Fin du Tour d’Allemagne

Sébastien Hinault : « Aujourd’hui, il n’a pas manqué grand chose à André Greipel mais il a pris une option dans le final qui l’a finalement desservi. Accompagné de Romain Hardy après avoir passé toutes les difficultés en milieu d’étape et tandis qu’il restait une quarantaine de coureurs dans le peloton, il a suivi une attaque de Vincenzo Nibali (Bahrain-Merida) à trois kilomètres de l’arrivée mais ils n’ont pas réussi à faire la différence. Il a attaqué parce qu’il pensait que l’arrivée était trop dure pour lui mais après son premier effort, il a été distancé à 500 mètres de la ligne seulement. C’est dommage, il avait sans doute les jambes pour se mêler au sprint gagné par Colbrelli (Bahrain-Merida) mais on ne peut pas lui reprocher son attaque. A présent, notre sprinteur va disputer la Brussels Classic et le Grand Prix de Fourmies. »

Sébastien Hinault : « Ça va tellement vite… » – Tour d’Allemagne

Sébastien Hinault l’avait précisé avant la première étape, le Tour d’Allemagne est une course difficile à négocier. Son parcours est difficile, le rythme y est très élevé et si André Greipel est en bonne condition, il n’a pu suivre la vingtaine de coureurs qui ont fait la différence dans une côte proche d’Eisenach. Romain Hardy et Elie Gesbert ont fini dans le deuxième groupe.

« Romain et Elie sont dans le groupe à 1’20’’, notamment avec Kristoff (UAE-Team Emirates) qui portait le maillot de leader, explique Sébastien Hinault. Vraiment, on a cru qu’André Greipel passerait les difficultés parce qu’il a de bonnes jambes mais c’était sans compter sur le coup de force de l’équipe Deceuninck-Quick Step dans l’avant-dernière difficulté. A l’initiative d’Evenepoel, vingt coureurs ont formé le premier groupe dont cinq coureurs de l’équipe belge, Lutsenko (Astana) ou Nibali (Bahrain-Merida). Dans le deuxième groupe, nous sommes restés un bon moment avec Elie Gesbert et Romain Hardy à vingt secondes. Dans la dernière côte, c’est monté subitement à une minute, c’était fini. »

« C’est frustrant mais c’est quand même un super niveau ici dans cette course et nos coureurs font du bon travail, insiste le directeur sportif d’Arkéa-Samsic. André Greipel a été entouré toute la journée parBrice Feillu, Romain Hardy et Elie Gesbert à qui il en manque un peu pour accompagner les meilleurs. »

« Demain pour la dernière étape il y a trois côtes en milieu d’étape et c’est ensuite plus simple pour aller chercher le circuit final mais l’arrivée est en côte. Comme le dit André en riant, sur le papier ce n’est jamais dur une côte de 3 kilomètres à 4% mais ça va tellement vite que le papier est trompeur…. On va pourtant essayer de gagner à Erfurt ! »

 

Romain Hardy : « Personnellement, je me rassure sur ce Tour d’Allemagne. Hier, j’ai roulé toute la journée, ça ne s’était pas posé de la course. Aujourd’hui, je termine à une minute dans le groupe de contre. Il n’y avait que des cadors à l’avant dans le final, le plateau est très relevé. Demain, devrait être la journée la plus difficile. Je suis content que les sensations reviennent, je vais continuer à bien faire le métier, pour aller faire une belle fin de saison.”

 

Sébastien Hinault : “On a existé!” Tour d’Allemagne

Sébastien Hinault – directeur sportif : « C’était une vraie course de vélo, digne de l’étape de Saint-Etienne dans le Tour de France gagnée par De Gendt (Lotto-Soudal). Je dois dire qu’à un moment donné, je me voyais mal embarqué mais on a réussi à redresser la barre !
Très vite il y a eu trois échappés et j’ai pensé que ce serait tranquille. Le Team Inéos a tout relancé et ça a bagarré une heure avant qu’une échappée se fasse. Après dix kilomètres, Max Bouet a abandonné, il est blessé à une jambe et n’a pas de sensations. Il y a eu vingt coureurs devant, on a roulé avec Katusha-Alpecin et ag2r-La Mondiale. On s’est fait contrer et Evenepoel (Deceuninck-Quick Step) est parti seul à 106 kilomètres de l’arrivée. Ça roulait à bloc à tous les échelons de la course. Il y avait 40 coureurs devant mais on a réussi à revenir sur le premier groupe. Romain Hardy et Brice Feillu ont roulé toute la journée. Franck Bonnamour avait roulé dans toute la première partie mais il souffre d’une bronchite et est allé au bout de lui-même avant d’abandonner ! André Greipel marche vraiment bien et figurait dans un peloton réduit mais il a craqué dans la dernière côte à huit kilomètres de l’arrivée. Elie Gesbert également parce qu’il n’était pas dans une bonne journée, il a mal au dos mais tout n’est pas noir dans cette journée, on s’est battu sans rien lâcher et je le dis ‘’chapeau à Romain et Brice…’’ Aujourd’hui, on a existé et j’espère que nos coureurs seront récompensés demain… »

André Greipel, 12e et déçu – Tour d’Allemagne

Sébastien Hinault– directeur sportif : « Il y a eu quatre échappés très rapidement et le peloton a accéléré progressivement pour disputer le sprint bonus à 15 kilomètre de l’arrivée. Le peloton fort de 70 à 80 coureurs mais sans Ewan (Lotto-Soudal) ni Cavendish (Dimension Data) a atteint le final et dans la préparation du sprint Franck Bonnamour a fait du bon boulot. A 3 kilomètres de l’arrivée il était devant André Greipel. L’équipe Bora-Hansgrohe a parfaitement contrôlé en faveur d’Ackermann qui s’est imposé. L’arrivée proposait un faux-plat montant jusqu’au panneau des 200 mètres. A la sortie du virage André est déjà à sa place et, bien sûr, il n’est pas satisfait de finir à la douzième place. Comme lui, je pense qu’il y a la place pour faire Top 5. A l’arrivée, Franck Bonnamour, Romain Hardy et Elie Gesbert sont dans le temps du vainqueur tandis que Brice Feillu prend une cassure de quelques secondes. Demain, l’étape est vallonnée au milieu mais il devrait y avoir un sprint à Göttingen. »