

« En ce moment c’est aller promener mon chien en bord de mer »

Votre animal préféré ?

« Le chien, et les Spitz »

Le héros ou l’héroïne qui vous inspire ?

« Je n’en ai pas, ni même en bande-dessinée, ou dans le domaine surnaturel »

Ce que vous détestez le plus ?

« Allez m’entraîner sous la pluie »

Le don de la nature que vous aimeriez avoir ?

« L’apnée illimitée, en plongée ce n’est pas mal »

Qu’est-ce qu’a changé pour vous la période que l’on vient de vivre ?

« Ce que l’on vient de vivre peut diminuer l’économie mondiale, et impacter certains domaines de la société mais aussi le sport professionnel. Le sport n’est certes pas vital, mais nous avons pu aussi remarquer l’importance du sport professionnel au sein de notre société »

Votre play-list et séries que vous regardez à la télévision ?

« J’aime le rock français, le rap mélodieux avec des phrases bien posées, du genre Lomepal, et en séries, je ne peux en extraire une d’une autre car j’en ai regardé pas mal ces derniers temps… »

 

 

Arkéa-Samsic

 

 

 

 

Diego Rosa 5ème à Majorque

En forme dès le début de saison, Diego Rosa termine 5ème de la troisième journée du Challenge de Majorque !

Elie Gesbert a été contraint à l’abandon sur chute à environ 40 kilomètres de l’arrivée. Des nouvelles de notre coureur vous seront communiquées ultérieurement.

Réactions : 

Roger Tréhin, directeur sportif : « Ca aurait pu être une belle journée. Nous avions Diego Rosa, Elie Gesbert et Kevin Ledanois dans le groupe de Marc Soler, Arkéa-Samsic était l’équipe la mieux représentée à l’avant : c’était très bien parti. Et il y a eu cette chute. Diego par la force des choses s’est ensuite retrouvé isolé, il devait rouler pour essayer de revenir sur l’échappée et faire en sorte que derrière cela ne rentre pas. Avec Elie qui était en grande forme, on aurait joué dans le final. L’aspect positif est masqué par cette chute…»

Diego Rosa, 5ème : « Ce n’était pas la meilleure journée car Elie a chuté … Nous avions très bien commencé l’étape avec Elie et Kévin en étant trois coureurs de l’équipe Arkéa-Samsic dans le groupe des favoris : c’était le scénario parfait. Quand Gregor Mülbherger et Marc Soler ont attaqué, je n’ai pas pu les suivre. Ensuite leurs coéquipiers étaient tout le temps dans ma roue à chaque fois que j’essayais de sortir dans les dernier kilomètres. Avec Élie cela aurait été forcément différent, nous aurions pu lutter. Le point positif, c’est que nous sommes surveillés comme une équipe dangereuse. Les autres coureurs nous observent avec attention. On impose une certaine forme de respect et c’est important.

Quatrième hier, cinquième aujourd’hui: la saison débute bien. Ce soir je pense avant tout à Élie. C’est un excellent coureur de l’équipe qui possède de grosses qualités. »

Photo : Bettini

Kevin Ledanois : « Je suis content car le groupe dans lequel nous sommes sortis, s’est formé en costaud. Je me sentais bien et j’étais content de pouvoir aider Elie et Diego. Nous étions l’équipe la mieux représentée et je savais que mon travail au sein de ce groupe était d’aider mes coéquipiers. J’ai fait en sorte que l’échappée reste active et que l’on conserve notre écart.  Autrement, je retiens que l’on a bien couru en équipe, on était présents devant et Christophe Noppe et Thibault Guernalec ont aussi fait du super boulot. Ca aurait pu être une journée « presque parfaite » sans la chute d’Elie…Ça bouleverse toujours de voir un coéquipier à terre. »

Photo : Bettini

Yvon Ledanois : « on a couru pour gagner ! »

En dépit d’une course offensive, les coureurs d’Arkéa-Samsic n’ont pas réussi à bouger les lignes du classement général du Tour du Limousin gagné par Cosnefroy (ag2r-La Mondiale). Ils ont attaqué à tour de rôle mais finalement Elie Gesbert et Anthony Delaplace doivent se contenter des neuvième et dixièmes places.

Elie Gesbert : “Le circuit final à Limoges est toujours très compliqué. On a essayé de dynamiter la course mais il faut dire ce qui est, c’est dur de lâcher Cosnefroy. J’ai essayé de sortir dans le dernier tour de circuit mais ça ne l’a pas fait. Il m’a manqué un peu de « jus », je suis un peu déçu par ma performance mais c’est comme ça. Malgré tout on avait un super groupe, une super équipe pour le placement et toujours là au bon endroit quand il fallait. J’espère rebondir au Tour d’Allemagne.”

 

Romain Le Roux : “On avait comme consigne de durcir la course pour qu’Elie et Anthony puissent tenter quelque chose. A 22 kilomètres de l’arrivée, Florian Vachon et Romain Hardy ont imposé un gros rythme en tête de peloton au pied de la bosse et je suis parti à l’avant. L’idée c’était de relancer la course pour mettre en difficulté les équipiers de Benoît Cosnefroy. On savait que l’arrivée au sprint ne nous convenait pas. On a tenté de choses. On est tombé sur plus fort que nous, mais on n’a pas de regrets puisqu’on a essayé de faire bouger les choses.”

Anthony Delaplace : “Je suis sorti à un kilomètre de l’arrivée pour rejoindre Quentin Pacher et César Fonte. Une fois regroupés à trois, on s’est un peu regardé… au même moment où le sprint du peloton était lancé. J’ai tenté, je n’ai pas de regrets , comme les autres jours de la semaine. Je ne gagne pas grand chose au bout mais je retiens qu’on a eu un bon collectif, tous les gars ont bien travaillé. Il nous manquait sûrement un brin de force avec Elie pour faire la différence mais on a joué avec nos moyens. Je connais bien Benoît Cosnefroy et il a fait une semaine énorme, c’est l’un des plus grands espoirs français, je ne suis pas étonné de sa performance. Personnellement, je suis content de ma condition, que ce soit à la Polynormande ou au Tour du Limousin, j’ai l’assurance d’avoir bien récupéré après le Tour de France et j’espère vraiment concrétiser avant la fin de saison.”

Yvon Ledanois : “Une nouvelle fois les coureurs d’Arkéa-Samsic ont fait une belle étape. Ils ont couru pour gagner. Je leur ai dit après l’arrivée que je retiens surtout l’état d’esprit. Florian Vachon, notre capitaine de route a insisté sur le fait que quelque chose change dans notre équipe, aujourd’hui beaucoup de nos  coureurs comprennent ce que signifie le mot sacrifice. Chaque coureur doit être conscient de ses capacités et de ses moyens et donc savoir se sacrifier pour le copain. C’est une question de loyauté. Vraiment, je les remercie tous du boulot accompli mais on n’est pas parfaitement récompensé des efforts fournis. Romain Le Roux et Anthony Delaplace ont attaqué dans le final pour gagner l’étape, Elie Gesbert a été costaud et finit dans le Top 10. Ce n’est pas le résultat qu’on était venu chercher mais il faut savoir reconnaître qu’on est battu par plus fort que nous ! A 60 kilomètres de l’arrivée, Elie a accompagné une attaque de Martin (Wanty-Groupe Gobert) mais c’était trop tôt, l’équipe ag2r-LaMondiale de Cosnefroy était encore au complet. Il a suivi le coup et puis il a compris que c’était peine perdue. Elie a fait ce qu’il fallait en réagissant à l’attaque puis a eu ensuite l’analyse juste. Pendant quatre jours, les gars ont eu une super implication. Quasiment le même groupe dispute le Grand Prix de Plouay avec Warren Barguil dans une semaine. J’ai hâte de voir ça…”

 

Arkéa-Samsic roule groupée

Dans une dynamique positive, l’équipe Arkéa-Samsic roule groupée dans le Tour du Limousin et privilégie les intérêts d’Elie Gesbert, désormais neuvième du classement général, et Anthony Delaplace. A la veille de l’étape décisive, Yvon Ledanois est satisfait du travail de ses coureurs.

Elie Gesbert : “Aujourd’hui on se doutait que ce serait un peu plus tranquille qu’hier. Il y avait des chances que ça arrive au sprint et ça n’a pas manqué. J’ai attaqué dans des petites routes qui faisaient mal. Si on avait eu un bon groupe ça aurait pu aller au bout et la route large ensuite n’aurait pas posé de problèmes… mais ça ne l’a pas fait. Il fallait essayer, je l’ai fait un peu aussi pour me tester et les sensations étaient meilleures qu’hier. Je n’ai pas pris de cassure à l’arrivée. Demain c’est l’étape la plus dure sur le papier, il faudra être prêt !”

Yvon Ledanois, directeur sportif : “C‘était encore une journée qui n’était pas simple mais ça s’est bien passé. On ne peut pas dire qu’il s‘agissait d’une étape de transition parce que ça n’existe plus dans le cyclisme d’aujourd’hui mais les gars ont été vigilants. Ils ont bien fait leur travail. Il fallait éviter qu’Elie Gesbert et Anthony Delaplace prennent une cassures et soient piégés. Florian Vachon, Romain le Roux et Amaël Moinard dans le final ont travaillé et ont bien protégé leurs leaders avant qu’Elie n’attaque dans la dernière côte du parcours. Dans un final comme ça, il peut y avoir des coups de sept à huit costauds qui fassent vite la différence. Ça ne s‘est pas fait aujourd’hui mais Elie est dans le match. Demain c’est la journée test en Corrèze et Elie et Anthony étant placés au général peuvent nous permettre de jouer. Aujourd’hui l’équipe de Calmejane, le leader de la course, a beaucoup travaillé et demain il devrait y avoir un marquage entre gars placés qui peut nous permettre d’être opportuniste. “

Elie Gesbert et Anthony Delaplace sont dans le match

Dans sa course au classement général, Elie Gesbert a fait une belle opération dans la première et difficile première étape du Tour du Limousin gagnée par Calmejane (Total-Direct Energie). Le jeune leader de l’équipe Arkéa-Samsic a fini dans le premier groupe fort de 14 coureurs et juste devant Anthony Delaplace auteur d’un joli petit numéro dans les derniers kilomètres.

Elie Gesbert : “Quand Benoît Cosnefroy a attaqué il était deux jambes au dessus de tout le monde, super fort. On savait que ça pouvait se décider à cet endroit-là et ça n’a pas manqué ! Je l’ai suivi mais j’ai joué avec mes moyens jusqu’à la ligne. Je n’avais pas de super sensations. Avec Benoît (Cosnefroy) on a tenté d’organiser un peu le groupe pour prendre du temps au général. Nous étions à 15 kilomètres de l’arrivée, vent de face…Il y a eu beaucoup d’attaques individuelles, au final ça a marché pour Calmejane. Au Tour du Limousin une seconde, c’est une seconde ! Aujourd’hui je n’étais pas dans une journée extraordinaire au niveau de mes sensations mais j’ai limité la casse en étant dans le bon groupe, je suis encore dans le match pour le général. J’espère que ça va se débloquer dans les prochains jours.”

Anthony Delaplace : “Je suis parti dans l’échappée avec Nicolas Baldo et après la première bonification je me suis relevé. Ce n’est pas trop mon habitude de faire ça mais Yvon Ledanois m’a dit “garde des forces, tu marches bien’’, je suis donc revenu dans le peloton. Et avec le recul, il avait raison car il y eu une grosse bataille dans le final et j’ai pu prendre place dans un contre à vingt secondes du groupe d’Elie. A trois kilomètres comme ça ne s’entendait pas vraiment, je suis sorti pour essayer de faire la jonction avec le groupe de devant. Malheureusement l’arrivée était en bosse et à 500 mètres de la ligne, tandis que je revenais, le sprint avait commencé. J’arrive à cinq secondes de ce groupe ce qui me permet d’être encore dans le match pour le général avec Elie. C’est toujours mieux d’être à deux ! Si j’avais attendu derrière j’aurais été à 28 secondes et si je ne mettais pas relevé de la première échappée, sûrement à huit minutes…Il ne faut pas se prendre la tête sur le Tour du Limousin, on prend chaque jour comme il vient en étant toujours concentré !”

Yvon Ledanois, directeur sportif : “En tenant compte du fait que Calmejane a gagné en costaud, Elie Gesbert a fait l’essentiel. Pour Anthony Delaplace, je ne suis pas mécontent de mon coup. Il s’est échappé avec Baldo (St-Michel – Auber 93) et je lui ai demandé de se relever après avoir pris des secondes de bonification au sprint intermédiaire. Anthony marche bien mais ce n’était pas la journée à être devant et je préfère le garder pour le général. Dans le final qui a été très disputé, Elie a pris place dans le premier groupe de 14 coureurs tandis qu’Anthony était dans le deuxième à vingt secondes. Il en est sorti seul et a fini juste derrière Elie. Pour finir, notre jeune leader était peut-être un peu juste mais Calmejane qui vient de finir quatrième de l’Arctic Race of Norway est fort. Avec la bonif, il a vingt secondes d’avance au général et sera dur à déloger mais le Tour du Limousin reste une coure difficile à maîtriser. Elie sera mieux demain, mieux encore vendredi dans une étape proposant 4.000 mètres de dénivelé. Il n’a pas dit son dernier mot.”

 

Warren Barguil : “Le Top 10 une belle récompense pour moi et Arkea Samsic “

L’étape du jour dans le Tour de France était particulière. En raison des violents orages de la veille, les organisateurs ont été contraints de modifier le parcours, effaçant le Cormet de Roselend et le col de Longefoy pour proposer la montée sèche de Val Thorens. Warren Barguil, longtemps assisté par Elie Gesbert, s’est battu pour décrocher le Top 10 et atteindre avec brio son objectif.

Warren Barguil : « C’était une journée particulière, je m’attendais à un scénario different, avec une peloton groupé au pied de la difficulté. On avait Maxime Bouet à l’avant, c’était important d’y avoir mis quelqu’un. Flo Vachon m’a parfaitement placé au pied de Val Thorens, il frotte très bien, il m’a bien épaulé sur l’ensemble du Tour pour aborder au mieux les difficultés. Ensuite, j’ai eu Elie avec moi, c’est important d’avoir du soutien. On a repris Max, il m’a passé un bidon et a bouché un trou, c’est un travail qu’on ne voit pas forcément mais c’est ce qui fait la différence. J’ai attaqué à cinq kilomètres de l’arrivée, je ne voulais pas avoir de regret. À ce moment-là, je ne pensais pas à l’étape ou au général mais juste à creuser sur le groupe. C’était une montée roulante pas forcément ce que j’affectionne, mais je n’avais rien à perdre. Ensuite, j’ai accusé un peu le coup, je me suis accroché pour finir le moins loin possible, j’avais mal aux jambes. Finalement, je suis à 29 secondes de Bernal. Je suis content d’accrocher le Top 10 du Tour de France, pour l’équipe et pour moi c’est un très bon résultat. Ma formation m’a fait confiance, j’ai beaucoup travaillé et je retrouve mon meilleur niveau. Un top 10 sur la plus grande course du monde, c’est quelque chose de bien et c’est de la confiance pour la suite. J’affectionne les courses de 3 semaines, je suis quelqu’un d’endurant et tenace, je crois que c’est ma force sur le Tour et en troisième semaine. On n’atteint pas notre objectif initiale, d’une victoire d’étape avec moi, mais le Top 10 est un gage de régularité et ce n’est pas fini, il reste demain sur les Champs-Elysées.”

Elie Gesbert : « La dernière ascension du Tour était très longue et le peloton n’a pas laissé beaucoup de champ à l‘échappée à laquelle a pris part Maxime Bouet. Dans Val Thorens, l’équipe Jumbo-Visma a imposé un rythme très élevé. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour accompagner Warren. C’était une étape courte et  très intense. On savait que ce serait une course de côte mais je me débrouille mieux dans cet exercice que dans une étape de haute montagne, ça me convient mieux. Mentalement, nous n’avons rien lâché. Warren obtient un top 10 final mais je regrette pour lui que l’étape de vendredi ait été raccourcie parce qu’il était parti pour faire encore mieux au classement général. Pour ma part, je fais un bon Tour de France même si j’aurais espéré mieux sur le plan individuel et notamment dans l’étape de Gap. »

Yvon Ledanois : « Je boirai le champagne dimanche soir. Pour nous c’est mission accomplie, au départ de Bruxelles nous avions pour objectif une victoire d’étape ou un bon classement général. Le Top 10 est un bon résultat et il est très important pour Warren Barguil après une année compliquée, il a pu confirmer que son magnifique Tour 2017 n’était pas dû au hasard. On n’a pas gagné une étape en montagne mais on a été acteur dans les étapes difficiles. On peut mieux faire, c’est sûr, mais l’autre point positif est que les gars finissent bien le Tour. D’ailleurs André Greipel est super motivé pour l’étape de dimanche. Elie Gesbert a vraiment bien fini le Tour, il aime bien ces montées sèches comme celle de Val Thorens. Aujourd’hui, il a été un réconfort pour son leader. D’un point de vue général, du travail et de l’implication de tous, l’équipe Arkéa-Samic a fait un super Tour. Maintenant, il nous faut un bon résultat d’André demain et alors on boira avec grand plaisir un verre tous ensemble. Dimanche, les coureurs prendront l’avion à 13 heures en direction de Paris, pour tout le staff il se fera en voiture en deux fois.»

Elie Gesbert et Warren Barguil ont fait la course en tête

L’équipe Arkéa-Samsic a été omniprésente tout au long de la quatorzième étape du Tour de France. Elie Gesbert, désigné le plus combattif du jour, a été échappé toute la journée et a vécu un très grand moment en abordant, seul, l’ascension du Tourmalet. Repris à 10 kilomètres de l’arrivée, il a vu son leader Warren Barguil attaquer dans le final avant de prendre une très belle neuvième place lui permettant de se rapprocher à grand pas du Top 10 au classement général.

Yvon Ledanois : « J’ai passé une bonne journée, le bilan est positif. Aujourd’hui, on n’a pas montré le maillot, on a fait la course en prenant nos responsabilités. Elie Gesbert sort la tête de l’eau, il a été au bagne pendant deux semaines et il en était malheureux mais il s’est rassuré dans le contre la montre. Je pense que ça l’a débloqué psychologiquement. Il était échappé tout seul dans le Tourmalet, ça procure beaucoup de belles choses pour lui. Pour Warren, c’était important aussi de savoir Elie devant en étant soutenu jusqu’au pied du Tourmalet par Amaël Moinard. Quand Warren a attaqué, tout le monde était à bloc, il a eu raison de le faire. Au vu de l’écart à l’arrivée, en prenant un peu plus de temps, 40 secondes, il aurait pu jouer un coup mais il n’est pas très loin du Warren Barguil de 2017. La dernière semaine va être bonne pour lui quand d’autres vont décliner. C’est bien qu’il ait bougé aujourd’hui, s’il ne bouge pas il finit peut être cinquième et à vingt secondes mais il sait maintenant qu’il a de super jambes. Ce soir, au classement général, il est treizième, pas loin du Top 10 mais qu’il reste concentré sur notre objectif de gagner une étape, le général viendra avec. »

Warren Barguil : “Dans le Tourmalet, il restait seulement Wout Poels (Team Ineos) pour faire le tempo. J’ai peut-être attaqué un peu tôt. Je me suis dit que c’était un faux tempo et que c’était bon pour moi, mais en fait non (il rigole). Après, c’est une belle étape, je finis neuvième. C’est bien pour Thibaut Pinot, on s‘est dit en cours de route qu’il devait aller la chercher… J’ai l’habitude de venir ici, dans le Tourmalet et c’est bien que je sois dans le final, je suis content de moi. Après un an et demi de galère, ça fait du bien. Je me sens au même niveau qu’en 2017 mais le niveau de ce Tour est plus élevé.”

Elie Gesbert : “J’avais très envie de tenter l’échappée aujourd’hui. Je suis sorti une première fois avec Nibali et Sagan, mais je ne me suis pas enflammé et j’ai attendu qu’un gros groupe ressorte. 17 coureurs à l’avant, ça commençait à être interessant, mais l’équipe Groupama-FDJ a très vite contrôlé. Ils ne nous ont jamais laissés plus de 3 minutes. Le premier col est arrivé assez vite, on s’est retrouvé à trois devant avec Wellens et Nibali, ils voulaient surtout se disputer les points du grimpeur. On est repris par les poursuivants au pied du Tourmalet. Sicard a porté une première attaque, je suis sorti derrière, je l’ai rattrapé et je suis parti seul. Pendant 5 kilomètres, j’ai profité de la foule et des encouragements, c’était incroyable et ça fait un bien fou au moral. À un moment, j’ai réalisé : « Je suis sur la Tour de France, dans une montée finale comme le Tourmalet et je suis seul en tête ». L’écart était faible au pied mais il faut toujours y croire sinon il ne faut pas prendre le départ. Depuis le début du Tour, je me fais un peu taper dessus, aujourd’hui j’ai retrouvé de bonnes sensations, c’est un vrai plaisir. “

Elie Gesbert et Warren Barguil ont fait la course en tête

L’équipe Arkéa-Samsic a été omniprésente tout au long de la quatorzième étape du Tour de France. Elie Gesbert, désigné le plus combattif du jour, a été échappé toute la journée et a vécu un très grand moment en abordant, seul, l’ascension du Tourmalet. Repris à 10 kilomètres de l’arrivée, il a vu son leader Warren Barguil attaquer dans le final avant de prendre une très belle neuvième place lui permettant de se rapprocher à grand pas du Top 10 au classement général.

Yvon Ledanois : « J’ai passé une bonne journée, le bilan est positif. Aujourd’hui, on n’a pas montré le maillot, on a fait la course en prenant nos responsabilités. Elie Gesbert sort la tête de l’eau, il a été au bagne pendant deux semaines et il en était malheureux mais il s’est rassuré dans le contre la montre. Je pense que ça l’a débloqué psychologiquement. Il était échappé tout seul dans le Tourmalet, ça procure beaucoup de belles choses pour lui. Pour Warren, c’était important aussi de savoir Elie devant en étant soutenu jusqu’au pied du Tourmalet par Amaël Moinard. Quand Warren a attaqué, tout le monde était à bloc, il a eu raison de le faire. Au vu de l’écart à l’arrivée, en prenant un peu plus de temps, 40 secondes, il aurait pu jouer un coup mais il n’est pas très loin du Warren Barguil de 2017. La dernière semaine va être bonne pour lui quand d’autres vont décliner. C’est bien qu’il ait bougé aujourd’hui, s’il ne bouge pas il finit peut être cinquième et à vingt secondes mais il sait maintenant qu’il a de super jambes. Ce soir, au classement général, il est treizième, pas loin du Top 10 mais qu’il reste concentré sur notre objectif de gagner une étape, le général viendra avec. »

Warren Barguil : “Dans le Tourmalet, il restait seulement Wout Poels (Team Ineos) pour faire le tempo. J’ai peut-être attaqué un peu tôt. Je me suis dit que c’était un faux tempo et que c’était bon pour moi, mais en fait non (il rigole). Après, c’est une belle étape, je finis neuvième. C’est bien pour Thibaut Pinot, on s‘est dit en cours de route qu’il devait aller la chercher… J’ai l’habitude de venir ici, dans le Tourmalet et c’est bien que je sois dans le final, je suis content de moi. Après un an et demi de galère, ça fait du bien. Je me sens au même niveau qu’en 2017 mais le niveau de ce Tour est plus élevé.”

Elie Gesbert : “J’avais très envie de tenter l’échappée aujourd’hui. Je suis sorti une première fois avec Nibali et Sagan, mais je ne me suis pas enflammé et j’ai attendu qu’un gros groupe ressorte. 17 coureurs à l’avant, ça commençait à être interessant, mais l’équipe Groupama-FDJ a très vite contrôlé. Ils ne nous ont jamais laissés plus de 3 minutes. Le premier col est arrivé assez vite, on s’est retrouvé à trois devant avec Wellens et Nibali, ils voulaient surtout se disputer les points du grimpeur. On est repris par les poursuivants au pied du Tourmalet. Sicard a porté une première attaque, je suis sorti derrière, je l’ai rattrapé et je suis parti seul. Pendant 5 kilomètres, j’ai profité de la foule et des encouragements, c’était incroyable et ça fait un bien fou au moral. À un moment, j’ai réalisé : « Je suis sur la Tour de France, dans une montée finale comme le Tourmalet et je suis seul en tête ». L’écart était faible au pied mais il faut toujours y croire sinon il ne faut pas prendre le départ. Depuis le début du Tour, je me fais un peu taper dessus, aujourd’hui j’ai retrouvé de bonnes sensations, c’est un vrai plaisir. “

Statu-quo au général, Elie Gesbert est treizième

Avec Amaël Moinard et Elie Gesbert, l’équipe Arkéa-Samsic a été active dans la quatrième étape de la Route d’Occitanie mais sans pouvoir échapper à un sprint massif gagné par Démare. Elie doit donc se contenter de la treizième place au classement général.

Elie Gesbert (13e du général) : ” On voulait faire la course, on sait que lors des épreuves en circuit, ça peut se jouer à pas grand chose, on l’a encore vu aujourd’hui. J’ai flingué en haut de la dernière bosse, ça s’est un peu regardé mais c’était quand même bien organisé et un peu trop roulant pour faire un écart conséquent. Ce fut quatre journées intenses, ça va me mettre en confiance pour la suite surtout pour les arrivées dans le style du premier jour. J’ai ce passage à vide hier en haut du Port de Balès, c’est dommage, mais une fois la déception passée je retiens que je grimpe de mieux en mieux.”

Roger Tréhin – directeur sportif : ” Dans cette dernière étape, nous avons observé un statu-quo au classement général mais c’était un peu couru d’avance. Le circuit était vallonné mais pas assez dur pour faire des écarts. Au départ j’avais espéré une échappée conséquente mais pas à quatre coureurs comme ce fut le cas. Donc on a attendu le final avec la côte de Moncassin à gravir à plusieurs reprises. Amaël Moinard est sorti en contre avec Jaurégui et puis Elie Gesbert a attaqué à 4 kilomètres de l’arrivée mais il était surveillé et les équipes Ineos, Groupama-FDJ et Education First-Drapac roulaient fort. Il a été repris à 2,5 km de l’arrivée. Le regret pour lui ce n’est pas aujourd’hui mais hier dans le Port de Balès et son passage à vide pendant dix minutes. C’est d’autant plus dommage qu’il a ensuite réussi l’une des sept meilleures ascensions de l’Hospice de France ! “

Elie Gesbert à 1,5 kilomètre près

Elie Gesbert a cédé les armes à la main ! Il lui a manqué 1,5 kilomètres dans l’ascension du Port de Balès pour rester au contact des favoris de la Route d’Occitanie avant de très bien finir dans l’ascension de Luchon-Hospice de France.

Elie Gesbert (17e de l’étape et 13e du général) :  ” Je suis déçu. À 1,5 km du sommet du Port de Balès, j’ai eu un gros coup de moins bien. Je n’arrive pas à l’expliquer mais je n’avais plus rien dans les jambes. Je m’accroche et je bascule à une trentaine de secondes, mais dans la descente je n’arrive pas à revenir sur les favoris. Dans la vallée, je me suis bien refait la patte, je ne me suis pas démobilisé et j’ai fait une dernière montée solide. J’ai lâché les coureurs de mon groupe et j’en ai repris plusieurs mais c’était trop tard, l’écart était déjà fait avec les favoris… Voila, il y a de la déception ce soir, je voulais faire une belle dernière montée avec les costauds… Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé peut-être une petite fringale. Une montée aussi longue avec un gros tempo toute la journée ce n’est pas facile à gérer mais elle m’a paru moins difficile que sur le Tour 2017, c’est plutôt bon signe, j’ai dû progresser.”

Franck Bonnamour :  “Une journée difficile… On devait être vigilants au départ car ça partait en col. On voulait en mettre un devant pour anticiper. Ça s’est fait à la patte, ça a roulé vite d’entrée, mais je suis content d’avoir pu accrocher le bon wagon. On avait un bon groupe devant, on savait que ça pouvait aller loin. Mais Rossetto et Rolland sont sortis dans le deuxième col et ça a complètement désorganisé l’échappée. On est arrivé dans le Port Balès avec à peine une minute d’avance, donc c’était raté… Ensuite, j’ai eu un gros coup de moins bien, peut-être un coup de chaud, je n’avais plus rien,  j’ai dû lutter pour rallier l’arrivée. Je crois que c’est l’une des journées les plus dures depuis que je suis professionnel. Je n’aime pas abandonner donc je me suis accroché, surtout qu’il y a encore une belle étape demain. Il fallait simplement tenir…”

Roger Tréhin :  “Il a manqué 1,5 kilomètres à Elie Gesbert dans le Port de Balès pour rester au contact du peloton des favoris. Il a payé l’accélération des coureurs de l’équipe Education First-Drapac, Uran et Dombrowki. Dans ce col, le rythme s‘était intensifié progressivement, un peu rouleau compresseur mais il atteint le sommet avec trente secondes de retard. Pas loin donc. Ensuite il n’a pas fait une bonne descente et a été repris par une douzaine de coureurs. Ensuite, l’écart s’est stabilisé mais il était déjà trop important. Elie a plutôt bien fini, lâchant tous les coureurs avec qui il se trouvait mais ce n’était pas non plus le même niveau que ceux qu’il côtoyait dans le Port de Balès. En début de course, Franck Bonnamour s’est joint à l’échappée et il a été revu dans le Port de Balès où c’était du chacun pour soi. “

Elie Gesbert (3ème) : “J’ai couru pour gagner “

Pas de doute, Elie Gesbert a changé de catégorie ! En costaud, il a pris la troisième place de la première étape de la Route d’Occitanie jugée au sommet de la côte d’Aubignac. Après avoir maîtrisé une attaque du grimpeur d’Arkéa-Samsic dans le dernier kilomètre, le champion du monde Valverde (Movistar) s‘est imposé devant Dunbar (Team Ineos) et Elie qui a fait très grosse impression !

Elie Gesbert (3è): « Ce matin la consigne était simple pour moi : accrocher le groupe des favoris le plus longtemps possible. Avant la première montée de la côte d’Aubignac, ag2r-la-Mondiale a pris les commandes du peloton pour faire une première différence dans la descente. Je suis resté bien placé et je ne me suis pas fait piéger. Le premier passage s’est fait sur un rythme extrêmement soutenu, ça a fait un premier gros écrémage. Nous nous sommes retrouvés à une quinzaine de coureurs pour jouer la gagne dans la deuxième montée. J’aime ce genre de difficultés, ça me correspond bien. On sait tous que Valverde est très fort mais il ne faut jamais baisser les bras. J’y ai cru. J’ai attaqué et ensuite j’ai joué le sprint à fond même si je commençais à être un peu sec. Je n’ai pas de regrets, j’ai couru pour gagner. Ce n’est pas une victoire, c’est une troisième place mais pour moi, c’est une grosse performance. Je me retrouve dans un final de course à me battre contre le champion du monde, ce n’est pas rien. Je sens que je gagne en confiance, je n’avais aucun complexe dans cette dernière difficulté. Je suis troisième au général, demain ça ne devrait pas bouger, l’étape devrait arriver au sprint.  Samedi, en revanche, nous avons une vraie journée de montagne. Je vais essayer de m’accrocher le plus longtemps possible, et si je peux, passer à l’offensive. Pas de limite !”

Roger Tréhin – directeur sportif« Un groupe de quatre coureurs s’est échappé d’entrée de jeu mais nous n’avons pas roulé derrière Chetout (Cofidis), Turek (Israël Cycling Academy), Delage (Groupama-FDJ) et Holler (Bike Aid). Nos coureurs avaient pour mission de bien placer Elie Gesbert au pied de la côte d’Aubignac qu’il fallait franchir deux fois. Il aime bien ce type de côtes, celle-ci était vraiment difficile, longue de près de 5 kilomètres à 8,5% de moyenne. Je peux dire que c’était plus pentu que l’Hospice de France qui sera le cadre de l’arrivée de l’étape de montagne samedi. Les équipes Movistar, Ineos et Education First-Drapac ont assuré l’écrémage dans la première ascension, il restait vingt coureurs dans le premier peloton. Il fallait être fort, c’est monté par à-coups. Elie a répondu aux attaques sans problème et quand lui-même en a mis une, c’est Valverde en personne qui est allé le chercher. Au départ, après avoir fait la liste des bons grimpeurs, on s‘était fixé un Top 10 au général. Ce soir, Elie est troisième et il nous a simplement montré aujourd’hui qu’il a le potentiel pour suivre les meilleurs grimpeurs !»

Elie Gesbert (2ème) : “Etre capable d’être à la limite sans exploser”

Elie Gesbert a confirmé ses qualités dans le Tour de l’Ain. Le jeune leader de l’équipe Arkéa-Samsic a pris la deuxième place de la dernière étape jugée au sommet du difficile Grand Colombier. Derrière l’intouchable Thibaut Pinot, Elie a parfaitement géré son effort pour obtenir le meilleur résultat possible. Sa quatrième place au classement final est une belle satisfaction.

Elie Gesbert : « Pour moi la stratégie était assez simple ce matin, essayer de faire la plus belle montée possible. Thibaut Pinot est parti dès les premières pentes, je n’ai pas tenté de le suivre. On le savait très fort. Je me suis retrouvé dans un petit groupe avec Rein Taaramae notamment et on est monté au train. J’ai placé une première attaque à trois kilomètres de l’arrivée, ils m’ont rejoint à la flamme rouge et ils m’ont contré. La dernière portion était très raide, c’est le style d’effort intense que j’aime bien et j’ai réussi à les passer sur la ligne.

J’apprends à mieux gérer mes efforts, il faut être capable d’être à la limite mais sans exploser, aujourd’hui j’ai réussi à bien le faire. Je suis allé assez loin dans la douleur. Pendant la montée, on ne prend pas beaucoup de plaisir, j’ai juste une image d’un beau paysage en tête (rires). J’étais concentré sur mon effort, le plaisir c’était après la ligne. Je suis content de ma performance, je progresse en montagne, ça me donne de la confiance pour la suite.

Finalement, le réveil à 5h30 m’a plutôt bien réussi, de toute façon c’était la même chose pour tout le monde. Je vais bien récupérer de ces trois jours de course et passer à autre chose. C’est comme ça dans le sport il y a tout le temps une remise en question et de nouveaux objectifs à préparer. »

Sébastien Hinault – directeur sportif :  « L’équipe Arkéa-Samsic a vécu une belle journée ! Brice Feillu a pris l’échappée, sans que ce ne soit le plan de départ, disons que notre présence à l’avant était fonction de la composition de l’échappée. Avec Sicard (Total-Direct Energie), Fernandez (Delko-Marseille 13) ou Meurisse (Wanty-Groupe Gobert), c’était un bon coup. Brice a été repris dans l’ascension du Grand Colombier mais a fait de bons efforts. Ensuite, bien sûr, la satisfaction est venue d’Elie Gesbert. Il est régulier à ce niveau-là depuis le début de saison. On le savait capable de telles courses les deux années passées mais là c’est quasiment à chaque fois. Au briefing, on avait abordé le fait que Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) serait au dessus du lot et qu’il fallait ne pas prendre de risques à le suivre trop tôt. Il était préférable de gérer son effort, de ne pas se mettre dans le rouge. Il a fait une belle montée en compagnie de Taaramae (Total-Direct Energie). Dans le final, en espérant reprendre du temps à ceux qui l’avaient précédé samedi, Elie attaque un peu trop tôt à 3 kilomètres de l’arrivée. Vent de face, il a pris la bonne décision et a attendu que ça revienne pour se consacrer à cette deuxième place qui lui permet de finir dans le Top 4 du Tour de l’Ain. A présent, il va disputer le Grand Prix de Plumelec samedi, la course du Mont-Ventoux au lendemain de l’arrivée du Critérium du Dauphiné et la Route du Sud. »

Elie Gesbert : “Je prends du plaisir sur cette course”

Actif dans le final, Elie Gesbert n’a pu accompagner les meilleurs dans le col de la Faucille mais a figuré dans le groupe arrivé pour la septième place à 36 secondes du vainqueur, Alexandre Géniez (ag2r-La Mondiale). A la veille de l’étape finale jugée au sommet du Grand Colombier, le jeune leader de l’équipe Arkéa-Samsic est septième du classement général.

Elie Gesbert : «  On s’attendait à ce que la course se décante dans le col Menthières, ça n’a pas loupé avec l’accélération de Thibaut Pinot. J’étais vigilant et j’ai suivi son attaque, on s’est isolé à cinq en tête de course. Dans la descente, un groupe nous a rejoints, ensuite il s’est mis à grêler et à pleuvoir… ce n’est pas ce que je préfère (rires). Dans la dernière montée, j’ai eu des crampes au ventre, j’ai un peu coincé. Il ne me manquait pas grand chose mais je ne pouvais pas accompagner les attaques. J’ai un petit peu accusé le coup et j’ai fini comme je pouvais.
Je prends du plaisir sur cette course, hier j’ai disputé le sprint, aujourd’hui je suis à la bagarre dans les montées. Les étapes comme aujourd’hui me correspondent mieux, finalement il faudrait un intermédiaire entre la première et la deuxième journée (rires).
Ça reste ouvert pour demain, il y aura des possibilités. Il faudra surtout bien récupérer, car on va se lever tôt, départ de la course à 8h30 ! »

Sébastien Hinault – directeur sportif : « Il en a manqué un petit peu à Elie dans le final de l’étape, il m’a dit avoir souffert un peu de crampes et ce fut ensuite compliqué pour lui de suivre les meilleurs, Géniez et Pinot dans le col de La Faucille. L’échappée était partie de bonne heure avec Politt (Katusha-Alpecin) et Gougeard (ag2r-La Mondiale) qui a fait un gros numéro. Rossetto (Cofidi) a assuré une grande partie de la poursuite et ça s’est fait dans la Faucille après une première explication dans Menthières où Elie avait accompagné Pinot. Auparavant, dans l’une des cinq difficultés du jour, Jérémy Maison et Brice Feillu avaient été pointés dans un contre. Elie finit à 36 secondes du vainqueur Alexandre Géniez, il est septième du classement général. Demain, c’est une montée sèche, le Grand Colombier. On n’est pas favoris pour la victoire d’étape mais sur une montée comme celle-là, en général, Elie n’est pas mal ! »

Elie Gesbert cinquième avec un regret

Elie Gesbert, très combattif dans le final, a pris la cinquième place de la première étape du Tour de l’Ain gagnée au sprint par le Suisse Bisseger (sélection suisse). C’est de bon augure avant les deux prochaines arrivées au sommet.

Elie Gesbert :  « C’est vrai que je ne suis pas un habitué des sprints. Comme le final était assez nerveux, je me suis replacé à deux kilomètres, pour éviter les cassures. J’en ai profité pour prendre la roue de Boris Vallée. C’était un final de casse-cou, le sprint se jouait dans le dernier virage, il ne fallait pas seulement être rapide mais surtout être placé. J’ai même un petit regret car je ne pensais pas tenir la roue des premiers dans les 150 derniers mètres et finalement j’aurais pu déboiter pour aller chercher une ou deux places de mieux mais j’étais un peu enfermé. Je suis tout de même content de m’être mêlé à la bagarre finale.
Je remettais un dossard aujourd’hui après une coupure d’un mois, c’est assez difficile de juger les jambes car l’étape ne présentait pas de difficulté, on en saura plus demain. »

Sébastien Hinault – directeur sportif : « L’étape s’est déroulée un peu comme prévu. L’échappée a été longue à se dessiner. Maxime Bouet a figuré dans un coup de onze coureurs mais Groupama-FDJ a fait l’effort pour le neutraliser. Ensuite Pellaud et Imhof ont pris jusqu’à 4’30’’ d’avance mais ont été repris à 10 kilomètres de l’arrivée.  Avec le vent, il y a eu quelques tentatives de bordures mais Elie Gesbert et Kevin Ledanois ont été vigilants. Dans l’amorce du sprint, Elie s’est bien battu, il regrette de s’être fait serrer à 100 mètres de la ligne, il n’a pas pu sprinter comme il le voulait. Il prend la cinquième place et pense qu’il pouvait faire mieux mais moi, ce matin, j’aurais signé pour prendre cette cinquième place. Pour l’équipe Arkéa-Samsic, c’était une course de remise en route mais tous nos coureurs avaient de bonnes sensations et finissent devant. »

Eddy Le Huitouze, déjà 11 victoires ! Arkea-Samsic Développement.

Eddy Le Huitouze, seize ans, cadets deuxième année, licencié à l’EC Pluvignoise est un talent breton, coureur du Club Bretagne Formation inscrit dans la cellule développement du Team Arkea-Samsic. Ce week-end, Eddy a remporté une manche de la Coupe de France des départements en gagnant le contre-la-montre et la course en ligne. Sorti à cinquante kilomètres de l’arrivée, il effectue un long raid en solitaire avant d’être repris par un groupe à dix kilomètres du final. À un kilomètre de la ligne, le morbihannais de Landévan sort seul, à nouveau, et s’impose avec cinq secondes d’avance : 11 succès au compteur cette année ! Notre jeune talent nous parle de ses objectifs, ses inspirations dans le vélo…et d’Elie Gesbert ! 


Pourquoi fais-tu du vélo ?
J’ai commencé le vélo à l’âge de 7 ans après avoir fait une année de football. Mon père, mon oncle, mon cousin, et ma cousine qui court dans la DN féminine de l’US Vern font et ont fait du vélo…j’ai commencé logiquement en suivant leurs traces. Mon père et mon oncle couraient en première catégorie dans les côtes d’Armor dans les années 80/90. Mon oncle a gagné deux fois la Flèche de Locminé et mon père est monté sur une dizaine de podiums lors des classiques Bretonnes. J’ai grandi dans le vélo ! 

Quel type de coureur es-tu ?
Je suis rouleur…comme je suis cadet en deuxième année, je n’ai pas eu l’occasion de m’exprimer en montagne, en compétition. Je pense que « ca passe » quand ça grimpe en tout cas (rires). J’aime les chronos. J’aimerais disputer de grands contre-la-montre plus tard, et des classiques flandriennes…ça donne envie ! L’année dernière pour la finale de la Coupe de France des départements, nous à Templeuve, nous avons emprunté deux secteurs pavés par tour. Paris-Roubaix, ça fait rêver ! 

Y a-t-il un coureur qui t’inspire ?
J’aime bien Elie Gesbert, sa façon de courir…il attaque ! Quand j’étais pupille, il est devenu double champion de France juniors. Ça m’avait marqué. Quand t’es champion de France peu importe la catégorie, c’est beau ! D’ailleurs j’avais pris une photo avec Elie à Loudéac…

As-tu un objectif qui te tiens particulièrement à coeur cette année ?
Je veux essayer de battre le record de France de poursuite individuelle. J’aime la piste parce que ça roule vite, c’est sympa. L’année dernière, je suis devenu champion de France… mais j’ai raté le record pour 3/10ème de seconde. Cette année, le championnat de France est à Saint Quentin en Yvelines…je vais essayer en tout cas ! (sourire)
Côté objectif à l’école, je suis en seconde générale à Auray ! On est sept dans ma classe à avoir des horaires aménagés pour pouvoir faire du sport. C’est une chance. Je ne sais pas encore précisément ce que je veux faire plus tard mais j’aimerais travailler dans le milieu du vélo. L’année prochaine, je pense me diriger vers la voie scientifique.

Victoires en 2019 
  • Loudéac
  • Saint Malo de Phily
  • Rieux
  • Challenge Voeckler / La Roche-Sur-Yon
  • Contre-la-montre par équipes / Challans (Coupe de France)
  • Contre-la-montre individuel / Châteaubriant (Trophée Madiot)
  • Contre-la-montre individuel / Les Boucles Sournaises
  • Classement général / Les Boucles Sournaises
  • Brest
  • Contre-la-montre individuel / Plougonvelin (Coupe de France)
  • Plougonvelin (Coupe de France)

Le Team Arkéa-Samsic soutient 10 jeunes de la catégorie cadet deuxième année à espoir deuxième année. Le but est d’accompagner un double projet études et pratique du cyclisme professionnel de haut-niveau, en menant plusieurs actions : un suivi de proximité par les cadres sportifs de l’équipe professionnelle, la participation aux stages hivernaux, un accompagnement matériel, une véritable formation autour de la lutte anti-dopage. 

Eddy Le Huitouze, parrainé par Laurent Pichon.

Encore une tentative d’Elie Gesbert

Au lendemain d’une déception légitime, Elie Gesbert s’est de nouveau échappé dans la quatrième du Tour des Alpes mais le peloton a laissé une marge de manœuvre réduite aux attaquants repris dans la dernière difficulté. Jérémy Maion, soutenu par Amaël Moinard, a confirmé son niveau dans cette course relevée, entre la quinzième et la vingt-cinquième place

Sébastien Hinault : « Elie Gesbert s’est encore échappé, ce fut un peu la même étape que la veille mais cette fois on y a moins cru parce que dans ce groupe de sept coureurs il y avait Vuillermoz (ag2r-La Mondiale) et Andrey Zeits (Astana) bien classés au général. Vincenzo Nibali (Bahrain-Merida) a fait rouler très tôt ses équipiers. Le groupe d’Elie a compté jusqu’à 3 minutes d’avance mais en haut du premier col, le Forcella di Brez, il n’y avait plus qu’une minute et on savait que c’était foutu. Le Team Sky a pris la main et n’a pas desserré l’étau avant une vraie bagarre dans le deuxième col, le Passo Predaia. Elie a pas mal donné depuis deux jours et une fois repris, a fini tranquillement en prévision de Liège-Bastogne-Liège. Derrière le premier groupe réglé au sprint par Geoghegan Hart (Team Sky), Jérémy Maison et Amaël Moinard arrivent pour la dix-septième place. Dans cette course, c’est le niveau de Jérémy, entre la quinzième et la vingt-cinquième place. La dernière étape, demain, ne sera pas plus simple avec deux cols au programme et le mauvais temps annoncé. »

Elie Gesbert : ” Je suis un peu, beaucoup frustré”

Elie Gesbert et l’équipe Arkéa-Samsic n’ont vraiment pas été payés de leurs efforts au cours de la troisième étape du Tour des Alpes gagnée par Masnada (Androni-Sidermec). Echappé toute la journée, le coureur breton a été repris à six kilomètres de l’arrivée. Très déçu, il sait être passé près d’une belle victoire.

Elie Gesbert
« Je suis un peu, beaucoup frustré. La stratégie du jour était de prendre l’échappée pour aller jouer la victoire d’étape. Dans l’avant-dernier grimpeur je suis sorti avec le petit frère Nibali, ça rentre en bas de la descente, la collaboration n’était pas trop bonne. Les Italiens se regardaient un peu le nombril, j’ai décidé de partir avec Barcelo. On était deux et on roulait bien. J’ai réussi à prendre la bonne échappée sauf qu’on n’a pas pris énormément d’avance et ça ne s’est pas toujours bien entendu. Et puis, je n’ai pas trop compris pourquoi Ag2r-La Mondiale a roulé…Finalement on est arrivé au pied de la dernière ascension avec peu d’avance. Je me sentais bien c’est pour ça que je suis sorti tout seul dans le final…mais avec trop peu d’avance pour espérer aller gagner. Il me fallait 40 secondes de plus au pied de la dernière bosse et c’est revenu. Quand tu as passé toute la journée devant et que derrière les autres sont frais, c’est mort. Ce soir à l’arrivée je suis déçu, j’ai fait tout mon possible pour aller chercher la victoire.  »

Sébastien Hinault – directeur sportif 

« Franchement, je suis déçu. Elie Gesbert n’a rien à se reprocher. Il y a quand même un peu d’incompréhension sur les équipes qui sont allées rouler derrière lui mais chacun fait sa course. Bardiani-CSF a engagé la poursuite quand l’écart était de 4 minutes et puis Ag2r-La Mondiale a pris la main… C’est toujours le même scénario, le Team Sky laisse l’écart filer et il y a toujours une équipe qui craque et va rouler à sa place. Elie avait attaqué après 9 kilomètres dans la première côte. Ils étaient une dizaine en tête mais la présence de Boaro (Astana) qui était bien classé au général pouvait être ennuyeuse. J’ai conseille à Elie d’anticiper et il a attaqué une première fois. Puis dans un petit col l’Espagnol Barcelo (Euskadi-Murias) a été le seul à l’accompagner avant de craquer dans la dernière difficulté. Pas de doute, Elie était le plus fort de l’échappée et c’est rageant. Notre stratégie de départ était qu’il soit dans l’échappée parce qu’il aime ce type de côtes mais une fois le peloton revenu à une minute de lui, les costauds ont fait la course. Il a été repris à 6 kilomètres de l’arrivée. »

La quatrième place pour Romain Hardy !

Encore une place d’honneur pour l’équipe Arkéa-Samsic ! Romain Hardy a pris la quatrième place de Paris-Camembert après un bon travail d’Elie Gesbert (9ème) tandis que quatre de ses coureurs figurent dans le petit peloton arrivé pour la dixième place. Notre équipe enchaîne les bonnes prestations, il lui manque seulement la victoire tant recherchée.

Romain Hardy (4ème)

« C’est une course que j’aime bien, c’est chez moi. J’étais motivé. J’étais un peu déçu de mon Circuit de la Sarthe et je suis arrivé ici pour me rassurer. On a fait une bonne course offensive avec toute l’équipe. À chaque fois on était au moins à deux dans les petites échappées, on a bien couru. Avec Elie on a réussi à être dans le groupe de neuf coureurs à l’avant. Elie a plusieurs fois essayé de sortir, il était costaud dans la bosse du circuit. Lors de la dernière montée nous n’étions plus que cinq coureurs devant et dans la descente dangereuse c’est rentré, on est arrivé à 9 pour la victoire. Elie m’a dit d’en garder pour le sprint et de ne pas bouger. Mais Cosnefroy a bien manoeuvré…il marche très fort. Elie a essayé de le suivre au kilomètre mais à contretemps. Il s’est fait contrer par Pierre-Luc Périchon. Je suis content et déçu à la fois. Je suis content car ça faisait longtemps que je n’avais pas joué la gagne sur une course. J’avais perdu mes repères. Content d’être à ce niveau-là et que la forme revienne bien. Je sais que je marche à la confiance. Jusqu’à maintenant je ne l’avais pas forcément. Quand je suis fort c’est que j’ai la confiance. Cette belle course va m’aider à la retrouver ! De belles courses arrivent…c’est une période que j’aime.»

Photo : Bruno Bade

Elie Gesbert (9ème)

« C’est une Coupe de France donc c’est toujours difficile de prévoir le scénario. J’ai eu l’opportunité avec Romain d’être à l’avant de la course, à plus de 30 kilomètres de l’arrivée donc on a fait tout ce qu’il fallait pour que ça aille loin. On s’est aidé tous les deux. Une fois que notre groupe était bien parti il fallait tenter notre chance…une fois que tu as « tiré ta cartouche », il faut que tu donnes tout jusqu’au bout. J’avais dit à Romain de rester tranquille pour le sprint, je voulais le lancer…mais avec l’attaque au kilomètre, on s’est fait avoir. C’est moi qui roule derrière Cosnefroy, mais à contretemps. C’est dommage Romain termine quatrième, ça aurait pu être mieux. On avait une bonne équipe, un bon collectif. Les jambes sont encore là donc ça fait du bien. Je ne suis pas déçu mais si j’avais été dans la roue de Cosnefroy ça aurait été différent. Je n’y suis pas allé directement car à ce moment là j’étais à l’avant du groupe, ça m’a surpris. Après…c’était trop tard.»

Roger Tréhin – directeur sportif

«On a fait une belle course, la preuve nous avons deux hommes dans les neuf premiers et quatre autres coureurs dans le peloton d’une trentaine d’unités qui suit. Collectivement nous sommes bien mais il nous manque un brin de confiance, un brin de vista. On ne gagne pas, on ne court pas libéré. C’est Elie qui a provoqué le bon coup à 35 kilomètres de l’arrivée, suivi par quatre autres coureurs dont Romain Hardy avant le retour de quatre autres concurrents. Cosnefroy (Ag2r-La Mondiale) a attaqué à 1,5 km de l’arrivée, Elie a fait l’effort mais quand il est revenu sur lui, il a attaqué de nouveau et derrière ça a tergiversé un peu. Les quatre derniers kilomètres étaient faciles et il n’est pas évident de prendre la bonne décision. Le côté positif est que les coureurs d’Arkéa-Samsic marchent bien, le côté négatif est qu’on ne gagne pas et pourtant il y avait la possibilité de le faire aujourd’hui. Nous avons été acteurs comme nous le sommes depuis deux semaines. Obligatoirement ça payer ! »

 

Elie Gesbert : “J’ai attaqué dans la montée et la descente”

Sur la troisième étape de la Semaine Coppi et Bartali, l’équipe Arkéa-Samsic espérait une course plus dure que celle qui s’est déroulée. Après sept tours de circuit avec une montée de trois kilomètres, près de cinquante coureurs sont encore à l’avant. Elie Gesbert attaque deux fois dans le final pour essayer de gagner. Il est seizième du sprint sur la ligne en terminant dans le premier groupe avec Jérémy Maison (26ème).

Elie Gesbert (16ème)

« On savait que ce serait moins moins dur qu’hier car la bosse du circuit final, que l’on passait sept fois, était moins raide. On voulait une grosse cassure…mais ça n’a pas cassé. La bosse était très roulante. Alors qu’on était un groupe d’une cinquantaine de coureurs, dans le dernier tour, j’ai attaqué à un kilomètre du sommet, j’ai réussi à me détacher un petit peu mais ça s’est regroupé en haut. J’ai tenté à nouveau dans la descente  mais il y avait tellement d’équipiers pour contrôler que je n’y suis pas parvenu. C’était tout pour le sprint massif. Dommage que ce n’était pas plus dur. Si on avait été un petit groupe de 5/6 coureurs à se détacher ça aurait été top ! Mais c’était trop roulant pour que je puisse partir. Maintenant, je suis à 59 secondes au général, ça va être compliqué de reboucher une minute surtout quand on voit qui est devant moi….Demain c’est très roulant, il y a encore de grandes chances pour que ça arrive au sprint. »

Jérémy Maison (26ème)

“On s’est retrouvé avec Elie dans le premier groupe. Quand à 2/3 tours l’arrivée j’ai vu que nous étions une centaine de coureurs en haut après l’ascension et que ça montait vite, je me suis dit que ça allait arriver avec un bon groupe au sprint. Je savais qu’Elie serait notre meilleure carte au sprint. Il m’a dit, « je me débrouille, y a des bonnes roues à prendre ! » Mais bon c’était compliqué d’aller gagner pour nous deux. On était une cinquantaine à pouvoir gagner. Aujourd’hui ce n’était pas assez dur pour gagner, même si Elie a essayé. Il est en bonne forme après Paris-Nice, si je peux l’aider dans son entreprise…L’étape de demain est plus plate, il peut y avoir des bordures.  Ça se voit, le peloton commence a être plus fatigué, l’étape d’hier a laissé des traces. De notre côté, on a perdu Romain et Robert, j’espère qu’ils vont pouvoir revenir vite !

Sébastien Hinault, directeur sportif 
 « Ce n’était pas assez sélectif et la course ne s’est pas décantée. Une échappée est partie rapidement, le plus dangereux était classé à 2’30’’ et l’équipe Mitchelton-Scott a contrôlé, ils ont été repris à 20 kilomètres de l’arrivée. Pour notre part, on a tenté dans le dernier tour avec Elie Gesbert qui a atatqué à plusieurs reprises. Il a été suivi par Landa (Movistar) et Rosa (Team Sky) mais ce n’était pas possible de faire le break. Dans le peloton de 50 coureurs, il y avait encore des équipes pour s’organiser. Clément Russo a fait le travail jusqu’au pied de la dernière côte pour placer Elie et Jérémy Maison. Thibault Guernalec l’avait fait dans le tour précédent. Sinon on a perdu deux coureurs. Robert Wagner, déjà à la peine jeudi, a abandonné. Romain Le Roux n’était pas bien, se plaignant d’une douleur aux côtes touchées dans une chute à l’entraînement la semaine dernière. Je l’ai dépassé à deux tours de l’arrivée et je pensais qu’il rallierait l’arrivée mais les commissaires de course l’ont très rapidement arrêté. Je n’ai jamais vu ça ! »

Elie Gesbert (7ème) : ” J’ai de bonnes sensations mais il faut gagner

Coppi et Bartali. Elie Gesbert (7ème) : ” J’ai de bonnes sensations mais il faut gagner !

Septième de la deuxième étape de la Semaine Coppi et Bartali gagnée par l’Espagnol Landa (Movistar), Elie Gesbert a entrepris une course contre le temps perdu la veille dans le contre la montre par équipes. Au terme d’une course solide de son équipe et notamment de Clément Russo échappée une bonne partie de la journée, le jeune leader de l’équipe Arkéa-Samsic est à 17 secondes du Top 10.

Elie Gesbert (7ème)

« C’était une étape assez usante avec plus de 3.000 mètres de dénivelé. La sélection s’est faite par l’arrière, au fur et à mesure de la course. Dès le parcours en ligne il y avait de belles petites bosses qui ont usé tout le monde puis les trois montées de huit kilomètres sur le circuit final. Les gars m’ont bien protégé : Romain a bien roulé, Jérémy aussi, Clément est parti dans l’échappée. L’équipe Michelton-Scott a imposé un gros rythme toute la journée…c’était dur d’envisager quoi que ce soit d’ailleurs il n’y a pas eu de grosses attaques : ça attaquait, ça revenait etc… Dès le début de la dernière montée ça grimpait fort, on a formé un groupe d’environ 25 coureurs. Quand Mikel Landa a attaqué j’ai hésité à y aller…j’avais peur d’être limite. Je regrette maintenant parce que derrière, ça n’est pas monté plus vite. J’ai essayé de ressortir dans le final mais l’équipe Movistar ne voulait pas me laisser partir car Landa était devant, ils sont venus me chercher. Au sprint on arrive pour la troisième place. J’étais un peu enfermé. Bilan d’aujourd’hui, c’est toujours encourageant d’avoir de bonnes sensations…mais il faut gagner. »

Romain Le Roux

 « L’objectif était de mettre Elie et Jérémy dans les meilleures conditions possibles. Les consignes ce matin c’était de leur permettre de faire le moins d’efforts possible dans la première partie de course et qu’ils restent au chaud, alors on a travaillé pour les protéger. On ne l’a pas fait pour rien car Elie va chercher une belle septième place. Le circuit final était assez dur : trois tours avec une bosse de quatre kilomètres à chaque fois ! Les équipes Sky et Movistar ont bien durci la course …

L’année dernière je n’avais pas aimé la Semaine Coppi et Bartali car j’étais dans une mauvaise condition à cause d’allergies aux graminées. Cette année j’apprécie de courir cette course qui n’est jamais trop écrite à l’avance. Demain ce sera une étape pour puncheurs, un circuit à faire sept fois avec une bosse à tous les tours. Elie sera notre très bonne carte ! »

Sébastien Hinault  (directeur sportif)
« Nous avons été actifs. Après une bonne bagarre, Clément Russo a mené une échappée avec quatre autres coureurs dont Molly (Wallonie Bruxelles) et Visconti (Neri Sottoli). Ils ont été repris sur le circuit final à deux tours de l’arrivée. Tout s’est joué à la pédale dans le dernier tour, Landa (Movistar) qui gagne l’étape avec Hamilton (Mitchelton-Scott) qui prend le maillot de leader. Ils ont pris une avance de 11 secondes qu’ils ont gardée jusqu’à la ligne d’arrivée. Sur le coup, Elie Gesbert a eu un petit moment d’hésitation et n’a pas réussi à boucher le trou. Il finit dans un groupe d’un peu plus d’une vingtaine de coureurs et prend la septième place. Dans cette course le Team Sky et Mitchelton-Scott contrôlent, le contre la montre par équipes nous plombe un peu au classement général mais il reste deux étapes dures. Aujourd’hui, c’était 3.200 mètres de dénivelé en 140 kilomètres et le niveau est assez élevé. L’équipe a bien marché. C’était un peu compliqué pour Robert Wagner qui a été malade récemment et un peu dur pour Thibault Guernalec mais Romain Le Roux a fait un bon travail d’équipier avant de lâcher dans le dernier tour et il n’a pas manqué grand-chose à Jérémy Maison pour finir avec Elie. Demain, c’est encore un circuit, à parcourir sept et à chaque tour une côte de 3,4 km. »