Provence #4 Un Top 10 pour terminer

Roger Tréhin – directeur sportif 
 « Warren Barguil termine sa semaine en prenant la neuvième place de l’étape. Au départ, nous avons loupé l’échappée composée de six gros rouleurs mais elle a été reprise et cela nous laisse moins de regrets. Il y a eu un regroupement dans la dernière difficulté et le peloton était coupé en deux. Warren Barguil, Anthony Delaplace, Amaël Moinard et Jérémy Maison étaient dans la première partie avant que Degenkolb, présent dans la deuxième, ne revienne avec ses équipiers. Aujourd’hui, Warren s’est senti mieux. Dans les côtes il a fait des efforts pour se replacer et s’est un peu rassuré. C’est mieux de terminer la semaine comme ça mais on est loin de ce qu’on espérait au début de la semaine. Notre résultat s’appuyait sur la forme de Warren Barguil, notre objectif n’a pas été atteint. Nous voulions un bon classement général et nous battre pour les étapes, on est loin du compte mais on va continuer de travailler et aller de l’avant. Warren va rester dix jours dans le Sud avec Amaël Moinard qui habite à Nice. Sa prochaine course est la Classic de l’Ardèche (2 mars). Plusieurs de leurs équipiers, notamment ceux disputant le Tour du Haut-Var en fin de semaine prochaine vont rester à Aix-en-Provence, notamment Jérémy Maison, Kevin Ledanois, Florian Vachon, Romain Hardy, Brice Feillu, Anthony Delaplace et Bram Welten »

 Warren Barguil (9 ème) :

« Aujourd’hui, on a essayé de protéger Bram au maximum, s’il passait la bosse, on savait qu’il pouvait faire mal. Mais c’était un tout petit peu trop dur pour lui. Il s’est bien accroché pendant, ce Tour de la Provence. J’avais fait le choix de prendre le vélo Aero et de mettre un 54 pour ce final. C’est un top 10, c’est toujours bon à prendre mais le parcours était moins sélectif que les autres jours… Maintenant, place à un gros bloc d’entrainement avant le week-end Drome et Sud Ardèche. »

Jérémy Maison :

« Ça roulait vraiment fort, mais on a couru bien groupé. Quand on a vu que Bram était en difficulté, on s’est repositionné à l’avant du peloton. On était quatre dans le premier groupe. Ça nous démangeait d’attaquer dans le final, mais ça roulait à 70km/h c’était quasiment impossible de sortir dans un final pour équilibriste. On a préféré jouer le sprint pour Warren. On a tous bien travaillé sur ce Tour de La Provence et on sort de l’épreuve motivés pour aller chercher des résultats. Je suis simplement déçu d’avoir chuté vendredi, je faisais bien attention dans les virages aujourd’hui, mais j’ai bien récupéré, c’est le principal. »

Provence #3 – Rien de grave

Il y a des journées compliquées … À Oman, crevaison au pire moment pour André Greipel et abandon de Maxime Daniel, malade. Du côté de la Provence, Maxime Bouet, le régional du Tour chute en tout début d’étape. Les premiers examens sont rassurants : pas de fracture mais de nombreuses plaies.

Roger Tréhin – directeur sportif : « Maxime Bouet s‘est fait peur je pense. Il est tombé avec trois autres coureurs dans une descente et dans le choc, son vélo s’est cassé en deux. Il avait pas mal de contusions et se plaignait de son poignet. Il a été transporté à l’hôpital pour des examens, notamment radiologiques, et recevoir des soins. Pour l’équipe c’était un coup dur parce que cette étape convenait bien à Maxime. Dans le final, il y a eu un coup de bordure mais nous avons été vigilants. Anthony Delaplace a placé Warren Barguil, Jérémy Maison et Amaël Moinard au pied de la dernière difficulté qui a été franchie très rapidement. Notre leader se sentait un peu mieux qu’hier. Il a terminé l’étape dans le deuxième groupe à moins d’une minute. De cette course, il a des enseignements à tirer mais le travail effectué va porter ses fruits. Nous sommes encore au début de saison. »

Warren Barguil (27e) : « Je ne peux pas le cacher, je n’ai pas les mêmes jambes qu’à Majorque où je marchais vraiment bien. J’ai un coup de moins bien sur ce week-end, ça arrive mais il ne faut pas que ce soit trois week-ends de suite. 2018, ne parle pas en ma faveur, mais j’ai appris de mes erreurs et j’ai tourné la page, là-dessus je n’ai aucun doute. Forcément, j’aurais aimé être mieux sur cette course, il ne me manque pas grand chose pour basculer. On va prendre le temps avec le staff de l’équipe pour comprendre ce qui n’a pas marché depuis Majorque mais il ne faut pas paniquer ou tirer de conclusions hâtives. Après la Provence, je vais rester m’entrainer 15 jours dans le sud, il faut garder nos objectifs en tête et être sûrs de nos forces. »

Provence #2 A.Delaplace : “J’ai joué pour la gagne”

Cette deuxième étape du Tour de la Provence était attendue par tous les coureurs, 3 montées répertoriées et 2597m de dénivelé positif, ça promettait du spectacle. Anthony Delaplace n’a pas attendu longtemps pour se mettre en évidence et prendre l’échappée du jour. On connaît le tempérament du Normand, à l’avant, il ne lâche rien. Du groupe des 8, il est le dernier à être repris par les favoris, à 13kms de l’arrivée. Quel raid !

Anthony Delaplace :

« On s’est retrouvé à huit à l’avant, c’était intéressant surtout pour les 130 kms de plat. Au pied de l’Espigoulier l’écart était faible, mais après tant d’efforts, je ne voulais pas que ça s’arrête à 60kms de l’arrivée. J’ai relancé, et je n’ai pas de regrets, on a bien résisté. Par contre, la route des crêtes, c’est vraiment dur, Maxime avait raison, c’est un mur, c’est horrible j’avais l’impression d’être à l’arrêt. Je suis repris par le groupe des favoris à 400m du dernier sommet. C’est dommage, il ne me manque pas grand chose pour aller chercher une place, mais je commençais à être émoussé, j’ai tout donné. J’ai joué pour la gagne.
C’est ce genre d’échappée que je préfère, c’est ma chance pour aller chercher un résultat. Je me suis fait plaisir, notre métier est assez dur, donc il faut réussir à se faire plaisir dans ce qu’on aime, moi c’est en partant de loin. C’est aussi l’âme de notre équipe, forcement on va travailler pour nos leaders, mais on veut aussi garder notre mentalité d’attaquants. C’est important. Et je n’ai pas tout perdu, je repars avec le prix de la combativité et un marsupilami (rires), c’est pour Livio, mon fils.
»

Roger Tréhin – directeur sportif :

«  Anthony Delaplace a fait une bonne journée en tête de course. Il ne lui a pas manqué beaucoup pour basculer avec le groupe des huit costauds. Warren Barguil manque encore un peu de force mais on comptera les points dimanche soir. Il doit garder le cap, pour lui l’objectif est Paris-Nice. Ici, il travaille dans de bonnes conditions, la course est dure. Il va progresser. Enfin, Jérémy Maison a été victime d’une chute, il a loupé un virage dans la descente de la Coutronne. Il s‘est quand même un peu égratigné mais il a fini. »

Provence #1 “Regarder devant” – Roger Trehin

Aujourd’hui, c’était 8,9 kms en Camargue qui attendaient nos coureurs pour le départ du Tour de la Provence. Avec un départ situé dans l’arène de Saintes-Maries-de-la-Mer et un « aller/retour » sans une bosse, le parcours ne favorisait pas les grimpeurs. Maxime Bouet, le régional de l’épreuve, limite la casse, Warren Barguil concède 1’14’’ sur le vainqueur du jour, le rouleur Filippo Ganna. Dès demain, les hommes d’Arkea Samsic retrouveront des dénivelés positifs pour un profil qui leur convient mieux.

Maxime Bouet : « Je ne suis pas satisfait de ma place en revanche, je suis assez satisfait de mon chrono et de mon temps. J’ai toujours aimé cette discipline, c’est un exercice particulier où il faut se battre, je les fais toujours à fond. J’ai une préférence pour les chronos plus longs, dans un prologue l’effort est hyper violent. Dès la première seconde, il faut être dans son sujet : avoir la bonne trajectoire, gérer son effort, avoir une vitesse linéaire … aujourd’hui, j’ai manqué d’énergie sur le retour et j’ai fait une erreur dans un virage, il faut travailler pour gommer ces petites erreurs. Ce sont des journées particulières. On nous donne notre horaire de départ et ensuite toute notre journée est réglée en fonction : la reco, l’heure de la collation, l’échauffement etc… C’est aussi un exercice mental, dès le matin il faut être dans sa bulle, se concentrer sur son effort et ne pas se laisser distraire. Demain, on entre sur un terrain de jeu montagneux. Je connais les routes par cœur, forcément motivé ! »

 


Roger Tréhin – directeur sportif :  « On savait que ce serait compliqué pour Warren Barguil dans ce contre la montre très plat où il a fallu lutter contre le vent de face. Il est déçu de sa performance et en ressort qu’il doit encore travailler cet exercice mais il sait aussi qu’on l’attend surtout dans les trois prochaines étapes. Il va pouvoir exploiter ses qualités et s’il a les jambes, il va bénéficier d’une marge de manœuvre par rapport aux favoris. Et s’il a de la réussite, son chrono sera rapidement oublié. Il faut regarder devant. »