Elie Gesbert (2ème) : “Etre capable d’être à la limite sans exploser”

Elie Gesbert a confirmé ses qualités dans le Tour de l’Ain. Le jeune leader de l’équipe Arkéa-Samsic a pris la deuxième place de la dernière étape jugée au sommet du difficile Grand Colombier. Derrière l’intouchable Thibaut Pinot, Elie a parfaitement géré son effort pour obtenir le meilleur résultat possible. Sa quatrième place au classement final est une belle satisfaction.

Elie Gesbert : « Pour moi la stratégie était assez simple ce matin, essayer de faire la plus belle montée possible. Thibaut Pinot est parti dès les premières pentes, je n’ai pas tenté de le suivre. On le savait très fort. Je me suis retrouvé dans un petit groupe avec Rein Taaramae notamment et on est monté au train. J’ai placé une première attaque à trois kilomètres de l’arrivée, ils m’ont rejoint à la flamme rouge et ils m’ont contré. La dernière portion était très raide, c’est le style d’effort intense que j’aime bien et j’ai réussi à les passer sur la ligne.

J’apprends à mieux gérer mes efforts, il faut être capable d’être à la limite mais sans exploser, aujourd’hui j’ai réussi à bien le faire. Je suis allé assez loin dans la douleur. Pendant la montée, on ne prend pas beaucoup de plaisir, j’ai juste une image d’un beau paysage en tête (rires). J’étais concentré sur mon effort, le plaisir c’était après la ligne. Je suis content de ma performance, je progresse en montagne, ça me donne de la confiance pour la suite.

Finalement, le réveil à 5h30 m’a plutôt bien réussi, de toute façon c’était la même chose pour tout le monde. Je vais bien récupérer de ces trois jours de course et passer à autre chose. C’est comme ça dans le sport il y a tout le temps une remise en question et de nouveaux objectifs à préparer. »

Sébastien Hinault – directeur sportif :  « L’équipe Arkéa-Samsic a vécu une belle journée ! Brice Feillu a pris l’échappée, sans que ce ne soit le plan de départ, disons que notre présence à l’avant était fonction de la composition de l’échappée. Avec Sicard (Total-Direct Energie), Fernandez (Delko-Marseille 13) ou Meurisse (Wanty-Groupe Gobert), c’était un bon coup. Brice a été repris dans l’ascension du Grand Colombier mais a fait de bons efforts. Ensuite, bien sûr, la satisfaction est venue d’Elie Gesbert. Il est régulier à ce niveau-là depuis le début de saison. On le savait capable de telles courses les deux années passées mais là c’est quasiment à chaque fois. Au briefing, on avait abordé le fait que Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) serait au dessus du lot et qu’il fallait ne pas prendre de risques à le suivre trop tôt. Il était préférable de gérer son effort, de ne pas se mettre dans le rouge. Il a fait une belle montée en compagnie de Taaramae (Total-Direct Energie). Dans le final, en espérant reprendre du temps à ceux qui l’avaient précédé samedi, Elie attaque un peu trop tôt à 3 kilomètres de l’arrivée. Vent de face, il a pris la bonne décision et a attendu que ça revienne pour se consacrer à cette deuxième place qui lui permet de finir dans le Top 4 du Tour de l’Ain. A présent, il va disputer le Grand Prix de Plumelec samedi, la course du Mont-Ventoux au lendemain de l’arrivée du Critérium du Dauphiné et la Route du Sud. »

Elie Gesbert : “Je prends du plaisir sur cette course”

Actif dans le final, Elie Gesbert n’a pu accompagner les meilleurs dans le col de la Faucille mais a figuré dans le groupe arrivé pour la septième place à 36 secondes du vainqueur, Alexandre Géniez (ag2r-La Mondiale). A la veille de l’étape finale jugée au sommet du Grand Colombier, le jeune leader de l’équipe Arkéa-Samsic est septième du classement général.

Elie Gesbert : «  On s’attendait à ce que la course se décante dans le col Menthières, ça n’a pas loupé avec l’accélération de Thibaut Pinot. J’étais vigilant et j’ai suivi son attaque, on s’est isolé à cinq en tête de course. Dans la descente, un groupe nous a rejoints, ensuite il s’est mis à grêler et à pleuvoir… ce n’est pas ce que je préfère (rires). Dans la dernière montée, j’ai eu des crampes au ventre, j’ai un peu coincé. Il ne me manquait pas grand chose mais je ne pouvais pas accompagner les attaques. J’ai un petit peu accusé le coup et j’ai fini comme je pouvais.
Je prends du plaisir sur cette course, hier j’ai disputé le sprint, aujourd’hui je suis à la bagarre dans les montées. Les étapes comme aujourd’hui me correspondent mieux, finalement il faudrait un intermédiaire entre la première et la deuxième journée (rires).
Ça reste ouvert pour demain, il y aura des possibilités. Il faudra surtout bien récupérer, car on va se lever tôt, départ de la course à 8h30 ! »

Sébastien Hinault – directeur sportif : « Il en a manqué un petit peu à Elie dans le final de l’étape, il m’a dit avoir souffert un peu de crampes et ce fut ensuite compliqué pour lui de suivre les meilleurs, Géniez et Pinot dans le col de La Faucille. L’échappée était partie de bonne heure avec Politt (Katusha-Alpecin) et Gougeard (ag2r-La Mondiale) qui a fait un gros numéro. Rossetto (Cofidi) a assuré une grande partie de la poursuite et ça s’est fait dans la Faucille après une première explication dans Menthières où Elie avait accompagné Pinot. Auparavant, dans l’une des cinq difficultés du jour, Jérémy Maison et Brice Feillu avaient été pointés dans un contre. Elie finit à 36 secondes du vainqueur Alexandre Géniez, il est septième du classement général. Demain, c’est une montée sèche, le Grand Colombier. On n’est pas favoris pour la victoire d’étape mais sur une montée comme celle-là, en général, Elie n’est pas mal ! »

Elie Gesbert cinquième avec un regret

Elie Gesbert, très combattif dans le final, a pris la cinquième place de la première étape du Tour de l’Ain gagnée au sprint par le Suisse Bisseger (sélection suisse). C’est de bon augure avant les deux prochaines arrivées au sommet.

Elie Gesbert :  « C’est vrai que je ne suis pas un habitué des sprints. Comme le final était assez nerveux, je me suis replacé à deux kilomètres, pour éviter les cassures. J’en ai profité pour prendre la roue de Boris Vallée. C’était un final de casse-cou, le sprint se jouait dans le dernier virage, il ne fallait pas seulement être rapide mais surtout être placé. J’ai même un petit regret car je ne pensais pas tenir la roue des premiers dans les 150 derniers mètres et finalement j’aurais pu déboiter pour aller chercher une ou deux places de mieux mais j’étais un peu enfermé. Je suis tout de même content de m’être mêlé à la bagarre finale.
Je remettais un dossard aujourd’hui après une coupure d’un mois, c’est assez difficile de juger les jambes car l’étape ne présentait pas de difficulté, on en saura plus demain. »

Sébastien Hinault – directeur sportif : « L’étape s’est déroulée un peu comme prévu. L’échappée a été longue à se dessiner. Maxime Bouet a figuré dans un coup de onze coureurs mais Groupama-FDJ a fait l’effort pour le neutraliser. Ensuite Pellaud et Imhof ont pris jusqu’à 4’30’’ d’avance mais ont été repris à 10 kilomètres de l’arrivée.  Avec le vent, il y a eu quelques tentatives de bordures mais Elie Gesbert et Kevin Ledanois ont été vigilants. Dans l’amorce du sprint, Elie s’est bien battu, il regrette de s’être fait serrer à 100 mètres de la ligne, il n’a pas pu sprinter comme il le voulait. Il prend la cinquième place et pense qu’il pouvait faire mieux mais moi, ce matin, j’aurais signé pour prendre cette cinquième place. Pour l’équipe Arkéa-Samsic, c’était une course de remise en route mais tous nos coureurs avaient de bonnes sensations et finissent devant. »