Paris-Nice #8 – Warren Barguil : “content de ce qu’on est en train de créer”

Etape courte, nerveuse et apocalyptique par la météo. Au passage du premier sprint intermédiaire à Levens, le peloton est déjà scindé en deux. Warren Barguil fait la jonction avec le groupe maillot jaune dans le deuxième col et accompagne les leaders du général jusqu’à la dernière difficulté. David de la Cruz s’impose devant Omar Fraile, Marc Soler remporte le général. Warren Barguil se classe 16ème de l’étape et 17ème du général.

Warren Barguil :
« J’ai fait une erreur de placement en début d’étape et j’ai pris une cassure. J’ai encore fait un bon bout en chasse patate. Amael a bien roulé pour que ça rentre, je croyais que c’était le groupe maillot jaune mais j’avais encore un jump à faire. Ensuite, c’était “sauve qui peut” ! Je craque un peu dans le final, mais les jambes commencent à bien répondre. Maintenant, place à la récupération et j’espère être mieux sur le Tour de Catalogne. On a un super groupe, tout est nouveau pour moi mais je suis content de ce qu’on est en train de créer, ça évolue dans le bon sens. »

Amael Moinard :
« J’ai passé une belle semaine avec la team. J’ai retrouvé mon instinct
d’attaquant. C’est une très bonne première prise de contact avec le haut niveau même si on aurait aimé aller chercher un gros résultat. On a créé une bonne émulation au sein du groupe, Wawa monte en puissance, c’est encourageant pour la suite. »

Sébastien Hinault :
« C’était une étape apocalyptique, c’est un sport de
fous, il fallait être guerrier aujourd’hui. Warren fait une belle étape, il ne perd du terrain que dans la dernière ascension. Il fait encore quelques erreurs de placement par manque de confiance ce qui l’oblige à faire plus d‘efforts que les autres mais ça va vite revenir. Il progresse de jour en jour. Amael termine à l’arrachée après ses deux derniers jours à l’avant, il a été courageux. Tout comme Pierre-Luc, qui était dans la première échappée du jour. »

Paris-Nice #7 – Warren Barguil : “Laurent m’a remonté à bloc”

Il fallait aimer la difficulté sur cette septième étape de Paris-Nice. Météo capricieuse dès le départ et cinq ascensions à franchir pour atteindre la station de ski la Colmiane et ses routes bordées de neige. Amael Moinard s’offre un deuxième raid consécutif mais l’échappée de huit est dangereuse et le peloton ne leur laissera pas plus de trois minutes d’avance. Les hommes de tête seront repris à 13 kilomètres de l’arrivée. Laurent Pichon protège Warren Barguil jusqu’au pied de la dernière ascension. Notre grimpeur s’accroche jusqu’à 5 kilomètres du sommet, mais finit par céder un peu de terrain, il se classe 18ème. Simon Yates fait coup double, il s’offre la victoire d’étape et le maillot jaune de leader.

Warren Barguil :
« C’était une étape difficile sur le papier et ça a été le cas. J’ai tenté d’aller dans l’échappée mais sans succès, heureusement Amael a réussi à la prendre. Je suis tombé avant le ravito, j’ai glissé sur des gravillons et j’ai perdu pas mal de temps. J’ai dû chasser un moment, ce n’était pas facile et j’y ai laissé des plumes. Laurent est resté longtemps avec moi avant le début de la dernière ascension, il m’a motivé, ça m’a remonté à bloc. Je me suis accroché dans la Colmiane mais j’avais laissé du jus dans ma chute. Je suis quand même content de ma montée, la forme revient crescendo depuis le début de Paris-Nice. On a une super équipe, demain on va tout donner pour la dernière étape ! »

Amael Moinard :
« Les conditions météo étaient vraiment difficiles, ce n’était pas plus dur d’être à l’avant que dans le peloton. On n’a jamais eu plus de trois minutes, malgré les conditions j’ai pris du plaisir sur le vélo. Ces dernières années j’étais plutôt dans un cyclisme défensif mais cette année je prends un tournant et je retrouve le goût de l’attaque. On est une équipe de guerriers qui va toujours de l’avant, je retrouve de superbes sensations sur le vélo, ça fait vraiment plaisir. »

Sébastien Hinault :
« Ce matin, Amael était motivé pour repartir au combat, il finit Paris-Nice dans une super condition, il faisait partie des trois derniers à se faire reprendre. Un peu comme hier, le peloton n’a laissé aucune marge de manœuvre à l’échappée, c’était mission quasi impossible pour la victoire d’étape mais si on n’essaye pas, il est certain qu’on n’y arrivera pas. L’autre satisfaction était d’avoir nos trois guerriers dans le peloton avant la dernière montée. Laurent a fait un super boulot pour placer Warren, il fait une bonne montée, dommage qu’il soit pris dans cette chute juste avant le ravito. Il a laissé beaucoup d’énergie mais les sensations reviennent, c’est encourageant pour demain et surtout pour la suite de la saison. »

Paris-Nice #6 – Amael Moinard : “Pas de marge de manoeuvre”

Sur cette sixième étape de Paris-Nice entre Sisteron et Vence, Amael Moinard fausse compagnie au peloton avec douze autres coureurs. Mais le peloton contrôle et ne laissera pas plus de 3 minutes d’avance aux échappés qui seront repris à 25 kilomètres de l’arrivée pour laisser place à la lutte pour le général. Rudy Molard s’impose devant Wellens et Alaphilippe.

Amael Moinard :
« Il fallait tenter quelque chose aujourd’hui mais on ne nous a pas laissé suffisamment de marge de manœuvre. Je n’y ai pas cru longtemps. Le final était vraiment très dur, il nous fallait une belle avance pour aller au bout. J’aurais aimé qu’on « joue » un peu plus mais ça fait partie du vélo. »

Sébastien Hinault :
« Sur le papier, l’échappée avait une chance, mais les paramètres de
course n’étaient pas réunis pour que ça aille au bout. La présence de Dylan Teuns bien placé au général a obligé le peloton à rouler très rapidement sur l’échappée. Mais même lorsqu’il s’est relevé le peloton n’a pas laissé filer. Les équipes intéressées par le général se sont relayées en tête, Astana, Sky, UAE, Quick Step, l’échappée ne pouvait pas rivaliser. »

Paris-Nice #5 – Laurent Pichon : “Warren m’a bien remonté”

Changement de décor sur cette cinquième étape avec l’arrivée de la moyenne montagne sur ce Paris-Nice. Dès les premiers kilomètres quatre coureurs prennent le large, Jérôme Cousin en profite pour passer toutes les difficultés en tête et s’emparer de la tunique de meilleur grimpeur portée par Pierre-Luc Périchon depuis le début de l’épreuve. Dans le final, Warren fait les efforts pour replacer Laurent Pichon en tête de groupe en prévision d’un sprint mais les deux rescapés font mieux que résister, Jerôme Cousin s’impose devant Nils Politt. Derrière, Laurent Pichon fait son sprint, il se classe 16 ème.

Laurent Pichon :
« Au briefing ce matin, on m’a dit que j’étais protégé. Dans le final, Warren m’a bien remonté, il a fait un super boulot pour moi. Ça confirme son super état d’esprit, je l’entendais «allez Pich’». On pensait que ça allait rentrer mais ils font un sacré numéro devant. J’espérais que certains sprinteurs ne passent pas les bosses mais il y avait encore Greipel, Kristoff, Laporte pour ne citer qu’eux. J’aurais aimé faire mieux, je pouvais faire mieux. »

Sébastien Hinault :
« Après avoir travaillé pour Laurent, Warren s’est relevé. Ce soir, il est loin au général. Il nous reste trois jours pour réaliser quelque chose de bien sur les étapes, on va s’employer à le faire. »

 

Malade, Maxime Bouet est contraint d’abandonner Paris-Nice

Ce matin, Maxime Bouet ne sera pas au départ de la 5è étape de Paris-Nice. D’après le médecin de l’équipe, Jean-Jacques Menuet, notre coureur souffrirait d’une très probable atteinte grippale : « Max a de la fièvre, il n’a pas dormi de la nuit, nous voulons prendre aucun risque, la santé du coureur est notre priorité » a-t’il déclaré ce matin.

La direction sportive a donc pris la décision de ne pas faire prendre le départ à Maxime.

Yvon Ledanois :
« C’est un choix difficile, Maxime est affecté, mais il n’y avait pas d’autres options. On ne veut pas lui faire courir de risques alors qu’affaibli, on ne peut pas être compétitif sur une course aussi exigeante que Paris-Nice. Il avait fait de ce premier grand rendez-vous une priorité, mais il se remobilisera très rapidement sur un nouvel objectif. »

Paris-Nice #4 – Yvon Ledanois “une deuxième course commence demain”

Au menu aujourd’hui un contre-la-montre long de 18,4 kms entre la Fouillouse et St Etienne. Loin d’être l’exercice préféré de l’équipe, les directeurs sportifs et les coureurs avaient, à l’arrivée, le regard tourné vers demain et l’étape de moyenne montagne, qui s’élancera de Salon de Provence, non loin du fief de notre marseillais Maxime Bouet. Pierre-Luc Périchon quant à lui conserve sa tunique à pois.

Yvon Ledanois :
« Aujourd’hui nous n’avions pas de spécialiste capable de briller sur ce chrono. On le savait mais les gars ont fait ce qu’ils avaient à faire. A partir de demain, une deuxième course commence, on est loin au général, il y aura des opportunités et il faudra les saisir. On sait pourquoi on est venus sur Paris-Nice, on sait où on veut aller. »

 

Paris-Nice #3 – Warren Barguil : “Mes warriors de coéquipiers”

Première étape vallonnée de ce Paris-Nice, rapidement trois coureurs sortent du peloton : Thomson, Grellier et Kasperkiewicz. Aucune résistance à l’arrière, ils creusent rapidement l’écart. En passant en tête les deux premiers grimpeurs, Fabien Grellier revient à hauteur de Pierre-Luc au classement de la montagne mais l’échappée est revue avant la dernière difficulté. Pierre-Luc, devant au général, sauve son maillot. Dans la côte des charbonnières, le peloton éclate. Finalement, ils sont trois à jouer la gagne, Jonathan Hivert s’impose sur cette troisième étape devant Luis Leon Sanchez et Rémy Di Gregorio. Warren Barguil et quatre de ses coéquipiers terminent dans le premier peloton, Laurent Pichon dispute le sprint, il est 11ème.

 

Warren Barguil :
« Chaque jour les jambes sont meilleures. Je me suis retrouvé un peu piégé dans la dernière bosse mais avec mes « warrior » de coéquipiers, on a réussi à rentrer. Je tiens vraiment à les remercier. Je savais que je pouvais compter sur eux mais ils le prouvent à tout le monde aujourd’hui. »
Laurent Pichon (11ème) :
« On sent qu’on approche du sud de la France, les routes sont de plus en plus vallonnées. On était bien placés au pied de la dernière bosse, c’était l’une des premières fois de la saison où je pouvais me tester, je me suis accroché et il ne me manque pas grand chose pour basculer avec le premier groupe. Ensuite on a roulé à bloc pour ramener Warren. Dans le final il m’en restait un peu, je me suis dit « allez tu peux encore en donner pour le sprint ». Je fais 11ème, on espère toujours faire mieux mais on a un bon état d’esprit, on a le sourire, ça va le faire. »

Paris-Nice #2 – Anthony Delaplace : “fallait y aller”

Journée relativement calme sur les routes de Paris-Nice pour la seule étape sans point pour le classement de la montagne. Promise aux sprinteurs les attaques se font rares et il faut attendre le kilomètre 100 pour voir un groupe de tête se dégager. A l’avant on retrouve six coureurs, Thomas De Gendt, Manuele Boaro, Tiago Machado, Oliver Naesen, Lars Boom et Anthony Delaplace. Mais les coéquipiers d’Arnaud Démare ne laissent pas filer et le peloton revient à moins de 10 secondes. Boaro et Machado insistent, ils seront repris à 4 kms de la ligne. Les sprinteurs peuvent s’exprimer, Groenewegen s’impose devant Vivani et Greipel. De son côté, Pierre-Luc Périchon poursuit l’aventure avec le maillot à pois.

Anthony Delaplace :
« Je pense que ce matin tous les coureurs ont reçu les mêmes consignes : rester au chaud dans le peloton. C’était quasiment la seule chance pour les sprinteurs, ils n’allaient pas la laisser passer. Pendant deux heures le peloton s’est calé à 32km/h. C’était bizarre, je crois que ça en a énervé quelques uns et c’est probablement ce qui a poussé De Gendt à attaquer. J’étais bien placé et quand j’ai vu les coureurs qui suivaient je me suis dit qu’il fallait y aller. Il y avait de très bons rouleurs avec moi et ça a fait peur au peloton, on avait beau «bourriner», on n’a jamais eu plus de 40 secondes d’avance. Au bout de 20 bornes on s’est relevés, à six c’était intéressant à deux c’était mission quasi impossible. »

Pierre-Luc Périchon :
« Après deux heures de course à un rythme modéré, on a assisté à un bras de fer entre les échappés et les hommes du maillot jaune. Le final était sinueux, j’avais encore les efforts d’hier dans les jambes mais j’ai fait le boulot pour replacer les gars. Avoir le maillot à pois sur ce début de Paris-Nice c’est sympa pour moi, je signe un peu plus d’autographes et prends quelques selfies (rires). »

 

Paris-Nice #1 – Le maillot à pois pour Pierre-Luc Périchon

Pierre-Luc Périchon n’a pas le temps sur cette première étape de Paris-Nice et part à l’attaque dès les premiers kilomètres en compagnie de Pierre Rolland et Jurgen Roelandts. Objectif les points de la montagne ! PLP réussit son coup, il passe en tête les deux premiers grimpeurs et s’assure le maillot à pois rouges. Les hommes de tête sont repris à 13kms de l’arrivée. Après analyse de la photofinish, Arnaud Démare s’impose.

Pierre-Luc Périchon :

” Ce matin, au briefing, les directeurs sportifs m’avaient autorisé à suivre les coups en vue du maillot à pois. C’est sorti assez tôt et j’avais de bonnes jambes. J’étais entouré de deux bons coureurs et avec Pierre Rolland on avait le même objectif. Les points du maillot de la montagne étaient attribués en haut de bosses qui favorisait les puncheurs aux purs grimpeurs. J’ai fait deux gros efforts mais ça valait le coup. Porter le maillot à pois, monter sur le podium, c’est un privilège, ce n’est que du positif. Les conditions étaient difficiles mais ce sont les mêmes pour tout le monde. J’étais bien à l’avant, ça m’a permis de me réchauffer (rires). ”

Sébastien Hinault (directeur sportif) :

” C’est toujours une bonne chose d’avoir l’un des quatre maillots distinctifs sur une course comme Paris-Nice. Pierre-Luc est allé le chercher ! Pour le reste, on n’a personne dans la chute mais on perd un peu de temps au général. D’autres ont perdu plus que nous aujourd’hui. On savait que c’était une étape piégeuse. Warren s’est retrouvé complètement arrêté par la dernière chute, ce n’étais pas une question de placement. Les chutes font aussi partie du vélo, aujourd’hui on a la chance de ne pas tomber et d’être juste gênés. Tout le monde a bien travaillé autour de lui. ”