Elie Gesbert meilleur jeune du Tour d’Oman

La sixième et dernière étape du Tour d’Oman laissera quelques regrets à l’équipe. Dans un sprint houleux, André Greipel, pourtant bien placé aux 300m, n’a pas trouvé l’ouverture pour produire son effort. Rageant.
Satisfaction du jour, Elie Gesbert repart d’Oman avec le maillot de meilleur jeune et une cinquième place au général.

André Greipel : « L’équipe a fait tout ce qu’il fallait. Benoit a roulé pour rentrer sur l’échappée. Avec Robert, Clément et Pipich on était très bien placés à l’approche du sprint mais à 300m de la ligne, tout s’est « arrêté », j’ai hésité à lancer puis tout le monde est revenu de l’arrière et pour finir je n’ai même pas fait le sprint. Je suis déçu, je voulais le faire parfaitement… j’ai eu peur de ne pas gagner. En lançant aux 300m je n’étais pas sûre de gagner mais au moins j’aurais fait mon sprint. Je ne peux m’en vouloir qu’à moi même…
Personnellement, je n’avais pas de très bonnes sensations sur cette course, je n’ai pas été bon et je n’ai pas apporté de résultat. Elie, en revanche, a été très fort. Je l’ai aidé comme les autres, je pense que personne ne l’attendait à ce niveau là, il peut être très fier de ce qu’il a fait hier. Avant Green Mountain, je lui ai dit en français « bonne chance ».

Robert Wagner : « C’était une semaine difficile. Il fallait que je passe par là, pour retrouver mon niveau et pouvoir être à 100% pour aider André et l’équipe. Aujourd’hui, on voulait tous finir sur un bon sprint, Ben a roulé toute la journée, mais André n’a pas pu le disputer…
La semaine a été éprouvante mais j’ai vraiment apprécié travailler avec toute l’équipe. Elie a montré qu’il était en grande forme et surtout qu’il pouvait répondre présent le « D-day ». On ne peut pas tricher à Green Mountain, il termine quelques secondes derrière le vainqueur, il a montré tout son talent. Il peut faire de grandes choses dans un futur proche. C’était ma 4ème ascension et c’est toujours aussi dur, il faut juste arriver en haut… »

Elie Gesbert
 : « C’était une journée plus tranquille, enfin pour moi (rires). On a contrôlé. Ben a roulé à l’avant du peloton une bonne partie de la journée et pendant qu’on protégeait André pour qu’il ne prenne pas trop de vent. Sur le circuit final, c’était un peu la débandade, j’ai eu du mal à l’aider… C’est un peu une déception, la semaine aurait été parfaite avec une victoire d’André. Personnellement, cette semaine me met en confiance et lance bien ma saison.»

Sébastien Hinault – directeur sportif : « Puisqu’il s’agissait d’un circuit, j’avais laissé Yvon Caer derrière le peloton et je m’étais arrêté au bord de la route. Je peux dire qu’à 300 mètres de la ligne d’arrivée, André Greipel était placé pour lancer le sprint mais il a hésité à le faire d’aussi loin et c’est notre regret parce qu’il avait les capacités de le faire. Une grosse vague l’a ensuite empêché de sprinter. Nous avons fait un beau Tour d’Oman mais on aurait voulu finir sur une bonne note avec la victoire d’André. Sinon, Elie Gesbert a conservé sa cinquième place et le maillot blanc du meilleur jeune. On le retrouve au niveau espéré. Il avait besoin de retrouver la confiance perdue en 2018 mais, outre nos deux leaders, il fait partie des coureurs qui doivent nous apporter des résultats. »

Tour d’Oman, étape 5. Elie Gesbert, la preuve par 5

“Test Green Mountain” : validé ! Sur la 5ème étape du Tour d’Oman, Elie Gesbert a réussit à tirer son épingle du jeu dans la cote de 5,7 kilomètres à 10,5%, en venant se classer 5ème de l’étape derrière l’ancien champion du monde, Rui Costa et devant un porteur du maillot rouge sur la Vuelta, Herrada. Notre breton est désormais 5ème du classement général et meilleur jeune de l’épreuve !

Elie Gesbert 

« C’était une course d’attente, on savait que tout se jouerait dans Green Mountain. Toute l’équipe m’a bien aidé pour me poser dans les meilleures conditions car il fallait rester placer pour arriver le plus frais en bas de la cote. Il y a eu un petit « coup de Trafalgar » avec un coup de bordure pas trop prévu et André, je le redis, m’a vraiment aidé…C’est impressionnant, il a tellement de métier. Il nous dit « dans 8 kilomètres ça va bordurer », il vient me chercher, il me trouve, il me replace dans les bonnes roues. Il m’apporte de la sérénité dans la course en posant les choses. Il sent et sait ce qu’il faut faire et quand. C’est vraiment un grand monsieur !

Ensuite, dans la dernière montée qui était vraiment raide, il ne fallait pas s’enflammer, sinon le risque était de « péter le caisson ». Quand Lutsenko a attaqué Herrada et Rui Costa l’ont suivi mais ils ont été « intoxiqués » par le rythme qu’il imposait. Vu ce que le vainqueur avait démontré sur les autres étapes, je ne voulais pas partir sur un rythme trop élevé en le suivant. J’ai continué de grimper à mon rythme et je les ai redoublés pour venir passer la ligne en cinquième position. J’ai le sourire. Ça fait du bien ! C’est un beau résultat pour le début saison. Je ne me fais pas de film sur la suite : il faut pédaler, il faut gagner. Mais ça donne beaucoup de confiance à l’équipe.

Sébastien Hinault – directeur sportif

« C’est bien. C’est ce qu’on attendait d’Elie : qu’il confirme. Green Mountain c’est une montée spécifique avec des pourcentages impressionnants. Il n’y a que six kilomètres, mais il faut savoir gérer son effort. Elie a très très bien géré. On en avait parlé hier, il ne fallait pas s’enflammer trop vite. Quand il reste deux kilomètres, il y a encore dix minutes d’effort…Des gars comme Herrada ou Rui Costa ont voulu suivre Lutsenko et ils ont explosé. Elie lui est monté au train sans s’enflammer. Ce Top 5 est vraiment très encourageant. Ce n’est pas le World Tour mais c’est le niveau World Tour et je le redis, on attendait ce déclic, qu’Elie confirme à ce niveau. Pour moi, c’est son plus beau résultat, sa plus belle performance. On attend demain, il y a encore une étape mais quand tu regardes le classement général, Elie est entouré de coureurs de renom. Je retiens aussi la super ambiance dans l’équipe. Quand tu entends qu’André encourage Elie avec un petit « come on Elie » dans l’oreillette en bas de la montée décisive, tu sais qu’il se passe quelque chose de bien dans ce groupe. Il y a une super ambiance. Pour moi la satisfaction est que ce résultat et l’implication de chacun reflètent bien l’ambiance de l’équipe. Ce n’est pas une victoire et la joie est bien sûr différente mais c’est bien quand même parce qu’ici c’est du haut niveau.»

Emmanuel Hubert-manager général 

« C’est bien, très bien même ! Elie confirme toutes ses possibilités et ce résultat va l’aider à prendre confiance, à en prendre conscience. Il est jeune, l’an passé il a connu des moments difficiles mais là, je retrouve le Gesbert en qui je crois beaucoup. Au sein de l’équipe, il y a une bonne dynamique, une bonne ambiance. Je retiens qu’André Greipel au pied de Green Mountain a lancé ‘’Come on Elie’’. Quand un champion comme lui te dit ça au pied de la côte décisive, ça te tire vers le haut. Comme il le dit souvent, André a faim de victoires et il le transmet à tout le monde ! »

Tour d’Oman, étape 4. Elie Gesbert toujours 8e du général

Après quatre étapes et avant l’étape reine, demain, notre jeune breton, Elie Gesbert est toujours dans le top 10 du classement général. Aujourd’hui, il termine 19ème, dans le premier groupe de 46 coureurs.

Sébastien Hinault – directeur sportif

« Aujourd’hui c’était une étape dure. Nous devions monter trois fois la « cote du four » (Montée Al Jabal Street) comme elle est surnommée, car il y fait toujours très chaud…Nous faisions la même bosse dans les deux sens avant d’aller chercher l’arrivée. C’était un combat entre les grimpeurs, puncheurs, sprinteurs. André ne bascule pas trop loin dans le dernier passage, mais il n’a pas réussi à accrocher le groupe de devant. Il termine avec Nacer Bouhanni et Magnus Cort Nielsen. Elie était bien, dans le bon groupe. Dans le dernier tour, Laurent Pichon et Clément Russo se sont bien occupés de lui pour le placer au pied de la côte. Laurent est même parvenu à reprendre place ensuite dans le peloton mais a payé ses efforts dans le sprint. Demain, c’est donc le moment de vérité du Tour d’Oman. Ce sera l’approche habituelle vers Green Mountain qui représente 5,7 kilomètres de montée. Cette ascension convient aux grimpeurs et aux puncheurs. Si Elie n’est pas très à l’aise dans les longs cols de 20 kilomètres, je pense qu’il peut tirer son épingle du jeu et il est très motivé pour le faire. Demain il change de braquet, on a hâte de voir ce que ça va donner ! »

Tour d’Oman, Gesbert (9e) : “Un petit regard, un “go”…”

192,5 kilomètres, du vent, des bordures, et des montées : la troisième étape du Tour d’Oman. Elie Gesbert est resté placé jusqu’au pied de la dernière difficulté grâce, notamment, au travail final de placement d’André Greipel. Elie est neuvième de l’étape et gagne une place au général : huitième.

Elie Gesbert, 9ème de l’étape :

« André (Greipel) connaissait l’étape et il nous avait dit que ça allait bordurer. Sans faute. J’ai eu un équipier de luxe qui m’a placé idéalement dans la bordure : André. En fait c’est simple… il a des années d’expérience devant lui. Il sait où se mettre, il sait à quel endroit me placer, il a vraiment fait ça au top. On échangeait dans la bordure : un petit regard, un « go », un « je suis dans ta roue » Puis, se dire que c’est André Greipel qui t’emmène pour te mettre dans les meilleures conditions… ça te donne envie de t’arracher à 100% pour l’équipe, pour les gars qui ont roulé avant. Pour tout ça, je m’arrache et je vais m’arracher encore plus ! Je me suis retrouvé dans le premier groupe juste avant la montée finale. André m’a posé idéalement dans les bonnes roues et après c’était trois kilomètres d’ascension, à donner le maximum. Ca roulait tellement vite, au train mais il fallait tenir dans les roues. Quand Lutsenko a attaqué, il a fait exploser le groupe… après c’était un combat contre moi-même jusqu’à la ligne.
Un Top 10 c’est bien mais il ne faut pas tirer de conclusions, il y a encore la Green Mountain (après-demain) qui va faire des dégâts pour tout le monde ! »

Crédit photo : ASO

André Greipel

«  Le niveau de course en montée est vraiment haut sur ce Tour d’Oman. Elie était très bien aujourd’hui et j’ai fait son équiper. J’ai juste fait attention à ce qu’il soit bien positionné dans la bordure et à l’amorce de la montée finale. »

Yvon Caër- directeur sportif

 « Elie a pu arriver au pied de la dernière montée dans de très bonnes conditions. On savait qu’il y aurait un endroit très propice aux bordures : un premier passage à 50 kilomètres de l’arrivée puis à 10 kilomètres de l’arrivée. S’en suivait une belle montée : une bosse de 2,4 kilomètres à 6,5% . Il ne restait plus que les meilleurs et Elie a tout donné pour faire du mieux possible et vu l’opposition qu’il y a…il a fait une très belle montée !

Nous ne sommes pas surpris du niveau actuel d’Elie. Vraiment ce n’est pas une surprise ! Il n’a pas l’habitude de marcher fort en février mais les conditions météo lui vont bien je pense.
On peut espérer de très belles choses dans Green Mountain, jeudi, car il y a beaucoup de puncheurs qui sont dans le match mais là ce sera vraiment pour des vrais grimpeurs. Elie a des qualités situées entre puncheur et grimpeur. J’ai tendance à penser que par rapport au plateau de coureurs présents à Oman, il est plus grimpeur.  Mais Green Mountain c’est tellement dur…c’est terrible, dans tous les cas les jambes parleront. On a bon espoir que ça progresse encore ! Il sera surement plus avec les Herrada, Pozzovivo que les Van Avermaet etc.

On se rend compte qu’Elie arrive, aussi, à bien frotter, il a des belles aptitudes là-dessus et sa grosse capacité c’est sur les bosses de 2, 5 kilomètres. Hier il a osé ! Il était avec les meilleurs mais surtout il a osé attaquer. Il n’est pas simplement  dans une condition qui lui permet de suivre les meilleurs, il est même capable  de jouer avec eux. Ca c’est la grosse satisfaction.  Aujourd’hui dans le vent, dans la bordure, avec ses équipiers et André en équipier de luxe pour finir qui excelle dans cette tache, Elie était dans de très bonnes dispositions. Dans le dernier tour, quand le peloton s’est cassé, André était dans le groupe d’Elie et il l’a protégé jusqu’au pied de la bosse. C’était royal. Il savait très bien qu’il ne passerait pas la bosse donc il s’est permis de faire des efforts très importants avec le vent de côté pour que notre Costarmoricain arrive au pied de la bosse sans souci. Grand équipier de luxe. »

Oman #2. Elie Gesbert entre dans le Top 10 du général

Au lendemain d’une étape très frustrante, Elie Gesbert a pris position dans le Top 10 du classement général. Dans la dernière ascension avant l’arrivée, il contre-attaque Alexey Lutsenko…

Elie Gesbert, 9ème du classement général : « C’était une journée dure à prédire…ça pouvait convenir à André s’il passait la dernière bosse à cinq kilomètres de l’arrivée. Nous sommes partis avec, en tête, l’option d’une arrivée groupée. Mais c’était un peu short, de ce qu’il m’a dit, il ne manquait vraiment pas grand chose pour basculer avec mon groupe. Pour la petite histoire il avait gagné cette étape en 2014, il savait que c’était potentiellement jouable.  

Personnellement, mon rôle aujourd’hui était d’accompagner les leaders dans la dernière montée, Al Jissah (1,4 km à 9%), pour ne pas perdre de temps au classement général.

Lutsenko a attaqué sur la gauche de la route, j’étais à droite, j’ai hésité à y aller. Je me disais : « c’est trop tôt, t’enflammes pas ». Finalement, Lutsenko a pris vingt mètres, et j’y suis allé. Voilà, j’ai réagi à contretemps. Si j’avais pris sa roue, j’aurais produit un effort différent…Pozzovivo m’a rejoint dans ma contre-attaque mais il n’a pas voulu collaborer car il voulait jouer la carte Collbrelli pour le sprint. Moi j’avais aussi André, mais à deux nous aurions surement pu revenir sur Lutsenko qui gagne seul. Mais bon, c’était voué à l’échec puisque l’Italien ne voulait pas collaborer. Derrière, Van Avermaet a ramené le peloton sur nous au sommet de la bosse. J’arrive dans un groupe 36 à trois secondes du vainqueur.

Aujourd’hui, c’était le style de petite montée qui me convenait bien. C’est trois, quatre minutes  d’effort, voire cinq maximum. J’aime bien. On m’a pas mal parlé de « Green Moutain » (étape 5) , c’est bien raide, mais je n’appréhende pas. J’irai aux sensations.

Sébastien Hinault, directeur sportif : « Elie Gesbert a fait une belle étape. Il a un petit regret parce qu’il a réagi avec un peu de retard à l’attaque de Lutsenko (Astana). Il pense que s’il avait été dans la roue du Kazakh, il aurait fini avec lui. Après il s’est retrouvé en contre avec Pozzovivo mais l’Italien n’a pas voulu le relayer…Elie termine dans le groupe pour la deuxième place et il intègre le Top 10 du classement général (9e).

Dans la côte qui a fait la différence aujourd’hui et avant laquelle Robert Wagner et Benoît Jarrier ont fort bien travaillé, André Greipel a manqué d’un rien de basculer avec le premier groupe. Kristoff (UAE-Team Emirates) est le dernier à y être parvenu, il était tout près de lui et a fini l’étape dans le groupe suivant avec Laurent Pichon. Sinon Clément Russo a été victime d’une crevaison à 20 kilomètres de la ligne d’arrivée  et il a payé dans la dernière difficulté les efforts consentis pour reprendre place dans le peloton. »

Oman. Une crevaison au pire moment

La première étape du Tour d’Oman s’est passé comme voulue…jusqu’à 7 kilomètres de l’arrivée. « Tout pour le sprint avec André Greipel », c’était le mot d’ordre de la journée, mais notre André a été victime d’une crevaison, au pire moment, et n’a pas pu disputer le sprint.

Sébastien Hinault : « Pour André Greipel, tout s’était bien passé jusqu’à la crevaison. C’est vexant. On avait pris nos responsabilités, Benoît Jarrier a roulé toute la journée. Notre leader a été victime d’une crevaison à six kilomètres de l’arrivée, sur une petite route étroite et ça roulait très vite. Clément et Pipich l’ont attendu pour le replacer mais c’était vraiment trop court et puis il y a eu des rétrécissements à deux kilomètres de l’arrivée qui ont bloqué…

Comme nous, toutes les équipes ont beaucoup crevé aujourd’hui car c’était de la belle route mais aussi de la  « caillase » sur les côtés. Pour notre équipe c’est arrivé au mauvais moment. La crevaison est un fait de course mais c’est rageant. Kristoff, le vainqueur de l’étape, a crevé à 50 kilomètres de l’arrivée et pour lui c’était simple de reprendre sa place dans le peloton… Bref, c’était compliqué !

A cette crevaison, il faut également ajouter l’abandon de Maxime Daniel. Il souffre d’un état grippal et en voyant sa tête au réveil, j’ai compris que ce serait très compliqué. Il a pris le départ et a espéré une course tranquille vent de face. Le peloton a roulé à 45 km/h de moyenne. Maxime a lâché prise au bout d’une heure et a dû se résoudre à l’abandon. Pour autant, on garde le moral et on ne va rien lâcher ! »

André Greipel (22ème) : « Toute la journée nous avons fait du bon boulot, Benoit en particulier. Mais j’ai du changer de roue à 7 kilomètres de l’arrivée. Nous avons tout fait pour que je puisse revenir à l’avant de la course avant les trois derniers kilomètres…et c’était nécessaire d’y être pour jouer la gagne. Le vent était de dos, nous n’étions vraiment pas favorisé car le peloton allait super vite. C’est comme ça.

Benoit Jarrier : « On a assumé notre rôle, ce qui est normal quand on travaille avec un sprinteur de renom. Il fallait un coureur pour emmener le peloton, c’était moi et ça s’est bien passé. Mon compteur m’a annoncé 30 degrés de moyenne, mais il y avait toujours de l’air frais donc au niveau du ressenti c’était parfait pour rouler. Nous étions sur de longues lignes droites, on a traversé deux villages et sur la quatre voies nous en avions deux pour nous, donc il y avait de la place ! Le vent était de 3/4 face, il y a eu une tentative de bordure qui n’a pas fonctionné. Bref, j’ai roulé, et je suis loin d’être frustré même si André n’a pas pu concrétiser  les efforts de la journée. Quand il a crevé, je me suis aussitôt relevé pour l’attendre. J’avais terminé ma « mission » mais il me restait de l’énergie. André crève au pire moment mais c’est le sport. C’était trop court pour revenir. Je ne suis pas du tout frustré, on prend des automatismes tous ensemble, je suis loin d’être frustré d’avoir roulé toute la journée. Pour les prochaines étapes plus dures, on va protéger au mieux Elie. Nous aurons surement un peu plus quartier libre pour nous échapper. Nous allons en discuter ce soir. »

Tour d’Oman. André Greipel, pour gagner une étape !

André Greipel, pour gagner une étape !

Le plan de jeu de l’équipe Arkéa-Samsic dans le Tour d’Oman est simple : comme lors de la Tropicale Amissa Bongo le mois dernier, l’objectif est de voir André Greipel gagner une étape. Pourquoi pas voir Elie Gesbert obtenir un bon classement final !

Sébastien Hinault connaît bien la course par étapes omanaise apparue dans le calendrier en 2010. André Greipel la connaît bien aussi, pour y avoir gagné cinq étapes, deux en 2012 et trois en 2014. Le clin d’œil de cette édition 2019 est que deux arrivées seront jugées là où il a gagné, Al Bustan (deuxième étape) et Matrah Corniche (sixième étape).

« Comparativement au Gabon qui était notre première course de l’année, affirme Sébastien Hinault, nous avons des acquis. Collectivement André et ses équipiers ont appris à se connaître et il a confiance en eux. Avec Robert Wagner qui connaît bien notre sprinteur pour avoir couru chez les jeunes avec lui, même si cela n’a jamais été le cas chez les pros, puis Laurent Pichon et Maxime Daniel, nous avons un train efficace. Je pense qu’il y a trois étapes à leur portée ! »

Dans cette course appréciée par le peloton pour son organisation et la qualité de ses paysages, André Greipel devra faire face à une quinzaine de sprinteurs, notamment Bonifazio (Direct Energie) avec qui il a bataillé au Gabon, le tandem Gibbons-Nizzolo (Dimension Data), Cort Nielsen (Astana) qui avait gagné une étape du Tour d’Oman en 2018, Kristoff (UAE-Team Emirates), Bouhanni (Cofidis), Colbrelli (Bahrain-Merida) ou Coquard (Vital Concept) mais rien qui ne puisse impressionner l’homme aux 156 victoires !

« Au Gabon, André et ses équipiers ont obtenu une victoire et trois podiums, rappelle leur directeur sportif, puis il y eut le sprint de Majorque à l’arrivée du Trophée Palma où il lui a manqué son lanceur Maxime Daniel dont le vol avait été annulé. Ce jour-là, André doutait de sa forme. Il avait été souffrant après la Tropicale Amissa Bongo et n’avait pu bien s‘entraîner en raison de la neige. En dépit de tout cela, il avait pris la cinquième place en faisant grosse impression dans les 500 derniers mètres. Cette semaine à Oman, s’il faut rouler derrière une échappée, nous allons pouvoir compter sur Benoît Jarrier et Robert Wagner mais il y a quand même beaucoup d’équipes de sprinteurs qui seront concernées… »

Outre les sprints attendus d’André, l’équipe Arkéa-Samsic comptera sur Elie Gesbert dans les étapes dures, principalement celle de Green Mountain le 20 février même si la difficulté a été rabotée par l’organisateur. « C’est une montée de cinq kilomètres, précise Sebastien, le pied et le dernier 1,5 kilomètre sont durs mais c’est un exercice pour puncheur, ce n’est pas un col… Enfin, il y a une étape pour Laurent Pichon, il le sait depuis un petit moment. Le tout dans un contexte général intéressant parce qu’il y a un gros niveau dans cette course. J’espère que nous serons acteurs tous les jours ! »

Les coureurs et le staff de l’équipe Arkéa-Samsic se sont envolés pour Mascate mercredi dernier et auront donc eu près de trois jours pour s’acclimater.

La Compo

Le programme

Samedi 16 janvier, Etape 1 : Al Sawadi Beach – Suhar Corniche (138,5 km)

Dimanche 17 janvier, Etape 2 : Royal Cavalry Oman – Al Bustan (156,5 km)

Lundi 18 janvier, Etape 3 : Shati Al Qurum – Qurayyat (192,5 km)

Mardi 19 janvier, Etape 4 : Yiti – Oman Convention & Exhibition center (131 km)

Mercredi 20 janvier, Etape 5 : Samayil – Green Mountain (152 km)

Jeudi 21 janvier, Etape 6 : Al Mouj Mascat – Matrah Corniche (135,5 km)

Les derniers vainqueurs

2018 : Alexey Lutsenko (Kaz)

2017 : Ben Hermans (Bel)

2016 : Vincenzo Nibali (Ita)