Roger Tréhin : « Toute l’équipe marche bien »

AA Cap’Découverte, Warren Barguil se classe 9e de la 2e étape de la Route d’Occitanie au milieu des sprinters. Connor Swift dans le final a tenté sa chance en échappée au sein d’un groupe.

Roger Tréhin : « Warren signe une belle 9e place à Cap’Découverte. Nous avons pu également noter un beau comportement offensif de la part de Connor qui est sorti avec un groupe dans la côte de Monestiès, comme nous l’avions évoqué ce matin lors du briefing. Il sort en compagnie de Calmejane et Reichenbach. C’était une option que nous avions envisagée, l’autre était Bram au sprint. Il était d’ailleurs bien placé à 300 mètres, mais notre sprinter a manqué de force, ce qui est notamment le contre coup de sa chute d’hier. Warren a démontré qu’il était bien en se joignant à l’emballage final, maintenant demain sera un autre jour avec l’étape reine de cette Route d’Occitanie. Il ne faut pas s’emballer, le plateau est riche ici. Warren en forme, et je suis persuadé que dans les jours qui viennent il va réaliser de grandes choses. Je suis par ailleurs très satisfait du groupe de coureurs présents au sein de l’équipe Arkéa-Samsic sur cette Route d’Occitanie. Ils se parlent beaucoup, c’est quelque chose d’important et cela se ressent sur leur attitude en course »

Connor Swift : « Roger Tréhin, notre directeur-sportif, nous avait demandé de suivre les attaques qui pouvaient être initiées dans la dernière bosse, à Monestiès. Cette mission incombait soit à Warren, soit Maxime, soit Kévin, soit à moi. J’y suis allé lorsque le coup est parti. J’étais en tête du peloton, et j’ai donc suivi l’attaque. Les dix derniers kilomètres étaient néanmoins trop durs pour trois coureurs face au peloton. Nous avons réussi à reprendre l’échappée, mais pas un homme seul qui était ressorti devant. Cela reste malgré tout une bonne journée, et j’ai pu constater que j’avais de bonnes jambes. Nous avions deux cartes à jouer dans cette étape : attaquer si possible dans la dernière bosse, et Bram en cas d’arrivée au sprint. J’ai tenté ma chance, comme demandé. Il est toujours bon d’essayer de saisir les opportunités qui se présentent. Il est toujours important de saisir ce genre d’occasions dans le final des courses, car parfois, les échappées sont victorieuses. Il faut toujours essayer ».

Alan Riou : « J’étais bien placé aux 600 mètres, et d’ailleurs j’ai pu remonter Bram jusqu’aux deux kilomètres. Maxime et Warren étaient avec moi, nous étions presque roues dans roues. La Sky était à droite de nous, et Bernal allait de gauche à droite. D’un coup cela s’est ouvert devant lui, j’ai pu y aller. J’ai accéléré afin de le suivre et placer Bram du mieux possible. Une fois mon travail effectué, j’ai laissé filer. J’ai vu ces dernières semaines lors des stages organisés par l’équipe Arkéa-Samsic que j’avais progressé, que la forme était là. J’avais bien progressé en début de saison déjà avant la pandémie, mais ces dernières semaines aussi. J’étais pressé de recommencer à courir. J’attends maintenant de voir dans les cols, demain, si j’ai également passé un petit cap ».

 

Warren Barguil : « J’ai hâte de reprendre »

Route d’Occitanie

Champion de France en titre, Warren Barguil effectuera sa rentrée en compétition à l’occasion de la Route d’Occitanie. Interview

Emmanuel Hubert, Manager Général de l’équipe Arkéa-Samsic :

« Warren Barguil va enfin pouvoir recommencer à porter son maillot de Champion de France en 2020 en course, lui qui est en a très peu profité malheureusement cette année. Et j’en suis forcément attristé pour lui, tellement il aurait mérité de pouvoir savourer davantage de moments avec cette belle tenue. La Route d’Occitanie va pouvoir le replacer dans ce rôle de porte-drapeau du cyclisme français, il ne faut pas l’oublier. J’espère pour lui que dans le laps de temps qu’il aura de l’Occitanie à Grand-Champ, les occasions pour lui de s’illustrer seront multiples afin de  faire briller cette magnifique bleu-blanc-rouge qu’il porte si bien »

 

Interview

Arkéa-Samsic : Avez-vous déjà disputé la Route d’Occitanie, Warren ?

Warren Barguil : Non, ce sera la première fois. J’ai hâte de disputer cette belle épreuve du calendrier français. Je ne cours pas beaucoup dans cette région, mais une chose est certaine, j’apprécie fortement ce territoire. Je pense que les organisateurs doivent être heureux car ils bénéficient de surcroît d’un très beau plateau au départ de leur compétition »

 

Arkéa-Samsic : Une étape passe par le Port de Bales, Loudenvielle… ?

Warren Barguil :Ce sera en effet une belle étape type “Tour de France », avec le Port de Bales, Peyresourde et Loudenvielle. Ce sera l’étape reine de cette Route d’Occitanie 2020, les organisateurs, une fois encore ont dessiné une très belle étape. Bravo à eux.  Ce seront des lieux que nous résisterons au mois de septembre».

 Arkéa-Samsic : On imagine bien votre impatience à reprendre la compétition ?

Warren Barguil : « Je suis très impatient afin de savoir où j’en suis, et s’il me reste encore de petites choses à peaufiner en vue du Tour de France. Je vais aussi enchaîner pas mal de courses telles que Milan-San-Remo, le Critérium du Dauphiné, les Championnats de France, puis le Tour. Je sais aussi qu’entre chacune d’elle il faudra bien récupérer. J’espère réaliser un bon classement général sur ce Tour d’Occitanie, être en capacité de tirer mon épingle du jeu ».

 

Roger Tréhin, directeur-sportif de l’équipe Arkéa-Samsic

« La Route d’Occitanie constituera notre reprise en compétition, il y aura un objectif pour Warren Barguil, notamment au classement général, et des opportunités à saisir. Nous pourrons aussi nous appuyer sur des coureurs tels que Connor Swift, Maxime Bouet. Cette épreuve est constituée d’étapes vallonnées et d’une plus particulièrement de montagne.

Nous allons sur cette Route d’Occitanie dans le but de jauger l’état de forme de chacun. Il y aura une grosse concurrence, un gros plateau de coureurs engagés. Une étape empruntera pour partie celle du Tour, quelques semaines plus tard, il est donc important que Warren reconnaisse cette étape in situ quasiment, et notamment son arrivée qui sera tactique. On connait le profil général de cette étape, mais il est important de prendre nos marques par rapport à l’arrivée qui sera quelque peu atypique »

 

Notre équipe

Warren Barguil, Maxime Bouet, Kévin Ledanois, Thibault Guernalec, Alan Riou, Bram Welten (Pays-Bas), Connor Swift (Grande-Bretagne)

Directeur-sportif: Roger Tréhin

 

Arkéa-Samsic

Emmanuel Hubert : « Nous irons à Grand-Champ avec des ambitions »

La LNC et la FFC ont reçu l’autorisation de la préfecture pour la tenue des Championnats de France sur route 2020, à Grand-Champ (21 au 23 août), ainsi que pour le Grand-Plouay et les Championnats d’Europe, compétitions qui auront toutes lieu dans le Morbihan au mois d’août prochain.

Emmanuel Hubert, Manager Général de l’équipe Arkéa-Samsic

« Je me suis toujours positionné en faveur de l’organisation d’un championnat de France en 2020. L’esprit fair-play anime notre équipe, et nous viendrons disputer l’édition 2020 à Grand-Champ avec forcément des ambitions. Je pense aussi, évidemment à Warren Barguil, qui porte ce maillot depuis sa victoire le 30 juin 2019 à la Haie-Fouassiere. Warren aura forcément connu un bail très court avec le maillot de champion de France, surtout en cette première partie de saison 2020 avec la situation sanitaire que nous avons connue. »

 

 

Warren Barguil, Champion de France sur route 2020

« Je l’ai toujours dit que : le maillot de Champion de France devait être porté, les couleurs de notre pays méritent d’être vues en course. Je vis dans le Morbihan et je suis heureux que la course soit organisée à Grand-Champ. Je connais ce territoire qui est une terre de cyclisme, et a déjà accueilli dans un passé récent un grand nombre d’événements majeurs de notre sport. Une chose est acquise, nous mettrons tout en œuvre le 23 août prochain avec l’équipe Arkea-Samsic pour que le maillot de Champion de France reste au sein de l’équipe Arkea-Samsic, pour ma part, je serai motivé au départ des Championnats de France 2020 à Grand-Champ comme je le suis chaque année au départ de cette course si particulière  »



Arkea-Samsic

Warren Barguil : « Que du bonheur ! »

Champion de France en titre, Warren Barguil nous conte sa première sortie sur route post confinement. Impressions !

Arkéa-Samsic : Comment s’est passée votre première sortie sur route ce matin, Warren ?
Warren Barguil : « Ce n’était que du bonheur ! Quelle joie de retrouver le grand air, les grands espaces et de pouvoir rouler avec mon beau vélo Canyon, qui est fait vraiment pour ça, sur mes belles routes que je connais si bien et qui m’avaient manqué…et de pouvoir rouler en extérieur avec ce magnifique maillot de champion de France. »

Arkéa-Samsic : Quelle type de sortie avez-vous effectué, et comment était la météo ?
Warren Barguil : « J’ai eu pas mal de copains qui hésitaient à sortir ce matin car la météo annonçait pas mal de la pluie sur les divers sites météo que j’avais consultés, mais finalement il n’est pas tombé une seule goutte d’eau. Il y avait du vent, en revanche. J’ai cru que le ventilateur que je mettais pour me rafraichir pendant mes séances de home-trainer sur Zwift était resté branché (rires) ! ».

Arkéa-Samsic : Vous êtes allé où ?
Warren Barguil : « Je suis allé jusqu’à la mer sur un parcours que j’effectue souvent, et comme d’habitude, mais sans doute encore un peu plus aujourd’hui, j’ai apprécié la beauté des paysages que notre sport nous permet de regarder, d’admirer ! La mer c’est toujours aussi génial. Après je suis certain que la mesure de confinement prise par rapport à la pandémie a été celle qu’il fallait adopter, que c’était la bonne situation face à ce que notre pays rencontrait. Et qu’il fallait faire ceci. Cela nous a protégé, j’en suis convaincu. Maintenant, je sais aussi que reprendre notre activité sur la route à l’entraînement ce n’est que du bonheur pour nous cyclistes, car la route est notre lieu de travail, notre bureau en somme. Ma prochaine étape sera d’aller en forêt ce week-end, et là je pense que je pourrai aussi mesurer les effets du confinement sur notre environnement, et notamment les bienfaits engendrés auprès de Dame Nature »

Warren Barguil : « Un bon week-end”

Warren Barguil 2e de la Drome Classic
Photos Bettini

Warren Barguil a pris la deuxième de la Drôme Classic, le Champion de France conclu un beau week-end avant Paris-Nice la semaine prochaine.

 

Warren Barguil, 2e de la Drôme Classic:

« 2e c’est bien, mais j’aurais dû peut-être croire davantage en moi dans la dernière bosse, attaquer mes adversaires, après je pense que nous étions tous à bout. Je pensais pouvoir attaquer aux trois cents mètres mais c’est arrivé vite, Simon Clarke va très vite, et je tombe sur plus fort au sprint. Le week-end est bon, avec une quatrième place hier, une deuxième aujourd’hui. Il y a eu du marquage sur cette épreuve. Il y avait trois beaux coureurs devant, et le final a été tactique. Je suis content des sensations qui arrivent de manière crescend. Je suis un grimpeur qui apprécie les cols, mais aussi les courses d’un jour qui sont toujours palpitantes avec du suspense et des mouvements offensifs, le cyclisme que j’aime pratiquer »

Laurent Pichon, 11e :

« J’ai été saisi par le froid hier qui fut une journée terrible, d’un coup avec cette pluie qui est tombée sans discontinuée, cela m’a lâché d’un coup. Mais je savais que j’étais bien, je suis descendu dans le Sud de la France cette semaine afin d’effectuer un stage perso, et ma onzième place aujourd’hui démontre que la condition est là, ce qui est bon signe en prévision des courses à venir »

Franck Bonnamour, échappé durant une grande partie de la course :

« Cela a été une bonne journée passée à l’avant en échappée, nous nous sommes bien organisés, et nous avons vraiment bien géré nos efforts à trois. J’espérais pour ma part que d’autres concurrents viennent étoffer cette échappée, mais cela ne fut pas le cas. Cela a été une belle journée devant, à faire de bons efforts ».

Yvon Ledanois, directeur-sportif de l’équipe Arkéa-Samsic:

« Warren Barguil a démontré qu’il avait la condition avant Paris-Nice, son week-end entre Ardèche et Drôme a été marqué du sceau à la fois de la régularité et de la performance, avec une quatrième place, hier, et une deuxième aujourd’hui. Nos leaders réalisent de très belles performances mais c’est toute l’équipe qui est dans un dynamique de performance, avec Laurent Pichon (11e), Romain Hardy (12e) et Maxime Bouet (19e), sans oublier Alan Riou et Nacer Bouhanni qui a réalisé une belle prestation sur une épreuve proposant beaucoup de dénivelé pour un sprinter»

 

Arkéa Samsic

Warren Barguil: “L’équipe a fait encore un superbe travail”

Warren Barguil 4e de la Faun Ardéche Classic
Photo Bettini

Le Champion de France Warren Barguil a pris la 4e place de la Faun Classic Ardèche courue dans des conditions météorologiques dantesques du début à la fin.

 

Warren Barguil, 4e de la Faun Classic Ardèche

« À l’occasion d’une descente, une cassure s’est produite. Nous étions 4, et nous avons roulé à bloc. Je ne sais pas si c’était le meilleur des choix mais avec la météo (pluie, vent et froid) tout le monde était à la rupture, et nous savions que seule la deuxième place était en jeu, car pour la première place c’était fichu.

J’ai coincé avec Nibali dans la longue ascension mais je l’avais repérée la veille je savais que c’était long ensuite j’ai pris mon rythme pour pouvoir accrocher, le groupe derrière. Je ne peux accrocher le podium dans la dernière ascension malheureusement, en laissant partir deux concurrents.

L’équipe Arkéa-Samsic a effectué un super boulot encore aujourd’hui, nous sommes dans une bonne dynamique, et il faut que ça continue ainsi »

 

 

Yvon Ledanois, directeur-sportif de l’équipe Arkéa-Samsic

« Cela a été à la fois une belle et difficile journée sur les routes Ardéchoises, avec une météo dantesque : vent, froid et pluie. Mes coureurs ont encore répondu présent au niveau des attentes placées en eux, avec Warren Barguil qui prend une belle 4e place à Guilherand-Granges, Dayer Quintana 15e et Maxime Bouet 24e. Je n’oublie pas non plus les autres coureurs engagés de l’équipe Arkéa-Samsic sur cette édition 2020 de l’Ardèche Classic qui ont effectué un gros travail en faveur de l’équipe que ce soit Anthony Delaplace, Romain Le Roux ou encore Laurent Pichon et Lukasz Owsian ».

 

Arkéa-Samsic

Warren Barguil : « Envie de remettre un dossard »

Warren Barguil

Le champion de France, Warren Barguil disputera sa première course de la saison 2020 à l’occasion du Tour de Provence, aux côtés de Nairo Quintana. Ils seront accompagnés de  Nacer Bouhanni, sprinter de l’équipe Arkéa-Samsic.

 

Arkéa Samsic : Dans quelles dispositions abordez-vous ce Tour de Provence, Warren ?

Warren Barguil : « Mon hiver a été studieux comme les années précédentes. J’ai effectué les deux stages de l’équipe Arkéa-Samsic à Calpe, et en décembre et en janvier. Je me suis entraîné de manière semblable à l’inter-saison précédente, avec peut-être un peu plus de kilomètres mais sans forcément faire plus d’intensité. Je souhaite que la forme arrive progressivement. Je me sens bien, j’ai envie de remettre un dossard, et pouvoir répondre comme chaque année à 100% sur les objectifs que je vais me fixer. La compétition commençait à me manquer, surtout que j’ai vu tous mes coéquipiers recommencer à courir. L’équipe est dans une bonne dynamique, avec déjà une victoire obtenue par Nacer sur les routes du Saudi Tour ».

Arkéa-Samsic : Quels seront vos objectifs à venir ?

Warren Barguil : « Je veux gagner avec le maillot de Champion de France. Je ne suis pas passé très loin d’y parvenir en 2019. Je veux vraiment connaître ce sentiment dans les semaines qui viennent. On sait de toute manière chez Arkéa-Samsic que toutes les courses que nous allons disputer seront importantes pour l’équipe et pour nous, coureurs. »

Arkéa-Samsic : Sur ce Tour de la Provence, vous allez vous partager les responsabilités avec Nairo Quintana ?

Warren Barguil : « Oui. Nairo a déjà couru en Colombie, il a disputé son championnat national, et sa deuxième place obtenue sur le chrono démontre qu’il est déjà en bonne condition. Moi, comme je l’ai dit, ce sera ma reprise, et le but se sera de trouver Nairo et moi nos automatismes en course afin nous bénéficions chacun des qualités de l’autre, et que notre association nous donne des atouts supplémentaires face à nos adversaires ».

 

Warren Barguil: “Ce Tour 2020 me fait envie”

Warren Barguil

« Quel bonheur de savoir à cette période de la saison que nous sommes pris pour le Tour 2020, merci ASO pour la confiance accordée à mon équipe Arkéa-Samsic.

Ce Tour de France 2020  est favorable aux grimpeurs avec une belle traversée dans les Pyrénées avec Loudenvielle et Pau, puis dans les Alpes avec l’inédit col de la Loze, le Grand Colombier et  ce chrono sur la planche de Belles Filles, la veille de l’arrivée à Paris. Un col que je connais bien et une ascension qui me plait. Un Tour qui fait d’ores et déjà envie »

Warren Barguil : “un parcours qui m’inspire énormément”

Emmanuel Hubert, manager général : « La part belle est faite aux grimpeurs, ce qui n’est pas pour nous déplaire une fois de plus. Le Tour 2019 a offert un suspense extraordinaire, je souhaite que l’an prochain Arkéa-Samsic soit l’un des acteurs majeurs qui concourent à l’écriture de ce suspense renouvelé. Ce sera notre objectif si nous sommes sélectionnés pour prendre le départ du Tour 2020, le 27 juin, de Nice, avec Nairo et Warren. »

Warren Barguil : « C’est un parcours qui me plaît, même si le tracé ne passe pas en Bretagne. Il va falloir être fort d’entrée de jeu et la première semaine sera déjà « musclée ». C’est un parcours qui m’inspire énormément en tant que grimpeur. Je connais bien les routes dès le départ car j’ai habité sur Nice, et je reviens souvent dans la région pour y effectuer des stages. Quand j’ai découvert le tracé du Tour de France 2020 cela a de suite suscité de l’envie en moi. J’aime le Tour.  J’espère que nous serons de la fête l’année prochaine avec Arkéa-Samsic.»

 

Le parcours du Tour de France 2020

Une bonne rentrée pour Warren Barguil

Warren Barguil a très bien entamé sa campagne italienne en prenant la sixième place de la Coppa Agostoni. Dans un final de costaud, le champion de France a pris place dans un groupe de onze coureurs dont se sont extraits Lutsenko (Astana) et Riabushenko (UAE-Team Emirates) qui l’a emporté. Le leader de l’équipe Arkéa-Samsic sait qu’il a de très belles choses à faire dans les prochaines courses.

Warren Barguil : « Je suis un peu déçu quand même. C’était une course difficile et on a réussi à durcir la course avec l’équipe Astana. Romain Le Roux était encore avec moi dans la dernière longue ascension et ça a cassé à ce moment-là. Nous étions onze et dans le « raidard » de Sirtori et Giovanni Visconti (Neri-Sottoli) a attaqué. Nous étions cinq en haut mais il a laissé une petite cassure derrière Alexey Lutsenko qui est parti avec Aleksandr Riabushenko (UAE Emirates). Ensuite, dans le groupe où j’étais, l’entente était très mauvaise car Masnada (Androni-Sidermec) ne passait pas un relais et c’est vraiment dommage. J’ai roulé avec Giovanni Visconti  pour revenir sur le duo de tête car je fais des courses pour gagner, pas pour assurer une place de sixième ou dixième. C’est vraiment dommage de laisser passer une occasion comme celle-ci. Je tiens à remercier mes collègues pour le super travail ! »

Sébastien Hinault : « C’était vraiment une course de haut niveau et Warren sait qu’il peut faire mieux. Tout s’est joué comme prévu dans le dernier tour de circuit. C’est monté très vite dans les deux dernières côtes. Le groupe de onze coureurs a fait le break dans l’ascension de Colle Brianza tandis que Lutsenko et Riabushenko se sont isolés au sommet de Sirtori en prenant rapidement une avance de vingt secondes. Nous étions loin de l’arrivée mais derrière ça s’est regardé et ça n’a jamais roulé à bloc. Même scénario quand Cherkasov (Gazprom-RusVelo) a attaqué à dix kilomètres de l’arrivée pour aller chercher la troisième place. Warren finit sixième et regrette que ça ne se soit pas entendu. Masnada (Androni-Sidermec) n’a jamais roulé et Ciccone (Trek-Segafredo) a attendu vingt kilomètres pour le faire. Avant que la sélection se fasse, Brice Feillu avait roulé pour durcir la course et d’ailleurs il prendra dans la Coppa Bernocchi la place de Maxime Bouet contraint à l’abandon rapidement. Romain Le Roux est resté très longtemps auprès de son leader tandis que notre stagiaire Aurélien Doleatto n’était pas mal du tout. »

Warren Barguil s’empare du maillot jaune

L’ascension de Storheia Summit a tenu ses promesses. Après un bon travail collectif de l’équipe Arkéa-Samsic, Warren Barguil a provoqué la décision dans un face à face tendu avec Lutsenko (Astana) qu’il a fini par faire craquer à 400 mètres de l’arrivée. Le champion de France a pris la deuxième place de l’étape derrière le local Eiking (Wanty-Groupe Gobert) mais s’est emparé du maillot jaune à la veille de la dernière étape. Il possède 3 secondes d’avance sur Lutsenko et 15 sur le Letton Neilands.

Warren Barguil : “Je tiens à souligner que toute l’équipe a fait du bon boulot pour me placer. Kévin Ledanois a accéléré comme prévu dans le bas de la côte. Je n’étais pas dans sa roue, c’est dommage que personne ne l’ai prise car je voulais que ça monte très vite pour créer le plus d’écart possible. J’avais mis une pièce sur Eiking, ce n’est pas une surprise qu’il gagne. Je savais qu’il était motivé à domicile. Je savais qu’il était en forme ! Quand il a accéléré, j’ai attendu que Lutsenko y aille. Je n’ai pas pu boucher l’écart. C’est frustrant de ne pas l’avoir suivi, j’ai laissé une belle occasion de m’imposer avec mon beau maillot tricolore.

Je suis content de prendre la tête du général, mais je n’ai que trois secondes d’avance sur Lutsenko. Demain ce sera une grosse bagarre ! Il y a beaucoup de coureurs capables de gagner. Concernant  Lutsenko, avec une bonification sur un sprint il peut revenir dans le même temps que moi, c’est très serré. Demain, il va falloir défendre ce maillot de leader, j’ai confiance en mes équipiers et je suis super motivé ! ”

Franck Renimel : “C’est mission accomplie même si Warren est un peu déçu de ne pas avoir gagné l’étape, un peu surpris par Eiking qui a profité de son marquage avec Lutsenko. Le Kazakh avait quelques secondes d’avance au classement général et c’est lui qu’il fallait pointer. L’étape s’est déroulée comme on le souhaitait avec une échappée non dangereuse. Maxime Bouet et Kevin Ledanois ont bien placé Warren au pied de l’ascension finale tandis que leurs équipiers ont travaillé toute la journée. Prendre le maillot jaune est une belle chose mais on ne crie surtout pas victoire. Demain, le circuit final à Narvik n’est pas facile, des bonifications seront distribuées et il peut donc se passer pas mal de chose. Il faudra être très vigilant mais les coureurs d’Arkéa-Samsic ont été irréprochables aujourd’hui et ils le seront demain. Il y a une très bonne ambiance, les gars sont soudés autour de leur leader. Dans la montée finale, ils n’arrêtaient pas de l’encourager via les oreillettes !”

Kevin Ledanois : “Quand on a commencé la dernière boucle, il fallait placer Warren car les routes étaient étroites. J’ai fait ce qu’on s’était dit au briefing ! Ce matin Warren m’avait demandé de le placer avant d’entamer la petite route à sept kilomètres de l’arrivée. Ensuite il m’avait demandé de monter à bloc la première partie des trois derniers kilomètres, il ne fallait pas rester dans un ‘’faux train’’ et essayer de faire en sorte que tout le monde soit déjà à fond. Au pied je ne me suis donc pas trop posé de question et j’ai roulé devant, presque au sprint. Demain il y a un maillot à défendre, c’est serré, mais on va tout faire pour le conserver.”

 

La belle étape de Warren Barguil et Franck Bonnamour

L’équipe Arkéa-Samsic a parfaitement négocié son entame de l’Arctic Race of Norway dont la première étape a été gagnée par Matthieu Van der Poel  (Corendon-Circus). Le champion néerlandais a réglé au sprint un groupe de 25 coureurs dont faisaient partie le champion de France Warren Barguil, très actif dans le final, et son équipier Franck Bonnamour.

 

Warren Barguil : “C’est une bonne reprise en Norvège avec le même scénario que l’année dernière. L’échappée a eu du mal à se dessiner et quand elle est partie c’était avec plus de 30 coureurs. J’ai réussi à y aller et Francky a été au top ! Il a sauté sur tout ce qui bougeait en début de course et il était avec moi toute la journée, il m’a vraiment aidé ! Ce n’était pas facile à gérer car il y eu beaucoup d’attaques et je ne voulais pas perdre de temps aujourd’hui. J’ai fait un gros effort pour rentrer sur le groupe de quatre attaquants dont Lutsenko à vingt kilomètres de l’arrivée. A huit kilomètres je suis sorti avec Cummings mais c’est revenu…J’ai dit à Francky de faire son sprint. L’essentiel, c’est que je n’ai pas perdu de temps et que je n’en perde pas d’ici samedi ! ”

Franck Bonnamour : “Quand le bon groupe est parti, on était placé avec Warren et on a appuyé les relais à l’avant pour que l’écart se creuse !
Derrière ils étaient moins que nous pour se relayer. Notre objectif était de ne laisser aucun coureur dangereux pour le général partir à l’avant, c’est pour ça qu’on a été chercher Lutsenko. Warren a attaqué dans le final et moi je contrôlais mais devant ça ne s’est pas entendu…finalement tout le monde est revenu. Warren m’a dit d’aller jouer le sprint pour ne pas prendre de risque car ça frottait mais j’avais déjà fait beaucoup d’efforts. On a tenté aujourd’hui, on était dans le bon groupe, on ne perd pas de temps au général avec Warren. J’aime courir ici, il ne fait pas trop chaud, je me sens bien !”

Franck Renimel : “Nous sommes tous satisfaits. Warren et Franck ont pris place dans l’échappée qu’il ne fallait pas manquer, forte de 25 coureurs et comprenant plusieurs des prétendants au classement général. Pour la victoire d’étape, c’était compliqué de jouer avec Van der Poel qui vient d’enchainer des victoires en Coupe du Monde de VTT mais Warren a essayé de jouer un coup à moins de dix kilomètres de l’arrivée en compagnie de Cummings (Dimension Data). Le peloton a fini loin et ce soir, 25 coureurs peuvent encore disputer le général mais ils ne seront pas 25 à passer la côte de samedi ! Cette échappée est sortie au bout d’une heure. Jusque-là, ça avait roulé très très vite, à 50 kilomètres/heure de moyenne sur une route où il y avait beaucoup de virages. Il fallait rester placé ou bien c’était prendre le risque d’une cassure. C’est exactement ce qu’il s’est passé. Warren a de bonnes jambes et Franck confirme sa bonne condition. En début de course, en pleine bagarre, il a subi une avarie technique et a dû changer de vélo. Il est reparti assez loin mais a réussi à reprendre sa place dans le peloton et à bien se replacer près de son leader. Le coup est parti à ce moment-là  et pour finir Franck signe un top 10 ! Ce soir on est là où il fallait être.”

Warren Barguil : “Le Top 10 une belle récompense pour moi et Arkea Samsic “

L’étape du jour dans le Tour de France était particulière. En raison des violents orages de la veille, les organisateurs ont été contraints de modifier le parcours, effaçant le Cormet de Roselend et le col de Longefoy pour proposer la montée sèche de Val Thorens. Warren Barguil, longtemps assisté par Elie Gesbert, s’est battu pour décrocher le Top 10 et atteindre avec brio son objectif.

Warren Barguil : « C’était une journée particulière, je m’attendais à un scénario different, avec une peloton groupé au pied de la difficulté. On avait Maxime Bouet à l’avant, c’était important d’y avoir mis quelqu’un. Flo Vachon m’a parfaitement placé au pied de Val Thorens, il frotte très bien, il m’a bien épaulé sur l’ensemble du Tour pour aborder au mieux les difficultés. Ensuite, j’ai eu Elie avec moi, c’est important d’avoir du soutien. On a repris Max, il m’a passé un bidon et a bouché un trou, c’est un travail qu’on ne voit pas forcément mais c’est ce qui fait la différence. J’ai attaqué à cinq kilomètres de l’arrivée, je ne voulais pas avoir de regret. À ce moment-là, je ne pensais pas à l’étape ou au général mais juste à creuser sur le groupe. C’était une montée roulante pas forcément ce que j’affectionne, mais je n’avais rien à perdre. Ensuite, j’ai accusé un peu le coup, je me suis accroché pour finir le moins loin possible, j’avais mal aux jambes. Finalement, je suis à 29 secondes de Bernal. Je suis content d’accrocher le Top 10 du Tour de France, pour l’équipe et pour moi c’est un très bon résultat. Ma formation m’a fait confiance, j’ai beaucoup travaillé et je retrouve mon meilleur niveau. Un top 10 sur la plus grande course du monde, c’est quelque chose de bien et c’est de la confiance pour la suite. J’affectionne les courses de 3 semaines, je suis quelqu’un d’endurant et tenace, je crois que c’est ma force sur le Tour et en troisième semaine. On n’atteint pas notre objectif initiale, d’une victoire d’étape avec moi, mais le Top 10 est un gage de régularité et ce n’est pas fini, il reste demain sur les Champs-Elysées.”

Elie Gesbert : « La dernière ascension du Tour était très longue et le peloton n’a pas laissé beaucoup de champ à l‘échappée à laquelle a pris part Maxime Bouet. Dans Val Thorens, l’équipe Jumbo-Visma a imposé un rythme très élevé. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour accompagner Warren. C’était une étape courte et  très intense. On savait que ce serait une course de côte mais je me débrouille mieux dans cet exercice que dans une étape de haute montagne, ça me convient mieux. Mentalement, nous n’avons rien lâché. Warren obtient un top 10 final mais je regrette pour lui que l’étape de vendredi ait été raccourcie parce qu’il était parti pour faire encore mieux au classement général. Pour ma part, je fais un bon Tour de France même si j’aurais espéré mieux sur le plan individuel et notamment dans l’étape de Gap. »

Yvon Ledanois : « Je boirai le champagne dimanche soir. Pour nous c’est mission accomplie, au départ de Bruxelles nous avions pour objectif une victoire d’étape ou un bon classement général. Le Top 10 est un bon résultat et il est très important pour Warren Barguil après une année compliquée, il a pu confirmer que son magnifique Tour 2017 n’était pas dû au hasard. On n’a pas gagné une étape en montagne mais on a été acteur dans les étapes difficiles. On peut mieux faire, c’est sûr, mais l’autre point positif est que les gars finissent bien le Tour. D’ailleurs André Greipel est super motivé pour l’étape de dimanche. Elie Gesbert a vraiment bien fini le Tour, il aime bien ces montées sèches comme celle de Val Thorens. Aujourd’hui, il a été un réconfort pour son leader. D’un point de vue général, du travail et de l’implication de tous, l’équipe Arkéa-Samic a fait un super Tour. Maintenant, il nous faut un bon résultat d’André demain et alors on boira avec grand plaisir un verre tous ensemble. Dimanche, les coureurs prendront l’avion à 13 heures en direction de Paris, pour tout le staff il se fera en voiture en deux fois.»

Warren Barguil à quelques secondes du top 10

Le Tour de France a connu une journée très particulière puisque la course a été arrêtée au sommet de l’Iseran en raison de la route devenue impraticable dans la localité de Val d’Isère à la suite d’un violent orage. Warren Barguil était alors en troisième position, dépassé depuis quelques instants par le Colombien Bernal (Team Ineos) qui endosse le maillot jaune et Simon Yates (Mitchelton-Scott). Les temps ont été pris au sommet du col et Warren occupe la onzième place du classement général.

Dans quel état d’esprit étais-tu au départ ce matin ? 
Warren Barguil : Il y avait beaucoup de frustration suite à l’étape d’hier. J’ai vu l’échappée aller au bout et Quintana se replacer au général et moi je n’étais pas dedans. Ce matin, je voulais vraiment être à l’avant. On a bien manoeuvré, mes équipiers ont fait un super travail, je n’avais pas mis un coup de pédale avant que ça parte dans la côte de Saint-André. Dans la première difficulté, j’ai fait le forcing, certains m’ont dit que j’ai été trop généreux dans l’effort, mais c’est comme ça que je conçois le vélo. En deuxième semaine, j’ai suivi les meilleurs même si je me suis fait plaisir dans le Tourmalet. Aujourd’hui, j’ai été offensif et je voulais jouer le coup à fond.

Peux-tu nous raconter cette montée de l’Iseran ?
Warren Barguil : Elie a fait un énorme travail avant l’Iseran, je l’en remercie, il s’est sacrifié. Ensuite, j’ai longtemps hésité à attaquer, quand j’ai entendu que Geraint Thomas y allait dans le groupe maillot jaune, je me suis dit qu’il fallait en mettre une. Je suis repris à 1,5 km du sommet par Bernal et ensuite tout est allé vite. Dans les 500 derniers mètres, j’ai pris le temps de prendre un journal et un bidon pour faire une belle descente et dans l’oreillette je commençais à avoir les premières indications que la course allait être arrêtée. À ce moment-là on ne sait pas trop quoi faire, on ralentit mais on voit d’autres coureurs faire la descente. Il y avait un peu de frustration car j’ai passé l’Iseran avec les cinq meilleurs du Tour, mais quand je suis monté dans la voiture de mon manager et que j’ai vu les images, je me suis dit que c’était la bonne décision.

Quel bilan fais-tu de cette étape ?
Warren Barguil : D’un côté je fais une belle étape mais je pense que ça aurait pu être encore mieux car j’avais distancé Valverde, Porte, Quintana. J’étais dans une bonne journée mais le résultat au classement général n’est pas au bout. C’est le sport, j’aurais aussi pu tomber dans la descente si la course avait été maintenue. Je regarde le positif et aujourd’hui je me suis fait énormément plaisir : attaquer, passer l’Iseran dans les premières position, être dans la roue de Bernal.

T’attendais-tu à avoir un aussi bon niveau en montagne sur ce Tour de France ?
Warren Barguil : Je me prouve à moi-même que 2017 ce n’était pas un hold up. Ça me fait vraiment plaisir de retrouver mon niveau, je ne pensais pas que c’était possible et aujourd’hui je sais que je peux encore l’améliorer. J’ai été blessé, je n’avais pas beaucoup de repères mais je me suis bien entrainé. Je savais ce que j’avais à faire et les gens autour de moi ont su me motiver.

Et demain ?
Warren Barguil : J’ai encore une journée à faire à bloc, je vais tout donner

Warren Barguil reste en course pour un Top 10

Naïro Quintana (Movistar) a gagné en solitaire la première étape des Alpes marquée par l’échappée d’Amaël Moinard et le Colombien en a profité pour s‘installer dans le Top 10 du Tour de France. Douzième du classement général, Warren Barguil a reconnu ne pas être dans une grande journée mais il est toujours au contact des meilleurs et reste en course pour atteindre son objectif.

Yvon Ledanois – directeur sportif : « La course des costauds a commencé quand Bernal (Team Ineos) a attaqué à 3 kilomètres du sommet. Jusque-là, le peloton maillot jaune a roulé tempo mais ça a été très rapide depuis le départ. Trente-quatre coureurs se sont échappés dont Amaël Moinard. C’était important qu’il soit là. Il a tout donné pour passer les cols de Vars et d’Izoard à l’avant et il a ravitaillé Warren Barguil à la sortie de Briançon. Warren n’était pas dans un super jour et dans ces conditions, c’est bien qu’il se soit accroché et qu’il finisse au contact des meilleurs. Désormais il va y avoir deux courses, celle pour gagner le Tour et celle du Top 10 dont l’équipe Arkéa-Samsic fait partie. Le jour où il sera super bien, Warren devra courir juste. Demain et après-demain, ce sera violent. De la part d’Ineos avec Bernal et Thomas qui peuvent déstabiliser Alaphilippe. En direction de Tignes, ce sera très difficile et très tôt avec une approche du col de l’Iseran qui va peser dans les jambes.»

Warren Barguil (12e du CG) : « J’étais bien dans l’Izoard, je n’étais pas super dans le Galibier. Il ne me manque pas grand chose pour basculer avec les meilleurs mais je savais que ce serait difficile de revenir dans la descente. J’ai fait une bonne descente mais je suis resté prudent. J’ai vu George Bennett tomber devant moi.  J’ai un bon niveau, j’étais un peu moins bien aujourd’hui, j’espère que c’était ma mauvaise journée du Tour. »

Amael Moinard : «  Prendre l’échappée fut une première grosse bataille. Ça a mis du temps à sortir, on y est allé à tour de rôle. Le bon coup est parti vite et en costaud, c’était un bon point pour moi d’être dedans. Je me suis accroché dans l’Izoard et j’ai été repris à Briançon par le groupe de Warren. J’étais à bloc mais je l’ai abrité du vent jusqu’au pied du Lautaret, je lui ai donné un dernier bidon et je me suis écarté. J’ai pris mon temps pour la dernière difficulté, mais ce n’est pas pour ça que j’ai profité du paysage. J’étais bien occupé, je me concentrais pour me faire le moins mal possible. Dans les deux prochains jours, je pense qu’il n’y aura pas beaucoup de surprises et que ça sera une explication entre les meilleurs. Pour nous, il faudra prendre un coup d’avance, pour être avec Warren à l’amorce de la dernière difficulté. »

Elie Gesbert et Warren Barguil ont fait la course en tête

L’équipe Arkéa-Samsic a été omniprésente tout au long de la quatorzième étape du Tour de France. Elie Gesbert, désigné le plus combattif du jour, a été échappé toute la journée et a vécu un très grand moment en abordant, seul, l’ascension du Tourmalet. Repris à 10 kilomètres de l’arrivée, il a vu son leader Warren Barguil attaquer dans le final avant de prendre une très belle neuvième place lui permettant de se rapprocher à grand pas du Top 10 au classement général.

Yvon Ledanois : « J’ai passé une bonne journée, le bilan est positif. Aujourd’hui, on n’a pas montré le maillot, on a fait la course en prenant nos responsabilités. Elie Gesbert sort la tête de l’eau, il a été au bagne pendant deux semaines et il en était malheureux mais il s’est rassuré dans le contre la montre. Je pense que ça l’a débloqué psychologiquement. Il était échappé tout seul dans le Tourmalet, ça procure beaucoup de belles choses pour lui. Pour Warren, c’était important aussi de savoir Elie devant en étant soutenu jusqu’au pied du Tourmalet par Amaël Moinard. Quand Warren a attaqué, tout le monde était à bloc, il a eu raison de le faire. Au vu de l’écart à l’arrivée, en prenant un peu plus de temps, 40 secondes, il aurait pu jouer un coup mais il n’est pas très loin du Warren Barguil de 2017. La dernière semaine va être bonne pour lui quand d’autres vont décliner. C’est bien qu’il ait bougé aujourd’hui, s’il ne bouge pas il finit peut être cinquième et à vingt secondes mais il sait maintenant qu’il a de super jambes. Ce soir, au classement général, il est treizième, pas loin du Top 10 mais qu’il reste concentré sur notre objectif de gagner une étape, le général viendra avec. »

Warren Barguil : “Dans le Tourmalet, il restait seulement Wout Poels (Team Ineos) pour faire le tempo. J’ai peut-être attaqué un peu tôt. Je me suis dit que c’était un faux tempo et que c’était bon pour moi, mais en fait non (il rigole). Après, c’est une belle étape, je finis neuvième. C’est bien pour Thibaut Pinot, on s‘est dit en cours de route qu’il devait aller la chercher… J’ai l’habitude de venir ici, dans le Tourmalet et c’est bien que je sois dans le final, je suis content de moi. Après un an et demi de galère, ça fait du bien. Je me sens au même niveau qu’en 2017 mais le niveau de ce Tour est plus élevé.”

Elie Gesbert : “J’avais très envie de tenter l’échappée aujourd’hui. Je suis sorti une première fois avec Nibali et Sagan, mais je ne me suis pas enflammé et j’ai attendu qu’un gros groupe ressorte. 17 coureurs à l’avant, ça commençait à être interessant, mais l’équipe Groupama-FDJ a très vite contrôlé. Ils ne nous ont jamais laissés plus de 3 minutes. Le premier col est arrivé assez vite, on s’est retrouvé à trois devant avec Wellens et Nibali, ils voulaient surtout se disputer les points du grimpeur. On est repris par les poursuivants au pied du Tourmalet. Sicard a porté une première attaque, je suis sorti derrière, je l’ai rattrapé et je suis parti seul. Pendant 5 kilomètres, j’ai profité de la foule et des encouragements, c’était incroyable et ça fait un bien fou au moral. À un moment, j’ai réalisé : « Je suis sur la Tour de France, dans une montée finale comme le Tourmalet et je suis seul en tête ». L’écart était faible au pied mais il faut toujours y croire sinon il ne faut pas prendre le départ. Depuis le début du Tour, je me fais un peu taper dessus, aujourd’hui j’ai retrouvé de bonnes sensations, c’est un vrai plaisir. “

Warren Barguil : “J’ai relevé mon niveau” – TDF étape 15

Warren Barguil a de nouveau répondu présent dans la quinzième étape gagnée par Simon Yates (Mitchelton-Scott) et il poursuit sa remontée au classement général du Tour de France. Après une étape très rapide et marquée par l’échappée d’Amaël Moinard et Maxime Bouet, le champion de France est douzième du classement général. Place désormais à la journée de repos à Nîmes d’où le leader de l’équipe Arkéa-Samsic pourra apercevoir les sommets des Alpes.

Warren Barguil : « C’était encore une belle journée mais c’était dur. Je n’ai pas voulu m’exploser les jambes au pied de la montée finale, Romain Bardet (ag2r-La Mondiale) m’a aidé à revenir sur Fuglsang (Astana) et je l’en remercie et je finis comme hier avec le Danois. On est du même niveau. J’aime bien les longues ascensions, moins ce type de montée courte mais ça va, je suis content. J’ai relevé mon niveau. Maintenant, j’attends les Alpes après une journée de repos bien méritée. »

Yvon Ledanois :« C’était encore une journée de fou, ça a roulé à bloc depuis le départ et ça n’a pas débranché ! Je peux dire que la journée de repos arrive à point nommé pour beaucoup de coureurs, en sachant qu’on va passer de la fraîcheur dans cette étape ariégeoise à la canicule, aux 35 degrés annoncés dans les Alpes. Les organismes fatigués vont le payer, il y aura encore des surprises. Amaël Moinard et Maxime Bouet ont fait du bon travail mais dans ce groupe échappé, il y avait 11 coureurs du Top 30. Il y avait une grosse qualité en tête de course et les attaquants n’ont jamais eu une grosse avance. Il n’y a pas eu un seul moment de répit. Le Pors de Lers a usé, le Mur de Péguère a fait la différence. De toute façon, on se doutait que ce serait hyper compliqué pour Amaël et Maxime. Dans la montée finale, Warren s’écarte parmi les premiers du groupe des favoris mais il a bien géré son effort et a monté à son  rythme. Il finit tout près du maillot jaune et devant un coureur comme Uran (Education First-Drapac). Notre leader a fait une montée propre. A part Pinot qui fait une super ascension, tout le monde était à l’arrache. Ce soir, Warren est 12e au général, il gagne une place mais je pense qu’il va y avoir des surprises. Les cols des alpes et la chaleur vont lui convenir, je n’ai pas une boule de cristal mais j’ai confiance en lui pour signer un Top 10 à Paris. Avant cela, il y a le repos et ça va faire du bien ! »

Amael Moinard : « On n’a pas débranché de la journée, c’était une étape très difficile. J’aurais préféré que l’échappée se forme avant la première difficulté, mais au lieu de ça on a roulé à bloc. J’ai réussi à intégrer l’échappée, mais j’ai dépensé énormément d’énergie pour la prendre. Quand j’ai vu la composition du groupe de tête, je ne me faisais pas d’illusion. Mon objectif était de passer le mur de Péguère pour donner un coup de main à Warren avant la dernière montée. J’ai crevé à 4 kilomètres du Port de Lers, je suis rentré quand ça a commencé à s’attaquer au pied du col. J’ai senti que les forces commençaient à me manquer. Je suis content d’avoir fait un tour à l’avant de la course, mais ce n’était pas l’idéal, je suis passé d’échappé à gruppetto sans pouvoir véritablement aider Warren. Demain, on va bien récupérer mais j’ai déjà hâte d’être dans les Alpes, et de voir ce qu’on peut faire autour de Warren. Pour le moment le Tour a été très éprouvant physiquement, mais on a bien couru. On a tous été acteurs, on est allé de l’avant, et dans les moments clés on était autour de Warren. Pour l’instant, c’est une très bonne gestion de la course.”

Elie Gesbert et Warren Barguil ont fait la course en tête

L’équipe Arkéa-Samsic a été omniprésente tout au long de la quatorzième étape du Tour de France. Elie Gesbert, désigné le plus combattif du jour, a été échappé toute la journée et a vécu un très grand moment en abordant, seul, l’ascension du Tourmalet. Repris à 10 kilomètres de l’arrivée, il a vu son leader Warren Barguil attaquer dans le final avant de prendre une très belle neuvième place lui permettant de se rapprocher à grand pas du Top 10 au classement général.

Yvon Ledanois : « J’ai passé une bonne journée, le bilan est positif. Aujourd’hui, on n’a pas montré le maillot, on a fait la course en prenant nos responsabilités. Elie Gesbert sort la tête de l’eau, il a été au bagne pendant deux semaines et il en était malheureux mais il s’est rassuré dans le contre la montre. Je pense que ça l’a débloqué psychologiquement. Il était échappé tout seul dans le Tourmalet, ça procure beaucoup de belles choses pour lui. Pour Warren, c’était important aussi de savoir Elie devant en étant soutenu jusqu’au pied du Tourmalet par Amaël Moinard. Quand Warren a attaqué, tout le monde était à bloc, il a eu raison de le faire. Au vu de l’écart à l’arrivée, en prenant un peu plus de temps, 40 secondes, il aurait pu jouer un coup mais il n’est pas très loin du Warren Barguil de 2017. La dernière semaine va être bonne pour lui quand d’autres vont décliner. C’est bien qu’il ait bougé aujourd’hui, s’il ne bouge pas il finit peut être cinquième et à vingt secondes mais il sait maintenant qu’il a de super jambes. Ce soir, au classement général, il est treizième, pas loin du Top 10 mais qu’il reste concentré sur notre objectif de gagner une étape, le général viendra avec. »

Warren Barguil : “Dans le Tourmalet, il restait seulement Wout Poels (Team Ineos) pour faire le tempo. J’ai peut-être attaqué un peu tôt. Je me suis dit que c’était un faux tempo et que c’était bon pour moi, mais en fait non (il rigole). Après, c’est une belle étape, je finis neuvième. C’est bien pour Thibaut Pinot, on s‘est dit en cours de route qu’il devait aller la chercher… J’ai l’habitude de venir ici, dans le Tourmalet et c’est bien que je sois dans le final, je suis content de moi. Après un an et demi de galère, ça fait du bien. Je me sens au même niveau qu’en 2017 mais le niveau de ce Tour est plus élevé.”

Elie Gesbert : “J’avais très envie de tenter l’échappée aujourd’hui. Je suis sorti une première fois avec Nibali et Sagan, mais je ne me suis pas enflammé et j’ai attendu qu’un gros groupe ressorte. 17 coureurs à l’avant, ça commençait à être interessant, mais l’équipe Groupama-FDJ a très vite contrôlé. Ils ne nous ont jamais laissés plus de 3 minutes. Le premier col est arrivé assez vite, on s’est retrouvé à trois devant avec Wellens et Nibali, ils voulaient surtout se disputer les points du grimpeur. On est repris par les poursuivants au pied du Tourmalet. Sicard a porté une première attaque, je suis sorti derrière, je l’ai rattrapé et je suis parti seul. Pendant 5 kilomètres, j’ai profité de la foule et des encouragements, c’était incroyable et ça fait un bien fou au moral. À un moment, j’ai réalisé : « Je suis sur la Tour de France, dans une montée finale comme le Tourmalet et je suis seul en tête ». L’écart était faible au pied mais il faut toujours y croire sinon il ne faut pas prendre le départ. Depuis le début du Tour, je me fais un peu taper dessus, aujourd’hui j’ai retrouvé de bonnes sensations, c’est un vrai plaisir. “

Warren Barguil, un Top 10 sur le plat !

Warren Barguil a des fourmis dans les jambes. Après avoir profité du travail de ses équipiers le replaçant dans le peloton après une chute qui l’avait contraint à mettre pied à terre à 35 kilomètres de l’arrivée, le champion de France a accompagné les sprinteurs dans les rues de Toulouse pour s’offrir un surprenant Top 10. Pas de doute, le leader de l’équipe Arkéa-Samsic est en forme !

Warren Barguil : “À 35 kilomètres de l’arrivée ça tombe juste devant moi. J’arrive à m’arrêter, mais un coureur percute Anthony Delaplace qui me tombe un peu dessus… On est reparti le plus vite possible, mais quand le peloton roule à 45 km/h on prend rapidement du retard. Mes coéquipiers ont fait un super boulot pour me ramener dans le peloton, mais ils y ont laissé du jus en vue du sprint. Dans la dernière montée, j’ai dit à André Greipel de prendre ma roue, j’ai essayé de le placer du mieux possible, on était derrière les coureurs de Jumbo-Visma, mais il a été obligé de freiner dans le dernier virage. Dommage, je le sentais bien pour nous sortir un bon sprint. Moi je suis resté dans la file, je voulais rester concentré pour ne prendre aucun risque. Je ne suis pas allé frotter avec les sprinteurs. Il faut savoir rouler vite dans le vélo, travailler pour un sprinteur c’est quelque chose que j’aime faire. Demain, c’est un autre morceau, j’espère que j’aurai les mêmes jambes que la semaine dernière.”

André Greipel : «J’étais en bonne position, pas pour gagner, mais pour faire un bon sprint au moins. Mais j’ai été piégé par une chicane, j’ai dû freiner. Warren a fait du super job ! »

Yvon Ledanois, directeur sportif : « Hier, nos coureurs ont fait une petite sortie dans la matinée en compagnie de leur manager Emmanuel Hubert avant de bien se reposer. La remise en route n’a pas posé de problème… Aujourd’hui, la seule alerte a concerné Warren Barguil, gêné par la chute fatale à Terpstra (Total-Direct Energie). Il figurait dans un troisième peloton mais ses équipiers ont fait un très gros effort pour le replacer. Il signe un top 10 même si on n’attend pas ça de lui. Un grimpeur qui va faire le sprint, c’est qu’il marche ! Demain, on arrive sur son terrain. Une échappée va se développer dans les 120 premiers kilomètres durant lesquels les coureurs seront en prise. Ce serait bien qu’un de nos coureurs y figurent. Ensuite on va escalader le col de Peyresourde qui fera mal si l’ascension est rapide. La descente déposera les coureurs au pied de la Hourquette d’Ancizans qui est dure (10 km à 8% de moyenne). Au sommet, il restera 30 kilomètres pour atteindre Bagnères-de-Bigorre. »

Warren Barguil: ” C’est comme ça que je conçois le vélo” – TDF 6

Warren Barguil a attaqué dans la dernière ascension de la sixième étape du Tour de France menant à La Planche des Belles Filles. Longtemps soutenu par Elie Gesbert, le champion de France a contribué à durcir la course et s’est rassuré dans l’attente de terrains lui convenant mieux. Cette étape a également été marquée par la belle échappée d’André Greipel.

Warren Barguil : « Ce n’était pas la journée idéale… Au moment où je prends un bidon dans la deuxième ascension, un coureur tombe devant moi. Avec une seule main sur le guidon, je n’ai pas pu freiner. Je chute, sans gravité, mais je dois faire un premier effort avec mes équipiers pour revenir dans le peloton. Ensuite, j’ai un problème avec ma roue avant, Florian Vachon me donne la sienne et c’est reparti pour une chasse derrière le peloton. Les gars ont été au top. Kevin Ledanois et Anthony Delaplace m’ont vraiment bien placé au pied de l’avant-dernière difficulté. Ensuite, Elie Gesbert a fait un gros travail au pied de la dernière ascension. J’ai attaqué à 3,5 kilomètres de l’arrivée, j’ai peut-être été un peu trop euphorique mais je voulais me faire plaisir. C’est comme ça que je conçois le vélo. J’ai d’abord fait le boomerang mais ensuite j’ai réussi à garder un bon rythme. Dans les 500 derniers mètres j’ai vraiment tout donné. C’était une belle étape, ce soir je suis content d’avoir retrouver un bon niveau. »

André Greipel : « Aujourd’hui, ce n’était pas un terrain pour moi. Mais je préférais être devant et prendre de l’avance que de subir la journée. Finalement, j’ai pu faire la dernière ascension à mon rythme, sans trop souffrir.»

Yvon Ledanois – directeur sportif : « Warren Barguil a besoin d’attaquer. Dans cette dernière ascension, Valverde (Movistar) a longtemps roulé avant de s’écarter et personne n’a maintenu le rythme ensuite. Valverde est revenu pour assurer un faux train et Warren s’est dit qu’il pouvait y aller. Il a eu raison. Landa (Movistar) l’a vite repris et derrière le Team Ineos a vraiment accéléré et ça a fait mal. Il y a quelques leaders qui ont été mis en difficulté. Notre leader voulait se rassurer, même dans ce col qui ne lui convient pas trop, lui préfère les pentes bien plus longues. Sur le plan de l’équipe ce soir, il y a des satisfactions, tant en terme de comportement que de résultat. On peut toujours dire que ça peut être mieux mais ce n’est pas mal. Demain ce sera un sprint à Châlon-sur-Saone et pour les sprinteurs, il n’y aura plus 50 occasions. »