Arnaud Gérard : « Une expérience enrichissante »

Franck Bonnamour est ce soir 11e du classement général du Tour de Savoie Mont-Blanc

 

« Franck Bonnamour est ce soir 11e du classement général provisoire de ce Tour de Savoie Mont-Blanc dessiné totalement pour les grimpeurs. L’équipe Arkéa-Samsic effectue du très bon travail en faveur de Franck qui est plus reste tout de même plus puncheur qu’un grimpeur, mais qui néanmoins fait bonne figure. Romain Hardy ce matin a été offensif en se plaçant. On va de l’avant, l’ensemble de l’équipe est combative et cette expérience  servira  de toute manière à nos coureurs en vue de leurs prochaines échéances »

 

Arkéa-Samsic

Romain Hardy : « Je me suis rendu compte à quel point j’aimais mon métier »

Après deux mois de confinement, Romain Hardy a pu retrouver ses routes de l’Ille-et-Villaine. Récit

Romain Hardy a repris son quotidien, celui de coureur cycliste professionnel. Il peut en effet depuis le 11 mai dernier s’entraîner de nouveau sur la route. Il a dit adieu à son home-trainer connecté qui l’a servi pendant tout ce laps de temps en lui permettant de garder contact avec son sport, mais surtout de conserver une condition physique de bon aloi.

« Cela fait vraiment du bien de prendre l’air, et redécouvrir des paysages que l’on avait presque oublié. Je me suis rendu compte pendant le confinement à quel point j’aimais mon sport, et par effet miroir mon métier de coureur cycliste professionnel ! J’ai pris plus le temps de regarder la nature, le paysage. Cela m’avait tellement manqué. J’ai pris du plaisir à redécouvrir des routes que j’avais si souvent emprunté, c’était du pur bonheur ».

Le vent a beaucoup soufflé la semaine dernière, donc Romain Hardy a roulé en fonction de cet élément naturel. « Je vais sans doute chercher d’autres routes, et d’autres paysages dans les semaines à venir, ajoute Romain. Je me suis rendu compte durant le confinement que nous coureurs cyclistes, nous faisons l’un des plus beaux métiers du monde, et que celui-ci nous offre le bonheur indescriptible de pouvoir aller où l’on veut, quand on veut».

«J’ai vraiment profité des beaux paysages bretons la semaine dernière. Nous venons de passer deux mois enfermés à la maison, et aujourd’hui, demain, même s’il pleut ou qu’il vente, nous nous posons beaucoup moins de questions, et que nous avons la chance de pouvoir aller rouler. On veut rouler tous les jours, et surtout, nous souhaitons profiter de cette liberté que nous avons de pouvoir aller rouler dehors quand on le désire, sans restriction ».

Romain Hardy : « Cela restera gravé dans ma mémoire »

Romain Hardy: “Les efforts de tous les coéquipiers de Nairo ont été remerciés par ses deux victoires”
Photo Bettini

Romain Hardy a été l’un des coéquipiers qui a œuvré au succès de Nairo Quintana sur les routes du Tour des Alpes-Maritimes et du Var. Il résume ses trois beaux jours de course dans le Sud de la France.

 

« C’est trois jours resteront gravés dans ma mémoire. J’ai découvert à travers Nairo Quintana un coureur très fort lequel dégage de la sérénité, et possède une confiance en lui énorme. Cela a été un réel plaisir de travailler pour lui ses trois jours durant, par ailleurs nos efforts à tous, ont été récompensés par ces deux nouvelles belles victoires. Nous effectuons un début de saison énorme, et je suis très fier d’appartenir à cette équipe Arkéa-Samsic. À l’occasion de cette ultime étape, avec arrivée au sommet du Mont Faron au-dessus de la rade de Toulon, j’ai roulé en compagnie de Franck Bonnamour derrière les onze coureurs échappés afin de maintenir un écart entre eux et le peloton pas trop conséquent.

J’ai vraiment apprécié me tenir ce rôle avec Franck. Toute l’équipe Arkéa-Samsic engagée sur cette édition 2020 du Tour des Alpes-Maritimes et du Var a effectué un superbe travail. Nairo Quintana a, lui, était fantastique pour finir le travail, hier sur le col d’Éze pour la victoire d’étape, et aujourd’hui pour le gain du classement général »

Arkéa-Samsic

Romain Hardy s’est donné les moyens

Romain Hardy est prêt ! Il a bouclé dans la cinquième étape du Tour de Savoie-Mont Blanc un bloc de travail assez impressionnant. Il peut envisager le championnat de France, dans une semaine, avec enthousiasme !

Yvon Caër, directeur sportif : 

« Dans cette cinquième et dernière étape du Tour de Savoie-Mont-Blanc, tout le monde est à son niveau et l’Australien Harper (Team Bridgelane) est au-dessus du lot ! Romain Hardy est à la fin d’un gros bloc de travail, 40 heures de vélo en dix jours et 17.000 mètres de dénivelé positif ! Aujourd’hui, avec l’usure, il pouvait faire sixième de l’étape au mieux mais il se connaît bien. Ce Tour de Savoie-Mont Blanc était pour lui dans un bloc et ne pouvait pas être un objectif mais il est à son meilleur niveau en montagne, c’est hyper encourageant. Il a le moral et la santé et ses équipiers sont dans une dynamique positive. Pour tous, c’est un genre de course qu’on ne fait pas souvent dans l’année. Aujourd’hui il y avait l’ascension du Glandon avec son prolongement par la Croix de Fer, les lacets de Montvernier, la montée de Chaussy et pour finir Saint-François Longchamp, sur le col de la Madeleine mais par une route jamais empruntée en course cycliste. Au total, c‘était 4.200 mètres de dénivelé en 135 kilomètres. Cette année, Romain a fait comme il y a deux ans quand il a bien marché dans le Tour et c’est pour ça qu’il a préféré ne pas faire le Critérium du Dauphiné au début du mois. Pour ne pas buter en troisième semaine. Si la direction de l’équipe Arkéa-Samsic le sélectionne mais les places sont chères, il est prêt ! »

Romain Hardy :
« Je suis content de ma semaine, content d’avoir levé les bras, content pour les troisièmes places de Clément (Russo) et Romain (Le Roux), content de l’ambiance dans le groupe, content du travail et de ne pas avoir été ridicule en montagne. Aujourd’hui j’ai coincé à sept kilomètres de la fin mais je termine 12ème en haut, c’est correct. Dans le paddock de départ il n’y avait que des coureurs de 55 kilos, des gabarits de purs grimpeurs : ça donne le ton. Moi je suis plutôt puncheur, grimpeur. Le Tour de Savoie Mont-Blanc c’est l’une des course les plus dures de France.
Je voulais faire un bon bloc de travail en montagne avec trois jours de stage autour du Ventoux, participer au Mont Ventoux Dénivelé Challenge puis le Tour de Savoie Mont-Blanc : ça me fait dix jours au boulot. C’est dur la montagne…mais il faut passer par là pour trouver la bonne force ! »

Romain Hardy gagne à Moûtiers !

Romain Hardy attendait ce jour depuis sa victoire dans le Tour du Doubs en septembre 2017… Fort bien soutenu par ses équipiers et notamment dans le final par Connor Swift et Clément Russo, il s’est imposé jeudi dans la première étape du Tour de Savoie-Mont Blanc et a endossé le maillot de leader. Clément s’est adjugé la troisième place !

Romain Hardy, 1er : 

« J’ai levé les bras, je suis vraiment content. Depuis le début de saison je tourne autour. Je pense que je méritais de retrouver cette sensation et c’est chose faite aujourd’hui. Je suis quelqu’un qui ne gagne pas beaucoup, je fais souvent des places mais je suis aussi souvent déçu. En dix ans, je n’ai gagné que quatre fois alors aujourd’hui je la savoure cette gagne ! Même si ce n’est « qu’une » classe 2, la victoire ne tombe pas dans les mains. Je tiens à souligner que sans mon équipe je n’aurais pas gagné. Ils ont fait un super boulot, tout le monde ! Alan (Riou) et Thibault (Guernalec) ont fait le tempo toute la journée, Romain (Le Roux) a passé un gros relais dans le final, Connor (Swift) a fait un énorme boulot jusqu’à un kilomètre de l’arrivée et Clément (Russo) m’a déposé dans un fauteuil jusqu’à la ligne. Ce qui est génial, c’est que ça s’est passé comme on l’avait dit ! »

Clément Russo, 3ème :

« C’était une journée parfaite. On est l’équipe attendue ici et on a pris les choses en main, on a assuré notre rôle. On a fait sur le terrain exactement le plan prévu : contrôler la course avec l’échappée, rouler toute la journée, rouler pour placer Romain avant le sprint. Je l’ai emmené jusqu’à 80 mètres de la ligne, il me double à 40 mètres. Je lui ai dit pendant l’étape : « Il n’y a pas de problème, je me sens bien, je vais tout faire pour t’emmener à la perfection », et ça l’a fait. J’ai pu aussi lever les bras car je viens faire troisième. Ca me permet de rendre la pareille à Romain qui avait terminé troisième du Tour de Madrid quand j’avais gagné. C’est un vrai plaisir, que du plaisir ! »

Sébastien Hinault, directeur sportif :
 « C’est super. Tout s‘est déroulé comme on l’avait prévu ce matin au briefing, il faut le souligner, c’est rare ! On a laissé partir une échappée de quatre coureurs pour gérer et mettre d’autres équipes à contribution. Vanthourenhout (Pauwels-Sauzen), Luksevics (Amore e Vita-Prodir), Aubert (CC Etupes) et Lutolf (Swiss Racing Academy) se sont échappés. Aubert a été distancé dans la descente du Col du Frêne, Vanthourenhout s’est relevé après le sprint intermédiaire et Lutolf a été le dernier repris à moins de 15 kilomètre de l’arrivée. Thibault Guernalec a roulé une partie de la journée et dans le final Connor Swift a fait un super boulot en prenant un relais de trois kilomètres avant de laisser Clément Russo faire le dernier kilomètre qui était tortueux. Il y avait deux rond-points à 800 et 500 mètres de la ligne d’arrivée, et deux virages, le premier à 200 mètres et le dernier à 80 mètres. Ce final, c’était tout bon pour Romain et Clément qui sont très adroits sur le vélo. Notre objectif est d’ores et déjà rempli, on va être un peu plus détendus ! Demain, nous grimperons le Col de la Madeleine d’entrée de jeu et après une grande partie de plaine, l’arrivée sera jugée au sommet de La Norma. »

Deux victoires et deux podiums le même jour

Maxime Daniel premier de la troisième étape du Tour de la Communauté de Madrid, Clément Russo troisième et vainqueur du classement général, Romain Hardy deuxième de ce même classement… Toute l’équipe Arkéa-Samsic est récompensée à Madrid de son travail par cette salve de résultats confirmant son potentiel !

Clément Russo, vainqueur du classement général 

 « Enorme, trop cool. La journée parfaite, la semaine parfaite ! On a eu raison de faire ce qu’on a fait depuis la première étape. Aujourd’hui on a plus que ce que l’on imaginait, Max gagne l’étape, moi le général…On a eu un super collectif, un grand grand grand merci à toute l’équipe. Ils ont été exemplaires, extraordinaires pendant les trois jours. Je leur dois la victoire, c’est clair et net. On a passé trois jours énormes.

Dans le sprint, il fallait qu’il y ait au moins trois places entre le maillot jaune et Romain ou moi. Je me suis retourné et j’ai compris que c’était pour nous. En plus Max gagne….vraiment le truc de fou, il y a eu une explosion de joie, des cris. C’est ma première victoire pro. Gagner un classement général c’est énorme. Ca faisait un moment que je n’étais pas monté sur un podium. On a partagé le podium avec Romain puis Max…c’est des supers moments.

Le moment le moins drôle de la journée c’est la chute d’Alan Riou à 1,5 kilomètres de l’arrivée à environ…sur le coup on était tous un peu touchés. C’est toujours dur de voir un coéquipier tomber surtout qu’il a fait du super boulot tout au long des trois jours. Il fallait rester mobilisés. Flo (Vachon), notre capitaine nous a dit dans l’oreillette « Allez les gars, pour Alan il faut le faire ». C’était le coup de boost pour repartir en une seconde. On avait les crocs ! »

Romain Hardy, 2ème du classement général

“Si ce n’était pas Clément ou un autre coureur de l’équipe qui avait gagné, j’aurais été déçu de terminer deuxième. Là c’est top pour l’équipe, pour Clément qui décroche sa première victoire chez les professionnels. Sur l’étape on est trois coureurs de l’équipe dans les quatre premiers…c’est presque exceptionnel. On n’avait pas défini à l’avance qui devait jouer la gagne entre Clément et moi. La consigne était que je devais lancer mon sprint dans sa roue. On a gagné, c’est ce que ça a marché.

Je suis content aussi pour Yvon Caër, notre directeur sportif. Il avait mis en place une stratégie dès la première étape qui avait un peu fait polémique. Au final, on peut être fiers d’avoir pris cette option, ça nous donne raison ! C’est super.”

Yvon Caër, directeur sportif 

« Ce matin, au départ, j‘ai dit qu’il fallait avoir une mentalité de tueur pour faire le sprint, en s’occupant de la gagne de l’étape, pas du général. On est allé au-delà de ce qu’on pensait ! Dans le sprint, Franck Bonnamour a tenu la barre jusqu’aux 500 mètres, Florian Vachon a pris la suite mais tellement bien que Maxime Daniel n’avait plus qu’à déboiter pour lever les bras même si Barbero (Movistar) l’a chatouillé un peu. En se retournant il a vu que Clément Russo prenait la troisième place pour gagner le général et Romain pour faire deuxième. C’est une journée irrationnelle… Ces derniers temps on a souvent parlé d’un manque de réussite mais ça ne veut rien dire. Ici, on a voulu bien faire en étant connecté à l’équipe et on obtient beaucoup de résultats, deux victoires et deux podiums ! Dans la voiture, quand j’ai entendu qu’on a gagné l’étape, c’était génial, et puis j’ai entendu pour le général. Si on m’avait dit ça ce matin, j’aurai dit au groupe ‘’restons calme’’.
Cette victoire confirme que Maxime Daniel a un potentiel extraordinaire mais il doit s’installer dans la stabilité, dans un niveau de performances constant. Pour le ‘’petit’’ Russo, on se rend compte qu’il a du talent . Flo Vachon est un grand monsieur. Par exemple, j’ai vu ce qu’il a fait pour Clément Russo dans l’étape de samedi… C’est un capitaine de route très pro, très intègre et cash. C’est aussi son métier mais il le fait bien. Romain Hardy a joué collectif. A l’arrivée, il était heureux et mesuré parce qu’il veut performer encore et en gardant à l’esprit que c’est le Tour de la Communauté de Madrid par le Critérium du Dauphiné mais peu importe, on a su faire ce qu’il a fallait !
Maintenant, je retiens surtout que les coureurs disaient à l’arrivée que s’il avait manqué un élément de ce groupe, on n’aurait pas fait ça. Tout le monde a mis toutes ses cartouches dan le combat et on a fait ce qu’on devait faire. »

Maxime Daniel “on a fait quelque chose de bien”

Maxime Daniel a décroché la deuxième victoire de sa carrière sur l’ultime étape du Tour de la Communauté de Madrid. Il a devancé au sprint, Niccolo Bonifazio (Total Direct Energie). Il raconte…

“On a fait quelque chose de bien là…On ne pouvait faire mieux ! Il se passe plein de choses dans ma tête, beaucoup d’émotions. Ces émotions qu’on aime avoir quand on fait du sport de haut niveau. On fait de la compétition pour gagner et le jour où ça arrive…Il faut bien que la roue tourne à un moment donné, sinon ce n’est pas logique. Je suis hyper heureux d’inverser la tendance. Ca fait un petit moment que je tournais autour de la victoire, au Tour de Bretagne j’avais été très frustré d’avoir crevé sur l’étape de Chateaubriant. J’ai réussi à ne pas me démobiliser car j’aurais pu baisser les bras. Je me suis dit : « je tiens une bonne forme, il faut en profiter et essayer de voir à Madrid si je peux retenter le coup et faire quelque chose de beau ». Sur la première étape j’avais déjà eu des éléments de motivation. Je me sens vraiment bien en ce moment et j’avais senti Bonifazio dans ma roue qui avait du mal à me passer devant. Dans ma tête j’ai vite compris que je pouvais faire jeu égal avec lui.”

« On a compris qu’on faisait coup double »

« Au moment où je veux lancer, Carlos Barbero m’envoie un peu dans les barrières, je suis obligé de me rasseoir et c’est presque cela qui me fait gagner car je lance mon sprint de beaucoup plus loin, mon lancement est décalé. Je trouve l’ouverture. Bonifazio me remonte sur la gauche, j’ai réussi à remettre une dent et ça l’a fait. Sur le moment je suis super heureux car je passe la ligne et je sais que je gagne. Directement je me retourne pour voir où sont les autres, si Clément et Romain sont bien dans ma roue pour le général. On a regardé très rapidement où étaient nos concurrents, tout s’est joué en quelques secondes mais on a vite compris qu’on faisait coup double.»

« C’est l’instinct » 

« Les sprints c’est comme ça, l’instinct, il faut avoir le bon feeling au bon moment. Déjà quand tu es bien emmené par tes équipiers, il y a 80% du travail qui est fait. Franchement il n’y a rien à redire, on a gagné l’étape et le général, Romain est sur le podium…c’est toute l’équipe qu’il faut féliciter. Il faut qu’on continue dans cette dynamique là. On va en gagner d’autres en additionnant nos forces comme on l’a fait aujourd’hui. »

« Content de délivrer l’équipe avec Clément »

« Je suis content ça fait un moment qu’on tourne autour. On mérite de gagner, on le mérite tous. Hyper content de délivrer l’équipe avec Clément. Mais on ne va pas se reposer là-dessus, notre deuxième partie de saison commence maintenant !

C’est la deuxième victoire de ma carrière, après celle au Tour du Portugal en 2013. Je me dis que la chaleur me va bien…je devrais plus courir au soleil. Aujourd’hui je suis heureux mais il y a plein de monde autour de moi qui doivent l’être aussi. Dans mon secteur il y a beaucoup d’acharnés de cyclisme qui me supportent et aujourd’hui je suis content de pouvoir leur donner cette victoire. »

Tout reste possible pour Clément Russo et Romain Hardy

Romain Hardy a pris la deuxième place de la deuxième étape du Tour de la Communauté de Madrid gagnée par Aranburu (Caja Rural) qui le devance également au classement général. La troisième étape dimanche à Madrid décidera du vainqueur final mais tant Romain Hardy que Clément Russo, pour sa part sixième de l’étape et troisième du classement général, ont un très bon coup à jouer !

Romain Hardy (2ème)

« Faire deuxième c’est rageant. Je tourne autour depuis un petit mois. Aujourd’hui les deux Max (Daniel, Bouet) et Alan Riou ont fait du boulot avant les montées et Florian Vachon a vraiment fait un beau travail en roulant à l’avant du peloton. Franck Bonnamour aussi pour nous replacer dans le final avec Clément Russo. On avait reconnu l’arrivée qui était en haut d’une petite bosse de moins d’un kilomètre : un style d’arrivée que j’aime. Au 350 mètres, quand Alex Aranburu a lancé son effort j’étais en troisième position dans la roue du « mauvais coureur » qui a laissé une cassure. Si j’avais été dans la roue du vainqueur j’aurais pu essayer de le déborder sur la ligne. Je suis vraiment déçu de ne pas gagner aujourd’hui surtout avec la super forme que j’ai.

Hier on a été très critiqué par rapport à notre classement : « trois coureurs dans les 10 ça ne sert à rien …» Si ça sert ! Parce que sans ma septième place et la troisième place de Clément hier, on ne serait pas deuxième et troisième du classement général aujourd’hui. Résultat, demain, on peut jouer le général et notre avantage c’est qu’on est deux à pouvoir le gagner. Attention rien n’est fait. Mais j’espère vraiment que demain, ce soit Clément ou moi sur la plus haute marche. Je le répète mais on a vraiment un super collectif ici et j’espère aussi que ceux qui ont le rôle d’équipier aient bientôt la chance de pouvoir s’exprimer.”

Franck Bonnamour 

« C’était la guerre assez tôt dans la course : ça attaquait, ça roulait fort pour éliminer les purs sprinteurs du peloton. Il y avait un enchainement de deux cols. Je me suis retrouvé à l’avant avec Romain dans un groupe d’une quinzaine de coureurs. Derrière, un autre petit groupe avec Florian et Clément est revenu. Nous étions quatre de l’équipe c’était top. Quand le leader a été distancé, on a fait le forcing pour que ça ne revienne pas. Mon job était de suivre les coureurs qui tentaient de partir. Ensuite j’ai placé Romain et Clément dans le dernier kilomètre. Ca s’est bien passé aujourd’hui, pas super bien parce qu’on n’est pas passé loin de la gagne…j’ai une bonne forme en ce moment, demain ça va être nerveux mais on va tout faire pour aller chercher un sprint à l’arrivée. »

Yvon Caër, directeur sportif
« Romain Hardy prend la deuxième place, battu par le Basque Aranburu (Caja Rural) qui a bien manœuvré mais on a fait ce qu’on devait faire et nous n’avons pas de regrets ! Le scénario a été celui que nous avions envisagé. A 80 kilomètres de l’arrivée, après deux ascensions, le premier peloton était fort de 36 coureurs. Pour Arkéa-Samsic il y avait comme prévu Romain Hardy et Clément Russo mais aussi Florian Vachon et Franck Bonnamour. Tous deux ont roulé juqu’à l’arrivée avec Movistar pour empêcher un deuxième peloton de revenir, notamment Bonifazio (Total-Direct Energie) et Sanz (Euskadi-Muria) les deux premiers au classement général. Il y a donc eu un sprint de 36 coureurs dans une petite côte de 600 mètres. Clément Russo (6e) était un peu juste mais Romain avait de très bonnes sensations. Aranburu a profité, à 200 mètres de la ligne d’arrivée, de la cassure faite par un équipier. Et Romain n’a pas pu revenir sur le Basque qui endosse le maillot de leader à l’addition des places. Lui totalise 8 points, Romain et Clément sont à 9 points. Demain, il y a de fortes chances que ce soit un sprint massif à Madrid. On sera vigilant et nous assumerons notre statut mais c’est jouable ! On peut gagner cette course ! Je suis satisfait, notre stratégie de départ est confirmée. »

 

Arkéa-Samsic en tête de la Coupe de France par équipes !

Le Tro Bro Léon est une course bouleversante. Tout concourt à son éclat, les paysages, les chemins de pierre et l’attitude des coureurs qui ont offert un scénario à couper le souffle. Arkéa-Samsic a été très impliquée dans le spectacle du jour mi à profit par l’Italien Vendrame (Androni-Sidermec) pour l’emporter. Romain Hardy et Anthony Delaplace, très combattifs, ont pris respectivement la quatrième et la neuvième place. Leur récompense est une première place au classement général de la Coupe de France par équipes !

Romain Hardy (4ème)

« En six jours ça fait deux fois que je termine quatrième…J’aurais aimé faire au moins un podium, personnellement et pour l’équipe mais je reviens de loin car j’ai eu pas mal d’ennuis mécaniques. Mais je dois quand même être satisfait de cette quatrième place car j’aurais pu baisser les bras. J’étais assez loin du peloton quand j’ai changé de vélo car je n’avais plus de vitesse. Je suis parti dans les voitures et…j’ai percé. J’ai changé de roue et je suis reparti encore une fois, loin. Ensuite, j’ai dû dépasser dans les “ribinou” les coureurs qui n’étaient plus dans le match et qui s’écartaient. J’ai mis 50 kilomètres à retrouver la tête du peloton et l’échappée était déjà partie. J’ai fait le jump tout seul pour revenir sur le groupe de contre. La condition est là, il me manque ce brin de chance pour aller chercher la gagne. Dans le sprint j’étais un peu juste…forcément j’ai payé mes efforts précédents. Je participais pour la première fois au Tro Bro Leon, c’est une course où il ne faut jamais rien lâcher, la preuve aujourd’hui. Je suis quelqu’un qui ne lâche jamais, j’arrive toujours à me surpasser et finalement, dans le final je suis là. »

Anthony Delaplace (9ème)

« Encore une fois, on n’a pas de regrets, on a couru juste, toujours avec un coup d’avance. Je me suis retrouvé en situation de gagner sur le circuit  final avec Romain… On n’a pas fait d’erreur tactique. Une fois de plus on n’est pas récompensé de nos efforts, on mérite de gagner une belle course. Le positif est que toute l’équipe marche bien et il n’y a pas de raison qu’on ne mette pas la balle au fond. Après la ligne j’ai relativisé assez vite, il ne faut pas s’arrêter à la course qu’on vient de louper. On est déjà tourné vers les prochaines.

Yvon Caër, directeur sportif
« On ne gagne pas et c’est la frustration du jour parce que nous avons fait une très bonne course. Dans le final, la clé est que nous perdons Laurent Pichon sur le secteur 23, il n’a pu éviter le Belge Vandenbergh (ag2r-La Mondiale) tombé devant lui. C’était une carte importante pour l’arrivée. Plus tôt Bram Welten que l’on reverra à son avantage ici a produit un très gros effort pour essayer de suivre Gaudin (Total-Direct Energie) et a ensuite peiné. Dans le final, nous avions donc encore les cartes Anthony Delaplace et Romain Hardy. Présent dans le premier groupe de cinq coureurs, Anthony a été formidable comme dans le Tour du Finistère. Il marche fort et mérite de gagner très rapidement. Dans le groupe suivant revenant en tête à 2,5 kilomètres de l’arrivée, il y avait Romain Hardy et lui aussi a tout donné. Il a subi des ennuis matériels, à trente kilomètres de l’arrivée il chassait dans les voitures avant de reprendre place dans le peloton, de souffler un peu et de figurer dans le groupe de onze coureurs qui s’est disputé la victoire. Sa quatrième place confirme son retour en forme après Paris-Camembert (4e) et le Tour du Finistère (8e). On ne gagne pas le Tro Bro Léon et c’est frustrant mais c’est chouette que nous soyons, ce soir, en tête de la Coupe de France par équipes ! »

Une équipe collectivement convaincante

Julien Simon (Cofidis) était intouchable et s’est adjugé en puncheur le Tour du Finistère. Tout au long de la journée, l’équipe Arkéa-Samsic a affiché la qualité de son collectif mais son idée d’éviter un scénario favorable à un finisseur est restée vaine. Romain Hardy a intégré le Top 10.

Romain Hardy (8ème)

« J’ai fait un effort à mi-course à contretemps quand une vingtaine de coureurs sont sortis…et seulement Anthony Delaplace pour notre équipe. Je me suis un peu affolé, du coup j’ai fait le jump avec Quentin Jauregui et Andrea Vendrame. C’était un très gros effort et j’ai vraiment eu du mal à m’en remettre et avec la chaleur, j’ai eu un coup de chaud. Au fil des kilomètres ça allait de mieux en mieux. Sur les derniers tours de circuit, en m’hydratant aussi, ça revenait tranquillement. Finalement dans le dernier tour j’étais bien. J’ai essayé de faire du mieux que je pouvais…huitième. Ce genre d’arrivée doit me convenir mais comme je n’étais pas en grande forme à 50 kilomètres de l’arrivée, je ne croyais plus en moi alors j’ai fait du boulot pour l’équipe. Arkea-Samsic a fait une belle course offensive, on perd aujourd’hui mais ça va payer c’est sûr. »

Anthony Delaplace :

« J’étais un peu frustré de mon Paris-Camembert… j’avais de bonnes jambes mais j’ai loupé le coche. J’ai fait une course d’attente et c’est ce qu’il ne fallait pas faire. Aujourd’hui j’ai couru comme j’aime, j’ai attaqué quand il fallait y aller, sans me poser trop de questions. J’ai tenté de sortir derrière Gougeard, avec Jauregui dans le final. On a été repris à deux kilomètres…Je n’ai pas de regrets. Je savais que sur ce type d’arrivée pour puncheur, ce n’était pas possible pour moi de jouer un top 5 alors le but, c’était de soulager Laurent Pichon, Kevin Ledanois et Romain Hardy. Au pied de la bosse dans le dernier tour on est encore quatre coureurs dans un groupe de 25. Collectivement et physiquement on est présents…il nous manque un finisseur. Je sais que tout le monde attend qu’on gagne et nous les premiers. Après une journée comme aujourd’hui je suis confiant pour la suite, j’espère que la réussite va vite venir ! »

Roger Tréhin – directeur sportif

« On a fait une bonne course mais le résultat n’est pas super. Alan Riou a roulé à 80 kilomètres de l’arrivée avec des coureurs de l’équipe Wanty-Groupe Gobert. L’écart avec les échappés était monté à neuf minutes, il était temps d’agir et nous avons pris nos responsabilités. Dans le final, malgré l’attaque de Gougeard (ag2r-La Mondiale), ça s‘est fait à la force et c’était très décousu. Au pied de la dernière ascension de Meilh Stang Vihan, nous avions quatre coureurs dans le groupe de vingt-cinq à trente unités. Anthony Delaplace qui a donné de sa personne, Laurent Pichon, Kevin Ledanois et Romain Hardy qui, à vingt kilomètres de l’arrivée, m’a dit qu’il n’était pas bien. Aujourd’hui, il faisait chaud en Bretagne et personne n’avait de bonnes sensations. Je l’ai encouragé, il a pris la huitième place dans une arrivée de puissants. Clairement, il nous a manqué un super puncheur pour jouer la gagne. »

 

La quatrième place pour Romain Hardy !

Encore une place d’honneur pour l’équipe Arkéa-Samsic ! Romain Hardy a pris la quatrième place de Paris-Camembert après un bon travail d’Elie Gesbert (9ème) tandis que quatre de ses coureurs figurent dans le petit peloton arrivé pour la dixième place. Notre équipe enchaîne les bonnes prestations, il lui manque seulement la victoire tant recherchée.

Romain Hardy (4ème)

« C’est une course que j’aime bien, c’est chez moi. J’étais motivé. J’étais un peu déçu de mon Circuit de la Sarthe et je suis arrivé ici pour me rassurer. On a fait une bonne course offensive avec toute l’équipe. À chaque fois on était au moins à deux dans les petites échappées, on a bien couru. Avec Elie on a réussi à être dans le groupe de neuf coureurs à l’avant. Elie a plusieurs fois essayé de sortir, il était costaud dans la bosse du circuit. Lors de la dernière montée nous n’étions plus que cinq coureurs devant et dans la descente dangereuse c’est rentré, on est arrivé à 9 pour la victoire. Elie m’a dit d’en garder pour le sprint et de ne pas bouger. Mais Cosnefroy a bien manoeuvré…il marche très fort. Elie a essayé de le suivre au kilomètre mais à contretemps. Il s’est fait contrer par Pierre-Luc Périchon. Je suis content et déçu à la fois. Je suis content car ça faisait longtemps que je n’avais pas joué la gagne sur une course. J’avais perdu mes repères. Content d’être à ce niveau-là et que la forme revienne bien. Je sais que je marche à la confiance. Jusqu’à maintenant je ne l’avais pas forcément. Quand je suis fort c’est que j’ai la confiance. Cette belle course va m’aider à la retrouver ! De belles courses arrivent…c’est une période que j’aime.»

Photo : Bruno Bade

Elie Gesbert (9ème)

« C’est une Coupe de France donc c’est toujours difficile de prévoir le scénario. J’ai eu l’opportunité avec Romain d’être à l’avant de la course, à plus de 30 kilomètres de l’arrivée donc on a fait tout ce qu’il fallait pour que ça aille loin. On s’est aidé tous les deux. Une fois que notre groupe était bien parti il fallait tenter notre chance…une fois que tu as « tiré ta cartouche », il faut que tu donnes tout jusqu’au bout. J’avais dit à Romain de rester tranquille pour le sprint, je voulais le lancer…mais avec l’attaque au kilomètre, on s’est fait avoir. C’est moi qui roule derrière Cosnefroy, mais à contretemps. C’est dommage Romain termine quatrième, ça aurait pu être mieux. On avait une bonne équipe, un bon collectif. Les jambes sont encore là donc ça fait du bien. Je ne suis pas déçu mais si j’avais été dans la roue de Cosnefroy ça aurait été différent. Je n’y suis pas allé directement car à ce moment là j’étais à l’avant du groupe, ça m’a surpris. Après…c’était trop tard.»

Roger Tréhin – directeur sportif

«On a fait une belle course, la preuve nous avons deux hommes dans les neuf premiers et quatre autres coureurs dans le peloton d’une trentaine d’unités qui suit. Collectivement nous sommes bien mais il nous manque un brin de confiance, un brin de vista. On ne gagne pas, on ne court pas libéré. C’est Elie qui a provoqué le bon coup à 35 kilomètres de l’arrivée, suivi par quatre autres coureurs dont Romain Hardy avant le retour de quatre autres concurrents. Cosnefroy (Ag2r-La Mondiale) a attaqué à 1,5 km de l’arrivée, Elie a fait l’effort mais quand il est revenu sur lui, il a attaqué de nouveau et derrière ça a tergiversé un peu. Les quatre derniers kilomètres étaient faciles et il n’est pas évident de prendre la bonne décision. Le côté positif est que les coureurs d’Arkéa-Samsic marchent bien, le côté négatif est qu’on ne gagne pas et pourtant il y avait la possibilité de le faire aujourd’hui. Nous avons été acteurs comme nous le sommes depuis deux semaines. Obligatoirement ça payer ! »

 

Bessèges. Bram Welten : “Je sens qu’il y a mieux à venir”

Prendre les commandes du peloton, se placer, préparer le sprint pour Bram Welten…l’équipe s’est retrouvée sur la seconde étape de l’Étoile de Bessèges. Après la frustration du résultat d’hier (32ème), Bram Welten et toute l’équipe sont repartis à la bataille. Le résultat du jour n’est pas la victoire, mais Yvon Ledanois est  « satisfait du travail et du comportement de l’équipe».

Les réactions après la deuxième étape :

Bram Welten (8ème) : « Aujourd’hui était meilleur qu’hier. L’équipe a très bien bossé pour moi, notamment dans le final où c’était très tendu.  C’est la première course de la saison pour presque tout le monde, tous les sprinteurs. Tout le monde est nerveux, tout le monde veut faire un bon résultat…Mais j’ai été bien placé. Seul bémol, dans le dernier rond point je voulais prendre le côté gauche mais  dans l’emballage, j’ai dû prendre le côté droit. Ce côté-là était un peu plus long. Il restait ensuite 400 mètres avant la ligne d’arrivée donc j’ai débuté mon sprint très tôt. À la fin je suis dans le top 10. Je ne suis pas très satisfait du résultat mais je suis content des sensations et je sens qu’il y aura beaucoup plus à venir ! Je suis content d’avoir sprinté. Je sens qu’il y a mieux à venir.

Yvon Ledanois, directeur sportif : «  Aujourd’hui, c’était beaucoup mieux. Ce matin, j’avais demandé à l’équipe de se placer à 20 kilomètres de l’arrivée, de courir devant à 15 kilomètres. Après le sprint, Brice Feillu m’a demandé si ce n’était pas trop tôt mais ceux qui ont attendu le panneau des 10 kilomètres n’ont jamais réussi à revenir devant ! Bram Welten finit huitième, devant des sprinteurs confirmés.

Aujourd’hui les coureurs d’Arkéa-Samsic ont fait des gros efforts et ont pris leurs responsabilités. Cela n’a rien à voir avec le scénario de la première étape. En début de course, nous avions essayé d’être dans l’échappée, Elie Gesbert, Kevin Ledanois, Romain Hardy et Brice Feillu étaient désignés pour essayer d’en faire partie. Ensuite, tout le monde avait sa part de travail à effectuer. Par exemple, Thibault Guernalec devait rouler entre vingt et dix kilomètres de l’arrivée mais devait se relever en essayant d’aller plus loin, en n’ayant plus rien à donner. En attendant, Bram Welten était content, je l’ai vu taper dans les mains de ses copains. Dans cette course ça frotte beaucoup, les sprints sont très disputés mais on va profiter aussi de l’Etoile de Bessèges pour gagner une mentalité de winners. »

Romain Hardy : « C’est vrai qu’hier nous étions un peu passé à travers. Sans parler du résultat, mais dans l’application de notre stratégie. Nous étions trop loin dans le peloton et nous n’avons pas pu mettre en place précisément ce que nous voulions faire. Aujourd’hui, nous avons pris les commande plus tôt, à 25 kilomètres de l’arrivée nous étions placés. Nous ne voulions pas faire deux fois la même erreur, pour que Bram puisse faire un beau sprint. Nous nous sommes relayés avec Elie, Brice…Rouler, ce n’est pas ma spécialité de base mais je me donne à fond dans cet exercice, pour Bram, qui est un super et jeune sprinteur. Personnellement je me sens bien sur ces premières courses. Vivement une étape dure ! J’ai hâte de me tester dans les cols.

Elie Gesbert : «Notre travail était de rouler pour placer Bram et Maxime (Daniel) dans les meilleures conditions pour le sprint. Nous avons bien « pris la barre » avec Brice et Romain quand c’était nerveux. Mes sensations reviennent petit à petit,  c’est toujours plaisant de rouler quand tu as un sprinteur. Quand il voit que toute l’équipe se met au boulot, ça lui donne encore plus l’envie de bien faire…”

Maxime Bouet et les coureurs de classiques dans le final de Plouay

Un début de journée calme à Plouay, avant 256 kilomètres dans le Morbihan. A 10h35, Maxime Bouet est arrivé le premier sur la ligne de départ. 10 minutes plus tard, il est placé en tête de peloton pour prendre l’échappée et emmène avec lui Arnaud Gerard et six autres compagnons de route. Ils parcourent ensemble plus de 180 kilomètres. Mais la course se joue dans le chemin de terre de Guénin, à une soixantaine de kilomètres de l’arrivée. Le peloton éclate et un nouveau groupe de 20 coureurs est à l’avant alors que la pluie s’invite sur les routes bretonnes. Maxime Bouet s’accroche avec les meilleurs mondiaux et est le dernier rescapé de l’échappée matinale à se montrer à l’avant. Oliver Naesen l’emporte. Romain Hardy, encore présent, est 18ème. Une course de guerriers.

Romain Hardy

« Vraiment, j’aime bien les courses de guerriers comme aujourd’hui (rires) avec la pluie, le vent, le froid ! Je suis adroit sur le vélo et les sensations étaient plutôt bonnes. Ça me permet d’être bien placé, de bien virer dans les virages. J’ai manqué de confiance quand « le bon coup » est parti, j’ai ensuite essayé de sortir mais à contre-temps. A ce niveau-là, les efforts mals placés sont impardonnables. J’ai terminé, je ne retiens que les points positifs de cette journée. »

Arnaud Gérard

« Je n’ai pas beaucoup couru au mois de juillet, j’ai été blessé en juin, donc au départ, je savais que je n’avais que 200kms d’autonomie. Au briefing on avait décidé de mettre Max et moi à l’avant, on a rempli le contrat. Maxime marchait vraiment bien. C’est une course difficile mais je suis content de mon travail aujourd’hui. Ça restera une belle journée. »

Maxime Bouet 

« On s’est bien entendu dans l’échappée. On a vu que le peloton ne nous laissait pas beaucoup de temps donc on a géré. Avant d’accéder aux petites routes on s’est mis d’accord pour accélérer l’allure. J’ai vu que j’avais de supers jambes car dès qu’il y avait des petites relances ou des montés je prenais la tête du groupe. Après le chemin en terre, j’ai entendu qu’on avait plus que 45secondes d’avance donc j’ai attaqué. Quand j’ai vu le groupe de costauds revenir sur nous, je me suis dit que ça pouvait aller très loin. On perdait des unités les unes après les autres. Je n’ai jamais rien lâché, j’ai serré les dents et j’ai basculé toutes les montées avec eux. Finalement, je suis repris à 15kms de l’arrivée. Je n’avais qu’une seule participation à Plouay mais cette édition fut une très bonne expérience. Sur le papier, le profil ne me correspondait pas vraiment, mais j’ai su profiter de ma forme du moment pour tirer le meilleur résultat et prendre du plaisir. Dans le final, j’étais avec les meilleurs coureurs de classiques, ce n’est pas trop mon profil mais je me suis accroché, j’ai su me faire mal et j’ai bien mouillé le maillot… même s’il a plu (rires). »

Roger Trehin – directeur sportif

« C’est une bonne journée dans le sens où on a respecté nos plans. Maxime Bouet et Arnaud Gérard sont allés dans l’échappée comme prévu, car Maxime marche vraiment bien en ce moment. On a vibré car Maxime a fait 230 kilomètres à l’avant et est le dernier rescapé de l’échappée matinale. Dans le final, il était entouré de coureurs de classe mondiale qui jouent régulièrement les podiums sur les courses pro Tour. Il nous manque un top 15 mais Romain est 18ème ; on a été acteurs ! »

TDF #21 – Nos enseignements du Tour

Après 21 étapes et 3 351 kms parcourus, le Tour 2018 s’achève pour nos 8 coureurs qui auront rallié l’arrivée aux Champs Elysées au complet. L’occasion pour eux de nous dresser le bilan de leur trois semaines de compétition.

Warren Barguil :
« Mes coéquipiers ont été exemplaires pour m’aider et j’aurais aimé terminer le Tour avec une victoire. Mais j’ai tout tenté, on a tout tenté. J’ai appris à prendre mes déceptions comme une motivation supplémentaire, pour me rebooster. Je suis exigeant envers moi-même et je veux tellement bien faire que je fais parfois des erreurs mais c’est comme ça qu’on apprend. Je reviendrai sur le Tour avec cette même envie d’attaquer. »

Romain Hardy :
” Cette année, j’ai vécu un Tour complètement différent du précédent. L’an dernier, avec une bonne condition physique, j’avais pu m’épanouir sur tous les domaines, que ce soit dans les échappées ou les arrivées au sommet. D’ordinaire je suis bon grimpeur et je ne me pose pas la question des délais. Cette année, c’était différent et j’ai appris à le gérer. J’avais beau regarder 10 fois le parcours, je savais que devrais aller au bout de moi-même pour y arriver. Ce n’est pas quelque chose de positif mais j’ai certainement renforcé mes capacités mentales. J’ai déjà eu l’occasion d’aller au bout de moi-même comme ça et dans ces moments de souffrance on ne voit pas ce qu’on peut en tirer de bon. ”

Laurent Pichon :
« C’est mon sixième grand Tour et c’est celui où j’ai le moins souffert, où j’ai pris le plus de plaisir. Je suis fatigué bien sûr, comme tout le monde, mais pas aussi épuisé que l’an dernier. En 2017, je comptais les étapes avant d’arriver à Paris alors que je réalisais mon rêve. Il faut se préparer pour le Tour et la notion de fraîcheur est très importante. Cette année, j’avais 10 jours de compétition en moins début juillet et ça a fait la différence.»

Kevin Ledanois :
” C’était un rêve de disputer le Tour de France, j’ai pris conscience sur les Champs que je venais de le réaliser et je me suis fais plaisir en attaquant dans le final. Pendant le Tour, le vélo n’est pas toujours une partie de plaisir mais on n’oublie pour ne garder que le positif. J’ai appris à récupérer, à gérer mes efforts sur 3 semaines et surtout à travailler pour un leader comme Warren.”

Amael Moinard :
” Je veux retenir notre collectif. Nous avons respecté ce que nous voulions mettre en place, nous avons été offensifs. Il manque le gros résultat pour valider nos efforts mais nous avons répondu présents tactiquement et physiquement. Personnellement, j’ai pris du plaisir à être à l’avant. C’était mon dixième Tour, mais chaque année il faut accepter la souffrance et aller un peu plus loin dans la douleur pour jouer les premiers rôles. ”

Elie Gesbert :
« Je savais où je mettais les pieds mais ce n’est pas forcément un avantage parce-que on sait à l’avance qu’on va en baver. Cette année, j’ai appris ce que c’était d’avoir un jour sans sur le Tour. J’ai chuté et je suis tombé malade mais je me suis accroché, on est sur le Tour, on ne peut pas abandonner si facilement. Dans l’ensemble j’ai passé un très bon Tour et le collectif y a beaucoup joué. »

Florian Vachon :
« L’an dernier j’avais pour mission de lancer Dan pour les sprints, cette année la mission était tout autre puisqu’il fallait entourer Warren. Il faut savoir bien calculer ses efforts parce-que tout le monde est au mieux de sa forme et ça se joue parfois sur des détails. Personnellement, je savais que ça allait être dur, le Tour ne fait pas de cadeau mais Il ne faut jamais rien lâcher, toujours rester vigilant et concentré. On peut partir à la faute à tout moment. Elie et Romain en ont fait les frais, ils ont chuté, mais ils ont tenu bon et on termine le Tour au complet. Ça faisait aussi partie des objectifs de l’équipe. »

Maxime Bouet :
”  Pendant trois semaines nous avons vu une équipe soudée autour de Warren, on a tous tiré dans le même sens. Personnellement, l’étape des pavés a été une belle leçon. Je la redoutais, j’y pensais 3 jours avant, j’avais même peur des délais. Puis la veille, mon masseur Cédrig m’a fait prendre conscience que si j’étais lâché c’était normal car les pavés ce n’est pas mon truc mais si j’étais à l’avant ce n’était que du bonus. J’ai réussi à me libérer de mon stress et j’ai fait une étape plus que correcte c’est une leçon qu’il faut que je garde en tête pour la suite. ”

 

TDF #19 – Warren Barguil : “Des regrets je n’en ai pas”

Warren Barguil et Romain Hardy sont à l’attaque sur cette ultime étape de montagne mais les hommes de la Katusha veillent et laissent peu de marge de manœuvre aux fuyards. Romain Hardy accompagne son leader jusque dans le Tourmalet, dans la descente les hommes de tête sont rejoints par Bardet, Landa et Majka. Warren cède du terrain dans l’ascension finale. Sur la ligne il est 23ème, à 7 minutes de Primoz Roglic, et 17ème du classement général. Demain place à l’exercice exigeant du contre-la-montre, avant l’arrivée aux Champs Elysées, dimanche.

Warren Barguil :
« J’ai tout donné, je ne voulais pas rater cette échappée mais je voulais le faire intelligemment. J’ai attaqué dans une bosse non répertoriée en sortie de ville, ça avait déjà bien bataillé avant, je n’ai pas laissé trop de force dans ce début d’étape. Les hommes de la Katusha ont roulé derrière nous, mais ça ne m’a pas trop déstabilisé. Par contre quand le groupe de Romain Bardet est revenu, je me suis dit que ça allait être très dur de jouer la gagne de l’étape. J’en veux toujours plus, je voulais confirmer mes résultats de l’an passé, c’est frustrant mais c’est la loi du sport. Au départ du Tour, j’ai dit que je ne voulais pas avoir de regret en arrivant à Paris. Des regrets je n’en ai pas. J’ai été offensif, je n’ai rien lâché, j’ai toujours mis tout ce que j’avais sur les pédales. J’ai toujours eu du monde avec moi dans les échappées j’ai eu un super soutien de l’équipe, j’aurais préféré concrétiser. J’ai couru pour gagner. »

Romain Hardy :
” Au départ, Elie et Amael étaient plus disposés à prendre l’échappée, ils ont démontré dernièrement que leur condition physique était la meilleure dans les cols. Mais l’occasion s’est présentée devant moi, alors j’y suis allé. La forme est meilleure que dans les Alpes mais je ne suis pas dans mes meilleurs jours, ce n’est pas du grand Romain. Malgré tout, j’ai fait ce que j’avais à faire, j’ai roulé pour Warren et même si les sensations n’étaient pas idéales, ça fait plaisir d’être à l’avant, de pouvoir aider. Même si on ne pouvait pas faire grand chose, j’ai dit à Warren “si tu veux que je fasse quoi que ce soit, dis-le moi” mais on était d’accord sur le fait que c’est le peloton qui allait décider. Ils ont roulé et ne nous ont pas laissé beaucoup de marge. C’est comme ça, on a essayé. Je finis le Tour sur une note moyenne, c’est mieux que mauvaise (rires). ”

Yvon Ledanois – directeur sportif :

” Je pense que l’équipe a bien couru, Warren et Romain ont pu prendre la bonne échappée, mais il y a des circonstances de course. Katusha qui roule derrière et ne laisse pas partir n’a pas facilité la tâche. Warren a couru juste mais malheureusement il n’avait pas de très bonnes jambes pour faire mieux. Une fois encore il a tenté, on n’a pas de regrets à avoir, on a fait ce qu’il fallait et c’est ce qu’il faut retenir. “

TDF #18 – Kevin Ledanois : “A ce stade du Tour c’est positif”

Aujourd’hui les équipes de sprinteurs ne voulaient pas passer à côté de cette occasion et ne laissent pas plus de 2mins d’avance à l’échappée du jour. L’ancien Champion de France Arnaud Démare s’impose devant Christophe Laporte et Alexander Kristoff. Kevin Ledanois se mêle à la lutte et se classe 21ème. Demain place à l’ultime étape de montagne dans les Pyrénées !

Kevin Ledanois :

” Ce matin au briefing il était prévu qu’en cas d’arrivée au sprint, je serais celui qui le disputerait. Pendant la journée, j’étais en forme même si la chaleur était parfois étouffante. Dans le final, ça roulait très vite, j’ai réussi à bien me placer mais il me manque un peu de forces pour faire le jump. A partir du moment où je suis motivé pour faire le sprint, j’essaie d’atteindre la meilleure place possible mais je suis conscient que faire partie des cinq premiers est presque inaccessible. J’aurais été content avec un top 10 ou un top 15, aujourd’hui je fais 21, c’est anecdotique, mais je retiens que j’ai réussi à rester placer, ça veut dire que les jambes sont bonnes. A ce stade du Tour et pour ma première participation, c’est positif. Je ne suis pas trop fatigué, je pourrais même continuer encore une semaine (rires) ! ”

Romain Hardy :
” On savait que les équipes de sprinteurs allaient canaliser la course. On avait comme consigne de rester dans le peloton pour récupérer au mieux pour demain. Bien sûr au départ ce matin, on ne se mettait pas trop de pression, mais il n’y a jamais d’étape facile sur le Tour. On se fait toujours mal même sur les étapes comme aujourd’hui où la chaleur était éprouvante. Je me sens mieux que dans les Alpes, mais il m’en manque encore un peu et sur le Tour ça ne pardonne pas. “

TDF #13 – Romain Hardy : “Faire marcher le mental”

Après l’ultime journée de montagne dans les Alpes, c’est une étape de plaine reliant Bourg d’Oisans à Valence qui attendait nos coureurs. Face à l’effectif réduit de sprinteurs, De Gendt et Scully ouvrent les hostilités, ils sont rejoints au km 29 par deux autres coureurs, les quatre hommes forment l’échappée du jour. L’équipe Groupama-FDJ contrôle et ne laisse pas plus de 2 minutes aux fuyards. Le dernier rescapé de l’échappée Schär est repris à 6 kilomètres de l’arrivée. Peter Sagan règle le sprint devant Kristoff et Démare. Kevin Ledanois se place aux avants-postes dans le final, il se classe 23ème.

Romain Hardy :
« Aujourd’hui j’ai pu récupérer des dernières étapes qui ont été très difficiles pour moi. La journée d’hier particulièrement, je ne sais pas si j’ai déjà autant souffert sur un vélo. Ça fait déjà trois jours que j’ai du mal et que je fais marcher mon mental pour arriver jusqu’à la ligne. Alors aujourd’hui j’ai préféré rester au chaud dans le peloton et m’économiser pour les journées à venir. Je suis confiant, la forme devrait revenir au fil des jours, il faut qu’elle revienne. On entame bientôt la troisième semaine et on aura encore besoin de moi. »

Yvon Caër – directeur sportif :
« Aujourd’hui l’objectif était de prendre l’échappée si un gros groupe partait mais ça n’a pas été le cas. Pour le sprint Laurent Pichon et Kevin Ledanois avaient carte blanche. Kevin frottait déjà à 10 kilomètres de la ligne et il était encore bien placé dans les derniers hectomètres. Il fait 23ème de l’étape, c’est bien pour un non-sprinteur. Pour les autres, ils ont pu récupérer des dernières étapes pour aborder au mieux la journée de demain qui sera certainement intéressante. »

Tour de France #9 – Warren Barguil : “Etre concentré toute la journée”

Chutes, crevaisons, poussière, chaleur… Les coureurs n’auront pas été épargnés sur cette étape du Tour de France. Warren Barguil parvient à rester dans le groupe des favoris et se classe 15ème, il est désormais 18ème au classement général. Aucune crevaison ni ennui mécanique sont à signaler sur ce parcours pourtant exigeant pour le matériel. Laurent Pichon et Romain Hardy vont à terre mais les deux bretons s’en sortent avec quelques égratignures. Tous nos coureurs vont pouvoir profiter d’une journée de repos bien méritée !

Warren Barguil (15ème) :
«  Je fais une belle étape, ce n’était vraiment pas facile, il fallait être très concentré toute la journée mais je me suis bien débrouillé. Je ne cours pas souvent sur les pavés pourtant j’aime bien cela. J’ai évité les chutes c’est le principal. Maintenant place à un peu de récup’, le match de foot sur l’Ipad en attendant l’avion avec les copains puis une bonne journée de repos avant d’attaquer la montagne. »

Romain Hardy :
« Je ne m’étais pas confronté aux pavés depuis les Juniors. Avec mon petit gabarit ce n’est pas ce qui me correspond le mieux mais ce matin, je n’appréhendais pas plus que cela. J’aime quand il y a de la tension dans le peloton, quand ça frotte et qu’il faut rester placé. La première partie de course s’est vraiment bien passée, j’étais toujours placé dans les 30 premiers, mais à mi-course je me retrouve à terre avec Mollema. Ensuite, je ne suis plus dans l’allure, j’avais un peu mal partout, j’ai serré les dents et j’ai rallié la ligne d’arrivée. »

Sébastien Hinault – directeur sportif :
« Warren apprécie cet exercice, chaque fois qu’il a eu affaire à des pavés sur le Tour de France il a été à l’aise. Mais cette année il y avait une différence notable, un nombre de secteurs pavés beaucoup plus important. Pour autant Warren a toujours été bien placé, toujours dans le premier groupe. Il fait 15ème de l’étape, on aurait tous signé pour un tel résultat au départ. Le bonus pour l’équipe est qu’il n’y a pas eu de problème mécanique ou de chute grave, Laurent et Romain s’en sortent bien. On fait le plein de confiance et on aborde les étapes de montagne avec beaucoup d’ambition. »

 

Chpt de France – Warren (7ème) : “J’ai couru pour gagner”

Le championnat de France appartient à ceux qui se lèvent tôt, à 6h00 très exactement ! Au programme 263 kms et des températures approchant les 40°C. En début d’étape un premier groupe de trente coureurs se détache, on y retrouve Romain Hardy, Armindo Fonseca et Maxime Daniel. À mi course, ils ne sont plus que douze, Romain Hardy s’accroche en tête de course mais l’équipe assure la poursuite en tête de peloton et fait fondre leur avance. Un contre se forme à 40kms, Warren Barguil se glisse à l’avant et enchaîne les offensives. Dans un final haletant Anthony Roux s’impose devant Anthony Turgis et Julian Alaphilippe. Warren Barguil est septième, Kevin Ledanois se classe 9ème.

Warren Barguil (7è) :
« J’étais vraiment heureux de me retrouver dans cette situation dans le final. J’avais de très bonnes sensations, j’ai fait beaucoup d’efforts mais j’ai couru pour gagner. Sur un championnat, une seule place nous intéresse et si on veut aller la chercher il faut prendre des risques. On est à moins d’une semaine du Tour, il faudra bien récupérer mais je suis en bonne voie. »

Kevin Ledanois (9è) :
« Les championnats sont toujours des courses particulières. Au départ il y a une certaine incertitude, on ne sait jamais vraiment comment vont réagir les jambes après 6h15 d’efforts. C’est une course assez tactique, il faut être patient, réussir à se canaliser, et avoir les jambes et la tête pour faire l’effort au bon moment. »

Romain Hardy :
« En début d’épreuve, j’ai vu l’échappée partir devant moi, je me suis dit : « il faut y aller, ça nous permettra d’anticiper ». On s’est retrouvés à 30 devant puis 15 et finalement 6 ou 7. Je savais que ce serait compliqué d’aller au bout, derrière les costauds mettaient en route pour que ça revienne. Quand Warren est rentré, j’ai donné ce qui me restait pour l’aider et je me suis écarté. Je pense qu’on a fait une belle course, à quelques jours du Tour c’est encourageant. »

Sébastien Hinault (directeur sportif) :
« Il nous a peut-être manqué un homme devant pour accompagner Warren mais c’est toujours plus facile à dire une fois la ligne franchie. Warren a couru comme il aime le faire, il a attaqué, il s’est bagarré, je suis content du visage que nos hommes ont montré. »

P-L Perichon : “on court en équipe”

Après Brice Feillu hier, Pierre-Luc Périchon est passé à l’offensive sur cette deuxième étape du Dauphiné. En compagnie de trois coureurs, PLP a passé la quasi-totalité de l’étape en tête de course, mais n’a pu éviter le retour du peloton, à 10 kms de l’arrivée. Romain Hardy, protégé pour le sprint, est déposé par ses coéquipiers à 2 kms de la ligne, le Breton est 10ème. Brice Feillu, quant à lui, conserve sa tunique de meilleur grimpeur.

Romain Hardy (10è) : « J’accroche le top 10, mais je pense que le scénario aurait pu être un peu meilleur. Ça faisait un moment que je n’avais pas fait de sprint. Pendant les derniers kilomètres c’était un mélange d’excitation, d’adrénaline et de concentration qu’on ne retrouve que dans ces moments-là. On a bien entouré Warren toute la journée, on est 5 dans le premier groupe. Dans le final, Warren et Amael on fait un super job pour moi. Je leur ai même dit de ne pas trop en faire et de garder du jus pour la suite (rires). »

Pierre-Luc Périchon : « À l’avant on a tous fait le boulot, mais les Michelton-Scott ont roulé fort derrière nous. Nous savions que ce serait difficile, mais j’avais un second objectif aujourd’hui : aller chercher les points des grimpeurs pour défendre le maillot de Brice. C’est un pur grimpeur, on espère qu’il pourra se hisser à l’avant sur les prochaines étapes pour engranger des points. On court en équipe, ce soir, on est deux à être placés, c’est un avantage pour appréhender la suite de la semaine. »