Statu-quo au général, Elie Gesbert est treizième

Avec Amaël Moinard et Elie Gesbert, l’équipe Arkéa-Samsic a été active dans la quatrième étape de la Route d’Occitanie mais sans pouvoir échapper à un sprint massif gagné par Démare. Elie doit donc se contenter de la treizième place au classement général.

Elie Gesbert (13e du général) : ” On voulait faire la course, on sait que lors des épreuves en circuit, ça peut se jouer à pas grand chose, on l’a encore vu aujourd’hui. J’ai flingué en haut de la dernière bosse, ça s’est un peu regardé mais c’était quand même bien organisé et un peu trop roulant pour faire un écart conséquent. Ce fut quatre journées intenses, ça va me mettre en confiance pour la suite surtout pour les arrivées dans le style du premier jour. J’ai ce passage à vide hier en haut du Port de Balès, c’est dommage, mais une fois la déception passée je retiens que je grimpe de mieux en mieux.”

Roger Tréhin – directeur sportif : ” Dans cette dernière étape, nous avons observé un statu-quo au classement général mais c’était un peu couru d’avance. Le circuit était vallonné mais pas assez dur pour faire des écarts. Au départ j’avais espéré une échappée conséquente mais pas à quatre coureurs comme ce fut le cas. Donc on a attendu le final avec la côte de Moncassin à gravir à plusieurs reprises. Amaël Moinard est sorti en contre avec Jaurégui et puis Elie Gesbert a attaqué à 4 kilomètres de l’arrivée mais il était surveillé et les équipes Ineos, Groupama-FDJ et Education First-Drapac roulaient fort. Il a été repris à 2,5 km de l’arrivée. Le regret pour lui ce n’est pas aujourd’hui mais hier dans le Port de Balès et son passage à vide pendant dix minutes. C’est d’autant plus dommage qu’il a ensuite réussi l’une des sept meilleures ascensions de l’Hospice de France ! “

Elie Gesbert à 1,5 kilomètre près

Elie Gesbert a cédé les armes à la main ! Il lui a manqué 1,5 kilomètres dans l’ascension du Port de Balès pour rester au contact des favoris de la Route d’Occitanie avant de très bien finir dans l’ascension de Luchon-Hospice de France.

Elie Gesbert (17e de l’étape et 13e du général) :  ” Je suis déçu. À 1,5 km du sommet du Port de Balès, j’ai eu un gros coup de moins bien. Je n’arrive pas à l’expliquer mais je n’avais plus rien dans les jambes. Je m’accroche et je bascule à une trentaine de secondes, mais dans la descente je n’arrive pas à revenir sur les favoris. Dans la vallée, je me suis bien refait la patte, je ne me suis pas démobilisé et j’ai fait une dernière montée solide. J’ai lâché les coureurs de mon groupe et j’en ai repris plusieurs mais c’était trop tard, l’écart était déjà fait avec les favoris… Voila, il y a de la déception ce soir, je voulais faire une belle dernière montée avec les costauds… Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé peut-être une petite fringale. Une montée aussi longue avec un gros tempo toute la journée ce n’est pas facile à gérer mais elle m’a paru moins difficile que sur le Tour 2017, c’est plutôt bon signe, j’ai dû progresser.”

Franck Bonnamour :  “Une journée difficile… On devait être vigilants au départ car ça partait en col. On voulait en mettre un devant pour anticiper. Ça s’est fait à la patte, ça a roulé vite d’entrée, mais je suis content d’avoir pu accrocher le bon wagon. On avait un bon groupe devant, on savait que ça pouvait aller loin. Mais Rossetto et Rolland sont sortis dans le deuxième col et ça a complètement désorganisé l’échappée. On est arrivé dans le Port Balès avec à peine une minute d’avance, donc c’était raté… Ensuite, j’ai eu un gros coup de moins bien, peut-être un coup de chaud, je n’avais plus rien,  j’ai dû lutter pour rallier l’arrivée. Je crois que c’est l’une des journées les plus dures depuis que je suis professionnel. Je n’aime pas abandonner donc je me suis accroché, surtout qu’il y a encore une belle étape demain. Il fallait simplement tenir…”

Roger Tréhin :  “Il a manqué 1,5 kilomètres à Elie Gesbert dans le Port de Balès pour rester au contact du peloton des favoris. Il a payé l’accélération des coureurs de l’équipe Education First-Drapac, Uran et Dombrowki. Dans ce col, le rythme s‘était intensifié progressivement, un peu rouleau compresseur mais il atteint le sommet avec trente secondes de retard. Pas loin donc. Ensuite il n’a pas fait une bonne descente et a été repris par une douzaine de coureurs. Ensuite, l’écart s’est stabilisé mais il était déjà trop important. Elie a plutôt bien fini, lâchant tous les coureurs avec qui il se trouvait mais ce n’était pas non plus le même niveau que ceux qu’il côtoyait dans le Port de Balès. En début de course, Franck Bonnamour s’est joint à l’échappée et il a été revu dans le Port de Balès où c’était du chacun pour soi. “

Elie Gesbert, une journée au chaud

Il devait y avoir un sprint massif à l’arrivée de la deuxième étape de la Route d’Occitanie et il a été gagné par Démare. L’équipe Arkéa-Samsic s’est mobilisée toute la journée auprès d’Elie Gesbert pour le mettre à l’abri des turbulences et éviter une cassure. A la veille d’une grande étape pyrénéenne, le jeune leader breton a conservé sa troisième place au classement général.

Elie Gesbert : “C’était une journée relativement tranquille malgré un final tortueux. Le but était de ne pas prendre de cassure et de faire le moins d’efforts possible, mes équipiers m’ont parfaitement protégé. J’évite la chute dans le final et je suis classé dans le même temps que le vainqueur donc contrat rempli. Aujourd’hui, je me sentais protégé par mes coéquipiers, je préfère être leader quand j’ai déjà prouvé quelque chose, je me sens plus légitime. Demain, je connais bien le coin, j’y ai fait plusieurs stages. On avait franchi le Port de Balès, il y a deux ans, sur le Tour. En montagne, la tactique est assez simple, s’accrocher le plus longtemps possible. Par contre, j’ai appris à mieux gérer mes efforts, j’avais tendance à m’enflammer au pied, maintenant j’arrive à être plus régulier. Je suis troisième du général, je vais tout donner.

Franck Bonnamour (11e) : «  Le sprint aurait dû être pour Maxime Daniel, mais il ne se sentait pas très bien. Je ne me suis pas posé de questions, j’ai pris des risques et j’ai fait mon sprint. Ce n’est pas ma spécialité car je manque de puissance pure mais j’aime frotter, prendre les bons wagons. C’était assez tortueux, j’ai évité deux chutes, je me suis pris au jeu, j’avais l’adrénaline à bloc et finalement je fais une petite place. Demain, le profil est complètement different, c’est l’étape reine. Mon objectif sera de passer au mieux les deux premiers cols et de faire le boulot dans la vallée pour Elie, éviter qu’il prenne le vent et le placer au mieux au pied de la dernière montée. J’espère qu’il sera bien, c’est une vraie étape de montagne.”

Roger Tréhin – directeur sportif : « C’était une journée plutôt tranquille, l’étape n’a pas été mouvementée et notre objectif était de protéger Elie, d’éviter les cassures. Il y a eu une chute de deux coureurs à 800 mètres de la ligne, le dernier kilomètre était tortueux. Franck Bonnamour a essayé d’aller faire le sprint mais il y a quand même des coureurs qui vont vite ici… Il y a eu trois échappés, le peloton a bien roulé pendant près de 200 kilomètres, ce n’était pas une journée de récupération non plus ! Demain c’est dur, avec la Hourquette d’Ancizans d’entrée de jeu, le Port de Balès et l’Hospice de France, une belle ascension  de 10 kilomètres à 7,5%. Demain, c’est facile à dire, Elie devra essayer de rester au contact. Il y aura une échappée et puis dans le Port de Balès, il y aura un écrémage. En haute montagne, dans cette configuration, Elie est encore un peu dans l’inconnue et ça va être intéressant. Il s’est beaucoup entraîné en montagne et il a le Mont-Ventoux, escaladé lundi dernier, dan les jambes. Pour l’aider dans les cols il pourra compter sur Brice Feillu et Amaël Moinard et j’espère que dans la vallée Franck Bonnamour et Laurent Pichon seront encore là.»

Elie Gesbert (3ème) : “J’ai couru pour gagner “

Pas de doute, Elie Gesbert a changé de catégorie ! En costaud, il a pris la troisième place de la première étape de la Route d’Occitanie jugée au sommet de la côte d’Aubignac. Après avoir maîtrisé une attaque du grimpeur d’Arkéa-Samsic dans le dernier kilomètre, le champion du monde Valverde (Movistar) s‘est imposé devant Dunbar (Team Ineos) et Elie qui a fait très grosse impression !

Elie Gesbert (3è): « Ce matin la consigne était simple pour moi : accrocher le groupe des favoris le plus longtemps possible. Avant la première montée de la côte d’Aubignac, ag2r-la-Mondiale a pris les commandes du peloton pour faire une première différence dans la descente. Je suis resté bien placé et je ne me suis pas fait piéger. Le premier passage s’est fait sur un rythme extrêmement soutenu, ça a fait un premier gros écrémage. Nous nous sommes retrouvés à une quinzaine de coureurs pour jouer la gagne dans la deuxième montée. J’aime ce genre de difficultés, ça me correspond bien. On sait tous que Valverde est très fort mais il ne faut jamais baisser les bras. J’y ai cru. J’ai attaqué et ensuite j’ai joué le sprint à fond même si je commençais à être un peu sec. Je n’ai pas de regrets, j’ai couru pour gagner. Ce n’est pas une victoire, c’est une troisième place mais pour moi, c’est une grosse performance. Je me retrouve dans un final de course à me battre contre le champion du monde, ce n’est pas rien. Je sens que je gagne en confiance, je n’avais aucun complexe dans cette dernière difficulté. Je suis troisième au général, demain ça ne devrait pas bouger, l’étape devrait arriver au sprint.  Samedi, en revanche, nous avons une vraie journée de montagne. Je vais essayer de m’accrocher le plus longtemps possible, et si je peux, passer à l’offensive. Pas de limite !”

Roger Tréhin – directeur sportif« Un groupe de quatre coureurs s’est échappé d’entrée de jeu mais nous n’avons pas roulé derrière Chetout (Cofidis), Turek (Israël Cycling Academy), Delage (Groupama-FDJ) et Holler (Bike Aid). Nos coureurs avaient pour mission de bien placer Elie Gesbert au pied de la côte d’Aubignac qu’il fallait franchir deux fois. Il aime bien ce type de côtes, celle-ci était vraiment difficile, longue de près de 5 kilomètres à 8,5% de moyenne. Je peux dire que c’était plus pentu que l’Hospice de France qui sera le cadre de l’arrivée de l’étape de montagne samedi. Les équipes Movistar, Ineos et Education First-Drapac ont assuré l’écrémage dans la première ascension, il restait vingt coureurs dans le premier peloton. Il fallait être fort, c’est monté par à-coups. Elie a répondu aux attaques sans problème et quand lui-même en a mis une, c’est Valverde en personne qui est allé le chercher. Au départ, après avoir fait la liste des bons grimpeurs, on s‘était fixé un Top 10 au général. Ce soir, Elie est troisième et il nous a simplement montré aujourd’hui qu’il a le potentiel pour suivre les meilleurs grimpeurs !»