Bretagne Classic – Florian Vachon : “Sur une bonne dynamique depuis le Poitou, j’en profite”

Avec ses 241kms et ses nombreuses ascensions, la Bretagne Classic promettait un niveau de difficulté digne de ce nom. C’est après 3 kilomètres que s’est formée l’échappée du jour composée de sept coureurs dont Arnaud Gérard. L’écart monte rapidement au-dessus des 5 minutes mais l’échappée est revue à 50kms de l’arrivée, ils sont 10 à l’avant. 20 kilomètres plus tard, trois hommes sortent du peloton, un nouveau groupe de huit coureurs se forme en tête. Au second passage de la côte de Ty-Marrec, Alberto Bettiol attaque le premier, d’autres tentent leur chance comme Lilian Calmejane et Florian Vachon. Mais le peloton mené par la Team Sky revient sous la flamme rouge. Elia Viviani s’impose au sprint devant Alexander Kristoff. Anthony Delaplace est le seul à arriver dans le même groupe que le gagnant, il est 18ème.

Florian Vachon :

« J’ai profité de mes bonnes sensations pour attaquer dans le final. Depuis le Poitou-Charentes, je suis sur une bonne dynamique, j’ai de bons résultats donc j’en profite. Je sais que sur Plouay, il arrive souvent que la victoire se joue à 2 ou 3 donc on pouvait espérer éviter le retour du peloton. Je ne voulais pas avoir de regrets en me disant « je n’ai rien tenté », j’ai voulu être acteur de la course. Sortir avec les costauds dans le final de Plouay je suis content d’avoir pu le faire. Il n’y a pas de secret, il faut avoir des jambes au top pour suivre et même si j’étais en forme, il faut savoir reconnaître quand il y a plus fort en face. Je suis content d’avoir joué un rôle, pour moi et l’équipe, dans cette compétition. Au départ ce n’était pas gagné, avec l’enchaînement du Poitou-Charentes, mais finalement ça s’est avéré être une très bonne préparation. C’est une leçon à retenir pour la suite. »

Roger Tréhin (directeur sportif) :

« Florian a attaqué au bon moment, c’est dommage qu’un ou deux costauds n’aient pas suivi. A ce niveau-là de compétition, on ne peut pas lutter contre le retour du peloton si facilement. Les meilleurs arrivent toujours à être devant. Il a tenté et c’est ce qu’on retiendra. Arnaud a fait lui une bonne journée à l’avant, les gars ont géré leur placement dans le peloton. Ce qui nous a manqué c’est la présence d’un sprinteur dans le groupe de 30 à l’arrivée. Malheureusement, Dan, tout comme beaucoup de sprinteurs, a décroché face à la difficulté du parcours. »