TDF #21 – Nos enseignements du Tour

Après 21 étapes et 3 351 kms parcourus, le Tour 2018 s’achève pour nos 8 coureurs qui auront rallié l’arrivée aux Champs Elysées au complet. L’occasion pour eux de nous dresser le bilan de leur trois semaines de compétition.

Warren Barguil :
« Mes coéquipiers ont été exemplaires pour m’aider et j’aurais aimé terminer le Tour avec une victoire. Mais j’ai tout tenté, on a tout tenté. J’ai appris à prendre mes déceptions comme une motivation supplémentaire, pour me rebooster. Je suis exigeant envers moi-même et je veux tellement bien faire que je fais parfois des erreurs mais c’est comme ça qu’on apprend. Je reviendrai sur le Tour avec cette même envie d’attaquer. »

Romain Hardy :
” Cette année, j’ai vécu un Tour complètement différent du précédent. L’an dernier, avec une bonne condition physique, j’avais pu m’épanouir sur tous les domaines, que ce soit dans les échappées ou les arrivées au sommet. D’ordinaire je suis bon grimpeur et je ne me pose pas la question des délais. Cette année, c’était différent et j’ai appris à le gérer. J’avais beau regarder 10 fois le parcours, je savais que devrais aller au bout de moi-même pour y arriver. Ce n’est pas quelque chose de positif mais j’ai certainement renforcé mes capacités mentales. J’ai déjà eu l’occasion d’aller au bout de moi-même comme ça et dans ces moments de souffrance on ne voit pas ce qu’on peut en tirer de bon. ”

Laurent Pichon :
« C’est mon sixième grand Tour et c’est celui où j’ai le moins souffert, où j’ai pris le plus de plaisir. Je suis fatigué bien sûr, comme tout le monde, mais pas aussi épuisé que l’an dernier. En 2017, je comptais les étapes avant d’arriver à Paris alors que je réalisais mon rêve. Il faut se préparer pour le Tour et la notion de fraîcheur est très importante. Cette année, j’avais 10 jours de compétition en moins début juillet et ça a fait la différence.»

Kevin Ledanois :
” C’était un rêve de disputer le Tour de France, j’ai pris conscience sur les Champs que je venais de le réaliser et je me suis fais plaisir en attaquant dans le final. Pendant le Tour, le vélo n’est pas toujours une partie de plaisir mais on n’oublie pour ne garder que le positif. J’ai appris à récupérer, à gérer mes efforts sur 3 semaines et surtout à travailler pour un leader comme Warren.”

Amael Moinard :
” Je veux retenir notre collectif. Nous avons respecté ce que nous voulions mettre en place, nous avons été offensifs. Il manque le gros résultat pour valider nos efforts mais nous avons répondu présents tactiquement et physiquement. Personnellement, j’ai pris du plaisir à être à l’avant. C’était mon dixième Tour, mais chaque année il faut accepter la souffrance et aller un peu plus loin dans la douleur pour jouer les premiers rôles. ”

Elie Gesbert :
« Je savais où je mettais les pieds mais ce n’est pas forcément un avantage parce-que on sait à l’avance qu’on va en baver. Cette année, j’ai appris ce que c’était d’avoir un jour sans sur le Tour. J’ai chuté et je suis tombé malade mais je me suis accroché, on est sur le Tour, on ne peut pas abandonner si facilement. Dans l’ensemble j’ai passé un très bon Tour et le collectif y a beaucoup joué. »

Florian Vachon :
« L’an dernier j’avais pour mission de lancer Dan pour les sprints, cette année la mission était tout autre puisqu’il fallait entourer Warren. Il faut savoir bien calculer ses efforts parce-que tout le monde est au mieux de sa forme et ça se joue parfois sur des détails. Personnellement, je savais que ça allait être dur, le Tour ne fait pas de cadeau mais Il ne faut jamais rien lâcher, toujours rester vigilant et concentré. On peut partir à la faute à tout moment. Elie et Romain en ont fait les frais, ils ont chuté, mais ils ont tenu bon et on termine le Tour au complet. Ça faisait aussi partie des objectifs de l’équipe. »

Maxime Bouet :
”  Pendant trois semaines nous avons vu une équipe soudée autour de Warren, on a tous tiré dans le même sens. Personnellement, l’étape des pavés a été une belle leçon. Je la redoutais, j’y pensais 3 jours avant, j’avais même peur des délais. Puis la veille, mon masseur Cédrig m’a fait prendre conscience que si j’étais lâché c’était normal car les pavés ce n’est pas mon truc mais si j’étais à l’avant ce n’était que du bonus. J’ai réussi à me libérer de mon stress et j’ai fait une étape plus que correcte c’est une leçon qu’il faut que je garde en tête pour la suite. ”

 

TDF #20 (CLM) – Warren Barguil : “Mon histoire avec le Tour n’est pas finie”

Avant la traditionnelle arrivée sur les Champs Elysées, les coureurs du Tour devaient se mesurer à l’exercice du contre-la-montre, 31kms entre Saint-Pée-en-Nivelle et Espelette. Nos huit hommes franchissent cette 20ème étape sans encombre. Warren, Amael, Kevin, Romain, Florian, Elie, Maxime et Laurent rallieront Paris demain matin, en avion, pour disputer la dernière étape du Tour 2018.

Warren Barguil :
« Le contre-la-montre est toujours un exercice difficile, en particulier après trois semaines de compétition. J’étais venu sur ce Tour pour la victoire d’étape mais on m’avait prévenu le plus dur est de confirmer. Je vais me tourner rapidement vers de nouveaux objectifs. Mon histoire avec le Tour est loin d’être finie, je veux continuer à l’écrire. Elle aura été marquée par une année 2017 fantastique, une année 2018 difficile mais il faut passer par ces déceptions pour aller de l’avant. Je me suis battu, je n’ai jamais rien lâché, j’ai été offensif, j’ai une équipe qui m’a toujours soutenue, je suis sûr que tout cela va nous servir. Les « allez Wawa » au bord des routes m’ont poussé à jeter toutes mes forces dans la bataille. Merci à vous tous sur les routes ou derrière votre téléviseur. »

TDF #19 – Warren Barguil : “Des regrets je n’en ai pas”

Warren Barguil et Romain Hardy sont à l’attaque sur cette ultime étape de montagne mais les hommes de la Katusha veillent et laissent peu de marge de manœuvre aux fuyards. Romain Hardy accompagne son leader jusque dans le Tourmalet, dans la descente les hommes de tête sont rejoints par Bardet, Landa et Majka. Warren cède du terrain dans l’ascension finale. Sur la ligne il est 23ème, à 7 minutes de Primoz Roglic, et 17ème du classement général. Demain place à l’exercice exigeant du contre-la-montre, avant l’arrivée aux Champs Elysées, dimanche.

Warren Barguil :
« J’ai tout donné, je ne voulais pas rater cette échappée mais je voulais le faire intelligemment. J’ai attaqué dans une bosse non répertoriée en sortie de ville, ça avait déjà bien bataillé avant, je n’ai pas laissé trop de force dans ce début d’étape. Les hommes de la Katusha ont roulé derrière nous, mais ça ne m’a pas trop déstabilisé. Par contre quand le groupe de Romain Bardet est revenu, je me suis dit que ça allait être très dur de jouer la gagne de l’étape. J’en veux toujours plus, je voulais confirmer mes résultats de l’an passé, c’est frustrant mais c’est la loi du sport. Au départ du Tour, j’ai dit que je ne voulais pas avoir de regret en arrivant à Paris. Des regrets je n’en ai pas. J’ai été offensif, je n’ai rien lâché, j’ai toujours mis tout ce que j’avais sur les pédales. J’ai toujours eu du monde avec moi dans les échappées j’ai eu un super soutien de l’équipe, j’aurais préféré concrétiser. J’ai couru pour gagner. »

Romain Hardy :
” Au départ, Elie et Amael étaient plus disposés à prendre l’échappée, ils ont démontré dernièrement que leur condition physique était la meilleure dans les cols. Mais l’occasion s’est présentée devant moi, alors j’y suis allé. La forme est meilleure que dans les Alpes mais je ne suis pas dans mes meilleurs jours, ce n’est pas du grand Romain. Malgré tout, j’ai fait ce que j’avais à faire, j’ai roulé pour Warren et même si les sensations n’étaient pas idéales, ça fait plaisir d’être à l’avant, de pouvoir aider. Même si on ne pouvait pas faire grand chose, j’ai dit à Warren “si tu veux que je fasse quoi que ce soit, dis-le moi” mais on était d’accord sur le fait que c’est le peloton qui allait décider. Ils ont roulé et ne nous ont pas laissé beaucoup de marge. C’est comme ça, on a essayé. Je finis le Tour sur une note moyenne, c’est mieux que mauvaise (rires). ”

Yvon Ledanois – directeur sportif :

” Je pense que l’équipe a bien couru, Warren et Romain ont pu prendre la bonne échappée, mais il y a des circonstances de course. Katusha qui roule derrière et ne laisse pas partir n’a pas facilité la tâche. Warren a couru juste mais malheureusement il n’avait pas de très bonnes jambes pour faire mieux. Une fois encore il a tenté, on n’a pas de regrets à avoir, on a fait ce qu’il fallait et c’est ce qu’il faut retenir. “

TDF #18 – Kevin Ledanois : “A ce stade du Tour c’est positif”

Aujourd’hui les équipes de sprinteurs ne voulaient pas passer à côté de cette occasion et ne laissent pas plus de 2mins d’avance à l’échappée du jour. L’ancien Champion de France Arnaud Démare s’impose devant Christophe Laporte et Alexander Kristoff. Kevin Ledanois se mêle à la lutte et se classe 21ème. Demain place à l’ultime étape de montagne dans les Pyrénées !

Kevin Ledanois :

” Ce matin au briefing il était prévu qu’en cas d’arrivée au sprint, je serais celui qui le disputerait. Pendant la journée, j’étais en forme même si la chaleur était parfois étouffante. Dans le final, ça roulait très vite, j’ai réussi à bien me placer mais il me manque un peu de forces pour faire le jump. A partir du moment où je suis motivé pour faire le sprint, j’essaie d’atteindre la meilleure place possible mais je suis conscient que faire partie des cinq premiers est presque inaccessible. J’aurais été content avec un top 10 ou un top 15, aujourd’hui je fais 21, c’est anecdotique, mais je retiens que j’ai réussi à rester placer, ça veut dire que les jambes sont bonnes. A ce stade du Tour et pour ma première participation, c’est positif. Je ne suis pas trop fatigué, je pourrais même continuer encore une semaine (rires) ! ”

Romain Hardy :
” On savait que les équipes de sprinteurs allaient canaliser la course. On avait comme consigne de rester dans le peloton pour récupérer au mieux pour demain. Bien sûr au départ ce matin, on ne se mettait pas trop de pression, mais il n’y a jamais d’étape facile sur le Tour. On se fait toujours mal même sur les étapes comme aujourd’hui où la chaleur était éprouvante. Je me sens mieux que dans les Alpes, mais il m’en manque encore un peu et sur le Tour ça ne pardonne pas. “

TDF #17 – Kevin Ledanois : “J’apprends énormément de ce premier Tour”

Sur cette étape courte mais redoutée par une partie du peloton, Warren Barguil accroche le groupe maillot jaune jusqu’au col de Val Louzin-Azet. Il se classe 16ème de l’étape, à 4 minutes de Nairo Quintana, le vainqueur du jour. Tout le monde rallie l’arrivée dans les délais : ” Ses coéquipiers ont fait l’étape à leur rythme, ils sont plein de ressources et on compte sur eux pour vendredi et pour les autres étapes où chacun aura un rôle à jouer”, déclarait Yvon Caër sur la ligne.

Warren Barguil (16è) :
« Hier, j’ai passé la journée à l’avant et j’en ai fait un peu trop. Forcément aujourd’hui, j’ai payé ces efforts. J’ai couru un peu comme en cadets, mais je suis sûr que ça va me servir. Jusqu’au pied du col de Val Lourin-Azet, j’ai accroché le groupe maillot jaune. Je me rassure, je sais que je ne suis pas mauvais. Il me restera une chance, vendredi, je n’ai pas envie de faire les mêmes erreurs que depuis le début du Tour. »

Kevin Ledanois :
« C’était une étape très attendue dans le peloton. Je trouve le format sympa, il va falloir se tourner vers ce genre de chose pour l’attrait du cyclisme. Concernant la course, mon objectif était de basculer en haut du premier col dans le peloton, ensuite on pouvait souffler par rapport aux délais. J’ai du mal à décrire mes sensations, lorsque le départ est donné au pied d’un col, c’est toujours difficile de trouver le bon rythme. C’est mon premier Tour, je m’étais préparé aux journées galères mais finalement je m’en sors plutôt bien. J’ai découvert que j’avais une bonne capacité à récupérer, donc c’est un point positif. Il me manque encore un peu de force mais je profite de chaque jour de course, j’apprends énormément et c’était le but de ce premier Tour. Par contre, je suis vraiment touché par l’ambiance du Tour. Il y a tout le temps du monde, jamais je n’aurais pensé avoir des supporters dans les Pyrénées, et pourtant il y en avait, c’est vraiment génial ! »

 

TDF #16 – Warren Barguil : “Le Tour ne fait pas de cadeau”

Après un départ mouvementé, animé en partie par Warren Barguil, un groupe de trente prend le large. Notre formation est de nouveau bien représentée :  Amael Moinard, Maxime Bouet, Laurent Pichon et Romain Hardy encadrent notre leader. L’échappée perd des unités à l’approche du col de Menté mais Warren Barguil part à la faute dans la descente. Il s’accroche et tente une offensive dans le groupe de tête mais le Breton est diminué par sa chute. Sur la ligne, il est 19ème, à 6 minutes de Julian Alaphilippe, vainqueur de l’étape.

Warren Barguil :
« Je suis déçu, je chute un peu bêtement dans la descente du col de Portet, je bloque ma roue arrière et je pars à la faute, ensuite ce n’est plus la même course. C’est frustrant. On attend beaucoup de moi, j’attends beaucoup de moi, mais le Tour ne fait pas de cadeau. J’ai l’envie de bien faire, j’étais dans tous les coups pour l’échappée. Je vais devoir bien récupérer de ma chute mais on va continuer jusqu’au bout. »

Amael Moinard :
« C’était très dur pour sortir. On a bataillé et on s’est retrouvés à cinq de l’équipe devant. On a couru pour Warren, mais il y a eu cette chute… je ne pense pas qu’il sera gêné pour la suite mais sur le moment c’est difficile à gérer. C’était très dangereux, par endroit la route était trempée et quelques mètres plus loin c’était sec. On tente des choses tous les jours, on essaye tout le temps mais c’est le Tour. C’est difficile, on n’est pas des robots, mais malgré tout on pèse sur la course. »

TDF #15 – Florian Vachon : “Tout donner, ne rien lâcher et s’accrocher”

L’échappée était convoitée sur cette 15ème étape et il aura fallu attendre 1h30 avant de voir un groupe se détacher. On y retrouve Florian Vachon et Amael Moinard pour notre formation. L’avance du groupe de tête augmente rapidement, la victoire d’étape se jouera à l’avant. Dans la dernière montée, ils ne sont plus que trois pour jouer la gagne, Magnus Cort Nielsen s’impose à Carcassonne. Amael Moinard est 16ème, Florian Vachon 25ème. Warren Barguil arrive avec le peloton maillot jaune.

Amael Moinard :
« Aujourd’hui, on voulait prendre l’échappée mais c’était difficile, surtout pour Warren qui faisait peur à l’équipe Quick Step pour le classement de la montagne. Ça roulait vraiment vite, ça a mis beaucoup de temps à se faire. Avec de bonnes jambes, j’aurais certainement pu faire mieux. Il faut dire aussi que j’avais dans les jambes mes trois dernières échappées. Mais c’est aussi au niveau du mental que c’était compliqué, passer du mode souffrance dans un col à la gestion des efforts ne se fait pas aussi facilement. Il me manque quelque-chose pour basculer et faire un résultat et pour jouer la gagne sur le Tour, il faut être à 100% le jour J. Maintenant l’objectif est de récupérer des étapes des Alpes pour aborder celles des Pyrénées qui nous donneront du fil à retordre. J’ai déjà fait 4 échappées, si je peux aller jusqu’à 5 ou 6 ce serait top.»

Florian Vachon :
« Entre les routes accidentées et les nombreux candidats à l’échappée on savait que le départ allait être compliqué. On est resté solidaires dans l’effort pour ne pas la rater. Wawa était surveillé par Quick Step, ils ne l’ont pas laissé partir malgré plusieurs offensives. On est vite tombé d’accord sur la stratégie avec Amael, il fallait tout donner, ne rien lâcher et s’accrocher. Il y avait du très beau monde et toutes les grosses équipes étaient bien représentées. C’est ma première échappée sur le Tour cette année, on ne va pas se cacher, c’est toujours plaisant. C’était une belle échappée, c’est sorti à la pédale, ça prouve que la condition est bonne. Par contre, ce soir, j’ai mal aux jambes. La journée de repos sera la bienvenue avant d’attaquer une troisième semaine avec la même envie et le même état d’esprit. »

 

TDF #14 – Warren Barguil : “On sera de nouveau à l’avant”

Le début d’étape est animé, le vent de côté entraîne des bordures, le peloton se scinde en quatre groupes. Coup dur pour l’équipe, tous nos coureurs se retrouvent piégés malgré des tentatives pour rester bien placés. A l’avant, pas de favori pour le général, le mieux classé pointe à 40′ du leader, alors la Sky laisse du champs libre. Stuyven s’offre un raid solitaire de 30 kms avant de se faire reprendre par Fraile à 500m du dernier grimpeur. Le coureur d’Astana s’impose. Les maillots distinctifs ne changent pas d’épaules, demain place à l’étape de Carcassonne, veille de la seconde journée de repos.

Warren Barguil :
« C’est dommage, on rate une échappée interessante. On avait deux coureurs dans la bonne bordure mais ils se retrouvent poussés dans l’herbe. On ne peut pas être à l’avant tous les jours. Nous avons fait deux belles journées dans les Alpes, mes coéquipiers ont beaucoup donné pour moi, on avait besoin de récupérer. Il reste encore des opportunités, on sera à nouveau à l’avant dans les prochains jours. »

Sébastien Hinault – directeur sportif :
« C’est vrai qu’on aurait aimé un autre scénario aujourd’hui. Depuis le départ du Tour, ils n’ont raté aucune des échappées qu’on avait cochées, c’est arrivé aujourd’hui. Je connais mes gars, ils vont vouloir montrer à nouveau ce visage offensif qui nous caractérise, très rapidement. »

TDF #13 – Romain Hardy : “Faire marcher le mental”

Après l’ultime journée de montagne dans les Alpes, c’est une étape de plaine reliant Bourg d’Oisans à Valence qui attendait nos coureurs. Face à l’effectif réduit de sprinteurs, De Gendt et Scully ouvrent les hostilités, ils sont rejoints au km 29 par deux autres coureurs, les quatre hommes forment l’échappée du jour. L’équipe Groupama-FDJ contrôle et ne laisse pas plus de 2 minutes aux fuyards. Le dernier rescapé de l’échappée Schär est repris à 6 kilomètres de l’arrivée. Peter Sagan règle le sprint devant Kristoff et Démare. Kevin Ledanois se place aux avants-postes dans le final, il se classe 23ème.

Romain Hardy :
« Aujourd’hui j’ai pu récupérer des dernières étapes qui ont été très difficiles pour moi. La journée d’hier particulièrement, je ne sais pas si j’ai déjà autant souffert sur un vélo. Ça fait déjà trois jours que j’ai du mal et que je fais marcher mon mental pour arriver jusqu’à la ligne. Alors aujourd’hui j’ai préféré rester au chaud dans le peloton et m’économiser pour les journées à venir. Je suis confiant, la forme devrait revenir au fil des jours, il faut qu’elle revienne. On entame bientôt la troisième semaine et on aura encore besoin de moi. »

Yvon Caër – directeur sportif :
« Aujourd’hui l’objectif était de prendre l’échappée si un gros groupe partait mais ça n’a pas été le cas. Pour le sprint Laurent Pichon et Kevin Ledanois avaient carte blanche. Kevin frottait déjà à 10 kilomètres de la ligne et il était encore bien placé dans les derniers hectomètres. Il fait 23ème de l’étape, c’est bien pour un non-sprinteur. Pour les autres, ils ont pu récupérer des dernières étapes pour aborder au mieux la journée de demain qui sera certainement intéressante. »

TDF #12 – Maxime Bouet : “Garder cet état d’esprit”

Offensifs hier, nos coureurs ont reproduit quasiment le même schéma sur cette dernière étape alpestre. Dès les premiers pourcentages, Warren Barguil multiplie les attaques et s’offre une nouvelle échappée. Amael Moinard, Maxime Bouet et Elie Gesbert le rejoignent quelques kilomètres plus loin dans le groupe de tête. Le morbihannais en profite pour se replacer au classement de la montagne, il est deuxième à 14 points de Julian Alaphilippe. Warren Barguil s’accroche dans la montée finale vers l’Alpe d’Huez mais doit céder du terrain face au rythme imposé par la Sky. Geraint Thomas remporte une seconde victoire consécutive. Warren Barguil se classe 26ème.

Warren Barguil :
« J’étais remonté à bloc après l’étape d’hier alors j’ai attaqué dès le départ, une fois, deux fois, et puis c’est parti. On s’est retrouvés à vingt avec trois de mes coéquipiers : Amael, Maxime et Elie. Ils m’ont encore beaucoup aidé aujourd’hui. Je retenterai dans les Pyrénées, je suis là pour ça, on est là pour ça, en plus c’est le massif que je préfère. »

Laurent Pichon :
« On est heureux d’être là mais c’est impitoyable. J’ai vraiment souffert aujourd’hui, ça fait certainement partie du top 3 de mes pires galères. Heureusement que le public est là pour nous encourager, on se demande parfois ce qu’on fait là, sur notre vélo, mais on se bat tous pour la même chose. Je faisais le décompte des virages, c’était un “beau” cadeau d’anniversaire de vivre cette ascension mythique, je m’en souviendrai. On se fait mal sur le Tour, on se bat pour être là le lendemain et pouvoir jouer des coups alors il faut récupérer et passer à la suite parce-que ce n’est pas fini. »

Maxime Bouet :
« C’est parti en costaud dans le col de la Madeleine et on se retrouve dans un groupe de 20-25. Notre formation était bien représentée, après on s’est donné à 100% pour Warren mais comme hier on tombe sur plus fort que nous. On a tenté et c’est ce qui compte, il faut continuer sur cet état d’esprit. L’Alpe d’Huez c’est comme le Mont Ventoux, le Tourmalet, les pavés de Roubaix, ce sont des mythes et on en a parcouru deux en quelques jours, autant dire que c’est grandiose. J’ai fait plusieurs fois l’Alpe d’Huez mais je m’étonne toujours de cette effervescence. Il y avait du monde partout et c’est typique du Tour cette année, le public est très présent sur les routes depuis le départ, ça fait vraiment plaisir. »

 

TDF #11 – Warren Barguil : “Je ne lâcherai rien”

Cette étape, Warren Barguil l’avait cochée et l’équipe a affiché ses ambitions dès les premiers kilomètres. Le leader breton est le premier à s’échapper aux côtés de quatre autres coureurs. Derrière, des contres se forment, Maxime Bouet, Elie Gesbert, Romain Hardy et Amael Moinard saisissent l’occasion d’accompagner les fuyards pour rejoindre et épauler Warren Barguil à l’avant de la course. Alors que la Sky imprime le rythme en tête de peloton, notre formation mène le groupe de tête, soudés dans l’effort. Dans l’ascension du dernier col, Amael Moinard achève son travail d’équipier pour Warren Barguil qui tente de résister au retour des poursuivants. Geraint Thomas lance une offensive à 5 kilomètres du sommet et s’impose devant Tom Dumoulin et Christopher Froome. Warren Barguil se classe 20ème de l’étape et empoche 40 points pour le maillot à pois.

Warren Barguil :
« Je me suis fait énormément plaisir aujourd’hui même si c’est frustrant de ne pas réussir à concrétiser. J’ai peut-être grillé des cartouches en début d’étape quand on est sortis à cinq mais c’est le jeu. Avoir autant d’équipiers autour de moi sur cette étape était précieux, je les remercie sincèrement pour leur travail, ils ont été énormes ! Nous avons eu une journée de fou, il m’a juste manqué un peu de force dans le final pour conclure le travail. Que cela fait du bien d’être de nouveau à l’avant sur une étape de montagne sur le Tour ! C’était une journée vraiment dure, on avait fait quasiment la même course sur le Dauphiné, c’était un avantage de connaître le parcours. Demain nous attend encore une journée incroyable et on sera là pour tenter à nouveau. Je ne lâcherai rien.»

Amael Moinard :
« C’était une super journée, les jambes étaient bien meilleures que sur le Dauphiné où nous avions déjà emprunté ce parcours. On s’est fait mal mais on s’est fait plaisir. On a tout donné, il fallait accompagner Warren aussi longtemps que possible, on ne voulait pas regretter. A l’arrivée, on est déçus bien sûr mais ce que je retiens c’est la façon dont on a pris la course en main. On a eu un très bon collectif, c’est vraiment encourageant, cette journée va compter pour la suite ! »

Emmanuel Hubert :
« Aujourd’hui était un grand jour, je tiens vraiment à féliciter nos guerriers qui ont exprimé un collectif exemplaire. Comme le dit Warren, il ne lâchera rien, il y retournera et toute l’équipe aussi. Il faut garder le cap, ça payera. »

 

TDF #10 – Elie Gesbert : “C’est magique d’être échappé sur le Tour”

Sur cette première étape de montagne l’équipe voulait porter son maillot à l’avant de la course. Maxime Bouet puis Florian Vachon suivent les attaques mais c’est finalement Elie Gesbert et Amael Moinard qui obtiennent un bon de sortie en compagnie d’une vingtaine de coureurs. Les deux hommes s’accrochent mais sont repris à 20 kilomètres de la ligne tandis que dans le peloton des favoris, Warren Barguil tente sa chance à 35 kilomètres de l’arrivée. Julian Alaphilippe, échappé dès les premiers kilomètres, s’impose en solitaire sur cette 10ème étape.

Elie Gesbert :
« On avait comme consigne d’aller à l’avant pour éventuellement  servir de point d’appui à Warren mais aussi avec l’idée de jouer la victoire d’étape. Les jambes répondaient bien en début de journée mais j’ai eu du mal à encaisser les efforts à répétition. Il faut aussi souligner qu’on est tombés sur des coureurs très très costauds. Dans la deuxième ascension du jour, on a compris que Julian Alaphilippe allait faire un gros numéro. La montée des Glières était très particulière, je n’ai pas vraiment eu le temps d’en profiter, j’étais un peu occupé (rires). Il y avait énormément de monde dans tous les cols, en particulier les deux derniers, dans ces moments-là on a besoin de tous les encouragements. C’est toujours un plaisir d’entendre notre nom sur le bord des routes ou de le voir écrit sur le bitume. C’est magique d’être échappé sur le Tour. »

Amael Moinard :
« J’étais content de me retrouver à l’avant sur cette étape, malheureusement je n’avais pas de supers sensations mais qu’on soit à l’avant, à l’arrière ou dans le peloton l’étape allait être difficile. Il va falloir bien récupérer mais on retentera on est venus pour ça. »

Tour de France #9 – Warren Barguil : “Etre concentré toute la journée”

Chutes, crevaisons, poussière, chaleur… Les coureurs n’auront pas été épargnés sur cette étape du Tour de France. Warren Barguil parvient à rester dans le groupe des favoris et se classe 15ème, il est désormais 18ème au classement général. Aucune crevaison ni ennui mécanique sont à signaler sur ce parcours pourtant exigeant pour le matériel. Laurent Pichon et Romain Hardy vont à terre mais les deux bretons s’en sortent avec quelques égratignures. Tous nos coureurs vont pouvoir profiter d’une journée de repos bien méritée !

Warren Barguil (15ème) :
«  Je fais une belle étape, ce n’était vraiment pas facile, il fallait être très concentré toute la journée mais je me suis bien débrouillé. Je ne cours pas souvent sur les pavés pourtant j’aime bien cela. J’ai évité les chutes c’est le principal. Maintenant place à un peu de récup’, le match de foot sur l’Ipad en attendant l’avion avec les copains puis une bonne journée de repos avant d’attaquer la montagne. »

Romain Hardy :
« Je ne m’étais pas confronté aux pavés depuis les Juniors. Avec mon petit gabarit ce n’est pas ce qui me correspond le mieux mais ce matin, je n’appréhendais pas plus que cela. J’aime quand il y a de la tension dans le peloton, quand ça frotte et qu’il faut rester placé. La première partie de course s’est vraiment bien passée, j’étais toujours placé dans les 30 premiers, mais à mi-course je me retrouve à terre avec Mollema. Ensuite, je ne suis plus dans l’allure, j’avais un peu mal partout, j’ai serré les dents et j’ai rallié la ligne d’arrivée. »

Sébastien Hinault – directeur sportif :
« Warren apprécie cet exercice, chaque fois qu’il a eu affaire à des pavés sur le Tour de France il a été à l’aise. Mais cette année il y avait une différence notable, un nombre de secteurs pavés beaucoup plus important. Pour autant Warren a toujours été bien placé, toujours dans le premier groupe. Il fait 15ème de l’étape, on aurait tous signé pour un tel résultat au départ. Le bonus pour l’équipe est qu’il n’y a pas eu de problème mécanique ou de chute grave, Laurent et Romain s’en sortent bien. On fait le plein de confiance et on aborde les étapes de montagne avec beaucoup d’ambition. »

 

TDF #8 – Maxime Bouet : “Demain, une guerre contre soi-même”

La veille d’une étape redoutée par le peloton, les candidats à l’échappée sont peu nombreux. Ce n’est qu’après 22kms qu’une attaque de Ten Dam anime la course. Finalement, ce sont Grellier et Minnaard qui formeront l’échappée du jour, sans succès. Une chute vient secouer le peloton à 18kms de l’arrivée, sans gravité pour nos coureurs. Dylan Groenewegen remporte une seconde victoire consécutive.

Warren Barguil :
«J’ai été retardé par la chute dans le final, à l’arrivée je ne perds pas de temps mais le principal était de ne pas tomber. À partir de demain, un nouveau Tour commence, j’attends avec impatience la montagne mais avant cela il faudra passer l’étape des pavés. J’ai reconnu le parcours, ça ne sera vraiment pas facile, sur les pavés tout peut se passer.
Ça fait un an jour pour jour que je me suis imposé à Foix, j’ai reçu beaucoup de messages d’encouragement aujourd’hui. J’y repense de temps en temps surtout dans les moments un peu plus compliqués. Ce sera très difficile de refaire aussi bien que l’année dernière mais je vais tout faire pour. »

Maxime Bouet :
« Ce début de Tour s’est bien passé pour moi, je ne suis pas tombé, j’ai seulement été gêné par la chute aujourd’hui. Je trouve qu’on a un bon collectif, toute l’équipe travaille bien, il reste à gérer l’étape de demain pour conclure cette première semaine. Ce n’est pas l’étape que je préfère, les pavés ce n’est pas trop mon truc, mais plutôt que de stresser et de me focaliser là-dessus je me dis que c’est une journée comme une autre. De toute façon il faudra passer ces secteurs pavés alors autant y aller avec un bon mental et le moins d’appréhension possible. L’objectif est d’être bien placé au premier secteur mais c’est celui de tout le monde. Ensuite la journée sera lancée, ce sera en quelque sorte une guerre contre soi-même. »

Sébastien Hinault – directeur sportif :
« Warren a été gêné par la chute mais heureusement pas de blessures à signaler, ses équipiers l’ont très bien ramené dans le peloton. Maintenant place aux pavés demain, ça va être une étape redoutable et il faudra être très vigilent. Roubaix marque la fin de la première semaine du Tour et ce sera le moment pour nous de faire un premier bilan. »

TDF #7 – Laurent Pichon combatif du jour

Laurent Pichon avait encore soif d’échappée aujourd’hui. Après deux tentatives en solitaire de Degand et Offredo, c’est au tour du breton de tenter sa chance à 82 kms de l’arrivée. Repris 40 kms plus tard, il empoche le prix de la combativité. Les trains des sprinteurs s’organisent dans les derniers kilomètres, Dylan Groenewegen règle le sprint devant Gaviria et Sagan.

Laurent Pichon :
« C’est vrai que l’étape était longue, mais nous devons passer par là si nous voulons faire le tour de la France. Ce matin, je n’avais pas prévu de m’échapper mais pendant l’étape je sentais que j’avais bien récupéré du raid de la veille et j’ai voulu anticiper un éventuel coup de bordure, pour aider les copains si besoin. Si le peloton me laissait assez d’avance, je me serais livré à 200% à 20kms de l’arrivée, ça n’a pas été le cas. C’est très particulier d’être seul à l’avant, dans cette situation ce n’est pas moi qui décide mais les poursuivants. Au bout, j’ai cette petite récompense avec le prix de la combativité, c’était un vrai plaisir de monter sur le podium. J’ai vécu un début de Tour extraordinaire je n’oublierai jamais ce passage en Bretagne et les 40kms seul à l’avant de la course. Il faut savoir profiter de ces moments, même si je n’oublie pas notre objectif principal, amener Warren Barguil dans les meilleures dispositions pour jouer une victoire d’étape. »

TDF #6 – Warren Barguil (20e) : “Indescriptible”

Cette étape Laurent Pichon l’avait cochée et rien n’allait l’empêcher de prendre l’échappée. Rapidement ils sont cinq à prendre le large, dont notre Breton qui savoure chaque instant. Malgré ses efforts, Laurent est repris au pied de la première montée. Il faut attendre le dernier passage pour voir l’explication des favoris, Dan Martin attaque sous la flamme rouge et s’impose en solitaire devant Pierre Latour et Alejandro Valverde. Warren Barguil est 20ème à 12 secondes. Au classement par équipes notre formation se classe septième de l’étape.

Warren Barguil :

” Je suis content de ma journée, il y avait encore beaucoup de monde sur les routes, l’ambiance était indescriptible. Cette dernière étape en Bretagne était super importante pour l’équipe et moi. Sur le final j’étais bien placé mais je manque encore de confiance. Au pied, j’ai perdu quelques positions, le trou se fait devant moi et j’hésite à le boucher. J’arrive avec un deuxième petit groupe, je fais mon sprint dans les 300 derniers mètres et je les passe. C’est dommage, peut-être que si je donne ce petit coup de rein plus tôt, j’arrive dans le premier groupe pour jouer la gagne. C’est le vélo, quelques fois ça marche, d’autres non. Mais la condition est là, c’est le genre de petites choses qui font du bien au moral. ”

Laurent Pichon :

« J’ai eu des frissons toute la journée. Le départ à Brest, à 10kms de chez moi, ouvrir la route du Tour sur mes routes d’entraînement et finir à Mûr-de-Bretagne, ça n’a pas de prix. Mes grands-parents sont originaires de Carhaix, le passage avec l’échappée était chargé d’émotions, mon grand-père m’a fait découvrir le Tour de France, il n’est plus là aujourd’hui mais je pense qu’il aurait été fier de me voir dans cette échappée. Derrière, dommage que Quick Step a mis en route aussi tôt, j’aurais aimé passer Mûr en tête. Je savais que pour la victoire d’étape cela allait être très difficile. Même à l’arrière les deux montées étaient incroyables, les gens me reconnaissaient et m’encourageaient. Je ne sais pas si j’ai déjà reçu un tel soutien. La montée ne m’a pas paru si difficile, les encouragements ont dû me porter (rires). »

TDF #5 – Elie Gesbert : “C’était une étape qui me parlait”

Sept coureurs ouvrent la route de la cinquième étape du Tour, dont le régional, Elie Gesbert. Tout ne se passe pas comme prévu à l’avant, notre coureur est victime d’une chute à l’abord de la seconde difficulté du jour et se laisse alors rattraper par le peloton… Pas de blessures graves pour le jeune breton qui termine, au courage, l’étape du jour. Les derniers rescapés de l’échappée sont repris à 12kms. Dans un peloton réduit, Peter Sagan s’impose à Quimper. Warren Barguil arrive dans ce premier groupe d’une trentaine d’unités.

Warren Barguil :

” Je connaissais bien le parcours et je craignais la dernière bosse. Finalement je reste dans le premier groupe et c’est là l’essentiel, même si j’aurais préféré faire mieux. Je me rends compte aujourd’hui combien le Tour du Finistère a servi à aborder cette étape. J’étais vigilant et vu comment ça roulait, ça veut dire que les jambes vont bien, je me rassure. Avec tout ce public au bord des routes c’était génial, j’ai adoré. J’ai pu profité même si ça roulait vite. J’ai reconnu le circuit de Mûr-de-Bretagne, c’est une montée très sèche, j’espère qu’on sera à l’avant demain. Personnellement ce n’est pas l’étape qui me convient le mieux mais on ne sait jamais. ”
Elie Gesbert :

” Je prends la première échappée, c’était dans les consignes de course, on voulait mettre quelqu’un devant. C’était une étape qui me parlait… On s’est retrouvés à sept devant, le peloton ne nous a jamais laissé beaucoup d’avance. A l’approche de la seconde difficulté, en descente, ma chaîne a sauté, ça a bloqué le dérailleur et j’ai perdu le contrôle. Je suis parti dans le fossé mais heureusement plus de peur que de mal, ça arrive. ”

 

TDF #4 – Warren Barguil (14ème) : “J’y suis allé”

A l’occasion de cette quatrième étape, le Tour fait son entrée en Bretagne, moment important pour toute l’équipe et en particulier pour nos quatre régionaux : Warren Barguil, Laurent Pichon, Elie Gesbert et Romain Hardy. Si l’arrivée au sprint massif était quasi inévitable, les quatre échappés du jour ont cru jusqu’au bout en leurs chances. Plusieurs chutes secouent le peloton qui revient sur les hommes de tête sous la flamme rouge. Kevin Ledanois est pris dans la première chute, sans trop de gravité. Warren Barguil et Laurent Pichon se mêlent à la lutte, ils se classent respectivement 14ème et 19ème.

Warren Barguil (14ème) :
« C’était vraiment incroyable d’arriver en Bretagne, entre les drapeaux bretons et les “allez Wawa” j’en ai pris plein les yeux et les oreilles. Demain, lors du départ à Lorient, chez moi, je m’attends à vivre un beau moment. Aujourd’hui, je me sentais bien, à 1 kilomètre de l’arrivée, j’ai vu que je n’étais pas trop mal placé, du coup j’y suis allé. Ce n’est pas vraiment le profil d’étape qui me correspond mais si je peux me faire plaisir je ne vais pas hésiter. »

Laurent Pichon (19ème):
” On nous attendait sur l’arrivée en Bretagne mais demain il y a une arrivée assez difficile et on a à cœur d’être présent sur les deux jours à venir donc il faut se préserver. Il y avait peu de chances que l’échappée aille au bout aujourd’hui même s’ils sont repris très près du but. J’ai aperçu mes proches au bord des routes m’encourager avec de grandes banderoles, on sent qu’on arrive en Bretagne, ça fait plaisir. ”

 

TDF #2 – Kevin Ledanois : “Ce maillot j’en ai vraiment profité”

Sur cette deuxième étape, ils sont de nouveau trois à ouvrir la route du Tour : Chavanel, Smith et Gogl. Le coureur de Wanty-Groupe Gobert passe en tête le grimpeur du jour et récupère le maillot à pois de Kevin Ledanois. Sylvain Chavanel se retrouve seul en tête pour un raid de plus de 130 kilomètres. À l’arrivée, Peter Sagan règle le sprint en petit comité devant Colbrelli et Démare.

Kevin Ledanois :
« Ce matin, j’avais l’impression que c’était la continuité du podium d’hier, la tunique à pois a vraiment un impact à part sur le public. J’ai reçu énormément d’encouragements de la foule Vendéene. Au départ, j’ai croisé beaucoup de personnes qui m’ont vu de près ou de loin débuter le vélo, c’était exceptionnel. Dans le peloton, des coureurs sont venus me féliciter comme Valgren… j’ai aussi discuté avec Gaviria sur la ligne de départ, ce sont des bons moments, j’en ai vraiment profité. Je savais que ça allait être dur, j’ai essayé de le défendre mais je ne me suis pas acharné car je ne voulais pas y laisser trop de cartouches. Entre la chaleur et la fatigue d’hier, ce n’était pas évident mais après 120kms de course ça allait mieux. C’est seulement mon deuxième jour sur le Tour, j’ai hâte de voir la suite. »

Sébastien Hinault – directeur sportif :
« Aujourd’hui, on a assuré l’essentiel en évitant les chutes et en restant au chaud dans le peloton. Kevin perd son maillot, bien sûr on aurait aimé le garder plus longtemps, mais il a parfaitement lancé notre Tour. Aucun pépin physique dans nos rangs, demain on a envie de bien faire l’exercice du contre-la-montre par équipes avant d’arriver sur nos terres en Bretagne. »

 

TDF #1 – Kevin Ledanois : “C’était grandiose”

Kevin Ledanois aura savouré sa première étape sur le tour de France. En traversant en tête ses routes d’entraînement, il a pu découvrir la ferveur du public du Tour avec deux compagnons d’échappée : Jérôme Cousin, lui aussi vendéen et Yoann Offredo habitué à ces longs rallyes. Mais après 180 kms d’échappée, kevin en a encore sous la pédale et passe en tête le premier grimpeur du Tour, lui assurant à l’avant ne lui suffit pas, il passe en tête le grimpeur du jour et s’offre le maillot à pois. Fernando Gaviria règle le sprint devant Peter Sagan et Marcel Kittel.

Kevin Ledanois : 

” Au briefing on m’avait laissé carte blanche pour être dans l’échappée, ça me tenait à cœur en cette première étape sur mes terres. Mais je ne voulais pas trop me fatiguer pour ça, si je voyais que je ne pouvais pas y être tant pis. J’ai suivi Jérôme Cousin et dans le fictif j’ai demandé à Yoann Offredo s’il était partant pour venir avec nous. On ne s’est pas trop usés, le vent était favorable. Mon objectif était de jouer le grimpeur donc journée réussie. J’ai déjà participé à des courses ASO donc je savais à quoi m’attendre niveau organisation mais voir autant de monde sur les routes, c’était grandiose. C’est comme si on avait un stade de foot rempli tous les 4 kilomètres ! Il n’y a pas une minute sans cri et encouragements, c’est une autre dimension, il faut le vivre pour le comprendre. Sur le podium j’ai savouré mais je ne perds pas de vue mon rôle sur le Tour et le travail que je devrais fournir, le maillot à pois c’est une casquette en plus. ”

Yvon Ledanois (directeur sportif) :

” A l’approche du grimpeur, j’ai donné quelques consignes à Kevin mais ça restera entre nous (rires). Il fallait être stratégique et on a été récompensé. C’est facile d’en parler après la course mais rien n’est simple sur le Tour, on sait que tout le monde veut ramener quelque-chose. C’est le premier maillot à pois pour l’équipe sur un Tour de France et c’est à souligner. Quand Kevin m’a dit à l’oreillette qu’il avait passé le grimpeur en tête, il y a eu un peu d’émotion, ça reste un coureur de l’équipe mais c’est aussi mon fils. On était tous super contents dans les voitures, on commence bien le Tour. Il s’en souviendra de cette journée et de celle de demain. Prendre le départ d’une étape de son premier Tour avec un maillot distinctif sur les épaules, ça marque!”