Thibault Guernalec, 4ème à Murcie

Echappé pendant toute la course, Thibault Guernalec s’est classé 4ème de la première étape du Tour de Murcie. Clément Russo quant à lui règle le sprint du peloton.

Les réactions :

Arnaud Gerard, directeur sportif : « C’était une journée satisfaisante car nos coureurs sont en forme et l’ont encore démontré. Thibault était dans la bonne échappée. L’équipe Gazprom-RusVelo a tenté de boucher l’écart avec le groupe de tête mais ils ont baissé les bras après le deuxième col, personne n’est venu les relayer car beaucoup d’équipes étaient représentées dans l’échappée : la course s’est donc jouée à l’avant. Thibault était protégé aujourd’hui et il termine quatrième. Il a tenu son rang, après les qualités de puncheur de Xandro Meurisse ont fait la différence. Mais gardons le positif, cette belle place de Thibault sur une étape en ligne. Les coureurs sont en bonne condition, Clément est venu régler le sprint du peloton dans cette arrivée difficile. C’est satisfaisant ! Demain on veut conserver cette place au général…voire mieux ! »

Thibault Guernalec, 4ème  : « Quand on a vu que les équipes World Tour essayaient de placer des coureurs dans l’échappée, on s’est dit que ça pouvait aller au bout. En apercevant des maillots tenter de sortir, je me suis dit qu’il fallait les accompagner. Dans tous les cas on voulait mettre un coureur à l’avant mais là, c’était une échappée solide. On pensait que l’équipe Movistar allait rouler pour Valverde par exemple, même en ayant un homme à l’avant, mais non. L’écart est monté à neuf minutes après 70 kilomètres. Nous avons bien collaboré et à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée j’ai tenté de sortir avec deux coureurs pour « casser » le groupe de dix, et essayer d’arriver en nombre réduit au pied de la bosse finale. Tout le monde essayait, mais c’était compliqué, nous sommes finalement arrivés à dix en bas. J’ai été un peu moins bien au pied de la bosse, bien mieux dans les deux cents derniers mètres. Je revenais sur le coureur de devant. L’arrivée était un peu trop « punchy » pour moi. Cela reste tout de même une belle journée, lorsqu’on tente sa chance en allant dans l’échappée et que celle-ci va au bout, la journée ne peut-être que belle .»

Etoile de Bessèges – Etape 5

L’étoile de Bessèges s’est terminé sur le traditionnel contre-la-montre de 10,8 km à Alès. Thibault Guernalec se classe 18e en 15’59’’. 

Arnaud Gérard : « Notre chrono est à l’image de notre étoile de Bessèges nous sommes présents mais nous ne concluons pas. Nous pouvions espérer un petit peu mieux avec Thibault même si son chrono reste très correct. Hier, il a fait une belle dernière montée mais je pense que ça lui est un peu resté dans les jambes aujourd’hui. Nous avons un bon niveau d’ensemble même si au départ on espérait mieux au classement général. On a eu des aléas avec la chute de Diego Rosa le premier jour, mais on ne peut pas se satisfaire de notre place au général. Même si les résultats sont mitigés, il y a eu un important travail de réalisé, cette course va leur servir pour la suite. »

Thibault Guernalec 18e : «  Je fais un chrono correct mais sans plus. J’ai réalisé une bonne montée mais sur le plat, il me manquait un peu de force. Je sentais que je ne pouvais pas en mettre plus. J’ai encore quelques réglages à faire et ça ira mieux par la suite. Je me sentais bien sur ces 5 jours mais mercredi je commets une erreur de placement et je me fais sortir de la bonne bordure. Je fais un anecdotique top 20 au général mais si je ne fais pas cette erreur je peux éventuellement jouer un bon classement. Ça me coute cher mais ça fait partie de l’apprentissage. »

Clement Russo 30e : « Je suis content de mon chrono je me suis fait plaisir, je n’ai pas beaucoup de références en contre-la-montre mais j’aime bien l’effort donc je me suis appliqué. Il faut le travailler pour performer encore mais c’est motivant en plus on a du super matériel avec nos vélos Canyon. Le contre-la-montre ça change des épreuves en ligne, il faut se concentrer sur soi-même, sur son effort. Je suis content de bien finir la semaine. La saison est lancée, pendant l’hiver on est à la recherche de la compétition, ça fait du bien de remettre un dossard. »

Etoile de Bessèges – Etape 3

L’échappée est allée au bout sur cette troisième étape de l’Etoile de Bessèges. Thomas Boudat se classe 11ème. Place au Mont Bouquet demain 

Arnaud Gérard – directeur sportif : ” Deux scénarios étaient envisageables. Où  on assistait à une course de mouvement et j’avais demandé à Diego et Romain d’être vigilants ou on pouvait s’attendre à une échappée qui anime l’étape puis un sprint. Le peloton a laissé filer quatre hommes qui ont rapidement pris 8 minutes d’avance. Ce n’était pas à nous de prendre la poursuite à notre compte. Thomas a encore bénéficié d’un très bon soutien de ses coéquipiers. Il lui manque ce petit quelque chose pour décrocher un gros résultat mais je ne suis pas inquiet. Tous les coureurs ont un très bon niveau physique. Cette course va les lancer. “

 

Etoile De Bessèges – Etape 2

Un gros travail de l’équipe autour de son sprinteur Thomas Boudat sur cette deuxième étape, Diego Rosa nous résume la journée :

“Je n’ai pas l’habitude d’amener un sprinteur mais il y avait une bosse dans le final. Pour moi, c’est plus facile d’aider Thomas sur ce type d’arrivée. Nous avons pris les commandes du peloton trop tôt, on retardera la prochaine fois. Pour moi c’est une journée qui va compter pour la suite. Alan a fait un travail vraiment parfait, tout le groupe a bien fonctionné. Il n’y a pas le résultat au bout, c’est dommage, mais il y aura d’autres occasions pour Thomas.”

Arnaud Gérard: “La loi du sport”

Vent, bordures, pentes à 10%, une première étape difficile sur l’Etoile de Bessèges marquée par la chute de Diego Rosa. Le coureur italien termine à près de 7min du vainqueur du jour et doit passer des examens complémentaires.

Thomas Boudat, présent dans le groupe de tête se classe 14è.

Arnaud Gérard : « Pas de chance aujourd’hui, c’est la loi du sport, du vélo. Diego a chuté et ralllie l’arrivée longtemps après les favoris. Ce matin, on savait qu’il y allait avoir des bordures, au briefing je leur ai dit que c’était comme une classique. Certains coureurs ont condamné leur course pour Diego. C’est le jeu. Thomas fait une belle étape, il a couru juste et a anticipé dans le final. Dommage que Thibault, qui était dans le bon groupe, fasse une erreur de placement et soit piégé dans le final. Ce n’est pas une bonne journée mais il reste 4 opportunités, nous allons nous concentrer sur un objectif : la victoire d’étape. »

Thomas Boudat : « On s’attendait à une journée difficile. Dès le début, ça frottait beaucoup, ça se tendait mais ça ne cassait pas. Je me suis retrouvé piégé lors de la première bordure, je me suis dit que la journée allait être longue mais avec le vent de face j’ai réussi à rentrer. Je suis resté concentré pour rester placé. Dans le final j’ai bien couru mais il me manquait un peu de fraicheur pour aller jusqu’au bout, j’avais fait beaucoup d’efforts au départ. Je suis sorti à 2 km de l’arrivée. La dernière bosse je voulais la monter avec ce qu’il me restait mais ils ont giclé de derrière. J’ai de meilleures sensations que sur la marseillaise ça va dans le bon sens, il faut que ça continue comme ça. »

Diego Rosa 5ème à Majorque

En forme dès le début de saison, Diego Rosa termine 5ème de la troisième journée du Challenge de Majorque !

Elie Gesbert a été contraint à l’abandon sur chute à environ 40 kilomètres de l’arrivée. Des nouvelles de notre coureur vous seront communiquées ultérieurement.

Réactions : 

Roger Tréhin, directeur sportif : « Ca aurait pu être une belle journée. Nous avions Diego Rosa, Elie Gesbert et Kevin Ledanois dans le groupe de Marc Soler, Arkéa-Samsic était l’équipe la mieux représentée à l’avant : c’était très bien parti. Et il y a eu cette chute. Diego par la force des choses s’est ensuite retrouvé isolé, il devait rouler pour essayer de revenir sur l’échappée et faire en sorte que derrière cela ne rentre pas. Avec Elie qui était en grande forme, on aurait joué dans le final. L’aspect positif est masqué par cette chute…»

Diego Rosa, 5ème : « Ce n’était pas la meilleure journée car Elie a chuté … Nous avions très bien commencé l’étape avec Elie et Kévin en étant trois coureurs de l’équipe Arkéa-Samsic dans le groupe des favoris : c’était le scénario parfait. Quand Gregor Mülbherger et Marc Soler ont attaqué, je n’ai pas pu les suivre. Ensuite leurs coéquipiers étaient tout le temps dans ma roue à chaque fois que j’essayais de sortir dans les dernier kilomètres. Avec Élie cela aurait été forcément différent, nous aurions pu lutter. Le point positif, c’est que nous sommes surveillés comme une équipe dangereuse. Les autres coureurs nous observent avec attention. On impose une certaine forme de respect et c’est important.

Quatrième hier, cinquième aujourd’hui: la saison débute bien. Ce soir je pense avant tout à Élie. C’est un excellent coureur de l’équipe qui possède de grosses qualités. »

Photo : Bettini

Kevin Ledanois : « Je suis content car le groupe dans lequel nous sommes sortis, s’est formé en costaud. Je me sentais bien et j’étais content de pouvoir aider Elie et Diego. Nous étions l’équipe la mieux représentée et je savais que mon travail au sein de ce groupe était d’aider mes coéquipiers. J’ai fait en sorte que l’échappée reste active et que l’on conserve notre écart.  Autrement, je retiens que l’on a bien couru en équipe, on était présents devant et Christophe Noppe et Thibault Guernalec ont aussi fait du super boulot. Ca aurait pu être une journée « presque parfaite » sans la chute d’Elie…Ça bouleverse toujours de voir un coéquipier à terre. »

Photo : Bettini

Diego Rosa 4ème à Majorque

Pour sa première course sous les couleurs Arkéa-Samsic, Diego Rosa a terminé quatrième du Trofeo Serra de Tramuntana derrière Emanuel Buchmann, Alejandro Valverde et Gregor Mühlberger !

Roger Tréhin, directeur sportif : « Sur la course, comme on l’attendait, les équipes Movistar et Bora Hansgrohe ont fait un gros tempo dans la dernière montée difficile et ils ont disloqué le peloton. Grâce à un super boulot d’Elie Gesbert dans la descente, l’équipe Arkéa-Samsic a pu faire la jonction . Entre-temps Emanuel Buchmann qui était au dessus du lot est sorti pour aller gagner. Diego Rosa prend la troisième du sprint du peloton et se classe au final quatrième. Aujourd’hui, je retiens la bonne forme physique de nos coureurs. Dans le dernier groupe de cinquante, pratiquement tous les nôtres étaient présents. Il y a une bonne dynamique tactique, une bonne forme physique globale : il faut continuer sur cette bonne dynamique qui s’installe  »

Diego Rosa : « On a vraiment bien travaillé aujourd’hui et nous sommes allés chercher cette quatrième place, ensemble ! C’était ma première course avec ma nouvelle formation Arkéa-Samsic et c’était une bonne entrée en matière à mes yeux. Sur la première compétition on ne sait jamais comment est la condition par rapport aux adversaires. Je suis content car je me sentais vraiment bien sur le vélo, le travail de l’hiver se ressent. Elie a fait du super travail pour rattraper le groupe lorsqu’il y a eu la cassure, il était très fort. Il y avait du niveau et on a été acteurs. Mes coéquipiers ont vraiment bien travaillé. Dans le final tout le monde essayait d’attaquer. En arrivant au sprint avec des gars comme Valverde pour le podium je savais que je n’avais aucune chance (rire). Je termine quatrième mais je suis surtout content de ce que l’on a montré ! »

Sébastien Hinault : “L’important était de faire ce premier sprint”

Pour la première course de la saison 2020, Nacer Bouhanni termine 8ème sur l’étape une du Challenge de Majorque

Les réactions : 

Sébastien Hinault : « C’était le scénario prévu : une échappée et un peloton qui roule derrière. Franck Bonnamour a fait le travail dans un premier temps et Matîs Louvel a pris le relais. Le peloton a repris l’échappée à cinq kilomètres de l’arrivée pour un sprint massif assez décousu. Le dernier virage était dangereux et Nacer a dû donner un coup de frein.  L’important était de faire ce premier sprint : c’est fait. Maintenant il faut que l’on continue à travailler comme on le fait depuis cet hiver. Ce que l’on a commencé à mettre en place à l’entrainement, on doit le reproduire en course. J’ai envie de retenir l’implication et la motivation de tout le monde, tout se passe bien, personne n’a chuté et c’est surtout une expérience de sprint accumulée pour la suite. »

Nacer Bouhanni : « C’était une course spéciale, la première course de l’année est toujours nerveuse. Il y a eu pas mal de chutes et le virage à 300 mètres de la ligne était un peu chaotique. On doit encore affiner nos automatismes, et on va continuer à travailler cela. Je suis content d’avoir retrouvé le rythme de la course. On va discuter et travailler ensemble pour trouver nos repères pour les prochains sprints. Ce n’est que le premier sprint …(sourire). »

 

Emmanuel Hubert : « Merci le Tour ! »

Nos deux leaders participeront au Tour de France

L’équipe Arkéa-Samsic a appris qu’elle était invitée sur Paris-Nice, le Critérium du Dauphiné et le Tour de France, trois épreuves majeures du calendrier World-Tour organisées par ASO.

 

Arkéa-Samsic : ASO vient d’annoncer les équipes qu’elle a décidé d’inviter pour  disputer Paris-Nice, le Critérium du Dauphiné, et le Tour de France 2020, est-ce une forme de soulagement, pour vous ?

Emmanuel Hubert : « Notre recrutement 2020 a été clairement effectué afin de pouvoir disputer les plus grandes courses du calendrier. Nous nourrissons de fortes ambitions. Le renfort de Nairo Quintana, ajouté aux arrivées de Diego Rosa, de Nacer Bouhanni avait clairement pour ambition de démontrer nos intentions à ce niveau-là. Nous sommes désormais invités pour disputer Paris-Nice, le critérium du Dauphiné, et le Tour de France. Je tiens une fois encore à remercier les dirigeants d’ASO de nous avoir cette année encore accordés leur confiance pour ces trois épreuves, et notamment, le Tour de France, que nous disputerons pour la 7e fois de notre histoire ».

 

Arkéa-Samsic : Un Tour du reste dessiné pour les grimpeurs ?

Emmanuel Hubert : « Oui, clairement ! Cette édition du Tour de France a été dessinée pour les grimpeurs, et nous, nous avons construit une équipe riche tant en individualité que sur le plan collectif pour les courses à caractère montagneux chez Arkéa-Samsic, pour la saison 2020, mais aussi celles qui suivront. Nairo Quintana a gagné une étape du Tour de France en 2019. Il a par ailleurs déjà terminé par deux fois deuxième du classement général du Tour de France 2013 et 2015, et une fois troisième en 2016. Le Champion de France Warren Barguil s’est quant à lui classé dixième du Tour l’an passé en étant au contact des tout meilleurs pendant trois semaines. Avec deux grimpeurs d’un tel niveau, nous pouvons espérer de belles choses sur cette édition du Tour de France 2020. Je n’oublie pas non plus qu’il peut aussi y avoir de la place pour les sprinteurs sur certaines étapes ».

 

Arkéa-Samsic : Quels seront justement vos ambitions ?

Emmanuel Hubert : « Nous avons déjà l’ambition de rendre à ASO la confiance qu’ils nous ont accordée. Cela me parait primordial. Après nous sommes encore loin de l’objectif, mais je dirais que l’on ne se refuse pas de rêver tant en termes de succès d’étapes que de bons classements finaux pour nos deux leaders à Paris. Avoir deux leaders de l’acabit de Nairo Quintana et de Warren Barguil est un luxe, et on va s’appuyer sur l’un et sur l’autre. Tous deux sont et seront complémentaires, cela leur ouvrira forcément des opportunités de porter le même maillot. Être en capacité de nous appuyer sur une telle stratégie démontre une fois encore notre ambition affirmée de performer au plus haut-niveau ».

 

Arkéa Samsic

Fin du Tour d’Allemagne

Sébastien Hinault : « Aujourd’hui, il n’a pas manqué grand chose à André Greipel mais il a pris une option dans le final qui l’a finalement desservi. Accompagné de Romain Hardy après avoir passé toutes les difficultés en milieu d’étape et tandis qu’il restait une quarantaine de coureurs dans le peloton, il a suivi une attaque de Vincenzo Nibali (Bahrain-Merida) à trois kilomètres de l’arrivée mais ils n’ont pas réussi à faire la différence. Il a attaqué parce qu’il pensait que l’arrivée était trop dure pour lui mais après son premier effort, il a été distancé à 500 mètres de la ligne seulement. C’est dommage, il avait sans doute les jambes pour se mêler au sprint gagné par Colbrelli (Bahrain-Merida) mais on ne peut pas lui reprocher son attaque. A présent, notre sprinteur va disputer la Brussels Classic et le Grand Prix de Fourmies. »

Sébastien Hinault : « Ça va tellement vite… » – Tour d’Allemagne

Sébastien Hinault l’avait précisé avant la première étape, le Tour d’Allemagne est une course difficile à négocier. Son parcours est difficile, le rythme y est très élevé et si André Greipel est en bonne condition, il n’a pu suivre la vingtaine de coureurs qui ont fait la différence dans une côte proche d’Eisenach. Romain Hardy et Elie Gesbert ont fini dans le deuxième groupe.

« Romain et Elie sont dans le groupe à 1’20’’, notamment avec Kristoff (UAE-Team Emirates) qui portait le maillot de leader, explique Sébastien Hinault. Vraiment, on a cru qu’André Greipel passerait les difficultés parce qu’il a de bonnes jambes mais c’était sans compter sur le coup de force de l’équipe Deceuninck-Quick Step dans l’avant-dernière difficulté. A l’initiative d’Evenepoel, vingt coureurs ont formé le premier groupe dont cinq coureurs de l’équipe belge, Lutsenko (Astana) ou Nibali (Bahrain-Merida). Dans le deuxième groupe, nous sommes restés un bon moment avec Elie Gesbert et Romain Hardy à vingt secondes. Dans la dernière côte, c’est monté subitement à une minute, c’était fini. »

« C’est frustrant mais c’est quand même un super niveau ici dans cette course et nos coureurs font du bon travail, insiste le directeur sportif d’Arkéa-Samsic. André Greipel a été entouré toute la journée parBrice Feillu, Romain Hardy et Elie Gesbert à qui il en manque un peu pour accompagner les meilleurs. »

« Demain pour la dernière étape il y a trois côtes en milieu d’étape et c’est ensuite plus simple pour aller chercher le circuit final mais l’arrivée est en côte. Comme le dit André en riant, sur le papier ce n’est jamais dur une côte de 3 kilomètres à 4% mais ça va tellement vite que le papier est trompeur…. On va pourtant essayer de gagner à Erfurt ! »

 

Romain Hardy : « Personnellement, je me rassure sur ce Tour d’Allemagne. Hier, j’ai roulé toute la journée, ça ne s’était pas posé de la course. Aujourd’hui, je termine à une minute dans le groupe de contre. Il n’y avait que des cadors à l’avant dans le final, le plateau est très relevé. Demain, devrait être la journée la plus difficile. Je suis content que les sensations reviennent, je vais continuer à bien faire le métier, pour aller faire une belle fin de saison.”

 

Kevin Ledanois 6e de l’étape, Thibault Guernalec 10e du CG

En dépit de plusieurs tentatives d’échappées, la cinquième étape du Tour du Poitou-Charentes s’est jouée au sprint sur le circuit de Poitiers. Désavantagé par la dernière côte à un kilomètre de l’arrivée, Bram Welten était un jeu juste pour jouer la gagne mais Kevin Ledanois, en électron libre a pris la sixième place. De son côté, Thibault Guernalec signe un top 10 au classement général.

Kevin Ledanois (6e) : “J’étais bien placé dans le final, je voulais suivre les attaques dans la bosse qui menait à la flamme rouge, mais ce n’était pas assez dur pour faire la différence. Je me suis retrouvé bien placé pour le sprint, donc j’ai continué mon effort jusqu’au bout. Ma sixième place d’aujourd’hui, n’efface pas ma déception d’hier. J’avais de bonnes jambes toute la semaine et j’ai vraiment fait un mauvais chrono. Je suis déçu. Il faut se poser les bonnes questions. Il faut que je travaille cette discipline si je veux exister au classement général de courses comme celle-ci. La semaine prochaine je vais attaquer un bon bloc de travail avant de me rendre sur le Tour du Doubs et au Grand Prix de Wallonie, deux courses où j’ai envie d’aller chercher un résultat.”

Thibault Guernalec (10e du CG) : «  Je perds une place au classement général, mais je préserve mon Top 10 au général, le contrat est rempli. Damien Gaudin (DEN), présent dans l’échappée a pris les bonifications et me repasse devant. De notre côté, nous n’avons pas voulu prendre de risques. Nous avions un coup à jouer avec Bram. On était un peu loin au pied de la dernière bosse, on l’a remonté mais après l’effort qu’il venait de faire c’était très compliqué de jouer le sprint. Je suis content de mon Tour du Poitou-Charentes, ça va me servir pour la suite.”

Roger Tréhin – directeur sportif : « Bram est affûté mais on se doutait que ce serait un peu difficile pour lui, c’est pourquoi nous avions désigné Kevin Ledanois pour qu’il joue sa carte. Dans cette côte, Bram a reculé mais ses équipiers l’ont ramené à 800 mètres de la ligne d’arrivée. De lui-même il a fait l’effort pour remonter mais ce fut un effort de trop. A 300 mètres de la ligne il y avait un virage à angle droit et après un gros travail de Florentin Lecamus-Lambert, Bram était bien placé mais il n’avait plus de force. En réalité, le dernier kilomètre s’est fait au sprint ! Kevin était bien placé en haut de la côte. Il prend le virage en sixième position et finit sixième.
Au cours de cette semaine, il y a eu quatre sprints et un contre la montre. Dans les quatre sprints on a existé même si dans ce domaine, notre équipe était un peu inexpérimentée mais elle a fait le maximum pour bien aider son sprinteur. Je note que notre stagiaire Florentin pourrait être un bon lanceur parce que c’est vraiment un bon rouleur. Bram a bien travaillé, il a bien passé les bosses. Il lui manque encore un petit truc pour jouer la gagne. Cinquième, c’était la meilleure place qu’il pouvait faire cette semaine en raison des chutes dans les sprints.
Au classement général, Thibault Guernalec est dixième, ce n’est pas anecdotique. Je retiens surtout qu’on a vu le potentiel de certains de nos coureurs dans le contre la montre, comme Connor Swift et Florentin. D’ailleurs nous avions fini sixième du classement par équipes dans cette étape. On va travailler la filière parce que le potentiel est là !
Pour finir avec Florentin Lecamus-Lambert, il fait partie de notre réserve espoirs et est stagiaire avec nous pour la deuxième fois. C’est une année charnière pour lui, il a fini ses études en délaissant la piste qui est sa spécialité mais il va s’y remettre. Il a vingt ans, c’est un coureur d’avenir.»

Sébastien Hinault : “On a existé!” Tour d’Allemagne

Sébastien Hinault – directeur sportif : « C’était une vraie course de vélo, digne de l’étape de Saint-Etienne dans le Tour de France gagnée par De Gendt (Lotto-Soudal). Je dois dire qu’à un moment donné, je me voyais mal embarqué mais on a réussi à redresser la barre !
Très vite il y a eu trois échappés et j’ai pensé que ce serait tranquille. Le Team Inéos a tout relancé et ça a bagarré une heure avant qu’une échappée se fasse. Après dix kilomètres, Max Bouet a abandonné, il est blessé à une jambe et n’a pas de sensations. Il y a eu vingt coureurs devant, on a roulé avec Katusha-Alpecin et ag2r-La Mondiale. On s’est fait contrer et Evenepoel (Deceuninck-Quick Step) est parti seul à 106 kilomètres de l’arrivée. Ça roulait à bloc à tous les échelons de la course. Il y avait 40 coureurs devant mais on a réussi à revenir sur le premier groupe. Romain Hardy et Brice Feillu ont roulé toute la journée. Franck Bonnamour avait roulé dans toute la première partie mais il souffre d’une bronchite et est allé au bout de lui-même avant d’abandonner ! André Greipel marche vraiment bien et figurait dans un peloton réduit mais il a craqué dans la dernière côte à huit kilomètres de l’arrivée. Elie Gesbert également parce qu’il n’était pas dans une bonne journée, il a mal au dos mais tout n’est pas noir dans cette journée, on s’est battu sans rien lâcher et je le dis ‘’chapeau à Romain et Brice…’’ Aujourd’hui, on a existé et j’espère que nos coureurs seront récompensés demain… »

“Nous sommes à notre place” – Tour du Poitou-Charentes 

L’équipe Arkéa-Samsic accumule les accessits dans le Tour du Poitou-Charentes. Dans le sprint matinal, une nouvelle fois gêné par une chute, Bram Welten a pris la huitième place. Dans le contre la montre, Thibault Guernalec a signé le douzième temps et mesuré l’écart à combler avec des rouleurs confirmés. Il est ce soir neuvième du classement général.

Thibault Guernalec
12e du contre la montre, 9e du général : «  La journée a commencé à 6 heures ce matin mais pour faire du vélo ça ne me dérange pas de me lever tôt. Sur l’étape en ligne, tout s’est bien passé pour moi, j’ai évité les chutes et les cassures. Bram Welten était bien aussi mais il a pris une mauvaise trajectoire, c’est dommage il a les jambes pour en claquer une. Ensuite, il a fallu rester concentré pour le contre la montre. J’avais de bonnes jambes malgré la fatigue du matin. Je suis content de ma performance, je pense être à ma place. Je sens que je prends de la force et je vois les progrès, par exemple je suis à 25 secondes de Paillot, alors que je perdais souvent beaucoup plus de temps face à lui dans les catégories jeunes. Je fais une bonne opération au classement général, je suis désormais neuvième, si je valide le Top 10 au général demain, je serais très content, il faudra resté vigilant jusqu’au bout. »

Roger Tréhin- directeur sportif : « La troisième étape ce matin s’est une nouvelle fois achevée par un sprint massif et une nouvelle fois, il a été contrarié par une chute à 50 mètres de la ligne d’arrivée. Liepins (Wallonie-Bruxelles) s’est retrouvé à terre et du côté choisi par Bram Welten qui était dans le sillage de Laporte (Laporte). Le vainqueur, Pelucchi (Androni-Sidermec) était de l’autre côté ! Au mieux, Bram pouvait faire quatrième ou cinquième d’un sprint régulier. Dans le contre la montre de l’après-midi qui faisait appel aux spécialistes, il n’y a pas eu photo. Laporte a surclassé tout le monde. Pour notre part, nous sommes à notre place. Thibault Guernalec manque encore de puissance à ce niveau et prend la douzième place. Il a fait une course linéaire, il ne voulait pas s’écrouler dans le final. C’est sa première saison professionnelle, il n’a pas fait de Grand Tour, il lui faut encore une année, continuer de travailler. Pour résumer, il lui manque une dent mais il a bien évidemment un gros potentiel. Demain c’est la dernière étape avec un circuit dans Poitiers et une côte dont le sommet se situe à 1,2 kilomètres de l’arrivée. »

André Greipel, 12e et déçu – Tour d’Allemagne

Sébastien Hinault– directeur sportif : « Il y a eu quatre échappés très rapidement et le peloton a accéléré progressivement pour disputer le sprint bonus à 15 kilomètre de l’arrivée. Le peloton fort de 70 à 80 coureurs mais sans Ewan (Lotto-Soudal) ni Cavendish (Dimension Data) a atteint le final et dans la préparation du sprint Franck Bonnamour a fait du bon boulot. A 3 kilomètres de l’arrivée il était devant André Greipel. L’équipe Bora-Hansgrohe a parfaitement contrôlé en faveur d’Ackermann qui s’est imposé. L’arrivée proposait un faux-plat montant jusqu’au panneau des 200 mètres. A la sortie du virage André est déjà à sa place et, bien sûr, il n’est pas satisfait de finir à la douzième place. Comme lui, je pense qu’il y a la place pour faire Top 5. A l’arrivée, Franck Bonnamour, Romain Hardy et Elie Gesbert sont dans le temps du vainqueur tandis que Brice Feillu prend une cassure de quelques secondes. Demain, l’étape est vallonnée au milieu mais il devrait y avoir un sprint à Göttingen. »

Warren Barguil à quelques secondes du top 10

Le Tour de France a connu une journée très particulière puisque la course a été arrêtée au sommet de l’Iseran en raison de la route devenue impraticable dans la localité de Val d’Isère à la suite d’un violent orage. Warren Barguil était alors en troisième position, dépassé depuis quelques instants par le Colombien Bernal (Team Ineos) qui endosse le maillot jaune et Simon Yates (Mitchelton-Scott). Les temps ont été pris au sommet du col et Warren occupe la onzième place du classement général.

Dans quel état d’esprit étais-tu au départ ce matin ? 
Warren Barguil : Il y avait beaucoup de frustration suite à l’étape d’hier. J’ai vu l’échappée aller au bout et Quintana se replacer au général et moi je n’étais pas dedans. Ce matin, je voulais vraiment être à l’avant. On a bien manoeuvré, mes équipiers ont fait un super travail, je n’avais pas mis un coup de pédale avant que ça parte dans la côte de Saint-André. Dans la première difficulté, j’ai fait le forcing, certains m’ont dit que j’ai été trop généreux dans l’effort, mais c’est comme ça que je conçois le vélo. En deuxième semaine, j’ai suivi les meilleurs même si je me suis fait plaisir dans le Tourmalet. Aujourd’hui, j’ai été offensif et je voulais jouer le coup à fond.

Peux-tu nous raconter cette montée de l’Iseran ?
Warren Barguil : Elie a fait un énorme travail avant l’Iseran, je l’en remercie, il s’est sacrifié. Ensuite, j’ai longtemps hésité à attaquer, quand j’ai entendu que Geraint Thomas y allait dans le groupe maillot jaune, je me suis dit qu’il fallait en mettre une. Je suis repris à 1,5 km du sommet par Bernal et ensuite tout est allé vite. Dans les 500 derniers mètres, j’ai pris le temps de prendre un journal et un bidon pour faire une belle descente et dans l’oreillette je commençais à avoir les premières indications que la course allait être arrêtée. À ce moment-là on ne sait pas trop quoi faire, on ralentit mais on voit d’autres coureurs faire la descente. Il y avait un peu de frustration car j’ai passé l’Iseran avec les cinq meilleurs du Tour, mais quand je suis monté dans la voiture de mon manager et que j’ai vu les images, je me suis dit que c’était la bonne décision.

Quel bilan fais-tu de cette étape ?
Warren Barguil : D’un côté je fais une belle étape mais je pense que ça aurait pu être encore mieux car j’avais distancé Valverde, Porte, Quintana. J’étais dans une bonne journée mais le résultat au classement général n’est pas au bout. C’est le sport, j’aurais aussi pu tomber dans la descente si la course avait été maintenue. Je regarde le positif et aujourd’hui je me suis fait énormément plaisir : attaquer, passer l’Iseran dans les premières position, être dans la roue de Bernal.

T’attendais-tu à avoir un aussi bon niveau en montagne sur ce Tour de France ?
Warren Barguil : Je me prouve à moi-même que 2017 ce n’était pas un hold up. Ça me fait vraiment plaisir de retrouver mon niveau, je ne pensais pas que c’était possible et aujourd’hui je sais que je peux encore l’améliorer. J’ai été blessé, je n’avais pas beaucoup de repères mais je me suis bien entrainé. Je savais ce que j’avais à faire et les gens autour de moi ont su me motiver.

Et demain ?
Warren Barguil : J’ai encore une journée à faire à bloc, je vais tout donner

Warren Barguil reste en course pour un Top 10

Naïro Quintana (Movistar) a gagné en solitaire la première étape des Alpes marquée par l’échappée d’Amaël Moinard et le Colombien en a profité pour s‘installer dans le Top 10 du Tour de France. Douzième du classement général, Warren Barguil a reconnu ne pas être dans une grande journée mais il est toujours au contact des meilleurs et reste en course pour atteindre son objectif.

Yvon Ledanois – directeur sportif : « La course des costauds a commencé quand Bernal (Team Ineos) a attaqué à 3 kilomètres du sommet. Jusque-là, le peloton maillot jaune a roulé tempo mais ça a été très rapide depuis le départ. Trente-quatre coureurs se sont échappés dont Amaël Moinard. C’était important qu’il soit là. Il a tout donné pour passer les cols de Vars et d’Izoard à l’avant et il a ravitaillé Warren Barguil à la sortie de Briançon. Warren n’était pas dans un super jour et dans ces conditions, c’est bien qu’il se soit accroché et qu’il finisse au contact des meilleurs. Désormais il va y avoir deux courses, celle pour gagner le Tour et celle du Top 10 dont l’équipe Arkéa-Samsic fait partie. Le jour où il sera super bien, Warren devra courir juste. Demain et après-demain, ce sera violent. De la part d’Ineos avec Bernal et Thomas qui peuvent déstabiliser Alaphilippe. En direction de Tignes, ce sera très difficile et très tôt avec une approche du col de l’Iseran qui va peser dans les jambes.»

Warren Barguil (12e du CG) : « J’étais bien dans l’Izoard, je n’étais pas super dans le Galibier. Il ne me manque pas grand chose pour basculer avec les meilleurs mais je savais que ce serait difficile de revenir dans la descente. J’ai fait une bonne descente mais je suis resté prudent. J’ai vu George Bennett tomber devant moi.  J’ai un bon niveau, j’étais un peu moins bien aujourd’hui, j’espère que c’était ma mauvaise journée du Tour. »

Amael Moinard : «  Prendre l’échappée fut une première grosse bataille. Ça a mis du temps à sortir, on y est allé à tour de rôle. Le bon coup est parti vite et en costaud, c’était un bon point pour moi d’être dedans. Je me suis accroché dans l’Izoard et j’ai été repris à Briançon par le groupe de Warren. J’étais à bloc mais je l’ai abrité du vent jusqu’au pied du Lautaret, je lui ai donné un dernier bidon et je me suis écarté. J’ai pris mon temps pour la dernière difficulté, mais ce n’est pas pour ça que j’ai profité du paysage. J’étais bien occupé, je me concentrais pour me faire le moins mal possible. Dans les deux prochains jours, je pense qu’il n’y aura pas beaucoup de surprises et que ça sera une explication entre les meilleurs. Pour nous, il faudra prendre un coup d’avance, pour être avec Warren à l’amorce de la dernière difficulté. »

Yvon Ledanois : “On focalise sur Warren”

Caleb Ewan (Lotto-Soudal), déjà vainqueur à Toulouse, s’est imposé au sprint dans la seizième étape du Tour de France au terme d’une journée marquée par la canicule et par l’abandon sur chute du Danois Fuglsang (Astana). Avant d’entrer demain dans les Alpes, Warren Barguil est onzième au classement général.

Yvon Ledanois : « C’est une bonne journée de passée, elle a été un peu stressante mais le vent a soufflé de face dans les 25 derniers kilomètres et il n’y avait donc pas grand chose à redouter. L’équipe a bien géré son effort et dans le final, Warren Barguil, Kevin Ledanois et Florian Vachon ont travaillé en faveur de leur sprinteur. Warren les a placés à moins de dix kilomètres de l’arrivée, Florian a sprinté sous la flamme rouge en criant pour qu’André Greipel le suive mais ça ne s’est pas fait. Dans cette journée, il y a eu l’abandon de Fuglsang. La chute fait partie de la course mais on ne s’en réjouit pas. On sait ce que c’est de perdre un leader sur une course par étapes ! Désormais, on focalise sur l’accompagnement de Warren. Demain c’est une étape pas simple, les coureurs seront en prise du départ à l’arrivée. Sous la chaleur, elle va laisser des traces. Aller dans une échappée n’est pas incompatible avec notre projet mais on ne le fera pas à n’importe quel prix. En tout cas, nous sommes prêts.»

André Greipel: “Je manque de confiance… c’est tout. L’équipe a tout fait pour moi et pour m’amener le plus loin possible mais aujourd’hui je n’étais pas assez bon.”

Florian Vachon : «  C’était étouffant et nerveux aujourd’hui. Pour lutter contre la chaleur il n’y a pas de miracle, il faut s’arroser et boire, environ deux bidons par heure. Au ravitaillement, nos assistants avaient préparé des glaçons pour qu’on puisse les mettre dans le haut du dos. Il y avait beaucoup de tension mais à l’entrée de Nimes nous étions bien placés. Tout le monde était autour d’André. On a essayé de l’amener encore plus loin que d’habitude, j’ai fait un gros effort à 1,2 kilomètres de l’arrivée. Collectivement, on a fait du bon travail, nous avons une très bonne cohésion de groupe. Dans la montagne, on reproduira ce même schéma. Dans un col Warren se débrouille tout seul mais avant on fera le maximum pour être autour de lui.”

Elie Gesbert et Warren Barguil ont fait la course en tête

L’équipe Arkéa-Samsic a été omniprésente tout au long de la quatorzième étape du Tour de France. Elie Gesbert, désigné le plus combattif du jour, a été échappé toute la journée et a vécu un très grand moment en abordant, seul, l’ascension du Tourmalet. Repris à 10 kilomètres de l’arrivée, il a vu son leader Warren Barguil attaquer dans le final avant de prendre une très belle neuvième place lui permettant de se rapprocher à grand pas du Top 10 au classement général.

Yvon Ledanois : « J’ai passé une bonne journée, le bilan est positif. Aujourd’hui, on n’a pas montré le maillot, on a fait la course en prenant nos responsabilités. Elie Gesbert sort la tête de l’eau, il a été au bagne pendant deux semaines et il en était malheureux mais il s’est rassuré dans le contre la montre. Je pense que ça l’a débloqué psychologiquement. Il était échappé tout seul dans le Tourmalet, ça procure beaucoup de belles choses pour lui. Pour Warren, c’était important aussi de savoir Elie devant en étant soutenu jusqu’au pied du Tourmalet par Amaël Moinard. Quand Warren a attaqué, tout le monde était à bloc, il a eu raison de le faire. Au vu de l’écart à l’arrivée, en prenant un peu plus de temps, 40 secondes, il aurait pu jouer un coup mais il n’est pas très loin du Warren Barguil de 2017. La dernière semaine va être bonne pour lui quand d’autres vont décliner. C’est bien qu’il ait bougé aujourd’hui, s’il ne bouge pas il finit peut être cinquième et à vingt secondes mais il sait maintenant qu’il a de super jambes. Ce soir, au classement général, il est treizième, pas loin du Top 10 mais qu’il reste concentré sur notre objectif de gagner une étape, le général viendra avec. »

Warren Barguil : “Dans le Tourmalet, il restait seulement Wout Poels (Team Ineos) pour faire le tempo. J’ai peut-être attaqué un peu tôt. Je me suis dit que c’était un faux tempo et que c’était bon pour moi, mais en fait non (il rigole). Après, c’est une belle étape, je finis neuvième. C’est bien pour Thibaut Pinot, on s‘est dit en cours de route qu’il devait aller la chercher… J’ai l’habitude de venir ici, dans le Tourmalet et c’est bien que je sois dans le final, je suis content de moi. Après un an et demi de galère, ça fait du bien. Je me sens au même niveau qu’en 2017 mais le niveau de ce Tour est plus élevé.”

Elie Gesbert : “J’avais très envie de tenter l’échappée aujourd’hui. Je suis sorti une première fois avec Nibali et Sagan, mais je ne me suis pas enflammé et j’ai attendu qu’un gros groupe ressorte. 17 coureurs à l’avant, ça commençait à être interessant, mais l’équipe Groupama-FDJ a très vite contrôlé. Ils ne nous ont jamais laissés plus de 3 minutes. Le premier col est arrivé assez vite, on s’est retrouvé à trois devant avec Wellens et Nibali, ils voulaient surtout se disputer les points du grimpeur. On est repris par les poursuivants au pied du Tourmalet. Sicard a porté une première attaque, je suis sorti derrière, je l’ai rattrapé et je suis parti seul. Pendant 5 kilomètres, j’ai profité de la foule et des encouragements, c’était incroyable et ça fait un bien fou au moral. À un moment, j’ai réalisé : « Je suis sur la Tour de France, dans une montée finale comme le Tourmalet et je suis seul en tête ». L’écart était faible au pied mais il faut toujours y croire sinon il ne faut pas prendre le départ. Depuis le début du Tour, je me fais un peu taper dessus, aujourd’hui j’ai retrouvé de bonnes sensations, c’est un vrai plaisir. “

Warren Barguil : “J’ai relevé mon niveau” – TDF étape 15

Warren Barguil a de nouveau répondu présent dans la quinzième étape gagnée par Simon Yates (Mitchelton-Scott) et il poursuit sa remontée au classement général du Tour de France. Après une étape très rapide et marquée par l’échappée d’Amaël Moinard et Maxime Bouet, le champion de France est douzième du classement général. Place désormais à la journée de repos à Nîmes d’où le leader de l’équipe Arkéa-Samsic pourra apercevoir les sommets des Alpes.

Warren Barguil : « C’était encore une belle journée mais c’était dur. Je n’ai pas voulu m’exploser les jambes au pied de la montée finale, Romain Bardet (ag2r-La Mondiale) m’a aidé à revenir sur Fuglsang (Astana) et je l’en remercie et je finis comme hier avec le Danois. On est du même niveau. J’aime bien les longues ascensions, moins ce type de montée courte mais ça va, je suis content. J’ai relevé mon niveau. Maintenant, j’attends les Alpes après une journée de repos bien méritée. »

Yvon Ledanois :« C’était encore une journée de fou, ça a roulé à bloc depuis le départ et ça n’a pas débranché ! Je peux dire que la journée de repos arrive à point nommé pour beaucoup de coureurs, en sachant qu’on va passer de la fraîcheur dans cette étape ariégeoise à la canicule, aux 35 degrés annoncés dans les Alpes. Les organismes fatigués vont le payer, il y aura encore des surprises. Amaël Moinard et Maxime Bouet ont fait du bon travail mais dans ce groupe échappé, il y avait 11 coureurs du Top 30. Il y avait une grosse qualité en tête de course et les attaquants n’ont jamais eu une grosse avance. Il n’y a pas eu un seul moment de répit. Le Pors de Lers a usé, le Mur de Péguère a fait la différence. De toute façon, on se doutait que ce serait hyper compliqué pour Amaël et Maxime. Dans la montée finale, Warren s’écarte parmi les premiers du groupe des favoris mais il a bien géré son effort et a monté à son  rythme. Il finit tout près du maillot jaune et devant un coureur comme Uran (Education First-Drapac). Notre leader a fait une montée propre. A part Pinot qui fait une super ascension, tout le monde était à l’arrache. Ce soir, Warren est 12e au général, il gagne une place mais je pense qu’il va y avoir des surprises. Les cols des alpes et la chaleur vont lui convenir, je n’ai pas une boule de cristal mais j’ai confiance en lui pour signer un Top 10 à Paris. Avant cela, il y a le repos et ça va faire du bien ! »

Amael Moinard : « On n’a pas débranché de la journée, c’était une étape très difficile. J’aurais préféré que l’échappée se forme avant la première difficulté, mais au lieu de ça on a roulé à bloc. J’ai réussi à intégrer l’échappée, mais j’ai dépensé énormément d’énergie pour la prendre. Quand j’ai vu la composition du groupe de tête, je ne me faisais pas d’illusion. Mon objectif était de passer le mur de Péguère pour donner un coup de main à Warren avant la dernière montée. J’ai crevé à 4 kilomètres du Port de Lers, je suis rentré quand ça a commencé à s’attaquer au pied du col. J’ai senti que les forces commençaient à me manquer. Je suis content d’avoir fait un tour à l’avant de la course, mais ce n’était pas l’idéal, je suis passé d’échappé à gruppetto sans pouvoir véritablement aider Warren. Demain, on va bien récupérer mais j’ai déjà hâte d’être dans les Alpes, et de voir ce qu’on peut faire autour de Warren. Pour le moment le Tour a été très éprouvant physiquement, mais on a bien couru. On a tous été acteurs, on est allé de l’avant, et dans les moments clés on était autour de Warren. Pour l’instant, c’est une très bonne gestion de la course.”