DE TOUS LES COMBATS SUR LES CHAMPIONNATS DE FRANCE

PLP :

Notre formation aura tout tenté sur ces championnats de France. Par Arnaud Gérard, d’abord, qui se retrouve dans la bonne échappée du jour. À 80 kilomètres de l’arrivée, Florian Vachon, dans le contre, rentre sur son coéquipier, il est imité par Elie Gesbert 20 kilomètres plus tard. Dans le dernier tour quatre coureurs se détachent, on y retrouve Florian Vachon. Malgré leurs efforts, ils sont repris à 6 kilomètres de l’arrivée. Ce sera un sprint réduit mais les deux favoris sont bien présents. Arnaud Démare s’impose devant Nacer Bouhanni, Pierre-Luc Périchon échoue au pied du podium. Dommage, la course était quasiment parfaite…

Pierre-Luc Périchon (4ème) :
« Je suis partagé entre joie et déception. Je suis très satisfait de cette quatrième place mais le podium était accessible. Pour moi, pour l’équipe, une médaille aux championnats de France c’est toujours bon à prendre. On a fait un travail collectif irréprochable. On a été de tous les combats. On avait quelqu’un dans l’échappée, quelqu’un dans le contre, avec Laurent on a essayé de relancer dans la dernière bosse. On était l’équipe la plus offensive de la course. J’ai manqué de confiance en moi pour le sprint. Je suis partie d’un peu trop loin. Monter sur la troisième marche du podium était à notre portée, mais je ne peux pas me plaindre, ce matin j’aurai signé pour. Je souligne le gros travail collectif de l’équipe, tout le monde était impliqué. Chacun a respecté le briefing. On a fait la course qu’on avait à faire on n’a rien à se reprocher, j’aurais aimé concrétiser pour l’équipe. »

Kévin Ledanois (6ème) :
« Arnaud Démare et Nacer Bouhanni étaient intouchables aujourd’hui mais il y avait la place de monter sur la troisième marche. Pierre-Luc était fort. Dans le final, on était placés avec Pierre-Luc et Laurent, mais on a manqué de repères pour bien mener ça. Depuis ma reprise, je progresse à chaque course, je viens prendre une sixième place, on m’aurait dit ça il y a deux mois je ne l’aurais pas forcément cru. »

Arnaud Gérard :
«  J’ai passé une belle journée à l’avant, c’était le bon plan (rires) en plus j’étais dans une bonne journée ! J’étais quand même content de voir Flo revenir sur moi puis Elie. A deux tours de l’arrivée, on était encore tous les trois dans un groupe de 13, c’était intéressant. Je savais que ça allait être compliqué pour moi d’aller au bout. Je me suis mis à bloc pour eux. Personnellement, je suis content de mes sensations et de ma course. On était là dans le final, on était bien placés, c’est dommage de passer à coté du podium.  »

 Florian Vachon :
« J’étais agréablement surpris de mes sensations et j’en ai profité pour attaquer. Si on voulait se donner une chance, il fallait faire une course de mouvement et fatiguer les équipes de sprinteurs. À deux tours de l’arrivée, on était encore 13, je me suis dit qu’on avait une petite chance d’aller au bout. On a eu le mérite d’essayer, on n’a pas de regrets à avoir. PLP n’était pas loin d’accrocher le podium, ça aurait conclu la journée d’une très belle manière. »

Sébastien Hinault (directeur sportif) :
« Il y a une part de déception vis-à-vis des efforts fournis mais je suis très fier de l’équipe et de ce qu’elle a fait aujourd’hui. On avait établi un plan offensif et on l’a respecté. L’équipe était forte et les supporteurs ont apprécié le spectacle. Mais face à nous, il y avait une FDJ soudée, plus nombreuse que nous et difficile à maitriser. Bravo à eux. Je pense qu’on méritait la troisième place, on se console avec la médaille en chocolat (rires). On n’a pas gagné mais on savait depuis le début que ça allait être compliqué. J’aurai aimé voir Maxime Daniel dans le final. On a pris des risques, c’est un bon état d’esprit et c’est bon signe pour le Tour. Comme je le dis aux coureurs, si on ne tente rien on ne peut pas s’attendre à des résultats, ça va payer. »

CHAMPIONNATS DE FRANCE EN LIGNE – LE MOT DES COUREURS

Laurent Pichon

Après 16 tours de circuit, 248 kms parcourus, l’un des 154 coureurs du peloton lèvera les bras et aura le privilège de porter la tunique bleu, blanc, rouge durant une saison. Sans difficulté majeure, les sprinteurs semblent avantagés par le profil. Nos 16 coureurs français s‘élanceront dimanche avec le même but : que l’un d’entre eux franchisse la ligne en premier ! Seul Anthony Delaplace ne prendra pas le départ du championnat de France. Le normand s’était cassé la clavicule aux Boucles de l’Aulne.

Pierre-Luc Périchon :
« L’an dernier, j’avais pris beaucoup de plaisir aux championnats de France, j’avais terminé 6ème. Je vais essayer de faire encore mieux cette année, si tous les ans je grappille une place, ça devrait bien se finir (rires). C’est particulier un championnat, la veille, tous les coureurs font le même rêve : enfiler le maillot bleu, blanc, rouge.Tout est possible, mais il faudra courir juste. Même si c’est un championnat, nous ferons une course d’équipe, on attendra les consignes au briefing. »

Maxime Bouet :
« Sur le papier, les sprinteurs sont favoris dimanche. Si ça arrive avec un petit groupe, nous avons des cartes à jouer. Il faudra être offensifs dès le kilomètre zéro, pour faire travailler les équipes de sprinteurs et essayer de les piéger. Dans un championnat, le mental est très important, il faut être positif et confiant. »

Brice Feillu :
« Il n’y a pas beaucoup de relief, mais le circuit s’annonce usant et piégeux. Ces derniers temps, plusieurs échappées ont réussi à faire plier le peloton, ça peut donner des idées. »

Florian Vachon :
« Chacun y va de son petit commentaire sur le circuit. On peut faire bouger les choses, il faudra se servir des faits de courses. Toute l’équipe est motivée pour faire une belle prestation. »

Arnaud Gérard :
« La FDJ et Cofidis vont essayer de cadenasser la course pour favoriser une arrivée au sprint. Mais avec la chaleur et le vent il faut se méfier, et ne pas oublier que ce sont les coureurs qui font la course. Il faudra être opportuniste et ne pas hésiter à prendre la première échappée. Il faut y croire. »

Maxime Daniel :
« J’ai enchaîné plusieurs bons sprints ces derniers temps, c’est encourageant. L’objectif est de faire mieux qu’en 2014 où j’avais pris la cinquième place. »

Francis Mourey :
« Un championnat est une course unique avec une ambiance si particulière. Quand, on reçoit le maillot sur le podium et qu’on écoute la marseillaise, c’est une émotion intense. J’ai eu la chance de la connaître à neuf reprises en cyclo cross. On se prépare comme une course normale mais le jour J tout change. »

Kevin Ledanois :
« J’aborde l’épreuve confiant, j’ai retrouvé de bonnes sensations sur la Route du Sud. Dimanche, le circuit sera usant, on peut avoir des surprises. Il faudra être fort dans la tête. »

Arnold Jeannesson :
« En ce moment, je n’arrive à rien. La forme n’est pas là et je n’arrive pas à savoir pourquoi. Ça fait un mois et demi que je n’ai pas de bonnes sensations à l’entraînement et je ne parle même pas de la compétition. Pourtant la motivation est présente… Je vais aller aux France pour l’équipe. »

Laurent Pichon :
« J’ai envie de faire déjouer le sprint « tant attendu ». Le championnat de France est la course à gagner dans l’année : la fierté d’être le premier de son pays et d’avoir l’honneur de porter, pendant un an, les couleurs bleu, blanc, rouge. Ça fait rêver, c’est forcément difficile et très disputé mais il faut y croire. »

Franck Bonnamour :
« J’ai fait une bonne préparation, j’ai couru mercredi à Halle, j’espère retrouver du jus pour dimanche. C’est difficile de décrire ce que peut représenter le titre de champion de France… c’est le dimanche le plus important de l’année. »

Benoit Jarrier :
« Les sensations sont bonnes. A priori, le parcours n’est pas difficile mais le vent pourrait changer la donne. J’espère pouvoir tenter des choses, sinon je me mettrai au service de l’équipe. »

Erwann Corbel :
« Sur un championnat, tout est possible, ça sera mon troisième chez les professionnels et je compte en profiter. L’ambiance est toujours au rendez-vous. Nous avons hâte d’y être. »
Armindo Fonseca :
« J’ai des douleurs au niveau du sacro-iliaque. Je ne suis pas dans la meilleure forme physique pour me rendre aux France mais, un championnat national ne se refuse pas. Je serai bien présent. »

Romain Hardy :
« Je reviens en forme après mes soucis de santé, la jambe tourne bien. Comme tous les championnats on sait que ça va rouler très vite. Même s’il peut y avoir des faits de courses, c’est toujours un homme fort qui gagne. »

Elie Gesbert :
« Il y a un peu d’appréhension avant mon premier championnat de France professionnel, mais ça me rappelle aussi de bons souvenirs, mon titre chez les juniors était déjà une grande émotion, je n’imagine pas ce que c’est chez les Elites, mais dimanche le profil ne m’est pas favorable (rires). »