Romain n’était pas dans une bonne journée

En dépit du très grand travail de ses équipiers dans une étape de montagne comprenant l’ascension du très difficile col de La Madeleine, Romain Hardy qui n’était pas dans une bonne journée, n’a pu conserver son maillot jaune de leader à La Norma où le Suisse Stüssi (Vorarlberg-Santic) s’est imposé. Déjà, Romain et ses copains focalisent sur la troisième étape samedi matin qui leur conviendra bien.

Sébastien Hinault : “Ça a roulé fort toute la journée et on a plutôt bien géré mais Romain Hardy n’était pas dans une bonne journée et si ça n’avait pas été le cas, ç’aurait été dur de battre Stüssi et Harper. Dans l’ascension de La Madeleine Romain se sentait bien et dans la vallée il avait quatre équipiers à rouler en tête de peloton. Sept coureurs ont alors attaqué, dont Stüssi. Romain a logiquement perdu ses équipiers. Dans une côte permettant d’aller chercher le col d’Iseran, Connor Swift a pris un gros relais mais Romain était à bloc dans la roue et lui a dit d’arrêter. Dans la difficulté suivante, la côte d’Aussois il a coincé. On n’a pas les meilleurs grimpeurs ici, on savait que ce serait compliqué pour le classement général mais Romain, dans une bonne journée, aurait pu faire un résultat. Je retiens le bon boulot de l’équipe et Connor nous a encore surpris. Demain matin, il y a une étape qui s’achèvera par un sprint de moëlleux et là on a des cartes avec Romain, Clément Russo et Connor. L’après-midi, c’est dur. L’étape part au pied du col de Beaune que les coureur du Critérium du Dauphiné ont emprunté la semaine dernière et la montée vers Les Karellis pour finir.”

La première de Connor Swift en montagne ! 

Connor Swift : “ C’était un dure journée. On a bien roulé tous ensemble, comme une équipe pour essayer de conserver le maillot jaune de Romain. Mais aujourd’hui il n’avait pas le meilleur de ses jambes dans le final. Mais on a essayé et on a bien roulé tous ensemble. Pour ma part c’était intéressant d’être en course sur ce type de terrain…pour la première fois de ma vie. J’avais grimpé un peu sur le championnat du monde en Autriche l’an passé, mais je n’avais jamais fait de montée plus longue qu’une heure ! Je sais à quoi je dois m’attendre pour le futur (rires).

Romain Hardy gagne à Moûtiers !

Romain Hardy attendait ce jour depuis sa victoire dans le Tour du Doubs en septembre 2017… Fort bien soutenu par ses équipiers et notamment dans le final par Connor Swift et Clément Russo, il s’est imposé jeudi dans la première étape du Tour de Savoie-Mont Blanc et a endossé le maillot de leader. Clément s’est adjugé la troisième place !

Romain Hardy, 1er : 

« J’ai levé les bras, je suis vraiment content. Depuis le début de saison je tourne autour. Je pense que je méritais de retrouver cette sensation et c’est chose faite aujourd’hui. Je suis quelqu’un qui ne gagne pas beaucoup, je fais souvent des places mais je suis aussi souvent déçu. En dix ans, je n’ai gagné que quatre fois alors aujourd’hui je la savoure cette gagne ! Même si ce n’est « qu’une » classe 2, la victoire ne tombe pas dans les mains. Je tiens à souligner que sans mon équipe je n’aurais pas gagné. Ils ont fait un super boulot, tout le monde ! Alan (Riou) et Thibault (Guernalec) ont fait le tempo toute la journée, Romain (Le Roux) a passé un gros relais dans le final, Connor (Swift) a fait un énorme boulot jusqu’à un kilomètre de l’arrivée et Clément (Russo) m’a déposé dans un fauteuil jusqu’à la ligne. Ce qui est génial, c’est que ça s’est passé comme on l’avait dit ! »

Clément Russo, 3ème :

« C’était une journée parfaite. On est l’équipe attendue ici et on a pris les choses en main, on a assuré notre rôle. On a fait sur le terrain exactement le plan prévu : contrôler la course avec l’échappée, rouler toute la journée, rouler pour placer Romain avant le sprint. Je l’ai emmené jusqu’à 80 mètres de la ligne, il me double à 40 mètres. Je lui ai dit pendant l’étape : « Il n’y a pas de problème, je me sens bien, je vais tout faire pour t’emmener à la perfection », et ça l’a fait. J’ai pu aussi lever les bras car je viens faire troisième. Ca me permet de rendre la pareille à Romain qui avait terminé troisième du Tour de Madrid quand j’avais gagné. C’est un vrai plaisir, que du plaisir ! »

Sébastien Hinault, directeur sportif :
 « C’est super. Tout s‘est déroulé comme on l’avait prévu ce matin au briefing, il faut le souligner, c’est rare ! On a laissé partir une échappée de quatre coureurs pour gérer et mettre d’autres équipes à contribution. Vanthourenhout (Pauwels-Sauzen), Luksevics (Amore e Vita-Prodir), Aubert (CC Etupes) et Lutolf (Swiss Racing Academy) se sont échappés. Aubert a été distancé dans la descente du Col du Frêne, Vanthourenhout s’est relevé après le sprint intermédiaire et Lutolf a été le dernier repris à moins de 15 kilomètre de l’arrivée. Thibault Guernalec a roulé une partie de la journée et dans le final Connor Swift a fait un super boulot en prenant un relais de trois kilomètres avant de laisser Clément Russo faire le dernier kilomètre qui était tortueux. Il y avait deux rond-points à 800 et 500 mètres de la ligne d’arrivée, et deux virages, le premier à 200 mètres et le dernier à 80 mètres. Ce final, c’était tout bon pour Romain et Clément qui sont très adroits sur le vélo. Notre objectif est d’ores et déjà rempli, on va être un peu plus détendus ! Demain, nous grimperons le Col de la Madeleine d’entrée de jeu et après une grande partie de plaine, l’arrivée sera jugée au sommet de La Norma. »

Elie Gesbert (3ème) : “J’ai couru pour gagner “

Pas de doute, Elie Gesbert a changé de catégorie ! En costaud, il a pris la troisième place de la première étape de la Route d’Occitanie jugée au sommet de la côte d’Aubignac. Après avoir maîtrisé une attaque du grimpeur d’Arkéa-Samsic dans le dernier kilomètre, le champion du monde Valverde (Movistar) s‘est imposé devant Dunbar (Team Ineos) et Elie qui a fait très grosse impression !

Elie Gesbert (3è): « Ce matin la consigne était simple pour moi : accrocher le groupe des favoris le plus longtemps possible. Avant la première montée de la côte d’Aubignac, ag2r-la-Mondiale a pris les commandes du peloton pour faire une première différence dans la descente. Je suis resté bien placé et je ne me suis pas fait piéger. Le premier passage s’est fait sur un rythme extrêmement soutenu, ça a fait un premier gros écrémage. Nous nous sommes retrouvés à une quinzaine de coureurs pour jouer la gagne dans la deuxième montée. J’aime ce genre de difficultés, ça me correspond bien. On sait tous que Valverde est très fort mais il ne faut jamais baisser les bras. J’y ai cru. J’ai attaqué et ensuite j’ai joué le sprint à fond même si je commençais à être un peu sec. Je n’ai pas de regrets, j’ai couru pour gagner. Ce n’est pas une victoire, c’est une troisième place mais pour moi, c’est une grosse performance. Je me retrouve dans un final de course à me battre contre le champion du monde, ce n’est pas rien. Je sens que je gagne en confiance, je n’avais aucun complexe dans cette dernière difficulté. Je suis troisième au général, demain ça ne devrait pas bouger, l’étape devrait arriver au sprint.  Samedi, en revanche, nous avons une vraie journée de montagne. Je vais essayer de m’accrocher le plus longtemps possible, et si je peux, passer à l’offensive. Pas de limite !”

Roger Tréhin – directeur sportif« Un groupe de quatre coureurs s’est échappé d’entrée de jeu mais nous n’avons pas roulé derrière Chetout (Cofidis), Turek (Israël Cycling Academy), Delage (Groupama-FDJ) et Holler (Bike Aid). Nos coureurs avaient pour mission de bien placer Elie Gesbert au pied de la côte d’Aubignac qu’il fallait franchir deux fois. Il aime bien ce type de côtes, celle-ci était vraiment difficile, longue de près de 5 kilomètres à 8,5% de moyenne. Je peux dire que c’était plus pentu que l’Hospice de France qui sera le cadre de l’arrivée de l’étape de montagne samedi. Les équipes Movistar, Ineos et Education First-Drapac ont assuré l’écrémage dans la première ascension, il restait vingt coureurs dans le premier peloton. Il fallait être fort, c’est monté par à-coups. Elie a répondu aux attaques sans problème et quand lui-même en a mis une, c’est Valverde en personne qui est allé le chercher. Au départ, après avoir fait la liste des bons grimpeurs, on s‘était fixé un Top 10 au général. Ce soir, Elie est troisième et il nous a simplement montré aujourd’hui qu’il a le potentiel pour suivre les meilleurs grimpeurs !»

Yvon Ledanois : “Nos coureurs ont fait une belle étape !”

La septième étape du Critérium du Dauphiné, proposant quatre cols en 80 kilomètres, s’est déroulée dans des conditions dantesques. Gagnée par Poels (Team Ineos), elle a été marquée par la longue échappée de Kevin Ledanois et Jérémy Maison et par la prestation très rassurante de Warren Barguil. Le leader de l’équipe Arkéa-Samsic a retrouvé son moral !


Warren Barguil :  
“Je termine à 1’45”, je n’avais pas les meilleures sensations mais je n’étais pas arrêté ! J’ai pris une cassure à un moment où il y avait un vent de côté et j’étais un peu mal placé. Je lâche à ce moment puis je suis resté à 30 mètres du groupe de devant pendant un bon bout de temps. C’est dommage car monter cette pente en étant dans ce groupe aurait été plus simple…c’est comme ça. J’ai eu une grosse période d’inactivité, ce n’est pas du jour au lendemain qu’on retrouve son meilleur niveau. Ça va revenir, aujourd’hui ce n’est pas mauvais !”


Kevin Ledanois : 
“Je suis content d’avoir réussi à prendre le bon coup et surtout d’avoir fait l’effort au bon moment. Le départ était toujours en prise, ça a bataillé mais j’ai produit mon effort en haut d’une petite bosse et c’est parti à ce moment là. Je n’ai pas fait d’effort inutile. Avec Jérémy, on a laissé les autres travailler dans l’échappée. On a monté le deuxième col à un rythme élevé car tout le monde voulait aborder la dernière montée avec un maximum d’avance. À mi-course, j’ai dit à Seb Hinault que j’étais déjà bien fatigué mais il m’a tout de suite rassuré. C’était ma première échappée en montagne à ce niveau. Jérémy connaissait l’avant dernière difficulté, il nous a dit que les quatre premiers kilomètres étaient les plus durs donc je me suis fait la peau sur cette partie. J’étais toujours à 5 ou 10 mètres des roues mais je n’ai rien lâché et je bascule à vingt secondes des quatre premiers. J’ai fait la dernière montée à mon rythme avec Rosskopf avant d’être repris par les favoris. Je voulais filer un dernier coup de main à Warren dans la montée finale, mais il était bien à l’abri. Je lui ai juste demandé s’il voulait quelque chose et j’ai fini à mon rythme. Dans le final, les conditions météorologiques étaient impressionnantes mais on a quand même fait 100 kilomètres au sec (rires). C’était comme si on était sous la douche sauf qu’à certains moments c’était de la grêle mais on savait à quoi s’attendre. J’étais bien occupé, je n’ai pas eu le temps d’avoir froid. Je suis satisfait de ma journée surtout que sur le papier ce n’est pas vraiment le parcours qui me correspond le mieux.”
Jérémy Maison : “J’avais repéré l’étape lors d’un stage, j’étais très motivé mais j’ai raté le bon coup. Je dois avouer que j’étais un peu frustré. Quand j’ai vu que ça ressortait derrière, je ne me suis pas posé de questions et j’y suis allé. On est rentré dans la descente du col de l’Epine. On s’est retrouvé à 25 à l’avant, ce n’est jamais facile à gérer surtout avec des costauds comme Woods et Lutsenko. Je savais que la descente du Granier était technique, mais je me suis fais plaisir et en bas j’avais 30 secondes d’avance sur le reste du groupe. J’ai un peu hésité, mais j’ai préféré ne pas insister. Au pied de Marcieu, je me sentais bien puis … la pluie et le froid… Je ne suis vraiment pas à l’aise sous ces conditions. J’ai été repris par le groupe de Warren, je suis resté avec lui jusqu’au pied de la dernière difficulté pour qu’il aborde la montée avec envie et motivation et aussi pour l’aider en enlever son k-way. Sous la pluie battante ce n’est pas si facile … Ensuite j’ai fini comme j’ai pu, c’était sauve-qui-peut. Je voulais quand même garder un bon rythme pour ne pas avoir froid. J’aurais pris plus de plaisir avec du ciel bleu jusqu’au bout mais ça fait partie du vélo. Je suis content de mon étape mais aussi d’être au chaud dans le bus (rires).”

Yvon Ledanois – directeur sportif : ” Warren Barguil termine à 1’30’’ des favoris du Tour de France et ce n’est pas mal. Avant de parler de lui, je dois dire que les coureurs de l’équipe Arkéa-Samsic ont fait une belle étape dans des conditions exécrables. Kevin Ledanois était très déçu vendredi de n’avoir pas pris la bonne échappée mais aujourd’hui, il y était. Après les cols de l’Epine et du Granier et dans une étape de haute voltige, il a franchi le sommet du col de Marcieu à 20 secondes de Lutsenko (Astana) et Woods (Education First-Drapac) alors en tête et il attaque encore au pied de l’ascension finale. Avec lui, Jérémy Maison a également fait une belle étape en étant dans cette échappée de 25 coureurs avant d’être vaincu par la pluie. Cela montre que nos coureurs peuvent prendre conscience de leurs qualités. Warren a été distancé d’un peloton de quinze coureurs à 10 kilomètres de l’arrivée mais il est longtemps resté à 15’’ de ce groupe en dépit des accélérations se produisant à l’avant et dans une montée exigeant de la puissance et qui ne lui était pas favorable. On peut simplement constater qu’il est bien mieux que l’an dernier à cette époque bien que revenant de très loin après ses deux chutes du printemps. Compte tenu de la troisième semaine du Tour qui sera terrible et nécessitera de la fraîcheur, c’est satisfaisant. Il a repris du moral. Pour nous, l’objectif numéro 1 était qu’il finisse le Critérium du Dauphiné dans une phase progressive, avec le sourire en voyant qu’il n’est pas loin des meilleurs et qu’il est en mesure de faire de belles choses en juillet. Il faut encore passer la dernière étape, on fera le bilan demain mais ce n’est pas mal ! “

“Rassuré” Warren Barguil – Dauphiné

La première des trois étapes de montagne du Critérium du Dauphiné était un test pour Warren Barguil. Le leader de l’équipe Arkéa-Samsic est satisfait de sa journée conclue dans le groupe des costauds à un peu moins de sept minutes des trois hommes échappés.

Warren Barguil :  “Je suis satisfait de mon étape. Bien sur ce n’est pas le scénario qu’on avait envisagé, on pensait qu’une dizaine de coureurs allaient se détacher avec un mec de chez nous, finalement ils sortent à trois sans possibilité de rentrer sur eux. Aujourd’hui, je me suis rassuré, surtout après ma contre performance au chrono. Je finis avec le groupe des favoris, ça revient petit à petit mais il y a encore deux grosses journées tests.”

Yvon Ledanois, directeur sportif :  “L’étape s‘est déroulée de bonne façon pour nous. J’avais demandé aux gars de prendre l’échappée, ils ont sauté dans les coups avant que De Marchi, Alaphilippe et Mühlberger prennent les devant, à la pédale, dans la première des huit ascensions. Quand tu vois le calibre des trois hommes de tête, c’est du haut niveau. De ce point de vue, nous n’avons pas de regrets. Au cours de l’étape, le peloton n’a pas roulé fort, il a fallu composer avec un gros changement de temps, passant de la pluie et une température de 10 degrés à une forte chaleur dans le final. La dernière montée sans qu’il n’y ait une attaque a été sélective. Warren Barguil a accompagné le premier groupe. A l’arrivée, il m’a dit être content, au sommet il n’y avait plus que vingt coureurs dans le groupe des costauds et c’est dans cette dernière montée, le col de Beaune, qu’il s‘est senti le mieux. Ce sont des efforts importants après 200 kilomètres de course. C’est bien que notre leader ait basculé devant. Demain, c’est la plus dure journée, l’étape reine pour le classement général et de nouveau un vrai test pour Warren.”

André Greipel : “Regarder devant”

Le résultat d’André Greipel à Riom (15e) n’est pas celui escompté mais le sprinteur de l’équipe Arkéa-Samsic a eu la satisfaction de voir le travail de toute son équipe au cours d’une étape très pluvieuse. Collectivement soudée et homogène, de Jérémy Maison à Florian Vachon, tous ses équipiers ont oeuvré pour le mettre dans les meilleures dispositions.

André Greipel : « L’équipe a fait un travail remarquable, ils étaient autour de moi toute la journée. Sur le vélo, il faisait très froid, c’était les mêmes conditions pour tout le monde mais ce n’était pas une journée facile. Ce n’est pas une excuse, on doit juste faire avec la météo, mais ce n’est pas ce que j’affectionne le plus. Dans le final, on a fait notre maximum, tout ensemble. Je cherchais la roue de Bennett. C’était une véritable bagarre, avec ses coéquipiers notamment, mais c’est le jeu du sprint, ça frottait dur. Je sais que je suis sur la bonne voie, les sensations sont meilleures. À la fin, je n’ai pas pu vraiment faire mon sprint, j’espérais faire quelque chose de bien, on regarde devant. »

 Jérémy Maison : “J’ai été perturbé en début de course. Un coureur a glissé devant moi…sans gravité mais j’ai mis un peu de temps à reprendre ma place. C’était prévu au briefing que j’aille rouler en tête de peloton pour préparer le sprint pour André. J’ai fait le boulot demandé et je me suis retrouvé à l’avant avec notamment Cesare Benedetti. Ce n’était pas une étape d’une extrême intensité mais la pluie l’a rendue dure. J’ai roulé toute la journée, et j’aime le faire, c’est une tâche qui m’avait déjà été confiée il y a deux ans sur le Dauphiné avec Arnaud Démare.”

Yvon Ledanois, directeur sportif :  « L’équipe Arkéa-Samsic a super bien travaillé tout au long de l’étape en dépit de la pluie et du froid. Vraiment, nous n’avons rien à reprocher à nos gars, ils ont collectivement répondu présent. Quand l’échappée de Berhane (Cofidis) et Pacher (Vital Concept) a été déclenchée, nous avons très rapidement réagi. Jérémy Maison a été le premier à aller rouler, un bon moment, avant Anthony Delaplace, Maxime Bouet et dans le final Kevin Ledanois et Florian Vachon tandis que Warren Barguil leur a donné un coup de main. Dommage, André Greipel est battu par plus fort sur le premier sprint du Critérium du Dauphiné et on n’a donc pas la satisfaction que nous étions venus chercher. Demain nous allons disputer un contre la montre individuel de 26 kilomètres. Warren va rouler avec sa nouvelle machine pour la première fois en course après l’avoir utilisée à l’entraînement. On sait bien qu’il ne va pas gagner le chrono mais il est important qu’il se juge par rapport à ses adversaires. Notre leader n’est pas à son maximum, contrairement à un Pinot ou à un Bardet, il est de 85 et 90% de sa condition. Une performance honorable de sa part sera intéressante dans l’optique du Tour et du contre la montre de Pau qui sera disputé à la moitié du mois de juillet. »

 

Yvon Ledanois : “Si tu n’es pas à 99,9% de ta forme, tu ne t’en sors pas”

La deuxième étape du Critérium du Dauphiné gagnée par Dylan Teuns (Bahrain-Merida) a proposé un combat exceptionnel en Auvergne ! Vaillant, Warren Barguil a cédé dans la dernière difficulté mais son objectif est surtout de préparer le Tour de France et finir l’épreuve en grande condition. La symbolique est la même pour André Greipel qui aura vraisemblablement l’occasion de disputer un sprint mardi à Riom.


Yvon Ledanois, directeur sportif :  « Ce n’était pas une étape de costauds mais une étape de super niveau World Tour. Si tu n’es pas à 99,9 % de ta condition, sur une journée comme ça, tu ne t’en sors pas. Aujourd’hui il y a quand un coureur de niveau mondial, Tom Dumoulin qui s’échappe, il est repris, puis lâché au kilomètre 120. D’entrée 30 coureurs ont été distancés, ça montre le niveau et les gars qui font les efforts le paient le lendemain. Dans le World Tour, si t’es pas au top en prenant le départ, tu n’as aucun rôle à jouer. Warren Barguil a eu des équipiers avec lui toute la journée sauf dans la dernière côte mais devant, ceux qui attaquent sont des vainqueurs du Tour en puissance. Notre leader est à sa place aujourd’hui, ce n’est pas une surprise, c’est même logique. Il ne faut surtout pas s’alarmer. Il vient de deux courses de Coupe de France et avant, du Tour de Catalogne. Il faut prendre du recul et ce sera intéressant de voir sa progression et de voir comment il va sortir du Critérium du Dauphiné. Aucun sprinteur n’a passé une bonne journée aujourd’hui. André Greipel a été vaillant, il s’est battu dans une étape difficile. Il a la capacité de faire un beau sprint demain. C’est un objectif pour lui et pour nous. »

Benoit Jarrier quatrième avec des regrets

Benoît Jarrier, cinquième du prologue des Boucles de la Mayenne, a pris la quatrième place de la dernière étape à Laval, rappelant sa très bonne condition physique. Lui comme toute l’équipe Arkéa-Samsic regrettent le scénario de la première étape courue dans la tourmente et le privant de décrocher un bon classement général.

Benoit Jarrier (4ème) : “Pour être honnête, je suis déçu des Boucles… J’avais une bonne condition. Je fais un bon résultat au prologue, cinquième, mais le lendemain j’étais frigorifié sur le vélo. J’ai vu le bon groupe partir mais j’étais incapable de les accompagner. C’est rageant, je voulais faire un bon général ici. Je suis quand même satisfait de ma quatrième place aujourd’hui, la dernière bosse me convenait bien, courte et tonique. La forme est là et je repars dès mercredi pour le Tour de Belgique. ”

Roger Tréhin – directeur sportif:  “Aujourd’hui, il n’y avait pas de vent et pas de pluie et nous avons essayé de mettre un coureur dans la bonne échappée. Brice Feillu est allé dans un premier coup que le peloton n’a pas laissé partir. Il y eut ensuite une échappée de quatre coureurs et nous nous sommes donc appliqués à bien préparer notre entrée sur le circuit. Nous avons misé sur le sprint pour Benoît Jarrier qui prend la quatrième place et a rappelé qu’il avait de la force cette semaine après sa cinquième place dans le prologue. Du coup, l’étape de vendredi, dans la tourmente, nous reste en travers de la gorge parce qu’elle a gâché notre chance de jouer le général. Je peux dire que les coureurs et le staff sont déçus.”

Warren Barguil : “Content de retrouver le World Tour” Dauphiné 1

La première étape du Critérium du Dauphiné gagnée par Boasson Hagen (Dimension Data) était casse-pattes et d’un haut niveau. Warren Barguil, heureux de se mesurer de nouveau en World Tour, a parfaitement passé le test. Même s’il mesure le travail restant à accomplir, le leader de l’équipe Arkéa-Samsic est satisfait.

Warren Barguil : « C’est dur le vélo (rires). Aujourd’hui, je retrouvais le Word Tour, deux mois après ma chute au Tour de Catalogne. Je suis content de terminer dans le premier groupe, mais je mesure aussi le travail qu’il me reste à faire. Forcement, j’avais hâte d’être sur le Dauphiné, de me confronter aux meilleurs. La route est longue, mais la forme est ascendante. »

Florian Vachon : « Forcément pour les sprinteurs il n’y aura pas beaucoup d’ouvertures. Pour André, l’objectif est d’aborder les étapes plates avec le maximum de fraicheur. D’ici là, il doit s’économiser les jours, comme aujourd’hui, où il n’a rien à jouer. Cette semaine, je suis là pour André, je dois le protéger, dans les bosses comme à l’approche d’un sprint. Il faut créer quelque chose, mettre des automatismes en place. Travailler pour un leader, c’est le rôle que j’ai à chaque course, peu importe qui je dois protéger. On communique en franglais, mais dans l’action les mots sont assez simples. »

Yvon Ledanois, directeur sportif : «  L’étape a été limpide. Après quinze kilomètres de bagarre, six coureurs se sont échappés avant les premières rampes du Puy Mary, la principale difficulté de la journée. Le derniers rescapés, Naesen (ag2r-La Mondiale) et Cort Nielen (Astana) ont été repris à 600 mètres de la ligne d’arrivée par le premier peloton fort de 50 coureurs. La dernière heure a été de très grand niveau. A 20 kilomètres de l’arrivée, la côte de Roquenatou a été montée au sprint sous l’impulsion de l’équipe Deceuninck-Quick Step. Au sommet, il y avait 15 coureurs, précédant de quelques mètres le groupe de Warren Barguil qui est très rapidement revenu à l’avant. A l’arrivée, Boasson Hagen (Dimenion Data) a été le plus rapide et le résultat est conforme à nos prévisions et à nos plans même si j’aurais aimé avoir un ou deux équipiers avec notre leader mais, je le répète, le final a été de très haut niveau. L’objectif est atteint pour Warren, tandis qu’on avait demandé à André Greipel de ne pas taper dedans. Cette étape est importante psychologiquement pour Warren après un bon week-end de reprise en Bretagne. »

Benoît Jarrier placé !

Au lendemain d’une journée difficile, l’équipe Arkéa-Samsic a remis l’ouvrage sur le métier dans la deuxième étape des Boucles de La Mayenne gagnée en puncheur par le Basque Aberasturi (Caja Rural). Appliqué dans les moments rendus nerveux par le vent et ayant sans doute voulu trop bien faire dans le sprint, Benoît Jarrier a pris la onzième place.

« On ne va pas le répéter sans cesse mais dans la tourmente vendredi, on a laissé filer la possibilité d’un bon classement général, dit Roger Tréhin. Pour autant on ne se démobilise pas et on fait la course ! Ce matin, avec les gars, on avait coché l’endroit où la course s‘est jouée, au kilomètre 151 et après la côte d’Herbaine. Au sommet, ça tournait et on prenait le vent plein pot. Le peloton s’est scindé à cet endroit précis et a piégé le porteur du maillot jaune, Duval (ag2r-La Mondiale) ou le sprinteur Sarreau (Groupama-FDJ). Benoît était dans le premier groupe en compagnie de Romain Hardy et Brice Feillu. »

En dépit de plusieurs tentatives, cela s’est joué au sprint dans la côte d’arrivée après une série de virages nécessitant un bon placement. En force, Aberasturi en a profité pour offrir un doublé à l’équipe Caja Rural.

« À 350 mètres de la ligne d’arrivée, poursuit le directeur sportif d’Arkéa-Samsic, Benoît était trop bien placé. La bonne vague est partie derrière lui. Demain, la course en ligne vers Laval est facile et le vent se sera calmé mais le  circuit d’arrivée (trois fois quatre kilomètres) est difficile avec une arrivée en côte. »

Benoît Jarrier, très bon cinquième !

Benoît Jarrier est à son affaire dans le prologue des Boucles de la Mayenne et il a signé le cinquième temps jeudi soir à Laval. De très bon augure pour lui et l’équipe Arkéa-Samsic dans cette course qui s’achèvera dimanche.

Benoît Jarrier, 5ème :

 « J’avais fait de ce prologue un défi. J’en avais parlé avec Anthony Delaplace aux Quatre jours de Dunkerque et je lui avais dit : «  un top 10 j’en serai content, un top 5 très très content. » Je ne l’avais pas crié sur tous les toits mais je voulais faire un bon temps ! Je connais très bien ce prologue : court mais technique avec des virages serrés et une belle bosse à l’arrivée…Dans le bus je suis resté tout seul dans le fond, dans ma bulle avant le départ, pour me concentrer. Je suis aussi content car les jambes étaient vraiment là ce soir, sinon je ne serais pas rentré dans le top 5. A Dunkerque je me sentais très très bien et à Plumelec et Châteaulin j’ai eu du mal avec les premières chaleurs, c’est la même chose chaque année…Ici il fait plus frais et je sens que ça va mieux. Je vais défendre ma place au général et essayer de faire encore mieux ! »

Roger Tréhin, directeur sportif : 

« Franchement, le prologue de Benoît Jarrier, cinquième, n’est pas mal du tout. Benoît aime les prologues, celui-là lui correspond bien, c’est nerveux, il y a beaucoup de relances. Il se l’était mis en tête. Maxime Daniel, en revanche, a beaucoup moins bien viré que Benoît et avait moins de force mais il ressent toujours une douleur à la cuisse à la suite de sa chute dans le Tour de Norvège. A contrario, Brice Feillu, ce n’est pas son truc mais il a fait un bon prologue, il avait de la force. Demain, ça risque d’être une sacrée course avec les intempéries annoncées. La préfecture a demandé aux organisateurs de faire gaffe avec leurs arches et sur la ligne d’arrivée. Je pense que les sprinteurs vont tenter de verrouiller. Benoît est à neuf secondes, il est très près des meilleurs et sera surveillé mais on va jouer le coup à fond !

Nouvelle journée solide en Norvège

Après cinq étapes et à une journée de la fin du Tour de Norvège, Franck Bonnamour est 10ème du classement général grâce à une bonne forme et toujours un gros travail d’équipe ! Connor Swift se classe 19ème de l’étape.

Franck Bonnamour, 10ème du classement général : “Je veux retenir les bonnes sensations. Je me sentais bien pendant toute la course. Quand ça attaqué dans les deux bosses, les sept/huit meilleurs coureurs sont partis devant mais j’ai toujours suivi le peloton facilement alors que beaucoup de coureurs étaient éliminés par l’arrière. Toute la journée on est resté placés. Comme depuis le début de ce Tour de Norvège, Flo (Vachon) a fait un boulot énorme. J’ai fait toute la course dans sa roue ! Il m’a placé aux moments importants dans les bonnes positions. Connor (Swift) a aussi fait du bon boulot pour me placer dans les bosses. Je pensais que nous aurions été moins nombreux que cela à l’arrivée mais tout le monde s’est accroché ! Je reste 10ème du classement général  : objectif atteint…pour aujourd’hui ! Ici il y a du niveau. Je suis content, il faut que ça tienne, mais ce sera bon, voire mieux (sourire).”

Florian Vachon :On est resté toute la journée bien placé avec Franck et Connor, toujours vigilants, aux alentours des des 20/25ème place. Je suis venu sur ce Tour de Norvège, en équipier, pour faire des efforts et j’en ai fait des bons ! Prendre du vent, frotter dans les derniers kilomètres. C’est des efforts qu’on risque de me demander lors des prochaines échéances. Je suis venu pour travailler cela et je le fais ici. C’est du positif.”

Yvon Caër, directeur sportif : “L’étape a été conforme à ce qu’on pensait. Il y a eu une grosse bagarre dans les deux difficultés à mi-parcours. Au sommet du deuxième col, il y avait 50 coureurs dans le premier peloton, notamment Franck Bonnamour, Connor Swift et Florian Vachon. Puis ça s’est progressivement regroupé. Ensuite les jeunes Evenepoel (Deceuninck-Quick Step) et Hirschi (Team Sunweb) ont fait un numéro, ils ont été repris à moins de 5 kilomètres de l’arrivée avant un sprint massif gagné par Kristoff (UAE-Team Emirates) qui en profite pour endosser le maillot jaune. Franck reste dixième du classement général. Demain, c’est le money time, tout va se jouer dans une côte de 4 kilomètres derrière laquelle il restera 12 kilomètres de descente avant l’arrivée. Je pense que 30 à 40 coureurs seront concernés. Il faut qu’il y ait de la course mais l’équipe Lotto-Soudal avec Lambrecht et Wellens a les clés de ce Tour de Norvège. Je peux simplement dire que Franck Bonnamour a envie de très bien faire avec un Florian Vachon extraordinaire qui fait un boulot énorme. ”

Franck Bonnamour toujours dans le Top 10. Tour of Norway

La quatrième étape du Tour de Norvège était la plus longue : 224 kilomètres !
Auteurs d’une belle course avec l’aide précieuse de Florian Vachon, Franck
Bonnamour et Connor Swift sont restés au contact des costauds. Franck Bonnamour reste dans le Top 10 !

Yvon Caër, directeur sportif : ” Florian Vachon a fait un très gros boulot en protégeant Franck et Connor toute la journée. Ils ont fini dans le peloton réglé au sprint par Kristoff (UAE-Team Emirates). Les derniers kilomètres, c’était du très haut niveau et Florian a vraiment été top ! Par le jeu des bonifications prises par les échappés, Franck Bonnamour est désormais dixième du classement général mais on reste dans l’objectif fixé au départ, à savoir un Top 10. Je pense que les deux derniers jours proposent des profils intéressants pour Franck et Connor.”

Franck Bonnamour : ” C’était une longue journée, ça a bien bataillé en début de course. Il y a un gros niveau ! Flo (Vachon) m’a bien drivé notamment pour le placement, j’avais juste à suivre sa roue et ne pas la lâcher. Connor aussi m’a aussi bien aidé. Les sensations étaient meilleures qu’hier car j’avais encore mon échappée dans les jambes. Demain, l’étape sera plus dure que les premières du Tour de Norvège mais je vais tout donner. La forme est là, il faut en profiter !”

Franck Bonnamour 5ème du général. Tour of Norway

Echappé toute la journée sur la deuxième étape du Tour de Norvège, Franck Bonnamour a empoché cinq secondes de bonifications. Après cette étape, il est 5ème du classement général !

Franck Bonnamour : « Les consignes étaient d’attaquer pour aller chercher quelques secondes bonifications en vue du classement général. Je me suis retrouvé avec des gros rouleurs à l’avant. Ca pouvait aller loin. Être en tête de course avec des coureurs comme ça c’est royal. Je n’ai pas eu à passer des relais excessifs, tout le monde roulait…c’était une vraie bonne échappée. Sur le circuit final urbain je ne me suis pas relevé, en accord avec mon DS, car je me sentais vraiment bien. Ca aurait pu aller au bout au vu de la composition de l’échappée mais on est repris à 3 kilomètres de l’arrivée. Je me suis battu jusqu’à la ligne pour ne pas être dans une cassure. Depuis le Tour de la communauté de Madrid  je me sens vraiment bien. Je le sens car ça tourne rond, quand ça accélère je me sens bien ! »

Elie Gesbert (2ème) : “Etre capable d’être à la limite sans exploser”

Elie Gesbert a confirmé ses qualités dans le Tour de l’Ain. Le jeune leader de l’équipe Arkéa-Samsic a pris la deuxième place de la dernière étape jugée au sommet du difficile Grand Colombier. Derrière l’intouchable Thibaut Pinot, Elie a parfaitement géré son effort pour obtenir le meilleur résultat possible. Sa quatrième place au classement final est une belle satisfaction.

Elie Gesbert : « Pour moi la stratégie était assez simple ce matin, essayer de faire la plus belle montée possible. Thibaut Pinot est parti dès les premières pentes, je n’ai pas tenté de le suivre. On le savait très fort. Je me suis retrouvé dans un petit groupe avec Rein Taaramae notamment et on est monté au train. J’ai placé une première attaque à trois kilomètres de l’arrivée, ils m’ont rejoint à la flamme rouge et ils m’ont contré. La dernière portion était très raide, c’est le style d’effort intense que j’aime bien et j’ai réussi à les passer sur la ligne.

J’apprends à mieux gérer mes efforts, il faut être capable d’être à la limite mais sans exploser, aujourd’hui j’ai réussi à bien le faire. Je suis allé assez loin dans la douleur. Pendant la montée, on ne prend pas beaucoup de plaisir, j’ai juste une image d’un beau paysage en tête (rires). J’étais concentré sur mon effort, le plaisir c’était après la ligne. Je suis content de ma performance, je progresse en montagne, ça me donne de la confiance pour la suite.

Finalement, le réveil à 5h30 m’a plutôt bien réussi, de toute façon c’était la même chose pour tout le monde. Je vais bien récupérer de ces trois jours de course et passer à autre chose. C’est comme ça dans le sport il y a tout le temps une remise en question et de nouveaux objectifs à préparer. »

Sébastien Hinault – directeur sportif :  « L’équipe Arkéa-Samsic a vécu une belle journée ! Brice Feillu a pris l’échappée, sans que ce ne soit le plan de départ, disons que notre présence à l’avant était fonction de la composition de l’échappée. Avec Sicard (Total-Direct Energie), Fernandez (Delko-Marseille 13) ou Meurisse (Wanty-Groupe Gobert), c’était un bon coup. Brice a été repris dans l’ascension du Grand Colombier mais a fait de bons efforts. Ensuite, bien sûr, la satisfaction est venue d’Elie Gesbert. Il est régulier à ce niveau-là depuis le début de saison. On le savait capable de telles courses les deux années passées mais là c’est quasiment à chaque fois. Au briefing, on avait abordé le fait que Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) serait au dessus du lot et qu’il fallait ne pas prendre de risques à le suivre trop tôt. Il était préférable de gérer son effort, de ne pas se mettre dans le rouge. Il a fait une belle montée en compagnie de Taaramae (Total-Direct Energie). Dans le final, en espérant reprendre du temps à ceux qui l’avaient précédé samedi, Elie attaque un peu trop tôt à 3 kilomètres de l’arrivée. Vent de face, il a pris la bonne décision et a attendu que ça revienne pour se consacrer à cette deuxième place qui lui permet de finir dans le Top 4 du Tour de l’Ain. A présent, il va disputer le Grand Prix de Plumelec samedi, la course du Mont-Ventoux au lendemain de l’arrivée du Critérium du Dauphiné et la Route du Sud. »

Elie Gesbert : “Je prends du plaisir sur cette course”

Actif dans le final, Elie Gesbert n’a pu accompagner les meilleurs dans le col de la Faucille mais a figuré dans le groupe arrivé pour la septième place à 36 secondes du vainqueur, Alexandre Géniez (ag2r-La Mondiale). A la veille de l’étape finale jugée au sommet du Grand Colombier, le jeune leader de l’équipe Arkéa-Samsic est septième du classement général.

Elie Gesbert : «  On s’attendait à ce que la course se décante dans le col Menthières, ça n’a pas loupé avec l’accélération de Thibaut Pinot. J’étais vigilant et j’ai suivi son attaque, on s’est isolé à cinq en tête de course. Dans la descente, un groupe nous a rejoints, ensuite il s’est mis à grêler et à pleuvoir… ce n’est pas ce que je préfère (rires). Dans la dernière montée, j’ai eu des crampes au ventre, j’ai un peu coincé. Il ne me manquait pas grand chose mais je ne pouvais pas accompagner les attaques. J’ai un petit peu accusé le coup et j’ai fini comme je pouvais.
Je prends du plaisir sur cette course, hier j’ai disputé le sprint, aujourd’hui je suis à la bagarre dans les montées. Les étapes comme aujourd’hui me correspondent mieux, finalement il faudrait un intermédiaire entre la première et la deuxième journée (rires).
Ça reste ouvert pour demain, il y aura des possibilités. Il faudra surtout bien récupérer, car on va se lever tôt, départ de la course à 8h30 ! »

Sébastien Hinault – directeur sportif : « Il en a manqué un petit peu à Elie dans le final de l’étape, il m’a dit avoir souffert un peu de crampes et ce fut ensuite compliqué pour lui de suivre les meilleurs, Géniez et Pinot dans le col de La Faucille. L’échappée était partie de bonne heure avec Politt (Katusha-Alpecin) et Gougeard (ag2r-La Mondiale) qui a fait un gros numéro. Rossetto (Cofidi) a assuré une grande partie de la poursuite et ça s’est fait dans la Faucille après une première explication dans Menthières où Elie avait accompagné Pinot. Auparavant, dans l’une des cinq difficultés du jour, Jérémy Maison et Brice Feillu avaient été pointés dans un contre. Elie finit à 36 secondes du vainqueur Alexandre Géniez, il est septième du classement général. Demain, c’est une montée sèche, le Grand Colombier. On n’est pas favoris pour la victoire d’étape mais sur une montée comme celle-là, en général, Elie n’est pas mal ! »

Elie Gesbert cinquième avec un regret

Elie Gesbert, très combattif dans le final, a pris la cinquième place de la première étape du Tour de l’Ain gagnée au sprint par le Suisse Bisseger (sélection suisse). C’est de bon augure avant les deux prochaines arrivées au sommet.

Elie Gesbert :  « C’est vrai que je ne suis pas un habitué des sprints. Comme le final était assez nerveux, je me suis replacé à deux kilomètres, pour éviter les cassures. J’en ai profité pour prendre la roue de Boris Vallée. C’était un final de casse-cou, le sprint se jouait dans le dernier virage, il ne fallait pas seulement être rapide mais surtout être placé. J’ai même un petit regret car je ne pensais pas tenir la roue des premiers dans les 150 derniers mètres et finalement j’aurais pu déboiter pour aller chercher une ou deux places de mieux mais j’étais un peu enfermé. Je suis tout de même content de m’être mêlé à la bagarre finale.
Je remettais un dossard aujourd’hui après une coupure d’un mois, c’est assez difficile de juger les jambes car l’étape ne présentait pas de difficulté, on en saura plus demain. »

Sébastien Hinault – directeur sportif : « L’étape s’est déroulée un peu comme prévu. L’échappée a été longue à se dessiner. Maxime Bouet a figuré dans un coup de onze coureurs mais Groupama-FDJ a fait l’effort pour le neutraliser. Ensuite Pellaud et Imhof ont pris jusqu’à 4’30’’ d’avance mais ont été repris à 10 kilomètres de l’arrivée.  Avec le vent, il y a eu quelques tentatives de bordures mais Elie Gesbert et Kevin Ledanois ont été vigilants. Dans l’amorce du sprint, Elie s’est bien battu, il regrette de s’être fait serrer à 100 mètres de la ligne, il n’a pas pu sprinter comme il le voulait. Il prend la cinquième place et pense qu’il pouvait faire mieux mais moi, ce matin, j’aurais signé pour prendre cette cinquième place. Pour l’équipe Arkéa-Samsic, c’était une course de remise en route mais tous nos coureurs avaient de bonnes sensations et finissent devant. »

Anthony Delaplace : “Saisir les opportunités”

La dernière étape des Quatre Jours de Dunkerque a permis à Anthony Delaplace d’accrocher une belle septième place au classement général. Le collectif a également été mis en lumière, la formation Arkéa-Samsic remporte le classement par équipes de l’épreuve nordiste.

Anthony Delaplace : « L’arrivée s’est jouée au sprint, mais la journée était intense. Le circuit urbain proposait de nombreuses relances, il fallait rester vigilant pour ne pas prendre de cassure. Je conserve ma septième place au général, c’était mon objectif. Je suis content de ma semaine même si on aimerait toujours faire mieux, mais il me manque un peu de punch pour jouer la victoire. Avant ma coupure, j’avais à cœur de faire une belle course. L’équipe me faisait confiance, c’est important de saisir ces opportunités. Sur mes prochaines courses j’aurai davantage un rôle d’équipier. »

Roger Tréhin – directeur sportif : « La septième place d’Anthony Delaplace au classement général est une belle satisfaction. La victoire d’étape est revenue au vainqueur final, Mike Teunissen, déjà vainqueur à Cassel. Le circuit dans Dunkerque faisait mal, la route était humide et il y avait beaucoup de relances. Ça ne convenait pas à Anthony mais il est resté bien placé pendant les 75 derniers kilomètres. Au classement général, on pouvait difficilement faire mieux. Anthony n’a pris aucune bonification dans la semaine et comme il le dit lui-même, il est à sa place. Pour nous, la première place au classement par équipes est significative parce qu’il y a eu deux étapes difficiles. Cela démontre que nous avons un bon collectif même si Laurent Pichon a été contraint à l’abandon après sa chute dans la quatrième étape. Benoît Jarrier a été très important pour nous, aujourd’hui encore il a beaucoup travaillé avant de se relever à l’amorce du sprint. Il est tombé le premier jour et il a une douleur à l’avant-bras qui était difficile à supporter. Enfin Connor Swift a fait des débuts encourageants. Il est au niveau et il s’est bien intégré à l’équipe et en plus il est très sympa. Je pense qu’il n’est pas un sprinteur, plutôt un puncheur capable d’aller vite en groupe. »

Anthony Delaplace (7è) : ” On veut toujours faire plus”

L’équipe Jumbo-Visma était intouchable dans l’étape reine de Quatre Jours de Dunkerque, son leader Teunissen confortant son maillot rose en gagnant l’étape. Huitième sur la ligne d’arrivée, Anthony Delaplace est désormais septième du classement général. La formation Arkea Samsic est également en tête du classement par équipes avant la dernière étape à Dunkerque où elle espère conclure par un beau sprint.

Anthony Delaplace : « Ce soir je suis à ma place. La configuration ou tout s’est joué sur une montée sèche n’était pas à mon avantage. J’aurais aimé anticiper avant la dernière difficulté. Mais face à nous, on avait une équipe Jumbo-Visma très forte. Le tempo était élevé, on ne pouvait pas attaquer. Je me suis arraché jusqu’à la ligne pour limiter la casse. Je n’ai pas de regrets les trois devant étaient au-dessus. Coquard s’est écarté dans le pavé et j’ai pris une cassure, j’aurais pu arriver pour la place de quatre. Ça ne change pas grand chose mais on veut toujours faire plus. Je suis content de mes cinq premières journées et du travail des gars. Ils ont tous bien bossé pour moi, Bram Welten au début et Connor Swift, André Greipel et Ben Jarrier dans le final. Ça donne forcément le moral. Après leurs efforts c’était important d’aller chercher le meilleur résultat.
Sur ce genre de montée pavée, il faut être tout le temps concentré, faire attention à sa trajectoire, rouler sur le haut du pavé et éviter les crevaisons.
Demain, on s’attend à un sprint massif mais il faudra rester concentré jusqu’au bout pour ne pas prendre de cassure. »

Roger Tréhin – directeur sportif : « Face à l’équipe Jumbo-Visma qui a été très solide dans cette étape de Cassel, nous n’avons pas eu de possibilités d’attaques, ils étaient les plus forts. Anthony Delaplace a essayé de les déstabiliser un peu mais il a compris que face à Tony Martin et Amund Grondahl Jensen qui travaillaient pour leur leader, c’était difficile. D’ailleurs, ils ont fait une dernière montée très forte et ils ont fait sauter Keukeleire et Coquard. Ce dernier était juste devant Anthony et il lui fait la cassure. C’est bien dommage. On a fait la course qu’il fallait mais nous n’avions pas une grande marge de manoeuvre. Dans le premier groupe d’une trentaine de coureurs figuraient Benoît Jarrier et Connor Swift. André Greipel a lâché prise à 10 kilomètres de l’arrivée. Il n’a pas de regrets ce soir et même plutôt de la satisfaction parce qu’il avait de bonnes sensations. On va tout faire pour finir la semaine sur un beau sprint. Au classement général, Anthony Delaplace est septième. Il a juste un petit regret en raison de cette cassure aujourd’hui et de celle qui lui a coûté six secondes à Compiègne mais vu le niveau et le parcours, on ne s’en sort pas mal. Laurent Pichon n’a pas pris le départ. A la suite de sa chute au Portel vendredi, il avait trop mal aux côtes même s’il a passé des radios qui n’ont pas révélé une fracture. Il n’aurait pas pu tirer sur le guidon et il lui était impossible d’ouvrir grande sa cage thoracique. Pour se résoudre à abandonner, Laurent doit vraiment avoir mal ! »

Anthony Delaplace : ” Présent dans la bagarre”

Dixième de la quatrième étape des Quatre Jours de Dunkerque en figurant dans un groupe de costauds, Anthony Delaplace a pris place dans le Top 10 du classement général de l’épreuve nordiste. Samedi, le coureur de l’équipe Arkéa-Samsic trouvera de nouveau un terrain à sa convenance dans l’étape du Mont-Cassel.

Anthony Delaplace : « On changeait de physionomie de course aujourd’hui avec un final difficile. On avait à cœur de faire une bonne étape. On a toujours été présent sur le circuit, notamment avec Connor. Personnellement, j’avais l’impression que mes sensations étaient moyennes donc j’ai voulu anticiper mais finalement ça s’est joué dans la dernière montée et j’étais bien présent dans la bagarre avec les 14. Il y a eu pas mal d’attaques dans les cinq derniers kilomètres, j’ai également tenté, mais personne n’a réussi à faire la différence. Ça s’est joué au sprint et je sais que ce n’est pas ma spécialité (rires). Je me contente donc d’une dixième place. Je me replace pour le général, c’est une bonne chose avant Cassel. Demain je m’attends à une course d’usure, par l’arrière, il va falloir s’accrocher pour au moins garder mon top 10 au général et pourquoi pas faire mieux. »

Roger Tréhin – directeur sportif :  « Il y a de quoi être un peu plus satisfait aujourd’hui. L’équipe Arkéa-Samsic a été active dans le final de cette étape. D’abord, nous avons perdu Robert Wagner qui n’a pas de force et dans le final, Laurent Pichon est tombé à 300 mètres de la ligne d’arrivée, tandis qu’il figurait avec Benoît Jarrier dans un deuxième groupe pointé à 19 secondes du vainqueur. Un coureur est tombé devant lui et Laurent a tapé la barrière. Vélo cassé, il a mal à un coude, au pouce et aux côtes. Hormis ces deux soucis, nous avons fait une bonne course. André Greipel a été actif et a démontré qu’il va bien, malgré la déception de n’avoir pas fait un bon sprint. Connor Swift, passé à l’attaque avec Jaurégui (ag2r-La Mondiale) est un bon coureur même s’il doit encore apprendre à gérer ses efforts pour bien calculer son coup. Enfin, Anthony Delaplace, dixième de l’étape et huitième du classement général, dit qu’il n’est pas super mais il a quand même été omniprésent avant de figurer avec les costauds dans le dernier tour. Ce soir, Teunissen est leader, c’est un solide et son équipe Jumbo-Visma va tenir la course samedi dans l’étape du Mont-Cassel. Nous serons offensifs, nous n’avons pas le choix ! »