Kévin Ledanois : « Un circuit sur le papier favorable aux routiers »

Tronquée par la situation sanitaire en France, la saison de cyclo-cross sera tout de même agrémentée de « la course de l’année », à savoir :  le Championnat de France, lequel se déroulera, demain, dans l’un des «temples » de la discipline :  à Pontchâteau, sur les terres de Jean-Yves Plaisance. Événement qui toutefois se courra à huis-clos.

Sébastien Hinault

” Peu de repères”

« Ce sera l’inconnue, forcément, Clément Russo et Kévin Ledanois disposeront de peu de repères. Nous possédons néanmoins une culture cyclo-cross au sein de l’équipe Arkéa-Samsic, avec des coureurs tels que Clément et Kévin qui apprécient la discipline. Le Championnat de France compte pour nous. Il s’agit de la première course cycliste de l’année, raison pour laquelle nous serons présents, dimanche, sur le circuit de Coët Roz. Nous allons essayer de viser le podium, même si nous savons que ce sera compliqué par rapport aux coureurs qui ont eu la possibilité de courir des courses en Belgique en guise de préparation. Le parcours de Pont-Château favorise souvent les routiers. Il est physique, cela peut-être un atout supplémentaire en faveur de Clément et de Kévin »

Clément Russo

« Cela reste une course d’un jour »

« Le cyclo-cross reste ma discipline de cœur même si j’ai effectué peu d’entraînements spécifiques cette année. Je souhaitais néanmoins être au départ du Championnat de France afin de représenter les couleurs de l’équipe Arkéa-Samsic, mais aussi par respect envers les organisateurs, lesquels oeuvrent d’arrache-pied afin de nous proposer une compétition, malgré la situation sanitaire que l’on connaît. Je pense être dans une bonne condition physique. Je n’ai pas un objectif précis, car je dispose de peu de repères cette saison. Un championnat de France reste toutefois une course d’un jour avec tout ce que cela peut comporter. Des surprises ne sont jamais à exclure surtout cette année avec très peu d’épreuves programmées au cours de l’hiver en France, mis à part pour les coureurs qui ont effectué une partie du calendrier hors de nos frontières ».

Kévin Ledanois

« Par reconnaissance envers Jean-Yves Plaisance »

« Ce championnat de France de cyclo-cross 2021 sera forcément particulier, avec des inconnues pour moi comme pour la plupart des coureurs. Je ne nourris pas d’ambitions particulières cette saison, dans la mesure, où Pontchâteau sera mon seul et unique cyclo-cross de l’année. Je dispute ce Championnat de France parce qu’il est proche de mon domicile, mais également par reconnaissance envers les organisateurs, et notamment Jean-Yves Plaisance qui s’est battu pour sa course, et le cyclo-cross, une fois encore. Mon objectif principal sera de prendre du plaisir demain. J’apprécie le parcours de Coët Roz, car il est sur le papier favorable aux routiers. On verra bien de toute manière le moment venu ».

Arkéa-Samsic

Diego Rosa 5ème à Majorque

En forme dès le début de saison, Diego Rosa termine 5ème de la troisième journée du Challenge de Majorque !

Elie Gesbert a été contraint à l’abandon sur chute à environ 40 kilomètres de l’arrivée. Des nouvelles de notre coureur vous seront communiquées ultérieurement.

Réactions : 

Roger Tréhin, directeur sportif : « Ca aurait pu être une belle journée. Nous avions Diego Rosa, Elie Gesbert et Kevin Ledanois dans le groupe de Marc Soler, Arkéa-Samsic était l’équipe la mieux représentée à l’avant : c’était très bien parti. Et il y a eu cette chute. Diego par la force des choses s’est ensuite retrouvé isolé, il devait rouler pour essayer de revenir sur l’échappée et faire en sorte que derrière cela ne rentre pas. Avec Elie qui était en grande forme, on aurait joué dans le final. L’aspect positif est masqué par cette chute…»

Diego Rosa, 5ème : « Ce n’était pas la meilleure journée car Elie a chuté … Nous avions très bien commencé l’étape avec Elie et Kévin en étant trois coureurs de l’équipe Arkéa-Samsic dans le groupe des favoris : c’était le scénario parfait. Quand Gregor Mülbherger et Marc Soler ont attaqué, je n’ai pas pu les suivre. Ensuite leurs coéquipiers étaient tout le temps dans ma roue à chaque fois que j’essayais de sortir dans les dernier kilomètres. Avec Élie cela aurait été forcément différent, nous aurions pu lutter. Le point positif, c’est que nous sommes surveillés comme une équipe dangereuse. Les autres coureurs nous observent avec attention. On impose une certaine forme de respect et c’est important.

Quatrième hier, cinquième aujourd’hui: la saison débute bien. Ce soir je pense avant tout à Élie. C’est un excellent coureur de l’équipe qui possède de grosses qualités. »

Photo : Bettini

Kevin Ledanois : « Je suis content car le groupe dans lequel nous sommes sortis, s’est formé en costaud. Je me sentais bien et j’étais content de pouvoir aider Elie et Diego. Nous étions l’équipe la mieux représentée et je savais que mon travail au sein de ce groupe était d’aider mes coéquipiers. J’ai fait en sorte que l’échappée reste active et que l’on conserve notre écart.  Autrement, je retiens que l’on a bien couru en équipe, on était présents devant et Christophe Noppe et Thibault Guernalec ont aussi fait du super boulot. Ca aurait pu être une journée « presque parfaite » sans la chute d’Elie…Ça bouleverse toujours de voir un coéquipier à terre. »

Photo : Bettini

Clément Russo : « J’ai terminé fort »

Clément Russo, 6e

Clément Russo a pris la 6e place des Championnats de France de cyclo-cross après une très belle remontée dans le final de la course

 

Clément Russo, 6e

« J’ai connu deux courses. Difficile sur la première partie, puis je change de vélo, je mets un peu moins de pression. J’étais plus à l’aise sur la deuxième partie, et cela s’est débloqué. J’ai pu accélérer, remonter des concurrents. Je suis davantage satisfait de ma deuxième partie de Championnat, même si forcément ce n’est pas le résultat que j’escomptais. J’espère revenir l’an prochain…»

Anthony Delaplace, 22e

« Je ne suis pas un spécialiste du cyclo-cross, mais ici, chez moi, dans la Manche, j’ai pris énormément de plaisir, mis à part le premier quart d’heure du fait que je suis parti loin sur la grille. Mais j’ai su trouver les moyens afin de me remobiliser et faire ma course ».

Benoit Jarrier, 27e

« J’ai été gêné par un autre concurrent qui n’a pas voulu me laisser passer, il le force même, chute devant moi et je tombe avec lui. Je casse de surcroit le boa de ma chaussure, et je dois en changer, le temps de repartir, de resserrer, je perds bien une minute au total »

Kévin Ledanois

« Eddy Finé déchausse devant moi au départ, j’ai failli faire la même chose que lui ! Je commets une erreur technique dès le premier virage. J’ai déraillé ensuite en haut des marches, puis je tape la main dans un piquet. Une vraie journée cauchermardesque »

 

Arkéa-Samsic

 

Kévin Ledanois : « Une victoire qui fait du bien à une semaine des France »

Kévin Ledanois 1er à Sablé Sur Sarthe
Photos Isa photos

Deuxième succès de la saison hivernale pour Kévin Ledanois qui s’est imposé sur le cyclo-cross national de Sablé-Sur-Sarthe

 

Les bonnes nouvelles sont allées de pair aujourd’hui pour l’équipe Arkéa-Samsic, avec un doublé succès en cyclo-cross ! Kévin Ledanois est en effet venu répondre comme en écho à Clément Russo avec quelques minutes d’écart et l’obtention d’une deuxième victoire à Sablé-sur-Sarthe !  « Il y a eu un beau match en Valentin Guillaud, Freddie Guilloux et moi, note Kévin. J’ai contrôlé derrière eux en début de course. Je n’ai pas voulu faire de suite de gros efforts, compte tenu du fait que la veille à Pontchâteau, j’avais dû effectuer durant une grande majeure partie de l’épreuve une véritable course poursuite. Je les ai laissés s’attaquer. Cela a été pendant trente minutes des attaques incessantes, et un peu à toi, à moi. J’ai accéléré à trois de l’arrivée, et j’ai insisté. Ils n’ont pas pu revenir sur moi.  J’avais une petite marge d’avance par rapport à eux, ce qui m’a permis de pouvoir légèrement « gérer ». Cette victoire fait le plus grand bien à une semaine des Championnats de France.  J’ai eu vraiment de bonnes sensations, aujourd’hui. Je vais faire du jus dans les jours qui viennent, avec tout de même une bonne sortie durant cette semaine, le but c’est vraiment d’être bien dimanche prochain ».

 

 

Arkéa-Samsic

Kevin Ledanois : « L’objectif c’est dimanche prochain »

Notre coureur a pris la 4e place du cyclo-cross de Pont-Château aujourd’hui.

Kévin Ledanois 4e du cyclo-cross de Pont-Chateau
Photo Cassandra Done

 

« Les enseignements que je veux tirer de cette épreuve de Pont-Château c’est que les efforts fournis aujourd’hui me serviront pour le week-end prochain. J’ai effectué une grosse semaine à l’entraînement, et ce week-end Pont-Château et demain Sablé-sur-Sarthe viendront conclure ce cycle de travail.

J’ai crevé lors du premier tour ce qui m’a contraint de repartir loin et effectuer des efforts pour remonter et prendre cette quatrième place. J’aurai aimé pouvoir accrocher les roues du vainqueur et voir comment cela aurait pu se passer. Mais bon comme m’a dit Flavien Soenen, mon entraîneur au sein de l’équipe Arkéa-Samsic, l’objectif n’est pas d’être à 100% ce week-end, mais dimanche prochain dans la Manche ».

 

Arkéa-Samsic

Kévin Ledanois « Une bonne journée de travail »

Kévin Ledanois 4e du cyclo-cross UCI de Valence

4e  du cyclo-cross UCI de Valence en battant au sprint un petit groupe de concurrents

 

« Ça n’allait pas trop mal, un peu de fatigue liée au stage bien évidemment mais l’objectif principal n’était pas cette épreuve, même si elle offrait un bon niveau dans la mesure où cette compétition servait de finale à la Coupe d’Espagne de cyclo-cross. Il y avait forcément un peu de fatigue lié au volume de travail du stage, mais franchement, cela allait bien. Les Espagnols dans notre groupe ne collaboraient pas trop, après bien sûr que cela fait aussi partie du jeu, même si on préfère que tout le monde collabore. C’est aussi un peu l’inconvénient des cross hyper-roulants comme cela, et puis, ici, aussi il y avait également une sorte de chasse aux points.

Nous avons en tout cas, joué la course d’équipe, puisque lorsque Clément est revenu sur nous, j’ai effectué de suite une cassure en sa faveur, et en fin de course je fais la différence pour gagner le sprint pour la quatrième place. On peut dire que cela a été une bonne journée, l’objectif était de marquer des points afin d’avoir la meilleure ligne possible aux Championnats de France 2020 de Flamanville, le 12 janvier 2020. Et nous avons bien bossé pour le stage, les deux objectifs sont remplis et de surcroit Clément décroche un podium. Une bonne journée »

 

 

Arkéa-Samsic

Kévin Ledanois : « Je vais monter en pression »

Kévin Ledanois monte semaine après semaine en pression en cyclo-cross
Photo Florian Burgaud

Kévin Ledanois (Arkea-Samsic) a terminé 3e du championnat régional des Pays-de-la-Loire, à Saint Jean-de-Monts.

 

Kévin Ledanois a disputé son troisième cyclo-cross de la saison hivernale, avec le Championnat Régional des Pays-de-la-Loire couru dans la forêt de Saint Jean-de-Monts, et force est de constater que depuis la Mézières, le coureur de l’équipe Arkéa-Samsic n’a jamais quitté le podium ! Il signe une nouvelle prestation de ce type en trois épreuves disputées.  « Je me suis élancé en deuxième ligne, explique Kévin, mais dès le premier virage, j’étais en troisième position. J’ai pris l’option de disputer toute cette compétition à mon rythme, compte tenu du fait que je me considère encore en reprise, et à un moment donné je me suis fait passer par un groupe comprenant quelques favoris. Je sens que je n’ai pas encore la force qui était mienne à la Mézières, en sortant de la saison sur route, ou que je suis censé avoir d’ici quelques semaines, et notamment après le stage d’entraînement que nous allons effectuer cette semaine avec Arkéa-Samsic, à Calpe, en Espagne. Je sais que je vais monter en pression dans les semaines à venir. Là, sur le final de la course, e suis revenu sur un certain nombre de concurrents qui me précédaient dans le final, et finalement, je reviens dans le dernier tour pour jouer la 3e place. J’ai réussi à conserver cette position en imprimant et ainsi faire la différence définitivement sur mes concurrents ».

Arkéa-Samsic 

 

Victoire de Kévin Ledanois sur le cyclo-cross de Dompierre-sur-Yon

Pour sa reprise, en cyclo-cross, Kevin Ledanois a décroché la première place. Bravo !

Après sa belle troisième place obtenue en ouverture de la Coupe de France de cyclo-cross hommes 2019-2020, à la Mézières, Kevin Ledanois qui reprenait aujourd’hui son activité hivernale à Dompierre-sur-Yon, s’est imposé sur cette épreuve. « J’ai fait la différence dès le premier tour rapport à mes adversaires, dit-il, et par la suite j’ai géré mon avance prise par rapport à eux. Mes sensations étaient correctes sur ce circuit qui était exigeant, mais également gras, avec de belles parties pédestres ».

Victoire de Kevin Ledanois à Dompierre-sur-Yon

Crédit Photo Gérard Briand

Kevin Ledanois disputera la semaine prochaine sous les couleurs de l’équipe Arkéa-Samsic le Championnat régional Élites hommes de cyclo-cross, qui seront organisés à Saint Jean-de-Monts.

Arkea-Samsic

Kévin Ledanois : « J’ai provoqué la réussite »

Belle entrée en cyclo-cross pour Kévin Ledanois qui a pris une belle troisième place, ce week-end, à l’occasion de la première manche de Coupe de France disputée, hier, à la Mézière, en Bretagne.

Arkéa-Samsic : Kévin, pouvez-vous nous résumer cette première manche de Coupe de France de cyclo-cross, à la Mézière ?

Kévin Ledanois : « Je pense avoir réussi une belle prestation, et ceci dès l’entame de course. Je suis en effet parti en quatrième ligne, et dès le tout premier virage, je suis parvenu à remonter en cinquième position. J’ai eu, certes, de la réussite mais que je suis allé provoquer. Je me suis senti bien durant toute la compétition. L’avantage pour moi par rapport aux autres concurrents, c’est que j’ai bénéficié de l’acquis de Paris-Bourges-Gien que j’avais couru jeudi. Cet apport foncier indéniable a grandement joué en ma faveur ».

Arkéa-Samsic : Votre course a été haletante de bout en bout avec ce final ponctué d’une belle troisième place…

KL : « Le parcours était physique et au bout de cinquante-cinq minutes de course je me suis dit que les autres concurrents allaient éprouver des difficultés. On rentrait quasiment dans le money-time. Cela s’est avéré exact. Moi, à contrario, j’ai commencé à me sentir vraiment bien. C’est à cet instant-là que j’ai pu revenir petit à petit sur le groupe qui jouait la 3eplace. Une fois que j’ai obtenu ce rang, je me suis employé à faire le break de suite par rapport à mes adversaires. Ce podium constitue un excellent résultat, pour une première compétition sur le plan national cette saison ».

Arkéa-Samsic : Les deux autres coureurs qui vont ont précédé peuvent-être des concurrents pendant les mois d’hiver, quel analyse faites-vous les concernant ?

KL : « Je pensais que Antoine Benoist allait faire un festival, mais il a sans doute payé un peu la fatigue accumulée de la course qu’il avait disputé la veille, ce qui l’a empêché d’être largement au-dessus des autres. Steve Chainel était dans le même cas de figure avec sa participation au Roc d’Azur Gravel. Ils ont dû de surcroit effectuer un long voyage pour rallier la Mézière. Tous les deux sont un peu au-dessus de moi actuellement, mais je peux, en tirant bénéfice de la force acquise tout au long de la saison route, espérer les devancer dans les semaines à venir. (Antoine Benoist ne devrait pas à priori disputer le championnat de France élite de cyclo-cross, mais celui réservé à la catégorie Espoirs). Si la course avait duré un quart de plus, peut-être même que j’aurais pu la gagner, mais cela reste du cyclo-cross, et la durée d’une épreuve est d’une heure de compétition. »

Arkéa-Samsic : Sur le plan technique, comment jugez-vous votre reprise à l’échelon national ?

KL : « Je n’ai pas trop éprouvé de soucis techniquement, j’ai juste déchaussé sur une butte ce qui m’a fait légèrement glisser, à un moment donné. Mais sinon rien d’autre à signaler. J’ai vite retrouvé mes automatismes sur le plan technique, et je n’ai pas commis beaucoup d’erreurs. C’est très encourageant pour la suite de la saison ».

Arkéa-Samsic : Justement, quel est votre programme à venir en cyclo-cross, Kévin ces prochains mois ?

Kévin Ledanois : « Je cours le week-end prochain tout en faisant une semaine légère sur le plan de l’entraînement. Je coupe ensuite un mois, et je vais reprends courant novembre.  En décembre, tous les cyclo-cross sur lesquels je vais être engagé, je vais les faire à fond, avec pour point d’orgue les Championnats de France à Flamanville, les 11 et 12 janvier 2020 ».

Arkea-Samsic version 2020 avec Vachon, Jarrier, Ledanois et Russo

La formation Arkea-Samsic est heureuse d’annoncer les prolongations de contrats de Florian Vachon (2020), Benoit Jarrier (2020), Kevin Ledanois (2021) et Clément Russo (2021).

Emmanuel Hubert – manager général : « L’équipe poursuit sa progression, mais cela se fait de manière naturelle car nous avons travaillé avec des bases solides. Ce n’est pas parce que Nairo Quintana arrive que nous allons tout jeter aux oubliettes, au contraire. Je fais confiance à Florian Vachon et Benoit Jarrier, qui sont deux cadres importants pour le vestiaire et pour la tactique de course. Je suis content de les savoir parmi nous pour la saison prochaine, qui s’annonce charnière. De son côté, le jeune Clément Russo, s’est révélé cette année sur route. On doit continuer à l’encadrer mais je pense qu’il va encore nous surprendre dans les saisons à venir. Comme Kévin Ledanois, ce sont de très bons équipiers et des garçons qui peuvent jouer leurs cartes. Ils sont des maillons importants pour l’équipe.  »

Florian Vachon : « Nous sommes sur la même longueur d’onde avec Emmanuel Hubert, il n’y a pas eu besoin de longs discours. Je sais quel sera mon rôle en 2020. Je ressens beaucoup de confiance et de reconnaissance de l’équipe. Je vais entamer ma onzième saison dans l’équipe Arkea-Samsic. J’ai observé et participé à son évolution. Il y a deux ans, le recrutement de Warren a fait beaucoup de bruit, il sortait d’un énorme Tour de France. Cette année, l’équipe a attiré Nairo Quintana, il est du même calibre que Warren mais avec une dimension internationale unique ! L’équipe se structure, l’envie des acteurs est là et je suis très content de faire encore partie de cette aventure et de son ascension.
Ce sera ma dernière année en tant que cycliste professionnel et je me sens toujours prêt à m’investir à 200%. Je veux terminer, comme j’ai commencé, en me faisant plaisir ! Dans les courses, j’aime toujours autant piloter au milieu du peloton et aller frotter. J’ai trouvé ma place pour épauler les leaders. Je pense avoir le recul et le vécu pour apporter un regard différent ! »

Benoit Jarrier : « Je remercie l’équipe pour la confiance qui m’est accordée depuis huit ans. Après Florian Vachon, je suis le plus « ancien » coureur de la formation ! Au fil des années, j’ai senti que mon rôle de capitaine de route se dessinait. Les directeurs sportifs me demandent de prendre des décisions en course et de mener le groupe, c’est une vraie preuve de confiance. L’équipe évolue progressivement et franchit un nouveau cap notamment avec l’arrivée de Nairo Quintana. Pour ma part, ça ne changera pas ma mission. Sur 80% des courses, j’ai un rôle d’équipier, je roule pour mes leaders et ça me plaît ! Sur quelques épreuves, on me laisse ma chance et j’avoue qu’il y a toujours des courses qui me font rêver comme le Tro Bro Leon ! Notre équipe grandit et on va pouvoir avoir des groupes plus dessinés pour travailler ensemble et prendre nos automatismes, c’est un vrai plaisir ! »

Kevin Ledanois : « C’était un rêve de devenir coureur professionnel et ça fait déjà cinq ans que je le réalise au sein de la formation Arkea-Samsic. Ma chance est que l’équipe évolue d’année en année. Elle m’offre la possibilité de découvrir des épreuves et d’apprendre auprès de grands leaders. La direction sportive nous présente chaque année de nouveaux défis, c’est motivant et excitant. Je suis content d’en faire partie pour les deux prochaines saisons. L’équipe me fait confiance dans la préparation de ma saison et me laisse faire du cyclo-cross, c’est important pour moi. Je sens que je progresse mais que je peux toujours faire mieux. Travailler pour mes leaders, ça me plait. On connaît la difficulté de notre sport et si on peut aider un leader à performer, c’est une satisfaction. »

Clément Russo : « J’avais vraiment à coeur de rester dans l’équipe Arkea-Samsic, je m’y sens bien. Le travail est commencé et il faut le continuer. Je ne me voyais pas aller ailleurs. Ma première année était assez difficile car je suis arrivé blessé dans l’équipe mais cette année j’ai énormément appris. J’ai décroché ma première victoire professionnelle en remportant le classement général au Tour de la Communauté de Madrid. Je retiens un travail collectif exceptionnel ! Sur toutes les compétitions je retiens du positif, on a une bonne équipe, on s’entend bien : ça donne envie d’aller en course. L’équipe prend une nouvelle dimension cette année avec l’arrivée de coureurs de renom, c’est bien pour tout le monde. Personnellement, j’espère continuer à progresser, donner le meilleur pour l’équipe et apporter le maximum de résultats. »

Warren Barguil s’empare du maillot jaune

L’ascension de Storheia Summit a tenu ses promesses. Après un bon travail collectif de l’équipe Arkéa-Samsic, Warren Barguil a provoqué la décision dans un face à face tendu avec Lutsenko (Astana) qu’il a fini par faire craquer à 400 mètres de l’arrivée. Le champion de France a pris la deuxième place de l’étape derrière le local Eiking (Wanty-Groupe Gobert) mais s’est emparé du maillot jaune à la veille de la dernière étape. Il possède 3 secondes d’avance sur Lutsenko et 15 sur le Letton Neilands.

Warren Barguil : “Je tiens à souligner que toute l’équipe a fait du bon boulot pour me placer. Kévin Ledanois a accéléré comme prévu dans le bas de la côte. Je n’étais pas dans sa roue, c’est dommage que personne ne l’ai prise car je voulais que ça monte très vite pour créer le plus d’écart possible. J’avais mis une pièce sur Eiking, ce n’est pas une surprise qu’il gagne. Je savais qu’il était motivé à domicile. Je savais qu’il était en forme ! Quand il a accéléré, j’ai attendu que Lutsenko y aille. Je n’ai pas pu boucher l’écart. C’est frustrant de ne pas l’avoir suivi, j’ai laissé une belle occasion de m’imposer avec mon beau maillot tricolore.

Je suis content de prendre la tête du général, mais je n’ai que trois secondes d’avance sur Lutsenko. Demain ce sera une grosse bagarre ! Il y a beaucoup de coureurs capables de gagner. Concernant  Lutsenko, avec une bonification sur un sprint il peut revenir dans le même temps que moi, c’est très serré. Demain, il va falloir défendre ce maillot de leader, j’ai confiance en mes équipiers et je suis super motivé ! ”

Franck Renimel : “C’est mission accomplie même si Warren est un peu déçu de ne pas avoir gagné l’étape, un peu surpris par Eiking qui a profité de son marquage avec Lutsenko. Le Kazakh avait quelques secondes d’avance au classement général et c’est lui qu’il fallait pointer. L’étape s’est déroulée comme on le souhaitait avec une échappée non dangereuse. Maxime Bouet et Kevin Ledanois ont bien placé Warren au pied de l’ascension finale tandis que leurs équipiers ont travaillé toute la journée. Prendre le maillot jaune est une belle chose mais on ne crie surtout pas victoire. Demain, le circuit final à Narvik n’est pas facile, des bonifications seront distribuées et il peut donc se passer pas mal de chose. Il faudra être très vigilant mais les coureurs d’Arkéa-Samsic ont été irréprochables aujourd’hui et ils le seront demain. Il y a une très bonne ambiance, les gars sont soudés autour de leur leader. Dans la montée finale, ils n’arrêtaient pas de l’encourager via les oreillettes !”

Kevin Ledanois : “Quand on a commencé la dernière boucle, il fallait placer Warren car les routes étaient étroites. J’ai fait ce qu’on s’était dit au briefing ! Ce matin Warren m’avait demandé de le placer avant d’entamer la petite route à sept kilomètres de l’arrivée. Ensuite il m’avait demandé de monter à bloc la première partie des trois derniers kilomètres, il ne fallait pas rester dans un ‘’faux train’’ et essayer de faire en sorte que tout le monde soit déjà à fond. Au pied je ne me suis donc pas trop posé de question et j’ai roulé devant, presque au sprint. Demain il y a un maillot à défendre, c’est serré, mais on va tout faire pour le conserver.”

 

Kévin Ledanois était dans la bonne échappée

Cette étape était destinée à une échappée. Avec deux cols se situant loin de l’arrivée et à la veille d’un contre la montre très important à Pau, les favoris ne se sont pas livrés. Kevin Ledanois a pris place dans une échappée de 38 coureurs sans pouvoir lutter dans la dernière ascension avec les grimpeurs, notamment Simon Yates (Mitchelton-Scott) vainqueur à Bagnères-de-Bigorre.

Kévin Ledanois : «  J’étais bien placé au départ pour prendre l’échappée, qui allait forcément être interessante. Ça a bataillé pendant 50 kilomètres pour sortir. J’étais content d’être à l’avant mais j’ai laissé beaucoup de cartouches pour la prendre. J’ai rapidement senti que je n’avais pas de super jambes, mais une fois à l’avant, sur le Tour, la tête reprend le dessus et on donne le maximum. Dans Peyresourde, j’étais bien au pied, un peu moins en haut, j’ai récupéré dans la descente, puis j’ai rendu les armes dans la dernière montée. À 5 kilomètres du sommet, je n’avais plus de jus, j’ai monté à mon rythme et j’ai déroulé dans la descente. Ma journée était finie, ça ne servait à rien de laisser de l’énergie pour aller chercher une vingt-cinquième place. J’ai été repris par les favoris à 4 kilomètres de l’arrivée. C’est toujours un plaisir d’intégrer des échappées en montagne, mais je suis déçu de ne pas avoir été dans une super journée. On a douze étapes dans les jambes, forcément ça pèse dans les moments clés. Même dans une super journée, ça aurait été difficile de jouer la gagne, mais avec ce final en descente je pouvais aller faire un résultat. Il nous reste dix jours pour bien faire. »

Yvon Ledanois : “Nos coureurs ont fait une belle étape !”

La septième étape du Critérium du Dauphiné, proposant quatre cols en 80 kilomètres, s’est déroulée dans des conditions dantesques. Gagnée par Poels (Team Ineos), elle a été marquée par la longue échappée de Kevin Ledanois et Jérémy Maison et par la prestation très rassurante de Warren Barguil. Le leader de l’équipe Arkéa-Samsic a retrouvé son moral !


Warren Barguil :  
“Je termine à 1’45”, je n’avais pas les meilleures sensations mais je n’étais pas arrêté ! J’ai pris une cassure à un moment où il y avait un vent de côté et j’étais un peu mal placé. Je lâche à ce moment puis je suis resté à 30 mètres du groupe de devant pendant un bon bout de temps. C’est dommage car monter cette pente en étant dans ce groupe aurait été plus simple…c’est comme ça. J’ai eu une grosse période d’inactivité, ce n’est pas du jour au lendemain qu’on retrouve son meilleur niveau. Ça va revenir, aujourd’hui ce n’est pas mauvais !”


Kevin Ledanois : 
“Je suis content d’avoir réussi à prendre le bon coup et surtout d’avoir fait l’effort au bon moment. Le départ était toujours en prise, ça a bataillé mais j’ai produit mon effort en haut d’une petite bosse et c’est parti à ce moment là. Je n’ai pas fait d’effort inutile. Avec Jérémy, on a laissé les autres travailler dans l’échappée. On a monté le deuxième col à un rythme élevé car tout le monde voulait aborder la dernière montée avec un maximum d’avance. À mi-course, j’ai dit à Seb Hinault que j’étais déjà bien fatigué mais il m’a tout de suite rassuré. C’était ma première échappée en montagne à ce niveau. Jérémy connaissait l’avant dernière difficulté, il nous a dit que les quatre premiers kilomètres étaient les plus durs donc je me suis fait la peau sur cette partie. J’étais toujours à 5 ou 10 mètres des roues mais je n’ai rien lâché et je bascule à vingt secondes des quatre premiers. J’ai fait la dernière montée à mon rythme avec Rosskopf avant d’être repris par les favoris. Je voulais filer un dernier coup de main à Warren dans la montée finale, mais il était bien à l’abri. Je lui ai juste demandé s’il voulait quelque chose et j’ai fini à mon rythme. Dans le final, les conditions météorologiques étaient impressionnantes mais on a quand même fait 100 kilomètres au sec (rires). C’était comme si on était sous la douche sauf qu’à certains moments c’était de la grêle mais on savait à quoi s’attendre. J’étais bien occupé, je n’ai pas eu le temps d’avoir froid. Je suis satisfait de ma journée surtout que sur le papier ce n’est pas vraiment le parcours qui me correspond le mieux.”
Jérémy Maison : “J’avais repéré l’étape lors d’un stage, j’étais très motivé mais j’ai raté le bon coup. Je dois avouer que j’étais un peu frustré. Quand j’ai vu que ça ressortait derrière, je ne me suis pas posé de questions et j’y suis allé. On est rentré dans la descente du col de l’Epine. On s’est retrouvé à 25 à l’avant, ce n’est jamais facile à gérer surtout avec des costauds comme Woods et Lutsenko. Je savais que la descente du Granier était technique, mais je me suis fais plaisir et en bas j’avais 30 secondes d’avance sur le reste du groupe. J’ai un peu hésité, mais j’ai préféré ne pas insister. Au pied de Marcieu, je me sentais bien puis … la pluie et le froid… Je ne suis vraiment pas à l’aise sous ces conditions. J’ai été repris par le groupe de Warren, je suis resté avec lui jusqu’au pied de la dernière difficulté pour qu’il aborde la montée avec envie et motivation et aussi pour l’aider en enlever son k-way. Sous la pluie battante ce n’est pas si facile … Ensuite j’ai fini comme j’ai pu, c’était sauve-qui-peut. Je voulais quand même garder un bon rythme pour ne pas avoir froid. J’aurais pris plus de plaisir avec du ciel bleu jusqu’au bout mais ça fait partie du vélo. Je suis content de mon étape mais aussi d’être au chaud dans le bus (rires).”

Yvon Ledanois – directeur sportif : ” Warren Barguil termine à 1’30’’ des favoris du Tour de France et ce n’est pas mal. Avant de parler de lui, je dois dire que les coureurs de l’équipe Arkéa-Samsic ont fait une belle étape dans des conditions exécrables. Kevin Ledanois était très déçu vendredi de n’avoir pas pris la bonne échappée mais aujourd’hui, il y était. Après les cols de l’Epine et du Granier et dans une étape de haute voltige, il a franchi le sommet du col de Marcieu à 20 secondes de Lutsenko (Astana) et Woods (Education First-Drapac) alors en tête et il attaque encore au pied de l’ascension finale. Avec lui, Jérémy Maison a également fait une belle étape en étant dans cette échappée de 25 coureurs avant d’être vaincu par la pluie. Cela montre que nos coureurs peuvent prendre conscience de leurs qualités. Warren a été distancé d’un peloton de quinze coureurs à 10 kilomètres de l’arrivée mais il est longtemps resté à 15’’ de ce groupe en dépit des accélérations se produisant à l’avant et dans une montée exigeant de la puissance et qui ne lui était pas favorable. On peut simplement constater qu’il est bien mieux que l’an dernier à cette époque bien que revenant de très loin après ses deux chutes du printemps. Compte tenu de la troisième semaine du Tour qui sera terrible et nécessitera de la fraîcheur, c’est satisfaisant. Il a repris du moral. Pour nous, l’objectif numéro 1 était qu’il finisse le Critérium du Dauphiné dans une phase progressive, avec le sourire en voyant qu’il n’est pas loin des meilleurs et qu’il est en mesure de faire de belles choses en juillet. Il faut encore passer la dernière étape, on fera le bilan demain mais ce n’est pas mal ! “

Kevin Ledanois : “tirer le groupe vers le haut”

La prise de conscience de Kevin Ledanois porte ses fruits. A 25 ans, loin de son titre mondial chez les espoirs en 2015, il s’est remis en cause, tant physiquement en changeant sa façon de travailler que mentalement en abordant les courses avec une âme de guerrier. Il est passé tout près de sa première victoire pendant le Circuit de la Sarthe et se sait sur la bonne voie. Celle de sa propre réussite et celle de son équipe Arkéa-Samsic.

Kevin, es-tu satisfait de ton début de saison ?

C’est un début de saison correct mais il me manque un petit truc. En général, je n’affectionne pas le début de saison même si j’aime le cyclo-cross. Je sais que la route en début de saison ne donne rien de terrible. Mon objectif cette année était d’effectuer une saison complète. Il fallait être régulier d’entrée mais je n’ai pas eu tout de suite le déclic pour faire un résultat. Je sais aussi que ma bonne période va du mois de mai au mois de septembre. Bon, mes sensations ne sont pas mal et j’ai été rassuré par ma performance pendant l’étape dure du Circuit de la Sarthe. Elle démontre que le travail fait cet hiver commence à payer.

La deuxième place dans cette étape du Circuit de la Sarthe, battu dans les tout derniers mètres par Vendrame, a dû être bien frustrante ?

Je le savais rapide mais oui, c’est super frustrant. J’avais fait l’effort pour revenir sur la tête de course dans le dernier tour. Je pensais m’en sortir en étant technique, j’ai bien viré dans le dernier virage et je pensais que ma petite pointe de vitesse pouvait le faire. Je me fais rattraper à 20 mètres de la ligne d’arrivée ! Je n’avais pas été loin lors de la Classic Loire-Atlantique il y a trois ans mais face à cinq Cofidis, j’avais fini troisième et j’étais content d’être sur le podium. Là, dans la Sarthe, j’étais déçu de n’avoir pas gagné.

Tu es passé pro en 2015 au sein de l’équipe Bretagne-Séché Environnement et tu étais devenu champion du monde espoirs en fin de saison. Cette étiquette a-t-elle été lourde à porter ?

Chez les pros, ce n’est pas du tout les mêmes courses que chez les espoirs. Avant ce fameux Mondial, je savais où j’allais, j’étais passé de peu à coté l’année d’avant. Chez les pros, pour gagner il faut être dans un très bon jour et que tout soit réuni… Une fois ce titre mondial gagné, je m’en suis détaché et ça m’a desservi. Je ne me mettais pas une pression positive et je disais que ça viendrait tout seul. Je n’étais pas à ma place.

Qu’as-tu remis en cause au cours de cet hiver ?

J’ai changé mon style d’entrainement avec mon père qui est aussi mon entraîneur. Avant, je faisais du foncier jusque fin décembre et j’enchaînais avec de l’intensité. Là, j’ai fait à la fois du foncier et de la vélocité et fin décembre, c’était comme si j’avais fait du cyclo-cross. Je sais que de mon côté, pendant deux ans et demi, je ne faisais pas tout bien et je peux m’en prendre qu’à moi-même. J’aurais dû être plus présent mais chez les juniors et chez les espoirs, j’avais des résultats sans forcer à l’entrainement, je n’avais pas le choix j’étais à l’école. Quand on me disait ‘’fais une semaine de 25 heures de vélo’’, je faisais 14 heures même si je savais travailler et taper dedans pendant les stages. Là, j’ai compris !

N’as-tu pas le sentiment de pouvoir être une locomotive de ton équipe ?

J’ai le déclic depuis trois semaines, les sensations reviennent bien. A 26 ans bientôt, sans me prendre pour un autre, je pense être de ceux pouvant tirer le groupe vers le haut, comme quatre ou cinq autres coureurs de l’équipe. Mentalement quand je suis en confiance, je prends le départ et je cours plus juste. Cela permet d’être là dans le final. Je n’en suis pas très loin. Dans la dernière étape du Tour de Catalogne, je n’étais pas mal mais j’ai super mal couru. Le soir, j’étais frustré d’avoir fait n’importe quoi en course. Depuis le Circuit de la Sarthe, c’est beaucoup mieux.

Il y a eu semble-t-il un débriefing musclé de la part de vos directeurs sportifs au soir de la troisième étape ?

Lors de nos réunions hivernales, j’avais dit que la dernière vraie branlée que j’avais prise remontait à ma saison à Nogent-sur-Oise. Ici, ce n’était jamais arrivé même après avoir fait n’importe quoi. Là, c’est vrai, on en a pris une bonne ! J’ai su que les gens à l’extérieur du bus entendaient gueuler. Le lendemain, l’orgueil était touché. Dès la fin du debrief, on s’est dit qu’on n’était quand même pas des manches et qu’il fallait chercher un résultat. Le soir, j’ai fait deuxième à Sillé-le-Guillaume.

Et il y a eu un bon enchaînement dans Paris-Camembert ?

On a manqué de réussite dans le final mais on a pris conscience qu’on peut peser sur la course. On était tous là pour faire le boulot. Au Tour du Finistère et au Tro Bro Léon ce week-end, on sera conquérant. Ce sont des courses qui me conviennent. Samedi, la répétition des côtes, une course à l’usure, ça m’ira bien. En fait, toutes les courses qui s’apparentent aux championnats où il faut être patient et attendre le final, ça me convient. J’aime les courses tactiques où il faut choisir le bon moment pour jouer. Au Tro Bro Léon, il faut la jambe, la chance et être souple sur les chemins. Je sais très bien que ça peut partir à 60 kilomètres de l’arrivée !

Comment vis-tu cette difficulté de gagner ?

Il y a une petite part de doute mais la gagne, on l’a dans les jambes. Avant l’étape de la Sarthe, il y a longtemps que je n’avais pas joué la gagne ! Il manque le déclic pour une bonne partie des coureurs de l’équipe, pour d’autres une prise de conscience. Certains se disent que c’est dur, que les autres marchent fort mais ils ont deux bras et deux jambes comme nous. A nous de leur faire mal ! Chez Arkéa-Samsic il y a 4 ou 5 gars pour tirer le groupe vers le haut. Je ne suis pas le plus âgé, j’ai 25 ans, mais je sais que je peux parler pour mettre en confiance. En fait, il nous faudrait un capitaine de vestiaire. Celui qui met les frissons avant de commencer !

Comment et-ce perçu que tu sois le fils d’Yvon ?

C’était plus difficile quand j’étais cadet, j’étais toujours le fils de… Aujourd’hui, on me parle plus du duo père – fils. Il est mon entraîneur depuis toujours et dans notre relation de travail, nous sommes beaucoup plus proches cette année. La réflexion est plus de son côté. La répartition ses charges de travail se fait avec l’analyse de notre entraîneur Théo Ouvrard qui apporte un regard plus scientifique. Avec mon père, on ne parle pas que de vélo, mais on en parle souvent quand même (rire). Pour avoir un entraineur qui vienne de l’extérieur, il me faudrait avoir plus confiance en lui qu’en mon père et j’aurais vraiment du mal à le faire. Je me sais bien entouré. Ma mère a un rôle moindre que quand j’étais jeune. Elle s’en détache mais elle est là.

Sais-tu désormais le coureur que tu peux être ?

Je me rends compte que je ne me connais pas. Kuurne-Bruxelles-Kuurne était ma première course flandrienne. J’ai trouvé que les pavés ce n’est pas très dur et dans les monts, je peux être là en courant juste. Il m’a manqué de l’expérience mais j’étais là dans le final avec André Greipel. Je suis très à l’aise dans les courses où il y a des côtes et pendant le Tour de Catalogne, sans que ce ne soit spectaculaire, je me suis trouvé pas mal en montagne. Moi, ce que je préfère, c’est les courses en circuit, les championnats. La pression, je suis très à l’aise avec. Ce jeudi, j’ai fait la reconnaissance du parcours du prochain championnat de France mais je le connaissais bien. C’est 50 kilomètres de vélo pour y aller depuis chez moi et puis j’ai déjà fait la Classic Loire-Atlantique mais le circuit ne sera pas tout à fait le même. On prendra la même difficulté, le mur de Saint-Fiacre. J’y faisais des intensité hivernales avec le club de Nantes, en enchaînant 15 à 20 montées d’affilée !

Ça ne nous dit pas le type de coureur que tu veux être ?

Etre un coureur complet. Moi, c’est Ledanois et Valverde qui m’ont donné envie de faire du vélo, ils étaient capable de gagner n’importe où ! Je ne veux pas me spécialiser mais être un touche à tout, aller chercher des résultats un peu partout. Je n’ai pas de raisons de me mettre des barrières.

Quel est ton programme de courses ?

Les deux courses bretonnes, Finistère et Tro Bro et puis Liège-Bastogne-Liège avant une coupure. Je vais enchainer avec un stage en altitude en Andorre avec une partie de mes équipiers. Je ne suis pas un pur grimpeur mais je sais que ce stage va me faire du bien. Mon objectif c’est d’être champion de France fin juin. Sans avoir si je vais disputer le contre la montre parce que je veux être excellent dans la course en ligne plutôt que d’être très bon dans les deux.

Kevin Ledanois, 2ème : “D’ici demain, j’aurai relativisé”

Sur la quatrième et dernière étape du circuit de la Sarthe, l’équipe Arkea-Samsic est passée à quelques centimètres de la victoire. Kevin Ledanois, en forme, a réalisé un numéro en rentrant sur le groupe de tête sur le circuit et en lançant son sprint à 150 mètres de la ligne. Repris sur le fil par le rapide Andrea Vendrame, il termine deuxième. Déçu, mais revanchard !

Kévin Ledanois (2ème)

«On a tout tenté pour gagner. Lors de la troisième étape hier, nous étions tous très déçus de notre journée…Aujourd’hui, nous étions déterminés à bien faire. On a fait une super course d’équipe en étant solidaires dès le kilomètre zéro, avec l’échappée d’Anthony. J’ai dit à mes coéquipiers que je me sentais bien alors, sur le circuit, j’ai suivi les favoris, j’ai attendu que ça bataille et j’ai attaqué à un tour et demi de l’arrivée, dans la bosse, pour reprendre l’échappée et être à l’avant. J’ai d’abord rattrapé Benjamin Thomas avec qui on a essayé de revenir sur les hommes de tête. Je suis finalement rentré seul à l’avant ! Une fois dans le premier groupe tout le monde était un peu « cuit » mais je me sentais bien. J’ai réussi à me détacher avec Andrea Vendrame qui m’a suivi. Je savais qu’il marchait fort. J’ai tout tenté pour gagner. Il y avait un virage à 150 mètres de l’arrivée, j’ai lancé le sprint ici. C’était ma seule chance, mais je me fais rattraper à 20 mètres de la ligne….Sur le coup j’étais complètement dégouté. Mais je sais que ça va sourire ! Ça va aller ! On a pesé sur la course. Perso, je ne suis pas encore à 100% mais à 95%. J’ai réussi à me canaliser et à attendre les bons moments pour produire mes efforts. D’ici demain j’aurai relativisé d’être passé si proche de la victoire. »

Roger Tréhin – directeur sportif

« On avait dit à Kevin de lancer son sprint dans le virage à 150 mètres de la ligne.  Il l’a très bien fait. Vendrame s’est fait un peu surprendre mais il est vraiment rapide, et il a pu remonter dans les derniers mètres. Je connais bien ce coureur car il avait battu Elie Gesbert sur la dernière étape du Tour de Bretagne 2017. On est tous déçus mais l’équipe a bien réagi, Kevin qui était protégé n’a pas fait d’erreur. Il avait de la force.»

 

Bessèges – Kevin Ledanois : “ça n’a pas débranché”

Au cours de la troisième étape de l’Etoile de Bessèges particulièrement animée durant laquelle le peloton n’aura jamais pris le temps de souffler, Romain Hardy, Kevin Ledanois et Elie Gesbert se sont portés à l’avant pour tenter de forcer la décision. Sans réussite. C’est finalement un groupe composé de 85 unités qui s’est disputé la victoire, revenue à Sarreau. Bram Welten distancé dans la première difficulté, Maxime Daniel dans la dernière, n’ont pas pu défendre nos chances dans l’emballage final.

Yvon Ledanois– directeur sportif :  « Il y a de bonnes choses à retirer de cette étape qui a été très intense. Du kilomètre zéro jusqu’à l’arrivée, ça ne s’est jamais relevé. Je le craignais, Bram Welten a été distancé comme d’autres sprinteurs dans la première ascension mais dans le premier peloton, je comptais ses six équipiers. La consigne ce matin était de profiter du parcours pour essayer de créer une échappée. Je suis satisfait de la course de Romain Hardy, Elie Gesbert et Kevin Ledanois qui ont attaqué, qui ont contré. Ils étaient costauds et ont essayé de faire la différence dans un contexte relevé. Je suis également satisfait du petit jeune, Thibault Guernalec, qui apprend son métier et finit dans le premier peloton. Je regrette en revanche que Maxime Daniel ait été distancé dans la dernière côte parce qu’il avait une bonne place à aller chercher.
Demain, l’Etoile de Bessèges s’achève par un contre la montre à Alès avec la côte de l’Ermitage que nous connaissons bien. Cet exercice est toujours révélateur. Le faire à bloc est toujours utile. J’attends de Kevin et Elie qu’ils bossent comme ils le font depuis le début de la semaine. Si nous repartons demain avec un Top 10 dans cet exercice, ce sera bien ».

Kevin Ledanois  : « Aujourd’hui, on avait comme consigne de durcir la course, de suivre les gros mouvements. Il fallait être représenté à l’avant si ça sortait. Avec Romain et Elie, on a été placés toute la journée, on a suivi les coups et on a tenté d’attaquer. À 40kms de l’arrivée, 6 coureurs sont sortis mais le peloton a tout de suite contrôlé. Ça n’a pas débranché de la journée. Ce sont des étapes difficiles, mais quand tu n’es pas trop mal, tu prends du plaisir (rires). Demain, on va disputer le premier chrono de la saison, j’ai bien travaillé cet exercice, mais il n’y a pas de secret c’est la forme qui va parler. Demain, soir on pourra faire un point sur le travail de l’hiver. »

TDF #21 – Nos enseignements du Tour

Après 21 étapes et 3 351 kms parcourus, le Tour 2018 s’achève pour nos 8 coureurs qui auront rallié l’arrivée aux Champs Elysées au complet. L’occasion pour eux de nous dresser le bilan de leur trois semaines de compétition.

Warren Barguil :
« Mes coéquipiers ont été exemplaires pour m’aider et j’aurais aimé terminer le Tour avec une victoire. Mais j’ai tout tenté, on a tout tenté. J’ai appris à prendre mes déceptions comme une motivation supplémentaire, pour me rebooster. Je suis exigeant envers moi-même et je veux tellement bien faire que je fais parfois des erreurs mais c’est comme ça qu’on apprend. Je reviendrai sur le Tour avec cette même envie d’attaquer. »

Romain Hardy :
” Cette année, j’ai vécu un Tour complètement différent du précédent. L’an dernier, avec une bonne condition physique, j’avais pu m’épanouir sur tous les domaines, que ce soit dans les échappées ou les arrivées au sommet. D’ordinaire je suis bon grimpeur et je ne me pose pas la question des délais. Cette année, c’était différent et j’ai appris à le gérer. J’avais beau regarder 10 fois le parcours, je savais que devrais aller au bout de moi-même pour y arriver. Ce n’est pas quelque chose de positif mais j’ai certainement renforcé mes capacités mentales. J’ai déjà eu l’occasion d’aller au bout de moi-même comme ça et dans ces moments de souffrance on ne voit pas ce qu’on peut en tirer de bon. ”

Laurent Pichon :
« C’est mon sixième grand Tour et c’est celui où j’ai le moins souffert, où j’ai pris le plus de plaisir. Je suis fatigué bien sûr, comme tout le monde, mais pas aussi épuisé que l’an dernier. En 2017, je comptais les étapes avant d’arriver à Paris alors que je réalisais mon rêve. Il faut se préparer pour le Tour et la notion de fraîcheur est très importante. Cette année, j’avais 10 jours de compétition en moins début juillet et ça a fait la différence.»

Kevin Ledanois :
” C’était un rêve de disputer le Tour de France, j’ai pris conscience sur les Champs que je venais de le réaliser et je me suis fais plaisir en attaquant dans le final. Pendant le Tour, le vélo n’est pas toujours une partie de plaisir mais on n’oublie pour ne garder que le positif. J’ai appris à récupérer, à gérer mes efforts sur 3 semaines et surtout à travailler pour un leader comme Warren.”

Amael Moinard :
” Je veux retenir notre collectif. Nous avons respecté ce que nous voulions mettre en place, nous avons été offensifs. Il manque le gros résultat pour valider nos efforts mais nous avons répondu présents tactiquement et physiquement. Personnellement, j’ai pris du plaisir à être à l’avant. C’était mon dixième Tour, mais chaque année il faut accepter la souffrance et aller un peu plus loin dans la douleur pour jouer les premiers rôles. ”

Elie Gesbert :
« Je savais où je mettais les pieds mais ce n’est pas forcément un avantage parce-que on sait à l’avance qu’on va en baver. Cette année, j’ai appris ce que c’était d’avoir un jour sans sur le Tour. J’ai chuté et je suis tombé malade mais je me suis accroché, on est sur le Tour, on ne peut pas abandonner si facilement. Dans l’ensemble j’ai passé un très bon Tour et le collectif y a beaucoup joué. »

Florian Vachon :
« L’an dernier j’avais pour mission de lancer Dan pour les sprints, cette année la mission était tout autre puisqu’il fallait entourer Warren. Il faut savoir bien calculer ses efforts parce-que tout le monde est au mieux de sa forme et ça se joue parfois sur des détails. Personnellement, je savais que ça allait être dur, le Tour ne fait pas de cadeau mais Il ne faut jamais rien lâcher, toujours rester vigilant et concentré. On peut partir à la faute à tout moment. Elie et Romain en ont fait les frais, ils ont chuté, mais ils ont tenu bon et on termine le Tour au complet. Ça faisait aussi partie des objectifs de l’équipe. »

Maxime Bouet :
”  Pendant trois semaines nous avons vu une équipe soudée autour de Warren, on a tous tiré dans le même sens. Personnellement, l’étape des pavés a été une belle leçon. Je la redoutais, j’y pensais 3 jours avant, j’avais même peur des délais. Puis la veille, mon masseur Cédrig m’a fait prendre conscience que si j’étais lâché c’était normal car les pavés ce n’est pas mon truc mais si j’étais à l’avant ce n’était que du bonus. J’ai réussi à me libérer de mon stress et j’ai fait une étape plus que correcte c’est une leçon qu’il faut que je garde en tête pour la suite. ”

 

TDF #18 – Kevin Ledanois : “A ce stade du Tour c’est positif”

Aujourd’hui les équipes de sprinteurs ne voulaient pas passer à côté de cette occasion et ne laissent pas plus de 2mins d’avance à l’échappée du jour. L’ancien Champion de France Arnaud Démare s’impose devant Christophe Laporte et Alexander Kristoff. Kevin Ledanois se mêle à la lutte et se classe 21ème. Demain place à l’ultime étape de montagne dans les Pyrénées !

Kevin Ledanois :

” Ce matin au briefing il était prévu qu’en cas d’arrivée au sprint, je serais celui qui le disputerait. Pendant la journée, j’étais en forme même si la chaleur était parfois étouffante. Dans le final, ça roulait très vite, j’ai réussi à bien me placer mais il me manque un peu de forces pour faire le jump. A partir du moment où je suis motivé pour faire le sprint, j’essaie d’atteindre la meilleure place possible mais je suis conscient que faire partie des cinq premiers est presque inaccessible. J’aurais été content avec un top 10 ou un top 15, aujourd’hui je fais 21, c’est anecdotique, mais je retiens que j’ai réussi à rester placer, ça veut dire que les jambes sont bonnes. A ce stade du Tour et pour ma première participation, c’est positif. Je ne suis pas trop fatigué, je pourrais même continuer encore une semaine (rires) ! ”

Romain Hardy :
” On savait que les équipes de sprinteurs allaient canaliser la course. On avait comme consigne de rester dans le peloton pour récupérer au mieux pour demain. Bien sûr au départ ce matin, on ne se mettait pas trop de pression, mais il n’y a jamais d’étape facile sur le Tour. On se fait toujours mal même sur les étapes comme aujourd’hui où la chaleur était éprouvante. Je me sens mieux que dans les Alpes, mais il m’en manque encore un peu et sur le Tour ça ne pardonne pas. “

TDF #17 – Kevin Ledanois : “J’apprends énormément de ce premier Tour”

Sur cette étape courte mais redoutée par une partie du peloton, Warren Barguil accroche le groupe maillot jaune jusqu’au col de Val Louzin-Azet. Il se classe 16ème de l’étape, à 4 minutes de Nairo Quintana, le vainqueur du jour. Tout le monde rallie l’arrivée dans les délais : ” Ses coéquipiers ont fait l’étape à leur rythme, ils sont plein de ressources et on compte sur eux pour vendredi et pour les autres étapes où chacun aura un rôle à jouer”, déclarait Yvon Caër sur la ligne.

Warren Barguil (16è) :
« Hier, j’ai passé la journée à l’avant et j’en ai fait un peu trop. Forcément aujourd’hui, j’ai payé ces efforts. J’ai couru un peu comme en cadets, mais je suis sûr que ça va me servir. Jusqu’au pied du col de Val Lourin-Azet, j’ai accroché le groupe maillot jaune. Je me rassure, je sais que je ne suis pas mauvais. Il me restera une chance, vendredi, je n’ai pas envie de faire les mêmes erreurs que depuis le début du Tour. »

Kevin Ledanois :
« C’était une étape très attendue dans le peloton. Je trouve le format sympa, il va falloir se tourner vers ce genre de chose pour l’attrait du cyclisme. Concernant la course, mon objectif était de basculer en haut du premier col dans le peloton, ensuite on pouvait souffler par rapport aux délais. J’ai du mal à décrire mes sensations, lorsque le départ est donné au pied d’un col, c’est toujours difficile de trouver le bon rythme. C’est mon premier Tour, je m’étais préparé aux journées galères mais finalement je m’en sors plutôt bien. J’ai découvert que j’avais une bonne capacité à récupérer, donc c’est un point positif. Il me manque encore un peu de force mais je profite de chaque jour de course, j’apprends énormément et c’était le but de ce premier Tour. Par contre, je suis vraiment touché par l’ambiance du Tour. Il y a tout le temps du monde, jamais je n’aurais pensé avoir des supporters dans les Pyrénées, et pourtant il y en avait, c’est vraiment génial ! »

 

TDF #2 – Kevin Ledanois : “Ce maillot j’en ai vraiment profité”

Sur cette deuxième étape, ils sont de nouveau trois à ouvrir la route du Tour : Chavanel, Smith et Gogl. Le coureur de Wanty-Groupe Gobert passe en tête le grimpeur du jour et récupère le maillot à pois de Kevin Ledanois. Sylvain Chavanel se retrouve seul en tête pour un raid de plus de 130 kilomètres. À l’arrivée, Peter Sagan règle le sprint en petit comité devant Colbrelli et Démare.

Kevin Ledanois :
« Ce matin, j’avais l’impression que c’était la continuité du podium d’hier, la tunique à pois a vraiment un impact à part sur le public. J’ai reçu énormément d’encouragements de la foule Vendéene. Au départ, j’ai croisé beaucoup de personnes qui m’ont vu de près ou de loin débuter le vélo, c’était exceptionnel. Dans le peloton, des coureurs sont venus me féliciter comme Valgren… j’ai aussi discuté avec Gaviria sur la ligne de départ, ce sont des bons moments, j’en ai vraiment profité. Je savais que ça allait être dur, j’ai essayé de le défendre mais je ne me suis pas acharné car je ne voulais pas y laisser trop de cartouches. Entre la chaleur et la fatigue d’hier, ce n’était pas évident mais après 120kms de course ça allait mieux. C’est seulement mon deuxième jour sur le Tour, j’ai hâte de voir la suite. »

Sébastien Hinault – directeur sportif :
« Aujourd’hui, on a assuré l’essentiel en évitant les chutes et en restant au chaud dans le peloton. Kevin perd son maillot, bien sûr on aurait aimé le garder plus longtemps, mais il a parfaitement lancé notre Tour. Aucun pépin physique dans nos rangs, demain on a envie de bien faire l’exercice du contre-la-montre par équipes avant d’arriver sur nos terres en Bretagne. »