Yvon Ledanois : “Très satisfait du comportement de l’équipe” #Limousin 4

L’équipe a tout tenté pour essayer de gagner la course. Dès le départ Franck Bonnamour part dans l’échappée ce qui permet à l’équipe de garder des forces dans le peloton. A 9 kilomètres de l’arrivée, alors que les hommes de tête sont repris, l’équipe impose un gros rythme dans la bosse du circuit final, vent de face ; le peloton éclate.

Elie Gesbert – 10ème du classement général, meilleur jeune

« On avait prévu d’attaquer dans la bosse à 9 kilomètres de l’arrivée, c’était notre stratégie et on s’y est tenu. Le but c’était d’éviter une arrivée au sprint qui fige le classement général et où nous avions peu de chances de gagner. Toute l’équipe a fait un énorme boulot pour me lancer dans la bosse. Dans un premier temps tout le monde était « intoxiqué », nous avions vent de face. Il y avait ensuite une longue descente, on était trois coureurs devant…on était forcément désavantagés face à un peloton qui faisait “boule”. Si on était sortis avec 1 ou 2 coureurs de plus, on aurait pu faire le poids.

Je sors de ce Tour du Limousin Nouvelle Aquitaine avec encore un peu plus d’expérience. Je progresse sur beaucoup de choses au fil des courses : le placement, la concentration. On dirait peut-être pas comme ça mais ça demande énormément de concentration de jouer un classement général, il faut toujours être présent. Je remercie tous mes coéquipiers qui ont fait un boulot énorme pendant quatre jours…pour moi. Des fois c’est même presque gênant. T’as peur de ne pas être à la hauteur. Mais c’est ce qui m’a donné de la force, qui m’a donné envie d’en remettre dans le final. Tu te dis que tes copains ont tout mis pour toi, faut assurer derrière et être à 200 %. Ce Tour du Limousin va me servir pour l’Avenir, j’apprends plein de choses. »

Yvon Ledanois – directeur sportif

« Je suis très satisfait du comportement de l’équipe sur ce Tour du Limousin : tout le monde a donné de sa personne. Concernant le résultat sportif, on a vraiment tenté de renverser le classement, on a pas à rougir de ce qu’on a fait. L’idée c’était de durcir la course. Faire 10ème du classement général en suivant les autres ça ne nous intéresse pas. Il faut prendre des risques, quitte à parfois terminer plus loin. Si tu ne joues pas, tu gagnes pas. Quand on voit qu’Elie est repris à 2,5 kilomètres de l’arrivée, on se dit qu’il y aurait eu quelque chose à faire si, Lilian Calmejane par exemple était parti avec lui à ce moment-là. Mais bon, on ne refait pas la course ! En tout cas, j’ai dit aux gars, c’est en courant comme ça qu’on va aller gagner des courses. »

Limousin #3 Florian Vachon : “Demain, ca va être une grosse étape !”

La troisième étape entre Egletons et Uzerche était l’étape Reine  de ce Tour du Limousin Nouvelle Aquitaine. Les petites routes de Corèze ont, comme lors de chaque édition, offert une course « qui fait mal aux jambes ». Florian Vachon est présent dans l’échappée de 10 coureurs qui ouvre la course toute la journée. L’écart approche les 4 minutes mais ce n’est pas assez pour aller au bout. A 10 kilomètres de l’arrivée, un « contre » part pour rejoindre les hommes de tête…la course se joue alors à l’avant. Nicolas Edet l’emporte et Elie Gesbert donne tout pour gagner des secondes sur la ligne. A un jour de l’arrivée finale il est 10ème de l’étape et 10ème du classement général, à 25 secondes.

Florian Vachon 

“Ce matin on s’était dit qu’il fallait aller dans l’échappée si une dizaine de coureurs y allaient. Ce fut le cas, j’y suis allé ! On était conscient, dans l’échappée, qu’il y avait potentiellement une bonne carte à jouer et que ca pouvait aller au bout. Comme nous étions une dizaine de coureurs devant, on se doutait que ca allait être compliqué pour une équipe de contrôler. Mais le «contre » qui sort à une dizaine de kilomètres de l’arrivée était vraiment un groupe de costauds, avec la fraicheur en plus. Dommage que ça n’aille pas au bout mais à titre personnel, je me sens bien, c’est une bonne reprise d’après Tour de France. Pour le classement général, Elie est maintenant 10ème…il faut toujours y croire dans la dernière étape. On a vu des Tour du Limousin se retourner dans les derniers instants. Je pense qu’il y a beaucoup d’équipes qui veulent encore bousculer ce classement général. Demain, ca va être une grosse étape !”

Elie Gesbert : “Tant que j’ai les jambes, j’essayerai !” #Limousin

Sur le papier c’était l’une des étapes les plus difficiles et ça l’a été. La côte de Terrasson (4 km à 5 % de moyenne), l’arrivée aux Coteaux de Grèzes et le scénario de course ont fait de cette étape, une étape très tendue.

Le duo qui lance la course part à 36 kilomètres de la fin : Benoit Cosnefroy et François Bidard attaquent à deux pour rejoindre les hommes rescapés de « l’échappée matinale ». Derrière, toute l’équipe fait un gros travail pour « recoller ». On voit Anthony Delaplace, Kevin Ledanois, Romain Le Roux faire le « forcing » à l’avant du peloton. Elie Gesbert est toujours bien entouré de ses coéquipiers. Alors que Cosnefroy seul en tête est repris à 11 kilomètres de l’arrivée, Luca Wackerman part seul en tête. Derrière, Elie Gesbert prend ses responsabilités, attaque et tente de rejoindre Wackerman dans la pente du Coteau de Grèzes. Il se classe 3ème à 6 secondes. Après deux étapes, il est meilleur jeune de l’épreuve et 6ème au classement général.

Elie Gesbert – 3ème

“Quand Luka Wackermann a attaqué, j’ai fait l’erreur tactique de le laisser partir, je me suis dit que le peloton allait rouler derrière, mais finalement le peloton s’est « posé » et il a pris 40 secondes. Au vu du profil, ce matin, je m’étais dit que je n’attaquerai que dans le dernier kilomètre. J’ai finalement attaqué avant et mes sensations n’étaient pas trop mauvaises. J’attaque à deux kilomètres de l’arrivée et un équipier de Wackermann m’a suivi. Il fallait que je le piège donc j’ai feinté. Il a attaqué, j’ai contré et j’ai pu partir seul. Ensuite, c’est un combat psychologique contre soi-même, je me suis « arraché », j’ai donné le maximum, même si je savais que ça allait être difficile dans les dernières rampes de l’arrivée. En étant troisième je récupère 4 secondes de bonifications, même si ce ne sont pas les 10 de la première place…

Ce soir, je suis à 13 secondes d’Anthony Roux au classement général. C’est peu, mais à la fois beaucoup car 13 secondes, il faut aller les chercher ! Quand on voit que l’an dernier la victoire s’est jouée dans la même seconde…Le Tour du Limousin, c’est toujours serré, il faut y croire jusqu’au bout. Tant que j’ai les jambes, j’essayerai de faire quelque chose de bien, jusqu’à Limoges. Aujourd’hui, mon prix de consolation c’est d’avoir le maillot de meilleur jeune !”

Elie Gesbert : “Un collectif soudé et efficace”

172,7 kilomètres, 2400 mètres de dénivelé, trois « grimpeurs » répertoriés et…beaucoup de côtes non répertoriées : menu de la première étape. Toute la journée, Anthony Perez, Angel Madrazo et Perrig Quémeneur ouvrent la route en échappée, avec un peloton qui contrôle derrière. Dans les routes étroites du Limousin, il y a une chute à 16 kilomètres de l’arrivée. Certains de nos coureurs sont dans la cassure et doivent faire l’effort pour revenir à l’avant de la course. Le peloton qui est ensuite reformé, rattrape les trois hommes de tête à un peu plus de 10 kilomètres de l’arrivée. Toute l’équipe fait un gros travail en tête de peloton pour placer Elie Gesbert et Kevin Ledanois dans le final. La fin de course est tendue et beaucoup de coureurs tentent de partir en solitaire. Florian Vachon est le dernier à accompagner Elie Gesbert. A 1 kilomètre de l’arrivée, Elie attaque, mais le peloton ne le laisse pas partir. Les attaques fusent dans ce dernier kilomètre et c’est finalement Anthony Roux qui s’impose. Kévin Ledanois et Elie Gesbert terminent dans le premier peloton, à 7 secondes du vainqueur.

Elie Gesbert 

” Le début de course était très tendu. L’échappée a mis une cinquantaine de kilomètres avant de sortir. Il y a eu beaucoup de tentatives et j’ai essayé de partir dans les gros coups, le genre de groupe qui peut aller au bout pour se jouer la victoire. Finalement ça ne l’a pas fait et j’ai laissé pas mal de forces à essayer de partir en échappée. Ensuite, la deuxième option était de nous placer Kevin et moi au pied de la dernière bosse, et l’équipe a parfaitement accompli sa mission. Avant d’atteindre le dernier kilomètre, j’ai attaqué ! Avec le recul c’était prématuré de vouloir partir à ce moment-là, le final était difficile. Ensuite, mes jambes ont commencé à bien bruler…normal (rires). Je suis déçu de ne pas réussir à faire quelque chose de bien aujourd’hui, pour mes coéquipiers, mais le Tour du Limousin ne fait que commencer. En tout cas, ça fait vraiment plaisir d’avoir un collectif aussi soudé et efficace. “