Arctic Race #4 – Kenny Molly à l’avant pour sa 1ère course avec l’équipe

L’échappée du jour se forme dès les premiers kilomètres avec à son bord sept coureurs dont Kenny Molly. Rapidement, l’écart grimpe à 5 minutes. Une partie est reprise à l’approche du premier grimpeur du jour sous l’impulsion de l’équipe Katusha. Les attaques se multiplient dans les 10 derniers kilomètres. Le leader Dylan Teuns part en solitaire à 3 kilomètres et devient le vainqueur de la dernière étape et de la compétition. Erwann Corbel, Arnold Jeannesson et Franck Bonnamour arrivent dans le groupe à 16 secondes de Dylan Teuns. Erwann Corbel est 14ème de l’étape, Franck Bonnamour prend la 20ème place du général.

Kenny Molly termine sa première compétition avec l’équipe en passant sa journée à l’avant. Il nous livre ses impressions :

Kenny Molly :

” C’était dur aujourd’hui, notamment à cause du vent, mais c’est avec plaisir que j’ai passé la journée à l’avant. J’attendais ça depuis la première étape, ça fait vraiment du bien. Il y a deux semaines j’étais encore dans un fauteuil suite à une chute et là je termine ma première grande course professionnelle, c’est une belle revanche. J’avais encore un peu mal sur la première étape mais c’est le mental qui a parlé, j’étais déterminé, et le corps a suivi. J’étais un peu stressé au début mais j’ai été rapidement intégré à l’équipe, ils sont plein de bons conseils et d’expérience. J’ai fait de mon mieux pour aider l’équipe, j’ai vraiment passé une super semaine à leurs côtés. ”

Yvon Caër (directeur sportif) :

” On termine cette compétition honorablement, la moitié de l’équipe arrive dans le groupe à 16 secondes et Erwann fait une belle place. On espérait faire mieux bien sûr mais on a fait ce qu’on pouvait, pas de regrets. L’autre satisfaction est pour Kenny qui a passé la journée à l’avant, il peut être fier de sa première course professionnelle en tant que stagiaire. ”

 

 

Arctic Race #3 – Franck Bonnamour : “Retourner au combat”

C’est au tour de Boris Vallée de se retrouver à l’avant aujourd’hui. S’ils étaient six à la formation de l’échappée, ils ne sont plus que quatre à 20 kilomètres de l’arrivée, en cause une mauvaise entente pour les relais. Au pied de la bosse finale, le regroupement général est imminent. Les cassures condamnent une partie du peloton, Franck Bonnamour et Arnold Jeannesson réussissent à prendre le premier groupe. Plusieurs essayent de la jouer en solitaire mais Dylan Teuns contrôle en tête de peloton. August Jensen s’impose sur ses terres devant Dylan Teuns qui reste leader du général.

Franck Bonnamour :

” Je suis très déçu, j’attendais beaucoup de cette étape. Mais dès qu’on a commencé à monter la bosse, j’ai vu que les jambes ne répondaient pas. Arnold a fait un gros boulot pour me replacer mais il était en meilleur forme que moi donc il a continué seul l’ascension. Malheureusement il avait laissé trop de forces pour moi. Demain il y a encore de quoi faire, on va retourner au combat pour faire une bonne étape demain. ”

Yvon Caër (directeur sportif) :

” Franck pouvait viser un top 10 aujourd’hui mais il a manqué de ressources. Il décroche sur la fin et finalement c’est Arnold qui s’en sort mieux. Ils étaient relativement bien placés en étant dans le premier groupe, c’est dommage pour Franck au général. On est motivés pour bien figurer demain. ”

 

Arctic Race #2 – Dan enfermé pour son sprint

L’échappée du jour se dessine après 20 kilomètres, Erwann Corbel fait partie des six hommes à l’avant. L’écart ne dépassera pas les 3 minutes, la BMC roule en tête de peloton. Après un regroupement général à quelques kilomètres, le favori Alexander Kristoff s’impose devant Hugo Hofstetter dans une arrivée inédite, une piste d’aéroport. Dan McLay se retrouve enfermé dans le sprint et ne peut jouer la gagne.

Erwann Corbel :

” Ça s’est bien passé pour moi à l’avant, je n’ai pas l’habitude de prendre des échappées mais ça fait du bien. Je n’avais pas prévu d’y être, on s’est relayés pour être dans tous les coups et finalement c’est celle où j’ai été qui est partie. On a accéléré vers la fin pour avoir un peu de marge de manœuvre avec le peloton mais les lignes droites ne favorisent pas les échappées et on savait qu’on serait repris. Quand on est arrivés sur la piste d’atterrissage, on a été surpris, la route était tellement grande qu’on ne savait pas où aller (rires). C’est inédit de vivre ça en course. ”

Dan McLay :

” Malheureusement je me suis retrouvé enfermé dans le sprint. Arnold a fait un super boulot avant le final et Boris dans le dernier kilomètre. Je me suis déporté sur la droite pour m’abriter du vent mais je me suis retrouvé bloqué contre la barrière. Avec le recul, je me dis que j’aurais dû garder une ouverture sur la gauche. Les jambes répondent bien mais je manque un peu d’agressivité. Avec un peu de chance, j’aurai d’autres opportunités sur l’Arctic Race, sinon j’attendrai les autres courses. ”

Yvon Caër (directeur sportif) :

” Avec Erwann à l’avant toute la journée, ça nous permettait d’être confortables dans le peloton avec Dan pour le sprint. Dans les 500 derniers mètres, Dan a fait le choix de partir sur la droite car le vent venait de la gauche. Ça s’est révélé être un mauvais choix puisqu’il s’est fait enfermer et impossible pour lui de jouer la gagne. Boris a fait un effort pour se positionner à gauche, il aurait certainement pu se mettre dans sa roue et ainsi bénéficier d’un abri pour le vent mais dans le stress, on essaie de réagir vite. “

Arctic Race of Norway #1 – Un démarrage mouvementé

Dès le kilomètre 0, Kenny Molly a des fourmis dans les jambes, il est dans tous les coups pour les échappées. Attaques et mouvement sont les maîtres-mots de cette première étape de l’Arctic Race sous une météo capricieuse. Le regroupement général se fait à 7 kilomètres de l’arrivée mais de nouvelles attaques voient le jour. Franck Bonnamour tente un contre dans le final, sans succès. Bien placé à 5 kilomètres par ses équipiers, il perd des places dans la descente et ne peut pas jouer la gagne.

Franck Bonnamour :

” La météo ne nous a pas fait de cadeau aujourd’hui, les sensations n’étaient plus les mêmes quand la pluie est arrivée mais je n’étais pas le seul. Avant le circuit final, je savais qu’il fallait être bien placé et Arnold et Dan m’ont bien aidé pour ça. Dans la bosse, j’ai essayé d’attaquer mais je n’étais pas assez fort face au peloton. Demain on aura une arrivée au sprint, ce n’est pas pour moi mais samedi l’arrivée me convient bien. Kenny nous a montré qu’il était motivé, il a tout tenté pour prendre les échappées. Ce serait bien pour lui de le voir à l’avant dans les prochains jours. ”

Yvon Caër (directeur sportif) :

” L’objectif était de mettre Franck et Erwann dans de bonnes dispositions à l’entrée du circuit final, à 5 kilomètres de l’arrivée. Franck a bien géré sa montée mais la descente lui a été fatale, il a pris des cassures et c’est pour ça qu’il n’a pas pu jouer la gagne. Pourtant, je pense qu’il aurait eu les jambes et c’était une arrivée qui lui convenait parfaitement mais il pourra de nouveau jouer sa carte samedi et dimanche. “