Arnaud Gérard : « Une expérience enrichissante »

Franck Bonnamour est ce soir 11e du classement général du Tour de Savoie Mont-Blanc

 

« Franck Bonnamour est ce soir 11e du classement général provisoire de ce Tour de Savoie Mont-Blanc dessiné totalement pour les grimpeurs. L’équipe Arkéa-Samsic effectue du très bon travail en faveur de Franck qui est plus reste tout de même plus puncheur qu’un grimpeur, mais qui néanmoins fait bonne figure. Romain Hardy ce matin a été offensif en se plaçant. On va de l’avant, l’ensemble de l’équipe est combative et cette expérience  servira  de toute manière à nos coureurs en vue de leurs prochaines échéances »

 

Arkéa-Samsic

Franck Bonnamour a recommencé à rouler

Franck Bonnamour

Opéré d’une plica du genou droit, notre coureur Franck Bonnamour a recommencé à rouler ce jour. « J’ai effectué vingt-cinq minutes ce matin sur home-trainer en basse intensité, sans aucune douleur au genou, explique-t-il. C’est une très bonne chose. Je vais maintenant reprendre tranquillement sans brûler les étapes. J’ai recommencé à marcher il y a une semaine, soit exactement deux semaines après l’opération et en ce qui concerne le sport, j’ai recommencé aujourd’hui par un moment de vélo sur home-trainer ».

Podium pour Franck Bonnamour ! Tour du Doubs

L’équipe Arkéa-Samsic a couru pour gagner le Tour du Doubs mais est tombée sur le Suisse Küng qui était très fort. Franck Bonnamour, bien soutenu par Elie Gesbert dans le final, a pris la deuxième place et obtenu son meilleur résultat chez les professionnels.

Franck Bonnamour : « C’est mon meilleur résultat depuis que je suis chez les pros. Ca fait plaisir même si à chaud j’étais déçu de ne pas gagner. Quand on s’est retrouvé à neuf coureurs à l’avant je pensais être le plus rapide au sprint mais Küng est sorti à 1,5 kilomètres de l’arrivée et on s’est un peu regardé. C’est un bon rouleur, il a tout de suite pris de l’avance. Nous étions deux de l’équipe Arkéa-Samsic et Elie Gesbert s’est mis à la planche pour que je puisse disputer le sprint. Toute l’équipe a fait du super boulot. On a eu une petite frayeur  à cinq kilomètres de l’arrivée car les motos qui nous précédaient se sont trompées de route et le peloton est revenu à dix secondes. Heureusement qu’il y avait la descente pour garder notre avance. Je suis content de ce résultat, ça prouve que je suis en forme. Depuis deux mois je me sens très bien. En début de saison j’avais été gêné par mon genou et j’ai pris du retard. Aujourd’hui je suis content de monter sur le podium et je remercie toute l’équipe de m’avoir aidé aujourd’hui ! »

Yvon Ledanois : « On était là pour la victoire et je ne peux pas me satisfaire d’une place de deuxième même si on a trois coureurs dans les onze premiers. Ma satisfaction est que mes coureurs ont fait le boulot et qu’ils ont couru pour faire gagner le maillot Arkéa-Samsic. Sur le papier, on n’avait pas le favori du Tour du Doubs mais ont avait le collectif le plus fort avec des gars qui s’entraînent beaucoup, bien que nous soyons à la mi-septembre. Au pied de la dernière difficulté, Romain Hardy s’est sacrifié pour maintenir l’écart avec le groupe de tête puis Elie Gesbert est sorti seul avec Guillaume Martin (Wanty-Groupe Gobert). Franck Bonnamour est revenu sur eux avec trois ou quatre coureurs au début de la descente vers Pontarlier. De ce groupe échappé est sorti Küng qui a pris une dizaine de mètres et n’a pas été revu. Dans la perspective du sprint pour la deuxième place, Elie a roulé pour Franck qui prend donc la deuxième place. Aujourd’hui nous gagnons le classement par équipes du Tour du Doubs.»

 

La belle étape de Warren Barguil et Franck Bonnamour

L’équipe Arkéa-Samsic a parfaitement négocié son entame de l’Arctic Race of Norway dont la première étape a été gagnée par Matthieu Van der Poel  (Corendon-Circus). Le champion néerlandais a réglé au sprint un groupe de 25 coureurs dont faisaient partie le champion de France Warren Barguil, très actif dans le final, et son équipier Franck Bonnamour.

 

Warren Barguil : “C’est une bonne reprise en Norvège avec le même scénario que l’année dernière. L’échappée a eu du mal à se dessiner et quand elle est partie c’était avec plus de 30 coureurs. J’ai réussi à y aller et Francky a été au top ! Il a sauté sur tout ce qui bougeait en début de course et il était avec moi toute la journée, il m’a vraiment aidé ! Ce n’était pas facile à gérer car il y eu beaucoup d’attaques et je ne voulais pas perdre de temps aujourd’hui. J’ai fait un gros effort pour rentrer sur le groupe de quatre attaquants dont Lutsenko à vingt kilomètres de l’arrivée. A huit kilomètres je suis sorti avec Cummings mais c’est revenu…J’ai dit à Francky de faire son sprint. L’essentiel, c’est que je n’ai pas perdu de temps et que je n’en perde pas d’ici samedi ! ”

Franck Bonnamour : “Quand le bon groupe est parti, on était placé avec Warren et on a appuyé les relais à l’avant pour que l’écart se creuse !
Derrière ils étaient moins que nous pour se relayer. Notre objectif était de ne laisser aucun coureur dangereux pour le général partir à l’avant, c’est pour ça qu’on a été chercher Lutsenko. Warren a attaqué dans le final et moi je contrôlais mais devant ça ne s’est pas entendu…finalement tout le monde est revenu. Warren m’a dit d’aller jouer le sprint pour ne pas prendre de risque car ça frottait mais j’avais déjà fait beaucoup d’efforts. On a tenté aujourd’hui, on était dans le bon groupe, on ne perd pas de temps au général avec Warren. J’aime courir ici, il ne fait pas trop chaud, je me sens bien !”

Franck Renimel : “Nous sommes tous satisfaits. Warren et Franck ont pris place dans l’échappée qu’il ne fallait pas manquer, forte de 25 coureurs et comprenant plusieurs des prétendants au classement général. Pour la victoire d’étape, c’était compliqué de jouer avec Van der Poel qui vient d’enchainer des victoires en Coupe du Monde de VTT mais Warren a essayé de jouer un coup à moins de dix kilomètres de l’arrivée en compagnie de Cummings (Dimension Data). Le peloton a fini loin et ce soir, 25 coureurs peuvent encore disputer le général mais ils ne seront pas 25 à passer la côte de samedi ! Cette échappée est sortie au bout d’une heure. Jusque-là, ça avait roulé très très vite, à 50 kilomètres/heure de moyenne sur une route où il y avait beaucoup de virages. Il fallait rester placé ou bien c’était prendre le risque d’une cassure. C’est exactement ce qu’il s’est passé. Warren a de bonnes jambes et Franck confirme sa bonne condition. En début de course, en pleine bagarre, il a subi une avarie technique et a dû changer de vélo. Il est reparti assez loin mais a réussi à reprendre sa place dans le peloton et à bien se replacer près de son leader. Le coup est parti à ce moment-là  et pour finir Franck signe un top 10 ! Ce soir on est là où il fallait être.”

Elie Gesbert à 1,5 kilomètre près

Elie Gesbert a cédé les armes à la main ! Il lui a manqué 1,5 kilomètres dans l’ascension du Port de Balès pour rester au contact des favoris de la Route d’Occitanie avant de très bien finir dans l’ascension de Luchon-Hospice de France.

Elie Gesbert (17e de l’étape et 13e du général) :  ” Je suis déçu. À 1,5 km du sommet du Port de Balès, j’ai eu un gros coup de moins bien. Je n’arrive pas à l’expliquer mais je n’avais plus rien dans les jambes. Je m’accroche et je bascule à une trentaine de secondes, mais dans la descente je n’arrive pas à revenir sur les favoris. Dans la vallée, je me suis bien refait la patte, je ne me suis pas démobilisé et j’ai fait une dernière montée solide. J’ai lâché les coureurs de mon groupe et j’en ai repris plusieurs mais c’était trop tard, l’écart était déjà fait avec les favoris… Voila, il y a de la déception ce soir, je voulais faire une belle dernière montée avec les costauds… Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé peut-être une petite fringale. Une montée aussi longue avec un gros tempo toute la journée ce n’est pas facile à gérer mais elle m’a paru moins difficile que sur le Tour 2017, c’est plutôt bon signe, j’ai dû progresser.”

Franck Bonnamour :  “Une journée difficile… On devait être vigilants au départ car ça partait en col. On voulait en mettre un devant pour anticiper. Ça s’est fait à la patte, ça a roulé vite d’entrée, mais je suis content d’avoir pu accrocher le bon wagon. On avait un bon groupe devant, on savait que ça pouvait aller loin. Mais Rossetto et Rolland sont sortis dans le deuxième col et ça a complètement désorganisé l’échappée. On est arrivé dans le Port Balès avec à peine une minute d’avance, donc c’était raté… Ensuite, j’ai eu un gros coup de moins bien, peut-être un coup de chaud, je n’avais plus rien,  j’ai dû lutter pour rallier l’arrivée. Je crois que c’est l’une des journées les plus dures depuis que je suis professionnel. Je n’aime pas abandonner donc je me suis accroché, surtout qu’il y a encore une belle étape demain. Il fallait simplement tenir…”

Roger Tréhin :  “Il a manqué 1,5 kilomètres à Elie Gesbert dans le Port de Balès pour rester au contact du peloton des favoris. Il a payé l’accélération des coureurs de l’équipe Education First-Drapac, Uran et Dombrowki. Dans ce col, le rythme s‘était intensifié progressivement, un peu rouleau compresseur mais il atteint le sommet avec trente secondes de retard. Pas loin donc. Ensuite il n’a pas fait une bonne descente et a été repris par une douzaine de coureurs. Ensuite, l’écart s’est stabilisé mais il était déjà trop important. Elie a plutôt bien fini, lâchant tous les coureurs avec qui il se trouvait mais ce n’était pas non plus le même niveau que ceux qu’il côtoyait dans le Port de Balès. En début de course, Franck Bonnamour s’est joint à l’échappée et il a été revu dans le Port de Balès où c’était du chacun pour soi. “

Elie Gesbert, une journée au chaud

Il devait y avoir un sprint massif à l’arrivée de la deuxième étape de la Route d’Occitanie et il a été gagné par Démare. L’équipe Arkéa-Samsic s’est mobilisée toute la journée auprès d’Elie Gesbert pour le mettre à l’abri des turbulences et éviter une cassure. A la veille d’une grande étape pyrénéenne, le jeune leader breton a conservé sa troisième place au classement général.

Elie Gesbert : “C’était une journée relativement tranquille malgré un final tortueux. Le but était de ne pas prendre de cassure et de faire le moins d’efforts possible, mes équipiers m’ont parfaitement protégé. J’évite la chute dans le final et je suis classé dans le même temps que le vainqueur donc contrat rempli. Aujourd’hui, je me sentais protégé par mes coéquipiers, je préfère être leader quand j’ai déjà prouvé quelque chose, je me sens plus légitime. Demain, je connais bien le coin, j’y ai fait plusieurs stages. On avait franchi le Port de Balès, il y a deux ans, sur le Tour. En montagne, la tactique est assez simple, s’accrocher le plus longtemps possible. Par contre, j’ai appris à mieux gérer mes efforts, j’avais tendance à m’enflammer au pied, maintenant j’arrive à être plus régulier. Je suis troisième du général, je vais tout donner.

Franck Bonnamour (11e) : «  Le sprint aurait dû être pour Maxime Daniel, mais il ne se sentait pas très bien. Je ne me suis pas posé de questions, j’ai pris des risques et j’ai fait mon sprint. Ce n’est pas ma spécialité car je manque de puissance pure mais j’aime frotter, prendre les bons wagons. C’était assez tortueux, j’ai évité deux chutes, je me suis pris au jeu, j’avais l’adrénaline à bloc et finalement je fais une petite place. Demain, le profil est complètement different, c’est l’étape reine. Mon objectif sera de passer au mieux les deux premiers cols et de faire le boulot dans la vallée pour Elie, éviter qu’il prenne le vent et le placer au mieux au pied de la dernière montée. J’espère qu’il sera bien, c’est une vraie étape de montagne.”

Roger Tréhin – directeur sportif : « C’était une journée plutôt tranquille, l’étape n’a pas été mouvementée et notre objectif était de protéger Elie, d’éviter les cassures. Il y a eu une chute de deux coureurs à 800 mètres de la ligne, le dernier kilomètre était tortueux. Franck Bonnamour a essayé d’aller faire le sprint mais il y a quand même des coureurs qui vont vite ici… Il y a eu trois échappés, le peloton a bien roulé pendant près de 200 kilomètres, ce n’était pas une journée de récupération non plus ! Demain c’est dur, avec la Hourquette d’Ancizans d’entrée de jeu, le Port de Balès et l’Hospice de France, une belle ascension  de 10 kilomètres à 7,5%. Demain, c’est facile à dire, Elie devra essayer de rester au contact. Il y aura une échappée et puis dans le Port de Balès, il y aura un écrémage. En haute montagne, dans cette configuration, Elie est encore un peu dans l’inconnue et ça va être intéressant. Il s’est beaucoup entraîné en montagne et il a le Mont-Ventoux, escaladé lundi dernier, dan les jambes. Pour l’aider dans les cols il pourra compter sur Brice Feillu et Amaël Moinard et j’espère que dans la vallée Franck Bonnamour et Laurent Pichon seront encore là.»

Franck Bonnamour, à une seconde près

En dépit d’un état d’esprit irréprochable de toute l’équipe Arkéa-Samsic, Franck Bonnamour n’a pu accrocher le Top 10 du Tour de Norvège gagné par Kristoff (UAE-Team Emirates). Il termine onzième à une seconde de son objectif et s’il était légitimement déçu sur la ligne d’arrivée, il a accompli une semaine de course encourageante pour la suite de sa saison.

Franck Bonnamour, 11ème du classement général :

“Je suis déçu de ne pas être dans le top 10. Onzième ce n’est pas rien sur une course de ce niveau mais j’aurais vraiment aimé être dans les 10…On a couru en équipe et c’est vraiment plaisant : Flo (Vachon) en grand capitaine de route a fait un énorme travail, j’avais “juste” à suivre sa roue, Connor m’a bien aidé aussi, et Bram a fait ce qu’il pouvait même quand il était en difficulté. Courir en équipe, ça permet d’être respecté. Je me sens vraiment en forme en ce moment et sur ce Tour de Norvège. Aujourd’hui j’ai même attaqué dans la dernier bosse ! J’ai pu montrer que j’étais solide, et l’équipe aussi. Je vais bien récupérer, et me concentrer sur le Tour de Belgique qui arrive !”

Florian Vachon :

“Toute la semaine nous sommes restés groupés dans la course, pour aider Franck (Bonnamour) pour le classement général. Collectivement c’est ce qu’on attendait de nous. Pour Franck c’était bien qu’il puisse saisir l’opportunité de sa bonne condition ! Nous sommes restés mobilisés tous ensemble même si nous n’étions plus que quatre. Nous n’avons pas attendu que ça se passe et on a tenu notre fil rouge. C’est important et ça alimente le positif : on ne subit pas sur des courses de haut niveau ! Des fois c’est usant de mettre un coup de pédale pour répondre…je préfère faire subir, que subir. Pédaler pour suivre les autres, pédaler pour faire mal aux autres, la différence elle est là. On est dans cette philosophie. Personnellement je suis content de ma condition, j’étais venu pour prendre le vent et frotter : chose faite. Je suis aussi content pour Connor qui a découvert un bel esprit d’équipe, soudé dans la course et la vie d’équipe. »

Yvon Caër – directeur sportif : 

« Franck Bonnamour rate Le Top 10 pour une seconde ! Le Norvégien Hagen (Lotto-Soudal) est revenu in extremis sur l’échappée avec Evenepoel (Deceuninck-Quick) et a pris des secondes de bonification qui lui permettent de prendre la dixième place devant Franck. Ce ne sont pas une seconde et une place qui vont nous atterrer mais c’était notre objectif dans cette course de haut niveau. Dans la dernière côte, Lambrecht (Lotto-Soudal) et puis son équipier Wellens en compagnie de Hirschi (Team Sunweb) ont attaqué mais ont été repris dans la descente. Avant le sommet, trois coureurs ont également attaqué et Franck a fait le jump mais 50 coureurs se sont regroupés pour le sprint. Parmi eux, il y avait aussi Connor Swift et Florian Vachon qui ont eu un formidable état d’esprit. A l’arrivée, Franck me disait ne pas savoir comment remercier Florian pour tout le travail effectué tout au long de la semaine… Forcément il est un peu déçu de rater le Top 10 mais l’essentiel est quand même qu’il ait été dans le final d’une telle course. Il a une très bonne condition et sera compétitif au prochain Tour de Belgique. »

Nouvelle journée solide en Norvège

Après cinq étapes et à une journée de la fin du Tour de Norvège, Franck Bonnamour est 10ème du classement général grâce à une bonne forme et toujours un gros travail d’équipe ! Connor Swift se classe 19ème de l’étape.

Franck Bonnamour, 10ème du classement général : “Je veux retenir les bonnes sensations. Je me sentais bien pendant toute la course. Quand ça attaqué dans les deux bosses, les sept/huit meilleurs coureurs sont partis devant mais j’ai toujours suivi le peloton facilement alors que beaucoup de coureurs étaient éliminés par l’arrière. Toute la journée on est resté placés. Comme depuis le début de ce Tour de Norvège, Flo (Vachon) a fait un boulot énorme. J’ai fait toute la course dans sa roue ! Il m’a placé aux moments importants dans les bonnes positions. Connor (Swift) a aussi fait du bon boulot pour me placer dans les bosses. Je pensais que nous aurions été moins nombreux que cela à l’arrivée mais tout le monde s’est accroché ! Je reste 10ème du classement général  : objectif atteint…pour aujourd’hui ! Ici il y a du niveau. Je suis content, il faut que ça tienne, mais ce sera bon, voire mieux (sourire).”

Florian Vachon :On est resté toute la journée bien placé avec Franck et Connor, toujours vigilants, aux alentours des des 20/25ème place. Je suis venu sur ce Tour de Norvège, en équipier, pour faire des efforts et j’en ai fait des bons ! Prendre du vent, frotter dans les derniers kilomètres. C’est des efforts qu’on risque de me demander lors des prochaines échéances. Je suis venu pour travailler cela et je le fais ici. C’est du positif.”

Yvon Caër, directeur sportif : “L’étape a été conforme à ce qu’on pensait. Il y a eu une grosse bagarre dans les deux difficultés à mi-parcours. Au sommet du deuxième col, il y avait 50 coureurs dans le premier peloton, notamment Franck Bonnamour, Connor Swift et Florian Vachon. Puis ça s’est progressivement regroupé. Ensuite les jeunes Evenepoel (Deceuninck-Quick Step) et Hirschi (Team Sunweb) ont fait un numéro, ils ont été repris à moins de 5 kilomètres de l’arrivée avant un sprint massif gagné par Kristoff (UAE-Team Emirates) qui en profite pour endosser le maillot jaune. Franck reste dixième du classement général. Demain, c’est le money time, tout va se jouer dans une côte de 4 kilomètres derrière laquelle il restera 12 kilomètres de descente avant l’arrivée. Je pense que 30 à 40 coureurs seront concernés. Il faut qu’il y ait de la course mais l’équipe Lotto-Soudal avec Lambrecht et Wellens a les clés de ce Tour de Norvège. Je peux simplement dire que Franck Bonnamour a envie de très bien faire avec un Florian Vachon extraordinaire qui fait un boulot énorme. ”

Franck Bonnamour toujours dans le Top 10. Tour of Norway

La quatrième étape du Tour de Norvège était la plus longue : 224 kilomètres !
Auteurs d’une belle course avec l’aide précieuse de Florian Vachon, Franck
Bonnamour et Connor Swift sont restés au contact des costauds. Franck Bonnamour reste dans le Top 10 !

Yvon Caër, directeur sportif : ” Florian Vachon a fait un très gros boulot en protégeant Franck et Connor toute la journée. Ils ont fini dans le peloton réglé au sprint par Kristoff (UAE-Team Emirates). Les derniers kilomètres, c’était du très haut niveau et Florian a vraiment été top ! Par le jeu des bonifications prises par les échappés, Franck Bonnamour est désormais dixième du classement général mais on reste dans l’objectif fixé au départ, à savoir un Top 10. Je pense que les deux derniers jours proposent des profils intéressants pour Franck et Connor.”

Franck Bonnamour : ” C’était une longue journée, ça a bien bataillé en début de course. Il y a un gros niveau ! Flo (Vachon) m’a bien drivé notamment pour le placement, j’avais juste à suivre sa roue et ne pas la lâcher. Connor aussi m’a aussi bien aidé. Les sensations étaient meilleures qu’hier car j’avais encore mon échappée dans les jambes. Demain, l’étape sera plus dure que les premières du Tour de Norvège mais je vais tout donner. La forme est là, il faut en profiter !”

Franck Bonnamour 5ème du général. Tour of Norway

Echappé toute la journée sur la deuxième étape du Tour de Norvège, Franck Bonnamour a empoché cinq secondes de bonifications. Après cette étape, il est 5ème du classement général !

Franck Bonnamour : « Les consignes étaient d’attaquer pour aller chercher quelques secondes bonifications en vue du classement général. Je me suis retrouvé avec des gros rouleurs à l’avant. Ca pouvait aller loin. Être en tête de course avec des coureurs comme ça c’est royal. Je n’ai pas eu à passer des relais excessifs, tout le monde roulait…c’était une vraie bonne échappée. Sur le circuit final urbain je ne me suis pas relevé, en accord avec mon DS, car je me sentais vraiment bien. Ca aurait pu aller au bout au vu de la composition de l’échappée mais on est repris à 3 kilomètres de l’arrivée. Je me suis battu jusqu’à la ligne pour ne pas être dans une cassure. Depuis le Tour de la communauté de Madrid  je me sens vraiment bien. Je le sens car ça tourne rond, quand ça accélère je me sens bien ! »

Deux victoires et deux podiums le même jour

Maxime Daniel premier de la troisième étape du Tour de la Communauté de Madrid, Clément Russo troisième et vainqueur du classement général, Romain Hardy deuxième de ce même classement… Toute l’équipe Arkéa-Samsic est récompensée à Madrid de son travail par cette salve de résultats confirmant son potentiel !

Clément Russo, vainqueur du classement général 

 « Enorme, trop cool. La journée parfaite, la semaine parfaite ! On a eu raison de faire ce qu’on a fait depuis la première étape. Aujourd’hui on a plus que ce que l’on imaginait, Max gagne l’étape, moi le général…On a eu un super collectif, un grand grand grand merci à toute l’équipe. Ils ont été exemplaires, extraordinaires pendant les trois jours. Je leur dois la victoire, c’est clair et net. On a passé trois jours énormes.

Dans le sprint, il fallait qu’il y ait au moins trois places entre le maillot jaune et Romain ou moi. Je me suis retourné et j’ai compris que c’était pour nous. En plus Max gagne….vraiment le truc de fou, il y a eu une explosion de joie, des cris. C’est ma première victoire pro. Gagner un classement général c’est énorme. Ca faisait un moment que je n’étais pas monté sur un podium. On a partagé le podium avec Romain puis Max…c’est des supers moments.

Le moment le moins drôle de la journée c’est la chute d’Alan Riou à 1,5 kilomètres de l’arrivée à environ…sur le coup on était tous un peu touchés. C’est toujours dur de voir un coéquipier tomber surtout qu’il a fait du super boulot tout au long des trois jours. Il fallait rester mobilisés. Flo (Vachon), notre capitaine nous a dit dans l’oreillette « Allez les gars, pour Alan il faut le faire ». C’était le coup de boost pour repartir en une seconde. On avait les crocs ! »

Romain Hardy, 2ème du classement général

“Si ce n’était pas Clément ou un autre coureur de l’équipe qui avait gagné, j’aurais été déçu de terminer deuxième. Là c’est top pour l’équipe, pour Clément qui décroche sa première victoire chez les professionnels. Sur l’étape on est trois coureurs de l’équipe dans les quatre premiers…c’est presque exceptionnel. On n’avait pas défini à l’avance qui devait jouer la gagne entre Clément et moi. La consigne était que je devais lancer mon sprint dans sa roue. On a gagné, c’est ce que ça a marché.

Je suis content aussi pour Yvon Caër, notre directeur sportif. Il avait mis en place une stratégie dès la première étape qui avait un peu fait polémique. Au final, on peut être fiers d’avoir pris cette option, ça nous donne raison ! C’est super.”

Yvon Caër, directeur sportif 

« Ce matin, au départ, j‘ai dit qu’il fallait avoir une mentalité de tueur pour faire le sprint, en s’occupant de la gagne de l’étape, pas du général. On est allé au-delà de ce qu’on pensait ! Dans le sprint, Franck Bonnamour a tenu la barre jusqu’aux 500 mètres, Florian Vachon a pris la suite mais tellement bien que Maxime Daniel n’avait plus qu’à déboiter pour lever les bras même si Barbero (Movistar) l’a chatouillé un peu. En se retournant il a vu que Clément Russo prenait la troisième place pour gagner le général et Romain pour faire deuxième. C’est une journée irrationnelle… Ces derniers temps on a souvent parlé d’un manque de réussite mais ça ne veut rien dire. Ici, on a voulu bien faire en étant connecté à l’équipe et on obtient beaucoup de résultats, deux victoires et deux podiums ! Dans la voiture, quand j’ai entendu qu’on a gagné l’étape, c’était génial, et puis j’ai entendu pour le général. Si on m’avait dit ça ce matin, j’aurai dit au groupe ‘’restons calme’’.
Cette victoire confirme que Maxime Daniel a un potentiel extraordinaire mais il doit s’installer dans la stabilité, dans un niveau de performances constant. Pour le ‘’petit’’ Russo, on se rend compte qu’il a du talent . Flo Vachon est un grand monsieur. Par exemple, j’ai vu ce qu’il a fait pour Clément Russo dans l’étape de samedi… C’est un capitaine de route très pro, très intègre et cash. C’est aussi son métier mais il le fait bien. Romain Hardy a joué collectif. A l’arrivée, il était heureux et mesuré parce qu’il veut performer encore et en gardant à l’esprit que c’est le Tour de la Communauté de Madrid par le Critérium du Dauphiné mais peu importe, on a su faire ce qu’il a fallait !
Maintenant, je retiens surtout que les coureurs disaient à l’arrivée que s’il avait manqué un élément de ce groupe, on n’aurait pas fait ça. Tout le monde a mis toutes ses cartouches dan le combat et on a fait ce qu’on devait faire. »

Maxime Daniel “on a fait quelque chose de bien”

Maxime Daniel a décroché la deuxième victoire de sa carrière sur l’ultime étape du Tour de la Communauté de Madrid. Il a devancé au sprint, Niccolo Bonifazio (Total Direct Energie). Il raconte…

“On a fait quelque chose de bien là…On ne pouvait faire mieux ! Il se passe plein de choses dans ma tête, beaucoup d’émotions. Ces émotions qu’on aime avoir quand on fait du sport de haut niveau. On fait de la compétition pour gagner et le jour où ça arrive…Il faut bien que la roue tourne à un moment donné, sinon ce n’est pas logique. Je suis hyper heureux d’inverser la tendance. Ca fait un petit moment que je tournais autour de la victoire, au Tour de Bretagne j’avais été très frustré d’avoir crevé sur l’étape de Chateaubriant. J’ai réussi à ne pas me démobiliser car j’aurais pu baisser les bras. Je me suis dit : « je tiens une bonne forme, il faut en profiter et essayer de voir à Madrid si je peux retenter le coup et faire quelque chose de beau ». Sur la première étape j’avais déjà eu des éléments de motivation. Je me sens vraiment bien en ce moment et j’avais senti Bonifazio dans ma roue qui avait du mal à me passer devant. Dans ma tête j’ai vite compris que je pouvais faire jeu égal avec lui.”

« On a compris qu’on faisait coup double »

« Au moment où je veux lancer, Carlos Barbero m’envoie un peu dans les barrières, je suis obligé de me rasseoir et c’est presque cela qui me fait gagner car je lance mon sprint de beaucoup plus loin, mon lancement est décalé. Je trouve l’ouverture. Bonifazio me remonte sur la gauche, j’ai réussi à remettre une dent et ça l’a fait. Sur le moment je suis super heureux car je passe la ligne et je sais que je gagne. Directement je me retourne pour voir où sont les autres, si Clément et Romain sont bien dans ma roue pour le général. On a regardé très rapidement où étaient nos concurrents, tout s’est joué en quelques secondes mais on a vite compris qu’on faisait coup double.»

« C’est l’instinct » 

« Les sprints c’est comme ça, l’instinct, il faut avoir le bon feeling au bon moment. Déjà quand tu es bien emmené par tes équipiers, il y a 80% du travail qui est fait. Franchement il n’y a rien à redire, on a gagné l’étape et le général, Romain est sur le podium…c’est toute l’équipe qu’il faut féliciter. Il faut qu’on continue dans cette dynamique là. On va en gagner d’autres en additionnant nos forces comme on l’a fait aujourd’hui. »

« Content de délivrer l’équipe avec Clément »

« Je suis content ça fait un moment qu’on tourne autour. On mérite de gagner, on le mérite tous. Hyper content de délivrer l’équipe avec Clément. Mais on ne va pas se reposer là-dessus, notre deuxième partie de saison commence maintenant !

C’est la deuxième victoire de ma carrière, après celle au Tour du Portugal en 2013. Je me dis que la chaleur me va bien…je devrais plus courir au soleil. Aujourd’hui je suis heureux mais il y a plein de monde autour de moi qui doivent l’être aussi. Dans mon secteur il y a beaucoup d’acharnés de cyclisme qui me supportent et aujourd’hui je suis content de pouvoir leur donner cette victoire. »

Tout reste possible pour Clément Russo et Romain Hardy

Romain Hardy a pris la deuxième place de la deuxième étape du Tour de la Communauté de Madrid gagnée par Aranburu (Caja Rural) qui le devance également au classement général. La troisième étape dimanche à Madrid décidera du vainqueur final mais tant Romain Hardy que Clément Russo, pour sa part sixième de l’étape et troisième du classement général, ont un très bon coup à jouer !

Romain Hardy (2ème)

« Faire deuxième c’est rageant. Je tourne autour depuis un petit mois. Aujourd’hui les deux Max (Daniel, Bouet) et Alan Riou ont fait du boulot avant les montées et Florian Vachon a vraiment fait un beau travail en roulant à l’avant du peloton. Franck Bonnamour aussi pour nous replacer dans le final avec Clément Russo. On avait reconnu l’arrivée qui était en haut d’une petite bosse de moins d’un kilomètre : un style d’arrivée que j’aime. Au 350 mètres, quand Alex Aranburu a lancé son effort j’étais en troisième position dans la roue du « mauvais coureur » qui a laissé une cassure. Si j’avais été dans la roue du vainqueur j’aurais pu essayer de le déborder sur la ligne. Je suis vraiment déçu de ne pas gagner aujourd’hui surtout avec la super forme que j’ai.

Hier on a été très critiqué par rapport à notre classement : « trois coureurs dans les 10 ça ne sert à rien …» Si ça sert ! Parce que sans ma septième place et la troisième place de Clément hier, on ne serait pas deuxième et troisième du classement général aujourd’hui. Résultat, demain, on peut jouer le général et notre avantage c’est qu’on est deux à pouvoir le gagner. Attention rien n’est fait. Mais j’espère vraiment que demain, ce soit Clément ou moi sur la plus haute marche. Je le répète mais on a vraiment un super collectif ici et j’espère aussi que ceux qui ont le rôle d’équipier aient bientôt la chance de pouvoir s’exprimer.”

Franck Bonnamour 

« C’était la guerre assez tôt dans la course : ça attaquait, ça roulait fort pour éliminer les purs sprinteurs du peloton. Il y avait un enchainement de deux cols. Je me suis retrouvé à l’avant avec Romain dans un groupe d’une quinzaine de coureurs. Derrière, un autre petit groupe avec Florian et Clément est revenu. Nous étions quatre de l’équipe c’était top. Quand le leader a été distancé, on a fait le forcing pour que ça ne revienne pas. Mon job était de suivre les coureurs qui tentaient de partir. Ensuite j’ai placé Romain et Clément dans le dernier kilomètre. Ca s’est bien passé aujourd’hui, pas super bien parce qu’on n’est pas passé loin de la gagne…j’ai une bonne forme en ce moment, demain ça va être nerveux mais on va tout faire pour aller chercher un sprint à l’arrivée. »

Yvon Caër, directeur sportif
« Romain Hardy prend la deuxième place, battu par le Basque Aranburu (Caja Rural) qui a bien manœuvré mais on a fait ce qu’on devait faire et nous n’avons pas de regrets ! Le scénario a été celui que nous avions envisagé. A 80 kilomètres de l’arrivée, après deux ascensions, le premier peloton était fort de 36 coureurs. Pour Arkéa-Samsic il y avait comme prévu Romain Hardy et Clément Russo mais aussi Florian Vachon et Franck Bonnamour. Tous deux ont roulé juqu’à l’arrivée avec Movistar pour empêcher un deuxième peloton de revenir, notamment Bonifazio (Total-Direct Energie) et Sanz (Euskadi-Muria) les deux premiers au classement général. Il y a donc eu un sprint de 36 coureurs dans une petite côte de 600 mètres. Clément Russo (6e) était un peu juste mais Romain avait de très bonnes sensations. Aranburu a profité, à 200 mètres de la ligne d’arrivée, de la cassure faite par un équipier. Et Romain n’a pas pu revenir sur le Basque qui endosse le maillot de leader à l’addition des places. Lui totalise 8 points, Romain et Clément sont à 9 points. Demain, il y a de fortes chances que ce soit un sprint massif à Madrid. On sera vigilant et nous assumerons notre statut mais c’est jouable ! On peut gagner cette course ! Je suis satisfait, notre stratégie de départ est confirmée. »

 

Le prix du monument

Dernier jour de course de la saison 2018, une première pour l’équipe sur ce monument, au départ ce matin, on sentait une saveur particulière dans le paddock des équipes du Tour de Lombardie. Franck Bonnamour, bien en jambes sur la fin de saison, s’offre une belle mais difficile journée à l’avant. Les kilomètres et les difficultés s’enchainent rapidement, l’échappée de 8 perd des unités mais notre lannionnais est en forme, et passe en deuxième position la mythique Madonna del Ghisallo. À partir de là, les hostilités sont lancées dans le groupe des favoris, Franck est repris dans le Sornano, à 50kms de l’arrivée. Dans le peloton, Warren est bien protégé par ses coéquipiers, « dans le mur il lui a manqué un petit peu de force et quelques places, il bascule à 15 secondes du groupe Valverde et doit prendre en charge la poursuite. On a l’impression de se répéter mais il ne lui manquait vraiment pas grand chose » commente notre DS Roger Trehin. Sur la ligne Warren est 26ème. Déçu, forcément, mais les Bretons ont du caractère et se donnent rendez-vous en 2019.

Franck Bonnamour : « C’était une bonne journée, j’ai pris du plaisir à être à l’avant sur ce monument. La foule, sur le bord des routes, c’était incroyable ! Les italiens m’ont encouragé toute la journée. Même sur Paris-Roubaix, je ne me souviens pas avoir vu autant de monde.  Je vais garder en tête l’image du « Muros » comme « ils » l’appellent. Les 2 kilomètres à 15%, je crois que je n’ai jamais fait une bosse aussi difficile. Au sein de l’échappée ça fonctionnait bien ! Avant de me faire reprendre par le peloton j’ai pu aller chercher tous les coups qui partaient alors que je n’ai pas un gabarit de grimpeur…Toute l’année, j’ai été à la recherche de la forme, et je l’ai retrouvée en cette fin de saison. On va bien repartir l’année prochaine. »

Une journée pas comme les autres #TourdeVendee

Ce matin, au départ du Tour de Vendée, nous avions 206kms à parcourir, une banderole « Bravo Armindo Fonseca », du soleil, de la bonne humeur et l’envie de bien faire. Après 15kms de course, Anthony Delaplace prend le large en compagnie de trois autres coureurs. Pendant ce temps, toujours bien entouré, Armindo profite de ses derniers tours de roues dans le peloton professionnel. À 60kms de l’arrivée, un groupe d’une vingtaine d’unités se détache pour rentrer sur les hommes de tête, Anthony Delaplace rejoint Franck Bonnamour. Après 150kms et pour durcir encore un peu plus la course, la pluie fait son apparition sur les routes du Tour de Vendée. Franck Bonnamour a de bonnes sensations et ressort avec un groupe de sept coureurs. Dans le circuit final, le Lannionais craque un peu et se retrouve distancé des hommes de tête. Il se classe 8ème,  la victoire revient à Nico Denz.

Ce soir, tout le monde s’est réuni autour d’un homme, Armindo Fonseca qui après avoir passé toute sa carrière dans notre formation raccroche le vélo.

Tu vas nous manquer !

Franck Bonnamour (8è) : « J’ai la forme depuis quelque temps, aujourd’hui j’ai pu accrocher le bon wagon. Je suis déçu de craquer dans le dernier tour, j’espérais vraiment faire quelque chose à l’arrivée…»

Anthony Delaplace : « J’ai suivi les coups, je voulais anticiper. Finalement, on se retrouve seulement à quatre à l’avant, ce n’était pas l’idéal. On ne s’est pas enflammé. Au bout de 170 kms, avec la pluie et le mauvais temps j’ai eu un coup de moins bien, je grelottais, je n’avais plus beaucoup d’énergie, j’ai fini un peu comme j’ai pu. Franck a réussi à ressortir avec le groupe de 7, c’était notre meilleure chance. Ça faisait un moment qu’on n’avait pas eu du mauvais temps comme ça, ça ne m’avait pas manqué (rires). »

Armindo Fonseca : « Toute la journée, j’étais partagé entre joie, émotion et nostalgie. J’avais vraiment des sensations moyennes depuis plusieurs semaines dû à de petits problèmes de santé, je suis un peu déçu de ne pas avoir fini en beauté avec l’équipe. Merci à tous pour ces huit saisons.»

#TourPoitouCharente Maxime Bouet 10 ème du général

Deux étapes en une journée, c’était le programme de la troisième journée du Tour du Poitou Charentes. Une première étape matinale, qui débute à 9h30 pour 97,9 kilomètres. Franck Bonnamour prend une nouvelle belle échappée avec deux coureurs entre Gencay et Couhé. Ils sont repris à moins de 5 kilomètres de l’arrivée. L’après-midi avait lieu un contre-la-montre de 22,9 kilomètres entre Couhé et Champagne St Hilaire. Maxime Bouet se classe 10ème. Il reste une étape !

Roger Tréhin

“Franck Bonnamour est allé dans l’échappée de trois…on y a un peu cru parce que l’échappée s’est faite revoir à 1 kilomètres de l’arrivée. C’est un bon rouleur et il a montré qu’il était en forme sur le Tour du Limousin la semaine dernière, et ce matin. Cet après-midi, Maxime a fait un bon contre-la-montre, il est 10ème de l’étape et 10ème du général ce soir. Demain c’est l’étape la plus « difficile » même si dans le Poitou-Charentes il n’y a pas d’étapes dures. Il y a une toute petite chance que le peloton n’arrive pas au sprint, ou peut éventuellement arriver en ayant perdu des éléments. ”

Franck Bonnamour 

“Je voulais prendre l’échappée même si je savais qu’il n’y avait pas beaucoup de chances que ca aille au bout. On a bien géré, on a joué avec le peloton. On aurait été mieux à 2 ou 3 de plus dans l’échappée…Cet après-midi nous avions le contre-la-montre individuel, j’avais déjà celui du matin fait dans l’échappée dans les jambes (rires). La forme est bonne, j’ai enchaîné Tour du Limousin, Tour du Poitou-Charentes.”

Grand Prix de Wallonie – Franck Bonnamour : “Déçu de ne pas être dans la bonne bordure, j’avais les jambes”

Une échappée de costauds se forme rapidement mais sera reprise à 50 kilomètres de l’arrivée.  Le vent aide les favoris à durcir la course, un premier écrémage se met en place. Ils sont 21 à prendre la bonne bordure, Florian Vachon est de la partie.  Au fil des kilomètres, la sélection continue, Franck Bonnamour et Benoît Jarrier sont les seuls à arriver dans le second peloton. A l’avant, Tim Wellens fausse compagnie à ses compagnons d’échappée à 15 kilomètres de l’arrivée et s’impose en solitaire, son coéquipier Tony Gallopin prend la deuxième place.

Franck Bonnamour :

” J’ai raté la bonne bordure mais quand on est arrivés dans les bosses, j’ai été très bien replacé par Laurent qui a fait un gros boulot. Ça s’est joué aux jambes mais on n’a jamais réussi à rentrer sur le groupe de devant. Le groupe de Benoît est rentré juste avant la Citadelle, j’arrive avec lui pour l’arrivée. Il y avait du beau niveau devant mais je suis déçu de ne pas avoir pris la bonne bordure, je pense que ça aurait pu m’emmener loin car j’avais de bonnes jambes. ”

 

Arctic Race of Norway #1 – Un démarrage mouvementé

Dès le kilomètre 0, Kenny Molly a des fourmis dans les jambes, il est dans tous les coups pour les échappées. Attaques et mouvement sont les maîtres-mots de cette première étape de l’Arctic Race sous une météo capricieuse. Le regroupement général se fait à 7 kilomètres de l’arrivée mais de nouvelles attaques voient le jour. Franck Bonnamour tente un contre dans le final, sans succès. Bien placé à 5 kilomètres par ses équipiers, il perd des places dans la descente et ne peut pas jouer la gagne.

Franck Bonnamour :

” La météo ne nous a pas fait de cadeau aujourd’hui, les sensations n’étaient plus les mêmes quand la pluie est arrivée mais je n’étais pas le seul. Avant le circuit final, je savais qu’il fallait être bien placé et Arnold et Dan m’ont bien aidé pour ça. Dans la bosse, j’ai essayé d’attaquer mais je n’étais pas assez fort face au peloton. Demain on aura une arrivée au sprint, ce n’est pas pour moi mais samedi l’arrivée me convient bien. Kenny nous a montré qu’il était motivé, il a tout tenté pour prendre les échappées. Ce serait bien pour lui de le voir à l’avant dans les prochains jours. ”

Yvon Caër (directeur sportif) :

” L’objectif était de mettre Franck et Erwann dans de bonnes dispositions à l’entrée du circuit final, à 5 kilomètres de l’arrivée. Franck a bien géré sa montée mais la descente lui a été fatale, il a pris des cassures et c’est pour ça qu’il n’a pas pu jouer la gagne. Pourtant, je pense qu’il aurait eu les jambes et c’était une arrivée qui lui convenait parfaitement mais il pourra de nouveau jouer sa carte samedi et dimanche. “

CHAMPIONNATS DE FRANCE EN LIGNE – LE MOT DES COUREURS

Laurent Pichon

Après 16 tours de circuit, 248 kms parcourus, l’un des 154 coureurs du peloton lèvera les bras et aura le privilège de porter la tunique bleu, blanc, rouge durant une saison. Sans difficulté majeure, les sprinteurs semblent avantagés par le profil. Nos 16 coureurs français s‘élanceront dimanche avec le même but : que l’un d’entre eux franchisse la ligne en premier ! Seul Anthony Delaplace ne prendra pas le départ du championnat de France. Le normand s’était cassé la clavicule aux Boucles de l’Aulne.

Pierre-Luc Périchon :
« L’an dernier, j’avais pris beaucoup de plaisir aux championnats de France, j’avais terminé 6ème. Je vais essayer de faire encore mieux cette année, si tous les ans je grappille une place, ça devrait bien se finir (rires). C’est particulier un championnat, la veille, tous les coureurs font le même rêve : enfiler le maillot bleu, blanc, rouge.Tout est possible, mais il faudra courir juste. Même si c’est un championnat, nous ferons une course d’équipe, on attendra les consignes au briefing. »

Maxime Bouet :
« Sur le papier, les sprinteurs sont favoris dimanche. Si ça arrive avec un petit groupe, nous avons des cartes à jouer. Il faudra être offensifs dès le kilomètre zéro, pour faire travailler les équipes de sprinteurs et essayer de les piéger. Dans un championnat, le mental est très important, il faut être positif et confiant. »

Brice Feillu :
« Il n’y a pas beaucoup de relief, mais le circuit s’annonce usant et piégeux. Ces derniers temps, plusieurs échappées ont réussi à faire plier le peloton, ça peut donner des idées. »

Florian Vachon :
« Chacun y va de son petit commentaire sur le circuit. On peut faire bouger les choses, il faudra se servir des faits de courses. Toute l’équipe est motivée pour faire une belle prestation. »

Arnaud Gérard :
« La FDJ et Cofidis vont essayer de cadenasser la course pour favoriser une arrivée au sprint. Mais avec la chaleur et le vent il faut se méfier, et ne pas oublier que ce sont les coureurs qui font la course. Il faudra être opportuniste et ne pas hésiter à prendre la première échappée. Il faut y croire. »

Maxime Daniel :
« J’ai enchaîné plusieurs bons sprints ces derniers temps, c’est encourageant. L’objectif est de faire mieux qu’en 2014 où j’avais pris la cinquième place. »

Francis Mourey :
« Un championnat est une course unique avec une ambiance si particulière. Quand, on reçoit le maillot sur le podium et qu’on écoute la marseillaise, c’est une émotion intense. J’ai eu la chance de la connaître à neuf reprises en cyclo cross. On se prépare comme une course normale mais le jour J tout change. »

Kevin Ledanois :
« J’aborde l’épreuve confiant, j’ai retrouvé de bonnes sensations sur la Route du Sud. Dimanche, le circuit sera usant, on peut avoir des surprises. Il faudra être fort dans la tête. »

Arnold Jeannesson :
« En ce moment, je n’arrive à rien. La forme n’est pas là et je n’arrive pas à savoir pourquoi. Ça fait un mois et demi que je n’ai pas de bonnes sensations à l’entraînement et je ne parle même pas de la compétition. Pourtant la motivation est présente… Je vais aller aux France pour l’équipe. »

Laurent Pichon :
« J’ai envie de faire déjouer le sprint « tant attendu ». Le championnat de France est la course à gagner dans l’année : la fierté d’être le premier de son pays et d’avoir l’honneur de porter, pendant un an, les couleurs bleu, blanc, rouge. Ça fait rêver, c’est forcément difficile et très disputé mais il faut y croire. »

Franck Bonnamour :
« J’ai fait une bonne préparation, j’ai couru mercredi à Halle, j’espère retrouver du jus pour dimanche. C’est difficile de décrire ce que peut représenter le titre de champion de France… c’est le dimanche le plus important de l’année. »

Benoit Jarrier :
« Les sensations sont bonnes. A priori, le parcours n’est pas difficile mais le vent pourrait changer la donne. J’espère pouvoir tenter des choses, sinon je me mettrai au service de l’équipe. »

Erwann Corbel :
« Sur un championnat, tout est possible, ça sera mon troisième chez les professionnels et je compte en profiter. L’ambiance est toujours au rendez-vous. Nous avons hâte d’y être. »
Armindo Fonseca :
« J’ai des douleurs au niveau du sacro-iliaque. Je ne suis pas dans la meilleure forme physique pour me rendre aux France mais, un championnat national ne se refuse pas. Je serai bien présent. »

Romain Hardy :
« Je reviens en forme après mes soucis de santé, la jambe tourne bien. Comme tous les championnats on sait que ça va rouler très vite. Même s’il peut y avoir des faits de courses, c’est toujours un homme fort qui gagne. »

Elie Gesbert :
« Il y a un peu d’appréhension avant mon premier championnat de France professionnel, mais ça me rappelle aussi de bons souvenirs, mon titre chez les juniors était déjà une grande émotion, je n’imagine pas ce que c’est chez les Elites, mais dimanche le profil ne m’est pas favorable (rires). »

FRANCIS MOUREY : « A L’AVANT IL Y AVAIT LES PLUS COSTAUDS, DIFFICILE DE RIVALISER »

La 115ème édition de Paris-Roubaix n’a pas suivi la règle. Malgré les efforts de nos coureurs le peloton n’a pas laissé partir d’échappée matinale. Dans la trouée d’Arenberg, nos coureurs payent les efforts du début de journée et laissent filer les favoris. À l’arrivée, le trio Van Aermet, Stybar et Langeveld, rejoint par Stuyven et Moscon, se dispute la victoire. Le belge, champion olympique en titre, s’impose. De notre côté, ils sont sept de nos coureurs à s’offrir un tour et demi de Velodrome au bout de l’effort.

Francis Mourey :

» Dès le départ, toutes les conditions étaient réunies : la chaleur, le beau temps et le vent dans le dos. On a vite compris qu’il allait être difficile de prendre l’échappée, tout le monde voulait être dedans. J’ai essayé de rester toujours bien placé. A l’entrée de la trouée d’Arenberg, j’ai pris une cassure et je me suis retrouvé dans le deuxième peloton. Je suis content d’avoir terminé mon Paris-Roubaix, à l’avant il y avait les plus costauds, difficile de rivaliser. L’arrivée au vélodrome est une satisfaction, malgré toutes les courbatures en arrivant (rires). J’y retournerais volontiers l’année prochaine, c’est une course très difficile mais une journée comme ça, c’est avant tout du plaisir. »

Pierre-Luc Périchon :

» J’ai laissé beaucoup d’énergie à essayer de prendre l’échappée. Puis, quand le peloton nous a repris, le rythme était toujours aussi intense, j’ai eu des difficultés à me replacer. Je me suis dit que la journée allait être longue, le peloton ne laissait personne sortir. Malgré mes efforts, j’ai pris la cassure à la trouée d’Arenberg pourtant j’étais à l’aise sur les pavés. Je suis déçu qu’aucun coureur de chez nous n’ait pu jouer sa carte. On vient de disputer l’édition la plus rapide, le niveau était très élevé, je n’ai pas vraiment pris de plaisir mais je suis content de terminer. »

Franck Bonnamour :

» Au vu du niveau d’aujourd’hui, je suis content de voir le vélodrome. A 50 kilomètres de l’arrivée, j’ai crevé, après j’ai un peu paniqué, j’ai laissé beaucoup d’énergie à essayer de revenir et j’ai chuté… Même quand j’étais tout seul, j’ai toujours gardé la motivation, je voulais finir la course. ».

Erwann Corbel :

» J’ai vraiment pris du plaisir, je n’ai pas ressenti de douleur particulière. C’était même moins l’enfer qu’à la reco. Quand j’ai passé la trouée d’Arenberg, j’avais l’impression d’être en tête de la course avec tous les supporters autour de moi. C’était vraiment comme dans mes souvenirs mais cette fois-ci on m’a laissé entrer au vélodrome (rires). Je suis très content d’avoir terminé, ça me tenait à cœur. »

Maxime Daniel :

« Après une nuit blanche et de la fièvre, je savais que ça allait être compliqué. Je voulais faire de mon mieux pour aider l’équipe, j’ai suivi des coups pour soulager mes coéquipiers. Je me suis retrouvé dans une échappée de 5, mais sur Roubaix tout le monde veut être devant, on n’a jamais pu creuser. Dès qu’on a été repris, Ben, qui était l’un des trois coureurs protégés, a crevé et je lui ai donné ma roue. Ensuite, j’ai été pris de vomissements, j’ai préféré rentrer au bus et me laver dans les douches de Roubaix et attendre les copains au Vélodrome. »

Dan McLay :

« C’était l’enfer, je voulais abandonner au bout de 150 kilomètres mais j’ai tenu jusqu’au Vélodrome. Je n’étais plus lucide, même sur le Vélodrome je n’ai pas pu en profiter. »

Benoit Jarrier :

« Je suis déçu, je n’ai pas d’autre mot, j’ai crevé à l’entrée du premier secteur. Il n’y a jamais de bon moment pour crever sur Roubaix, mais là ça tombait particulièrement mal. Le peloton ne s’est jamais relevé et on n’a jamais pu rentrer. C’est dur d’avoir sa course finie dès le premier secteur. Ensuite, l’objectif était simplement de rallier le Vélodrome. »

Sébastien Hinault :

» Le niveau était très élevé cette année, ça roulait très vite, on a battu le record historique de vitesse moyenne. On s’est vite retrouvés distancés pour jouer la gagne mais ça reste Paris-Roubaix. Nos coureurs n’ont pas été épargnés avec les crevaisons et les chutes. Ce que je retiens de positif c’est que sept des huit coureurs ont franchi la ligne d’arrivée et même Maxime qui a abandonné a fait du bon boulot en début de course. On reste frustrés en terme de résultats, on sait que c’est une compétition exigeante mais on avait l’espoir de faire une performance. Au départ de Paris-Roubaix, on a toujours beaucoup d’ambition mais on se rend vite compte du niveau de difficulté. «