Laurent Pichon : « 21000 mètres de dénivelé en 7 jours »

Laurent Pichon est allé rouler dans les Pyrénées, où il a monté pas mal de cols, dans le but d’effectuer un bloc de travail avant la reprise des compétitions qui seront assez montagneuse, mais aussi les futurs entraînements collectifs programmés par l’équipe Arkéa-Samsic.

 

 

Laurent Pichon a effectué cette semaine, à titre individuel « un bon bloc de travail hors de mes terres bretonnes, car la reprise de la saison désormais, dit-il, va arriver assez vite, et elle sera très condensée, voire même ramassée sur quelques semaines seulement, avec en premier lieu des épreuves du mois d’août au profil assez escarpé ».

Il a donc pris la direction des Pyrénées afin de travailler dans les cols de cette si belle région de France. « Cela permet en montant des cols de retrouver un bon niveau assez vite, ajoute-t-il encore. Et d’être ainsi, rapidement, efficace ». Le bilan de cette semaine d’entraînement est le suivant : « 21000 mètres de dénivelé en sept jours, soit 3000 par jours, avec une journée à 4700m de D+. Il a plu un jour, mais je me suis déplacé en voiture, et ainsi cela m’a fait, au final, une journée de quatre heures au sec. Monter des cols, même si ce n’est pas ma spécialité, cela fait du bien, donne de la force, et permet de faire de beaux efforts pendant une heure ».

 

 

Arkéa-Samsic

 

 

Laurent Pichon: ” Nous avançons à grands pas tous ensemble”

Laurent Pichon et Sébastien Hinault sur les routes du Saudi Tour 2020
Photos Bettini-Arkéa Samsic

Sébastien Hinault, directeur-sportif Arkéa-Samsic

« Le travail collectif lié au sprint se met en place, et on sait que les automatismes doivent se mettre en place. C’est le cas chaque jour qui passe ici sur cette première édition du Saudi Tour. Nous voyons tous les jours une équipe Arkéa-Samsic qui prend ses responsabilités, Nacer est régulier. Il est là depuis le début de la course, passe les difficultés sur lesquels certains sprinters butent. Il marche, on aurait aimé déjà gagner. L’important c’est de constater que l’on est de suite dans le match, pour le reste, je ne suis pas inquiet, la victoire va arriver. Tout le collectif Arkéa-Samsic œuvre ensemble, les gars font tous le boulot en faveur de Nacer. Ça va payer pour tous »

 

Laurent Pichon

« Nous prenons nos automatismes sur un plan collectif, car n’oublions pas que cela fait que quatre jours que nous courons tous ensemble. J’ai pu travailler, aujourd’hui, comme hier pour Nacer. Demain, nous allons emprunter de nouveau cette bosse que nous avons gravi aujourd’hui, et ce sera le juge de paix de cette édition 2020 du Saudi Tour. Nous possédons encore toutes les cartes en main afin de pouvoir tout rafler avec notre sprinter, Nacer Bouhanni. Notre sprinter est d’ailleurs parvenu aujourd’hui à passer cette difficulté alors que nombre d’autres sprinters n’y sont pas arrivés.

Il ne faut pas non plus oublier qu’en 2019, Nacer n’a pas fait une grosse saison en nombre de jours de courses, et, donc par conséquent les efforts qu’il fournit depuis le début de cette course, il ne les faisait pas l’an passé. Nacer marche vraiment bien, ça va aller. Il va gagner des courses, cela ne fait aucun doute. Nous nous allons continuer à affiner nos automatismes en vue du sprint, c’est aussi une forme de nouveauté pour l’équipe de travailler ainsi l’approche des arrivées massives, même si pour ma part j’ai déjà par le passé collaboré avec succès pendant deux saisons avec Nacer. Nous avançons à grands pas tous ensemble ».

Nacer Bouhanni

“Je réussis à passer la bosse du jour qui était assez longue et raide, avec le peloton, et à l’occasion du sprint, Mark Cavendish effectue une cassure en faveur de son coéquipier. Je me classe pour ma part cinquième”.

 

 

Arkéa-Samsic

 

Laurent Pichon a tout donné

Laurent Pichon a tenu parole. Frustré à l’arrivée de la deuxième étape du Kreizh Breizh Elite à Carhaix, il avait promis du mouvement. Dans le final d’une journée bien négociée par l’équipe Arkéa-Samsic, il a attaqué à deux reprises sans toutefois parvenir à tromper la vigilance de Paasschens (Wallonie-Bruxelles), vainqueur final de la course bretonne.

Il y eut d’abord l’échappée d’Alan Riou, assurant en tête de course les intérêts de son équipe. A deux tours de l’arrivée, Laurent a pris une première initiative en compagnie de Franck Bonnamour. Repris, il a remis ça dans le dernier tour mais, vent de face, il a été repris à 3 kilomètres de la ligne d’arrivée. Cinquième du classement final, il n’a aucun regret cette fois.

« J’ai tout donné, dit-il. Ensuite, faire 5e, 3e ou 10e, ça ne change pas grand chose et j’ai donc tenté le tout pour le tout. D’abord à deux tours de l’arrivée avec Franck Bonnamour et puis à un tour, seul avec quatre coureurs qui ne relayaient pas. Il a manqué 3 kilomètres mais je n’ai pas de regrets sinon qu’avec le vent de face, c’était difficile pour finir. Je prends une petite cassure dans la dernière côte mais ça ne change rien. Les jambes sont là, c’est de bon augure pour la suite (dans l’ordre, Polynormande, Tour du Limouin, Grand Prix de Plouay). Le Kreizh Breizh Elite est une course que j’aime bien, je l’ai gagnée en 2011, c’est sur mes terres, je roule beaucoup dans les Monts d’Arrée. Cette semaine m’a fait du bien.»

« Aujourd’hui on a bien couru, confirme Roger Tréhin. Malheureusement, Paasschens a récupéré un équipier dans le dernier tour et ce dernier a fait le forcing pour revenir mais en effet Laurent ne peut pas avoir de regrets. »

 

Laurent Pichon reste placé

Le Néerlandais Mathijs Paaschens (Wallonie-Bruxelles) avait été désigné samedi par Laurent Pichon comme étant l’homme fort de l’épreuve. Auteur d’une nouvelle échappée dans le final de la troisième étape gagnée à Carhaix par Budding (BEAT Cycling), il s’est en effet emparé du maillot de leader. Un peu attentiste, l’équipe Arkéa-Samsic a sauvegardé les intérêts de Laurent au classement général (6e)

« Nous avons été trop passifs dans le final, explique Roger Tréhin, peut-être en pensant que le circuit de Carhaix était trop sélectif pour se découvrir trop vite. Plusieurs coureurs placés au classement général sont sortis à l’avant, dont Paaschens, Alan Riou avait alors tenu la barre un bon moment avec deux coureurs d’équipes adverses.  La situation était un peu compliquée à l’amorce du dernier tour mais alors nos coureurs ont roulé fort pour limiter l’écart. Ce soir, Laurent est sixième à 13 secondes du leader et il n’y a donc rien de compromis avant la dernière étape qui sera jugée lundi à Rostrenen. »

« Aujourd’hui, confirme Laurent Pichon, nous sommes restés trop timides. Alan Riou a bien roulé pendant toute la première partie de la course. J’avais de bonnes jambes mais je voulais attendre la fin car le circuit était très dur. On ne peut pas aller chercher tous les coups… Avec Franck Bonnamour on a fait le forcing dans le dernier tour. Nous sommes sortis dans la dernière côte avec un autre coureur. J’ai tenté à deux kilomètres de faire le jump vers l’échappée. Il y avait vent de face, c’est revenu… On finit à moins de 20 secondes, c’est un moindre mal. Demain il faut qu’on tente des choses. Il y a une très belle équipe Wallonie-Bruxelles mais 13 secondes ça peut le faire. Souvent ça se joue à la seconde mais il faut qu’on tente quelque chose pour ne pas avoir de regrets, il faut aller de l’avant. Je suis motivé et physiquement je me sens très bien. En 2011 j’avais pris le maillot le dernier jour sur cette même course !” 

Laurent Pichon fait une bonne opération

Comme prévu, la première étape du Kreizh Breizh Elite a été débridée. L’équipe Arkéa-Samsic,  a obtenu un bon résultat avec la quatrième place de Laurent Pichon, désormais troisième au classement général. Toutefois, ‘’Pipiche’’ regrettait amèrement d’avoir souffert de crampes dans le dernier tour.

« La course a été nerveuse, explique Franck Renimel, chez nous tout le monde devait être attentif et aller dans les coups dangereux. Il y a eu une première échappée de trois coureurs à laquelle nous n’avons pas pris part. Le peloton les a maitrisés.

Nous savions que la course allait s’animer dans la côte de Guéméné-sur-Scorff, le peloton s’est bien étiré et tous les coureurs d’Arkéa-Samsic étaient bien placés. Finalement, une échappée de huit coureurs est sortie à l’entrée sur le circuit final à Plouray et Laurent Pichon y était accompagné de Paasschens (Wallonie-Bruxelles) qui l’a emporté, Cam (Vital Concept) ou Wright (Sélection Britannique) qui a endossé le maillot de leader.

Le peloton a concédé 26 secondes et Laurent a donc fait une bonne opération mais il n’a pas pu faire le sprint à 100%, il a eu des crampes. Laurent le sait, quand il reprend après une coupure, chaque année il a ce problème mais ça va aller de mieux en mieux. Bon, il était déçu mais ce n’est pas une mauvaise journée. Demain, c’est vallonné, le circuit final à Carhaix est assez difficile et on va défendre les intérêts de Laurent Pichon. »

« C’est le vainqueur du jour qui a créé l’échappée, explique Laurent. Il était très fort ! Je suis revenu dans un deuxième temps dans une longue côte à environ 30 kilomètres de l’arrivée. A un tour de l’arrivée j’ai senti la crampe arriver. J’ai essayé de me détendre au maximum mais j’ai sprinté sur « une jambe et demi » comme on dit. Forcément je suis déçu, ce n’est pas tous les jours qu’on arrive pour la gagne, en plus l’arrivée me convenait bien. Heureusement qu’il n’y avait pas de bonifications, je n’ai pas perdu trop de temps et je reste encore dans le match pour le général, mais le circuit de Carhaix, demain, est très dur. Je pense que pour mes collègues qui sont 20/30 secondes plus loin dans le classement, ce n’est pas terminé non plus car ce circuit va faire des dégâts. Nous sommes motivés, je suis motivé, l’objectif c’est de gagner une étape ! J’ai de bonnes sensations, ça fait du bien après avoir été blessé mi-mai. Le vélo est un sport ingrat mais on m’a dit que le travail paie toujours…tout reste à faire ! »

 

Laurent Pichon: ” En marche”

Sans coureur pour le général et sans spécialiste de la discipline, le contre-la-montre de Paris-Nice, n’était pas l’étape cochée par nos coureurs mais un point de passage obligé pour se projeter sur l’étape de demain.

 Laurent Pichon 

« Paris-Nice a été difficile pour toute l’équipe en début de semaine. A titre personnel je n’ai pas été à la hauteur de ce que j’espérais sur ces premiers jours, avec les bordures c’est toujours compliqué mais je n’ai pas pu apporter le soutien que j’aurais souhaité à André. Hier, même si je termine loin, les sensations étaient déjà meilleures. Aujourd’hui, c’est encore un peu mieux. Je fais un anecdotique top 50 mais les jambes répondaient bien, les watts étaient bons, je n’ai jamais « coincé ». J’aime bien l’effort du contre-la-montre d’ailleurs j’ai envie de disputer le championnat de France contre-la-montre que je n’ai jamais fait…

Le niveau d’un contre-la-montre sur Paris-Nice est très élevé ! En février j’ai toujours un peu de mal mais cette épreuve me met en marche pour la suite, j’espère être à l’attaque dès demain. On veut aller chercher un beau résultat. »

Yvon Ledanois – Directeur sportif :
« Sur le papier, et avec les forces en présence c’était une journée compliquée pour nous. Je crois que nos coureurs avaient déjà à cœur de se projeter sur l’étape de demain, on sait qu’elle peut convenir à André. Laurent, après un début de Paris-Nice sans grandes sensations, s’est fait plaisir aujourd’hui. En revanche, pour Elie, c’était dur, il avait l’étape d’hier dans les jambes. »

Arctic Race #4 – Sindre Lunke meilleur grimpeur, Laurent Pichon 6ème

Ils sont douze à former l’échappée du jour mais sous l’impulsion de Direct Energie, le peloton fait fondre leur avance dans le dernier tour de circuit. Ils ne sont plus que deux à croire encore à leurs chances sous la flamme rouge mais c’est bien au sprint que se joue la victoire de cette quatrième et dernière étape. Mathieu Van Der Poel récidive pour la seconde fois sur l’Arctic Race of Norway, devant Sondre Holst Enger et Quentin Pacher. Laurent Pichon est 6ème de l’étape et conserve sa 6ème place au classement général dont le leader reste Sergei Chernetski. Sindre Lunke est le meilleur grimpeur de la compétition et comme le veut la tradition il remporte 500 kilos de saumon. L’équipe est 5ème au classement par équipes et la première française.

Sindre Lunke :

” Finir la compétition avec ce maillot, c’est super pour l’équipe ! Je suis très heureux, j’ai réussi à la conserver pendant ces deux jours. Ce matin je savais que le deuxième au classement des grimpeurs pouvait encore être dangereux pour moi alors je l’ai suivi de près. Il a essayé de prendre l’échappée mais n’a pas réussi, heureusement pour moi. L’équipe a fait du bon boulot pendant ces quatre jours, on avait un bon collectif et on repart avec un maillot distinctif et une belle place au général pour Laurent. ”

Laurent Pichon :

” Les gars m’ont bien emmené pour le sprint, je suis un peu déçu, pour eux aussi, de ne pas pouvoir accéder au podium sur l’étape. Je pense qu’elle était accessible, il me manque 20-30 mètres. En étant 3ème et avec les bonifications, j’aurais pu monter à la 5ème place du général mais ça reste satisfaisant. Au vu de mon début de saison, je sens que la forme revient bien et c’est rassurant. On a quand même été présents sur cette course, on s’est montrés et je pense pour ma part avoir bien récupéré du Tour de France. Je suis motivé pour la fin de saison avec prochainement Plouay et certainement le Tour du Doubs et le Tour de Vendée ensuite. J’ai passé une bonne semaine, pour ma première fois en Norvège, je ne suis pas déçu. J’ai aussi découvert Clément Russo et j’ai été épaté par son travail. Toute l’équipe m’a bien épaulée mais mention spéciale pour lui et pour un néopro je pense qu’il est important de le souligner. ”

Sébastien Hinault (directeur sportif) :

” Dans l’ensemble c’est positif, d’autant qu’on a du s’adapter après l’abandon de Warren et Laurent a bien pris le relais. Il y a un peu de frustration qu’il ne puisse pas décrocher un podium aujourd’hui mais le collectif a été bon tout au long des quatre jours. On a tenté des choses, notamment le deuxième jour où on a su gérer les coups de bordure. Je retiens que l’équipe a su se montrer entreprenante et offensive. Une 6ème place au général, un maillot de meilleur grimpeur et une 5ème place au classement par équipes, le bilan est plus que correct. Et tout ça en ayant perdu deux de nos coureurs dont Warren sur qui nous avions des ambitions. On n’a pas gagné mais on a tout fait pour. Laurent a repris confiance vis à vis de son début de saison, c’est bon pour la suite. “

Arctic Race #2 – Sindre Lunke en saumon, Laurent Pichon 6ème

Sindre Lunke avait prévenu la veille, il serait de nouveau à l’attaque pour le maillot de meilleur grimpeur aujourd’hui. Et c’est brillamment qu’il a rempli sa mission en passant en tête trois des cinq grimpeurs du jour, prenant ainsi une avance confortable de dix points sur son rival. Lorsque lui et ses compagnons d’échappée sont repris à 38kms de l’arrivée, la BMC accélère le rythme en tête de peloton. Tous nos coureurs sont dans la bonne bordure mais Warren Barguil, emporté par les rafales de vent, se retrouve projeté hors de la route. Blessé au dos et à la hanche, il est contraint de quitter les routes de l’Arctic Race of Norway. Tout comme Bram Welten, pris dans une violente chute lui aussi la veille. Laurent Pichon, toujours dans le groupe de tête dans le final, se classe 6ème de l’étape.

Sindre Lunke (meilleur grimpeur) :

” Je suis très heureux de porter ce maillot, c’est mon premier sur une course de cette envergure. C’est symbolique pour moi, c’est chez moi et c’est le maillot “saumon”, comme me surnomme Warren (rires). Depuis le début de la course, je n’avais qu’une idée en tête : être à l’avant et jouer les grimpeurs. J’ai accumulé les points et j’ai continué de me battre jusqu’au bout même si je savais que j’étais déjà en tête du classement. C’est très motivant quand on court dans son pays de se battre pour un maillot, d’être agressif, de prendre les échappées… Et la récompense serait de le garder sur les épaules jusqu’à la fin. ”

Laurent Pichon (6ème) :

” Le vent était très fort aujourd’hui et parfois dangereux, ce qui a favorisé les bordures. On a réussi à être tous dans la bonne mais c’est à ce moment que Warren chute. On s’est retrouvés désorientés mais malheureusement on ne pouvait plus rien faire pour lui, il fallait rester concentrés. Dans la dernière difficulté, tout a explosé et j’ai tout donné pour être dans le groupe de contre, le trio de tête était déjà parti. Dans le final, on est revenus sur eux et j’ai senti que j’avais des crampes alors j’ai essayé de ne pas trop en faire. On est sortis à cinq ou six mais on a été repris à 3 kilomètres. Sous la flamme rouge j’ai senti que j’étais encore limite et dans le sprint, aux 300m, quand je me suis debout sur les pédales mes deux jambes se sont bloquées. J’ai fini assis comme j’ai pu. Je suis déçu parce-qu’on n’arrive pas tous les jours pour la gagne. Je ne dis pas que j’aurais gagné sans cette crampe mais je pense que j’aurais pu monter sur le podium. ”

Sébastien Hinault (directeur sportif) :

” Journée mitigée pour l’équipe avec d’un côté de beaux résultats et de l’autre deux abandons. Warren nous a fait très peur avec sa chute et le plus important est qu’il ne soit pas trop blessé, ça aurait pu être beaucoup plus grave vu la violence du vent. Il est très déçu forcément, ça arrive vraiment au mauvais moment. Les gars avaient fait le plus dur, ils avaient réussi à être dans la bonne bordure. Mais quand c’est le corps qui parle, on ne peut pas lutter. “

TDF #21 – Nos enseignements du Tour

Après 21 étapes et 3 351 kms parcourus, le Tour 2018 s’achève pour nos 8 coureurs qui auront rallié l’arrivée aux Champs Elysées au complet. L’occasion pour eux de nous dresser le bilan de leur trois semaines de compétition.

Warren Barguil :
« Mes coéquipiers ont été exemplaires pour m’aider et j’aurais aimé terminer le Tour avec une victoire. Mais j’ai tout tenté, on a tout tenté. J’ai appris à prendre mes déceptions comme une motivation supplémentaire, pour me rebooster. Je suis exigeant envers moi-même et je veux tellement bien faire que je fais parfois des erreurs mais c’est comme ça qu’on apprend. Je reviendrai sur le Tour avec cette même envie d’attaquer. »

Romain Hardy :
” Cette année, j’ai vécu un Tour complètement différent du précédent. L’an dernier, avec une bonne condition physique, j’avais pu m’épanouir sur tous les domaines, que ce soit dans les échappées ou les arrivées au sommet. D’ordinaire je suis bon grimpeur et je ne me pose pas la question des délais. Cette année, c’était différent et j’ai appris à le gérer. J’avais beau regarder 10 fois le parcours, je savais que devrais aller au bout de moi-même pour y arriver. Ce n’est pas quelque chose de positif mais j’ai certainement renforcé mes capacités mentales. J’ai déjà eu l’occasion d’aller au bout de moi-même comme ça et dans ces moments de souffrance on ne voit pas ce qu’on peut en tirer de bon. ”

Laurent Pichon :
« C’est mon sixième grand Tour et c’est celui où j’ai le moins souffert, où j’ai pris le plus de plaisir. Je suis fatigué bien sûr, comme tout le monde, mais pas aussi épuisé que l’an dernier. En 2017, je comptais les étapes avant d’arriver à Paris alors que je réalisais mon rêve. Il faut se préparer pour le Tour et la notion de fraîcheur est très importante. Cette année, j’avais 10 jours de compétition en moins début juillet et ça a fait la différence.»

Kevin Ledanois :
” C’était un rêve de disputer le Tour de France, j’ai pris conscience sur les Champs que je venais de le réaliser et je me suis fais plaisir en attaquant dans le final. Pendant le Tour, le vélo n’est pas toujours une partie de plaisir mais on n’oublie pour ne garder que le positif. J’ai appris à récupérer, à gérer mes efforts sur 3 semaines et surtout à travailler pour un leader comme Warren.”

Amael Moinard :
” Je veux retenir notre collectif. Nous avons respecté ce que nous voulions mettre en place, nous avons été offensifs. Il manque le gros résultat pour valider nos efforts mais nous avons répondu présents tactiquement et physiquement. Personnellement, j’ai pris du plaisir à être à l’avant. C’était mon dixième Tour, mais chaque année il faut accepter la souffrance et aller un peu plus loin dans la douleur pour jouer les premiers rôles. ”

Elie Gesbert :
« Je savais où je mettais les pieds mais ce n’est pas forcément un avantage parce-que on sait à l’avance qu’on va en baver. Cette année, j’ai appris ce que c’était d’avoir un jour sans sur le Tour. J’ai chuté et je suis tombé malade mais je me suis accroché, on est sur le Tour, on ne peut pas abandonner si facilement. Dans l’ensemble j’ai passé un très bon Tour et le collectif y a beaucoup joué. »

Florian Vachon :
« L’an dernier j’avais pour mission de lancer Dan pour les sprints, cette année la mission était tout autre puisqu’il fallait entourer Warren. Il faut savoir bien calculer ses efforts parce-que tout le monde est au mieux de sa forme et ça se joue parfois sur des détails. Personnellement, je savais que ça allait être dur, le Tour ne fait pas de cadeau mais Il ne faut jamais rien lâcher, toujours rester vigilant et concentré. On peut partir à la faute à tout moment. Elie et Romain en ont fait les frais, ils ont chuté, mais ils ont tenu bon et on termine le Tour au complet. Ça faisait aussi partie des objectifs de l’équipe. »

Maxime Bouet :
”  Pendant trois semaines nous avons vu une équipe soudée autour de Warren, on a tous tiré dans le même sens. Personnellement, l’étape des pavés a été une belle leçon. Je la redoutais, j’y pensais 3 jours avant, j’avais même peur des délais. Puis la veille, mon masseur Cédrig m’a fait prendre conscience que si j’étais lâché c’était normal car les pavés ce n’est pas mon truc mais si j’étais à l’avant ce n’était que du bonus. J’ai réussi à me libérer de mon stress et j’ai fait une étape plus que correcte c’est une leçon qu’il faut que je garde en tête pour la suite. ”

 

TDF #12 – Maxime Bouet : “Garder cet état d’esprit”

Offensifs hier, nos coureurs ont reproduit quasiment le même schéma sur cette dernière étape alpestre. Dès les premiers pourcentages, Warren Barguil multiplie les attaques et s’offre une nouvelle échappée. Amael Moinard, Maxime Bouet et Elie Gesbert le rejoignent quelques kilomètres plus loin dans le groupe de tête. Le morbihannais en profite pour se replacer au classement de la montagne, il est deuxième à 14 points de Julian Alaphilippe. Warren Barguil s’accroche dans la montée finale vers l’Alpe d’Huez mais doit céder du terrain face au rythme imposé par la Sky. Geraint Thomas remporte une seconde victoire consécutive. Warren Barguil se classe 26ème.

Warren Barguil :
« J’étais remonté à bloc après l’étape d’hier alors j’ai attaqué dès le départ, une fois, deux fois, et puis c’est parti. On s’est retrouvés à vingt avec trois de mes coéquipiers : Amael, Maxime et Elie. Ils m’ont encore beaucoup aidé aujourd’hui. Je retenterai dans les Pyrénées, je suis là pour ça, on est là pour ça, en plus c’est le massif que je préfère. »

Laurent Pichon :
« On est heureux d’être là mais c’est impitoyable. J’ai vraiment souffert aujourd’hui, ça fait certainement partie du top 3 de mes pires galères. Heureusement que le public est là pour nous encourager, on se demande parfois ce qu’on fait là, sur notre vélo, mais on se bat tous pour la même chose. Je faisais le décompte des virages, c’était un “beau” cadeau d’anniversaire de vivre cette ascension mythique, je m’en souviendrai. On se fait mal sur le Tour, on se bat pour être là le lendemain et pouvoir jouer des coups alors il faut récupérer et passer à la suite parce-que ce n’est pas fini. »

Maxime Bouet :
« C’est parti en costaud dans le col de la Madeleine et on se retrouve dans un groupe de 20-25. Notre formation était bien représentée, après on s’est donné à 100% pour Warren mais comme hier on tombe sur plus fort que nous. On a tenté et c’est ce qui compte, il faut continuer sur cet état d’esprit. L’Alpe d’Huez c’est comme le Mont Ventoux, le Tourmalet, les pavés de Roubaix, ce sont des mythes et on en a parcouru deux en quelques jours, autant dire que c’est grandiose. J’ai fait plusieurs fois l’Alpe d’Huez mais je m’étonne toujours de cette effervescence. Il y avait du monde partout et c’est typique du Tour cette année, le public est très présent sur les routes depuis le départ, ça fait vraiment plaisir. »

 

TDF #7 – Laurent Pichon combatif du jour

Laurent Pichon avait encore soif d’échappée aujourd’hui. Après deux tentatives en solitaire de Degand et Offredo, c’est au tour du breton de tenter sa chance à 82 kms de l’arrivée. Repris 40 kms plus tard, il empoche le prix de la combativité. Les trains des sprinteurs s’organisent dans les derniers kilomètres, Dylan Groenewegen règle le sprint devant Gaviria et Sagan.

Laurent Pichon :
« C’est vrai que l’étape était longue, mais nous devons passer par là si nous voulons faire le tour de la France. Ce matin, je n’avais pas prévu de m’échapper mais pendant l’étape je sentais que j’avais bien récupéré du raid de la veille et j’ai voulu anticiper un éventuel coup de bordure, pour aider les copains si besoin. Si le peloton me laissait assez d’avance, je me serais livré à 200% à 20kms de l’arrivée, ça n’a pas été le cas. C’est très particulier d’être seul à l’avant, dans cette situation ce n’est pas moi qui décide mais les poursuivants. Au bout, j’ai cette petite récompense avec le prix de la combativité, c’était un vrai plaisir de monter sur le podium. J’ai vécu un début de Tour extraordinaire je n’oublierai jamais ce passage en Bretagne et les 40kms seul à l’avant de la course. Il faut savoir profiter de ces moments, même si je n’oublie pas notre objectif principal, amener Warren Barguil dans les meilleures dispositions pour jouer une victoire d’étape. »

TDF #6 – Warren Barguil (20e) : “Indescriptible”

Cette étape Laurent Pichon l’avait cochée et rien n’allait l’empêcher de prendre l’échappée. Rapidement ils sont cinq à prendre le large, dont notre Breton qui savoure chaque instant. Malgré ses efforts, Laurent est repris au pied de la première montée. Il faut attendre le dernier passage pour voir l’explication des favoris, Dan Martin attaque sous la flamme rouge et s’impose en solitaire devant Pierre Latour et Alejandro Valverde. Warren Barguil est 20ème à 12 secondes. Au classement par équipes notre formation se classe septième de l’étape.

Warren Barguil :

” Je suis content de ma journée, il y avait encore beaucoup de monde sur les routes, l’ambiance était indescriptible. Cette dernière étape en Bretagne était super importante pour l’équipe et moi. Sur le final j’étais bien placé mais je manque encore de confiance. Au pied, j’ai perdu quelques positions, le trou se fait devant moi et j’hésite à le boucher. J’arrive avec un deuxième petit groupe, je fais mon sprint dans les 300 derniers mètres et je les passe. C’est dommage, peut-être que si je donne ce petit coup de rein plus tôt, j’arrive dans le premier groupe pour jouer la gagne. C’est le vélo, quelques fois ça marche, d’autres non. Mais la condition est là, c’est le genre de petites choses qui font du bien au moral. ”

Laurent Pichon :

« J’ai eu des frissons toute la journée. Le départ à Brest, à 10kms de chez moi, ouvrir la route du Tour sur mes routes d’entraînement et finir à Mûr-de-Bretagne, ça n’a pas de prix. Mes grands-parents sont originaires de Carhaix, le passage avec l’échappée était chargé d’émotions, mon grand-père m’a fait découvrir le Tour de France, il n’est plus là aujourd’hui mais je pense qu’il aurait été fier de me voir dans cette échappée. Derrière, dommage que Quick Step a mis en route aussi tôt, j’aurais aimé passer Mûr en tête. Je savais que pour la victoire d’étape cela allait être très difficile. Même à l’arrière les deux montées étaient incroyables, les gens me reconnaissaient et m’encourageaient. Je ne sais pas si j’ai déjà reçu un tel soutien. La montée ne m’a pas paru si difficile, les encouragements ont dû me porter (rires). »

TDF #4 – Warren Barguil (14ème) : “J’y suis allé”

A l’occasion de cette quatrième étape, le Tour fait son entrée en Bretagne, moment important pour toute l’équipe et en particulier pour nos quatre régionaux : Warren Barguil, Laurent Pichon, Elie Gesbert et Romain Hardy. Si l’arrivée au sprint massif était quasi inévitable, les quatre échappés du jour ont cru jusqu’au bout en leurs chances. Plusieurs chutes secouent le peloton qui revient sur les hommes de tête sous la flamme rouge. Kevin Ledanois est pris dans la première chute, sans trop de gravité. Warren Barguil et Laurent Pichon se mêlent à la lutte, ils se classent respectivement 14ème et 19ème.

Warren Barguil (14ème) :
« C’était vraiment incroyable d’arriver en Bretagne, entre les drapeaux bretons et les “allez Wawa” j’en ai pris plein les yeux et les oreilles. Demain, lors du départ à Lorient, chez moi, je m’attends à vivre un beau moment. Aujourd’hui, je me sentais bien, à 1 kilomètre de l’arrivée, j’ai vu que je n’étais pas trop mal placé, du coup j’y suis allé. Ce n’est pas vraiment le profil d’étape qui me correspond mais si je peux me faire plaisir je ne vais pas hésiter. »

Laurent Pichon (19ème):
” On nous attendait sur l’arrivée en Bretagne mais demain il y a une arrivée assez difficile et on a à cœur d’être présent sur les deux jours à venir donc il faut se préserver. Il y avait peu de chances que l’échappée aille au bout aujourd’hui même s’ils sont repris très près du but. J’ai aperçu mes proches au bord des routes m’encourager avec de grandes banderoles, on sent qu’on arrive en Bretagne, ça fait plaisir. ”

 

Paris-Nice #5 – Laurent Pichon : “Warren m’a bien remonté”

Changement de décor sur cette cinquième étape avec l’arrivée de la moyenne montagne sur ce Paris-Nice. Dès les premiers kilomètres quatre coureurs prennent le large, Jérôme Cousin en profite pour passer toutes les difficultés en tête et s’emparer de la tunique de meilleur grimpeur portée par Pierre-Luc Périchon depuis le début de l’épreuve. Dans le final, Warren fait les efforts pour replacer Laurent Pichon en tête de groupe en prévision d’un sprint mais les deux rescapés font mieux que résister, Jerôme Cousin s’impose devant Nils Politt. Derrière, Laurent Pichon fait son sprint, il se classe 16 ème.

Laurent Pichon :
« Au briefing ce matin, on m’a dit que j’étais protégé. Dans le final, Warren m’a bien remonté, il a fait un super boulot pour moi. Ça confirme son super état d’esprit, je l’entendais «allez Pich’». On pensait que ça allait rentrer mais ils font un sacré numéro devant. J’espérais que certains sprinteurs ne passent pas les bosses mais il y avait encore Greipel, Kristoff, Laporte pour ne citer qu’eux. J’aurais aimé faire mieux, je pouvais faire mieux. »

Sébastien Hinault :
« Après avoir travaillé pour Laurent, Warren s’est relevé. Ce soir, il est loin au général. Il nous reste trois jours pour réaliser quelque chose de bien sur les étapes, on va s’employer à le faire. »

 

Paris-Nice #3 – Warren Barguil : “Mes warriors de coéquipiers”

Première étape vallonnée de ce Paris-Nice, rapidement trois coureurs sortent du peloton : Thomson, Grellier et Kasperkiewicz. Aucune résistance à l’arrière, ils creusent rapidement l’écart. En passant en tête les deux premiers grimpeurs, Fabien Grellier revient à hauteur de Pierre-Luc au classement de la montagne mais l’échappée est revue avant la dernière difficulté. Pierre-Luc, devant au général, sauve son maillot. Dans la côte des charbonnières, le peloton éclate. Finalement, ils sont trois à jouer la gagne, Jonathan Hivert s’impose sur cette troisième étape devant Luis Leon Sanchez et Rémy Di Gregorio. Warren Barguil et quatre de ses coéquipiers terminent dans le premier peloton, Laurent Pichon dispute le sprint, il est 11ème.

 

Warren Barguil :
« Chaque jour les jambes sont meilleures. Je me suis retrouvé un peu piégé dans la dernière bosse mais avec mes « warrior » de coéquipiers, on a réussi à rentrer. Je tiens vraiment à les remercier. Je savais que je pouvais compter sur eux mais ils le prouvent à tout le monde aujourd’hui. »
Laurent Pichon (11ème) :
« On sent qu’on approche du sud de la France, les routes sont de plus en plus vallonnées. On était bien placés au pied de la dernière bosse, c’était l’une des premières fois de la saison où je pouvais me tester, je me suis accroché et il ne me manque pas grand chose pour basculer avec le premier groupe. Ensuite on a roulé à bloc pour ramener Warren. Dans le final il m’en restait un peu, je me suis dit « allez tu peux encore en donner pour le sprint ». Je fais 11ème, on espère toujours faire mieux mais on a un bon état d’esprit, on a le sourire, ça va le faire. »

La remise de la Coupe de France

Ce vendredi, Laurent Pichon et l’équipe ont pu savouré la soirée de la remise de la Coupe de France PMU. Vainqueur en individuel et par équipes, c’est même un triplé qui nous attendait avec la victoire de Laurent Pichon lors de la course de sulky !

La soirée en images

 

Laurent Pichon, assuré de remporter la Coupe de France PMU

En terminant huitième du GP Isbergues, juste derrière Nacer Bouhanni, Laurent Pichon est assuré de remporter la coupe de France PMU avant même de disputer la dernière manche, le Tour de Vendée. Alan Riou, notre jeune stagiaire, monte sur le podium pour sa troisième course chez les professionnels. Après avoir passé la journée à l’avant, il décroche une prometteuse troisième place.

Laurent Pichon (Vainqueur de la Coupe de France) : « Ce soir, j’ai le sourire, je l’ai fait, on l’a fait ! Je suis aussi soulagé. Je dois avouer que le doute s’était installé cette semaine. Pour le suspense, pour notre sport, c’était une bonne nouvelle que Nacer sois aligné sur les deux dernières manches, mais pour moi ce fut une pression supplémentaire à gérer. J’ai eu peur que la victoire ne m’échappe, mais hier et ce matin, j’étais concentré et motivé pour aller chercher des points. J’ai réussi à transformer la peur de perdre en une énergie positive. Pour nous, le scénario idéal était que l’échappée aille au bout. Le peloton a joué et a perdu. Alan va en plus nous chercher un super résultat. Dans le sprint, je ne le suis pas laissé impressionner, je voyais Cavendish et Bouhanni, je ne voulais pas me laisser distancer. Nacer finit juste devant moi, il me reprend seulement deux points, j’ai pu savourer, c’était gagné. Ce sprint va me redonner confiance. Par le passé, j’ai chuté à plusieurs reprises lors de sprints. Aujourd’hui, il fallait que je fasse une place, je ne me suis pas posé de question. Cette victoire récompense la régularité, ce soir je suis heureux. La saison n’est pas encore finie, avec les copains, on va tout faire pour ramener le classement par équipes de la Coupe de France en Bretagne. »

Alan Riou (3è) : « Quelle journée, je n’en reviens pas ! J’ai savouré cette échappée, j’ai énormément appris, en plus, on est allé au bout et je vais chercher un podium. En tant que stagiaire, je ne m’attendais pas à un tel résultat. Dans les derniers kilomètres, j’avais les jambes qui brûlaient mais j’ai résisté, pour moi, mais aussi pour aller marquer des points pour le classement par équipes. C’est super, je ne suis pas prêt d’oublier cette journée ! J’ai encore trois courses à disputer avec l’équipe, j’ai beaucoup à apprendre, mais cette journée va me donner confiance. »

Denis Leproux – directeur sportif : « Ce soir, on savoure. On avait beaucoup à perdre aujourd’hui, mais les gars ont couru à la perfection, on a passé une belle journée. Alan a fait 195kms à l’avant et monte sur le podium du GP Isbergues, c’est un sacré numéro. Ensuite, Laurent a fait le boulot en terminant dans la roue de Nacer Bouhanni. Il est leader depuis la 2ème journée, mais aujourd’hui c’est fait, il remporte la Coupe de France. Je suis très content pour lui, il le mérite. Pour la dernière manche, au Tour de Vendée, on va pouvoir se concentrer sur le classement par équipes, mais ce soir on profite. »

Tour de France #17 – Brice Feillu : “Le couteau entre les dents”

Avec 4 500m de dénivelé, la 17ème étape du Tour de France était aussi attendue que redoutée. Après une chute au km 20, le peloton est coupé en deux et une vingtaine de coureurs prennent le large dont Pierre-Luc Périchon et Brice Feillu. L’attaque de Contador fait immédiatement redescendre l’avance des fuyards. Roglic, sur un nuage aujourd’hui, s’impose en solitaire à Serre Chevalier. Brice Feillu distancé du groupe de tête dans la dernière ascension franchit la ligne en 20ème position et remonte à la seizième place du classement général. Pour Dan McLay la marche était trop haute… notre sprinteur abandonne après 100 kms de course, à bout de forces.

Brice Feillu :
« Mon objectif aujourd’hui était de passer la journée à l’avant et ça m’a plutôt réussi. Les sensations étaient bonnes mais j’ai accusé le coup dans la dernière ascension. Le niveau était relevé mais à mi-course je me voyais faire un beau résultat ! C’est le jeu, il y avait plus fort aujourd’hui. Demain sera encore une journée difficile mais je compte bien récupérer au mieux car j’aurai une fois encore le couteau entre les dents sur cette dernière étape de montagne. »

Laurent Pichon :
« Difficile journée, j’espérais un cadeau un peu plus sympa pour mon anniversaire, 4 500m de dénivelé c’était copieux ! J’ai eu le droit à un joyeux anniversaire chanté par le public du Tour au moment de la signature ce matin, ce n’est pas tous les ans que j’ai autant de monde à me le souhaiter (rires). »

Romain Hardy :
« Je n’étais pas dans un grand jour, ça a roulé très vite dès le premier col, il y en avait partout. Ensuite, chacun a pris son groupe et on a fait comme on a pu. Brice fait une belle opération au général. L’enchaînement du Télégraphe et du Galibier est mythique mais c’est dur et très long, au pied du télégraphe, on sait qu’on a deux heures de montée ! »

Dan McLay :
« C’est dur d’abandonner le Tour … depuis une semaine je me bats pour entrer dans les délais mais aujourd’hui, il n’y avait rien à faire. J’ai réussi à réaliser de bons sprints, mais pour le moment je n’ai pas suffisamment de recul, je suis simplement triste d’abandonner. Je vais laisser le vélo de côté quelques jours mais je reviendrai plus fort et plus rapide. »

Sébastien Hinault (directeur sportif) :
« On savait que pour Dan cette journée allait être très compliquée, ça faisait un moment qu’il luttait pour rentrer dans les délais. C’est la mauvaise nouvelle du jour mais c’est aussi ça le Tour. Il faut retenir le positif, Brice fait une belle étape. Prendre l’échappée aujourd’hui était l’objectif et il a fait ce qu’il fallait. Il est 16ème du général, c’est une belle place. »

 

Tour de France #16 – Romain Hardy : “Une bonne 10ème place”

À croire que la journée de repos a donné des ailes au peloton. Pas d’échappée aujourd’hui mais une étape mouvementée et stratégique. Sous l’impulsion des coureurs de Sunweb le peloton s’étire et décroche Marcel Kittel et une cinquantaine d’éléments dès la première ascension. À 20 kms de l’arrivée, coup de force de la Sky, Romain Hardy est dans la bonne bordure et va chercher une belle 10ème place. Dan McLay vit une nouvelle journée galère, Laurent Pichon connaît un jour sans, nos deux coureurs passeront l‘étape devant la voiture balai mais rentre dans les délais.

Romain Hardy (10eme) :
« Je me sentais bien dès les premiers kilomètres, alors j’ai dit dans l’oreillette que je ferai le final. Souvent, les coups de bordure me réussissent bien, j’ai essayé d’anticiper. Le secret des bordures c’est le placement, choisir la bonne roue et surtout ne plus la quitter. Aujourd’hui pour moi c’était la roue de Roche et j’ai réussi à rester dans le groupe maillot jaune. En revanche, dans le dernier kilomètre j’étais mal placé mais je vais quand même chercher une bonne 10ème place. Ce soir, je n’ai pas de regrets. »

Laurent Pichon :
« Je ne pensais pas vivre une journée aussi galère.  J’ai tenté de prendre plusieurs échappées, et j‘ai explosé dans le premier col, je n’avais rien dans la patte. Je me suis rapidement retrouvé avec Dan, la galère c’est toujours mieux à deux… J’ai eu peur des délais, j’ai cru rentrer à la maison, aujourd’hui. On ne peut pas renoncer au Tour, à aucun moment je ne me suis vu abandonner. On a essayé de bien gérer notre effort et surtout on avait Denis Leproux, notre directeur sportif, pour nous encourager. Pour l’anecdote, on a été retardés par le passage d’un train à 15kms de l’arrivée… sur le vélo, on passe par des journées sans, j’espère que ça ira mieux demain.  »

Sébastien Hinault (directeur sportif) :
« Belle étape de transition (rires) ! C’est parti à bloc et quand Kittel s’est retrouvé en difficulté, ça roulait fort à l’avant, c’était plutôt bien joué. Ça a bataillé toute la journée, la preuve aucune échappée n’a réussi à se former. On va chercher un beau Top 10, je suis fier de l’étape de Romain ! Laurent a eu un coup de moins bien. Il a tout donné en début d’étape pour prendre une échappée et il a connu un effet boomerang : quand tout le monde est revenu sur lui, il s’est retrouvé en difficulté. Dan et Laurent ont passé la journée ensemble on aurait préféré que ce soit à l’avant mais ils ont pu surmonter cette épreuve. Je pense que cela a été réconfortant pour Dan qui galère depuis plusieurs étapes. »

 

Tour de France #14 – Maxime Bouet : “Continuer à être offensif”

« Continuer de tenter et d’anticiper », étaient les mots de Sébastien Hinault ce matin au briefing. Maxime Bouet s’y colle en premier, il suit l’expert en échappée : Thomas Voeckler. Mais les puncheurs ont coché l’étape et les équipiers de Greg Van Avermaet et Michael Matthews contrôlent l’avance des hommes de tête. Regroupement général à 13 kilomètres de l’arrivée… pas pour longtemps, quatre hommes tentent de sortir dont Pierre-Luc Périchon. Ils prendront jusqu’à 15 secondes d’avance. Mais Caruso et Arndt ne roulent pas. Finalement, ils sont une dizaine à se jouer la victoire d’étape, Michael Matthews s’impose devant Greg Van Avermaet. Pas de regrets aujourd’hui pour notre formation, toujours 9ème au classement par équipes. Brice Feillu est 20ème du général.

Pierre-Luc Périchon :
« À 25 kilomètres de l’arrivée, j’étais bien placé avec Florian Vachon. J’ai décidé d’anticiper et Flo restait placé pour le final. À 15kms, il y a eu une attaque puis ça s’est ouvert devant moi, j’y suis allé à l’instinct. J’ai réussi à faire le jump mais j’ai réalisé qu’il y avait un équipier de Sunweb et de BMC et qu’ils n’allaient pas passer un relais. Avec le coureur de Katusha, on s’est rapidement dit qu’on n’allait pas les amener dans un fauteuil, on les a attaqués à tour de rôle, je ne suis pas déçu, on a tenté. Sébastien Hinault nous avait demandé d’être actif dans le final. On a été à l’avant toute la journée. Je ne vais plus avoir beaucoup d’opportunités pour m’exprimer, je me sens bien alors je vais continuer d’essayer.»

Maxime Bouet :
« Ce matin au briefing, l’objectif était de mettre quelqu’un dans l’échappée. Je voyais Thomas Voeckler bien placé au départ, je me suis mis dans sa roue et ça n’a pas loupé. Avec lui et Thomas De Gendt, on pouvait y croire. On s’est bien entendus, je pense que le peloton a eu peur de ces hommes-là. À 40 kilomètres, De Gendt nous a mis dans le rouge, j’ai préféré monter à mon rythme et accrocher le peloton. Je voulais garder de l’énergie pour aider les copains dans le final. Si on fait le calcul, il ne nous reste plus beaucoup d’étapes pour nous exprimer, on doit continuer à être offensif et répondre présent dans les échappées à venir, notamment demain. »