Etape 4 Rennes à Bruz : LEGENDRE

La société Legendre compte parmi nos sponsors de premier ordre, voici comment s’est noué le partenaire qui nous lie avec cette belle entreprise bretonne, de construction, d’immobilier et d’énergie.
 

L’histoire est belle ! « Un jour, raconte Emmanuel Hubert, je prends l’avion et je me retrouve à côté de M. Jean-Paul Legendre. Nous avons commencé à échanger, sans nous connaître. Nous faisons plus ample connaissance au fil des minutes qui passent, il m’avoue sa grande passion pour notre sport, mais me dit : “le cyclisme est une discipline que j’adore, mais nous dans notre métier, nous n’avons pas forcément besoin de communiquer de manière immédiate”. Nous nous sommes quittés à l’arrivée de notre vol, avec le souvenir de ce bon moment passé ensemble, de cet échange riche, fort intéressant », indique Emmanuel Hubert.

Le logo Legendre présent sur le maillot ARKEA SAMSIC 2020

M. Vincent Legendre a par la suite repris l’entreprise familiale. « Il est passionné de sport, lui aussi, rapporte notre Manager Général, Emmanuel Hubert, et, notamment de cyclisme. Je l’ai appelé, et je lui ai proposé de le rencontrer. » Le rendez-vous a eu lieu sur Paris. « Je lui ai exposé mon projet pour l’équipe. M. Vincent Legendre m’a dit j’en parle  à mon comité-directeur, car nous partageons toutes les décisions ». Deux jours après le téléphone de Emmanuel Hubert sonne. Son interlocuteur : M. Vincent Legendre ! « Il m’a dit, d’accord, on se lance, on vous rejoint, vous êtes une équipe bretonne, nous sommes une société bretonne, nous partageons des valeurs communes. La société Legendre via son Président du Directoire a surtout cru en notre projet, elle l’a cautionnée en y adhérant ».

Une collaboration forte et solide

Le bâtiment Legendre décoré aux couleurs ARKEA SAMSIC lors du Tour de France 2019

« Leur arrivée parmi nos partenaires maillot a permis de donner de l’exposition à l’entreprise Legendre, tout en nous permettant, avec leur appui, de progresser. M. Vincent Legendre est un dirigeant d’entreprise qui possède de grandes valeurs humaines, et il a le respect de la parole donnée ». Cette collaboration forte et solide entre la société Legendre et notre équipe s’ancre de plus en plus dans le temps. Avec l’envie de continuer à grandir ensemble.

Etape 2 Rennes à Bruz : SAMSIC

La deuxième étape de notre « Tour des Partenaires », conduit aujourd’hui Emmanuel Hubert, notre Manager Général, à évoquer notre partenariat avec Samsic, et MM. Christian Roulleau et Thierry Geffroy.

« Le service a un nom » ! Samsic ! Société basée à Cesson-Sévigné, laquelle rayonne sur la Bretagne, mais aussi sur l’ensemble du territoire national, avec cet objectif affirmé de développer davantage son champ d’action à l’international sur lequel elle affiche des ambitions de plus en plus accrues. Samsic est une entreprise qui a été créé de toute pièce par un grand capitaine d’industrie, Monsieur Christian Roulleau. Homme au charisme fort. « Monsieur Roulleau et moi nous possédons un ami commun :  Philippe Collin, chirurgien spécialiste de l’épaule qui opère à l’hôpital Saint Grégoire de Rennes, indique Emmanuel Hubert. Lorsque le centre orthopédique de Cesson-Sévigné a ouvert ses portes, lequel d’ailleurs, a été initié pour partie par Philippe, j’ai été convié à la cérémonie d’inauguration. M. Christian Roulleau était lui également présent ».  « Une première rencontre informelle a eu lieu à cette occasion, avec un premier échange autour de passions et de valeurs communes telles que la Bretagne, le cyclisme, la solidarité, le dépassement de soi, thèmes qui nous ont réuni. Nous avons assez vite eu un discours à l’identique. Nous nous sommes rapidement compris, car lui avait déjà connaissance des éléments inhérents au sponsoring d’une équipe cycliste professionnelle. Ainsi, cela nous a permis d’avoir rapidement un échange convergent et constructif très rapidement. M. Christian Roulleau connaissait les budgets nécessaires au sponsoring cycliste ».

Apporter chaleur et visibilité

Archives Tour de France 2019. Les coureurs de l’équipe Arkéa-Samsic à la rencontre des fans SAMSIC

D’autres rendez-vous ont été organisés, notre Manager Général, Emmanuel Hubert, a de fait pu exposer son projet au fil du temps. Ses idées, le positionnement qu’il voulait donner à notre équipe dans les mois, les années à venir ont porté, tout comme les arguments mettant bien évidemment en avant les atouts que pourraient apporter à l’équipe l’arrivée d’un partenaire tel que Samsic, sans oublier, bien sûr, la mise en perspective sur les retours d’un sponsoring sportif cycliste dont pourrait bénéficier Samsic en termes de retombées liées au sport et aux performances de notre équipe. « Nos deux entités sont vraiment attachées à de vraies valeurs régionales bretonnes, poursuit Emmanuel Hubert, nous voulons conserver ces attaches, mais aussi briller sur le plan international, rayonner là aussi à ce niveau. C’est une volonté mutuelle que nous avons. Samsic nous a apporté son poids sur le plan financier, mais il y avait aussi chez eux l’intérêt de pouvoir communiquer à travers le sport cycliste, ainsi cela va leur donner l’occasion d’apporter encore plus de chaleur, de visibilité et de notoriété à leur marque ».

Ce qui a été totalement le cas en ce début de saison. « On ne peut guère espérer mieux que ce que nous avons fait durant les toutes premières semaines de la saison, souligne Emmanuel Hubert. « L’équipe est la 7e mondiale au classement UCI, nous sommes leaders de l’Europe Tour. Nairo est le 2e coureur mondial au ranking UCI, nous avons remporté huit courses, cinq avec Nairo : les classements généraux du Tour de la Provence, plus une étape au Mont Ventoux, le Tour des Alpes Maritimes et du Var, plus une étape au sommet du Col d’Èze, plus l’ultime étape de Paris-Nice au sommet de la Colmiane, premier succès World-Tour de l’équipe. Je n’oublie pas non plus les très belles victoires de Nacer Bouhanni sur le Saudi Tour et le Tour de la Provence, et de Florian Vachon à l’occasion du Grand Prix de Lillers ».

Des mises en avant fortes pour la société Samsic, avec laquelle les liens tissés le sont également. Ceux-ci allant au-delà du simple rapport sponsor-équipe « Un jour, rapporte Emmanuel Hubert, M. Roulleau m’appelle. Il me dit qu’il avait des douleurs dans un genou. Je lui ai conseillé de pratiquer le cyclisme, sport porté qui n’était pas traumatisant pour les articulations. Je lui ai trouvé un vélo, et des conseils pour un vélo afin de pouvoir pratiquer en intérieur, et aujourd’hui il roule au moins une heure par jour. » Il est allé de même pour M. Thierry Geffroy, PDG désormais de Samsic, qui lui aussi a très vite adhéré au projet sponsoring de notre équipe. « M. Geffroy est passionné de football, il a même joué à très bon niveau, mais il aime aussi le cyclisme, le Tour de France qui a bercé sa jeunesse, avec comme idole, un grand coureur comme Bernard Hinault », mentionne Emmanuel Hubert. La Bretagne, encore et toujours… avec cet ADN cycliste sur ce territoire que l’on retrouve nulle part ailleurs…

Laurent Pichon: ” Nous avançons à grands pas tous ensemble”

Laurent Pichon et Sébastien Hinault sur les routes du Saudi Tour 2020
Photos Bettini-Arkéa Samsic

Sébastien Hinault, directeur-sportif Arkéa-Samsic

« Le travail collectif lié au sprint se met en place, et on sait que les automatismes doivent se mettre en place. C’est le cas chaque jour qui passe ici sur cette première édition du Saudi Tour. Nous voyons tous les jours une équipe Arkéa-Samsic qui prend ses responsabilités, Nacer est régulier. Il est là depuis le début de la course, passe les difficultés sur lesquels certains sprinters butent. Il marche, on aurait aimé déjà gagner. L’important c’est de constater que l’on est de suite dans le match, pour le reste, je ne suis pas inquiet, la victoire va arriver. Tout le collectif Arkéa-Samsic œuvre ensemble, les gars font tous le boulot en faveur de Nacer. Ça va payer pour tous »

 

Laurent Pichon

« Nous prenons nos automatismes sur un plan collectif, car n’oublions pas que cela fait que quatre jours que nous courons tous ensemble. J’ai pu travailler, aujourd’hui, comme hier pour Nacer. Demain, nous allons emprunter de nouveau cette bosse que nous avons gravi aujourd’hui, et ce sera le juge de paix de cette édition 2020 du Saudi Tour. Nous possédons encore toutes les cartes en main afin de pouvoir tout rafler avec notre sprinter, Nacer Bouhanni. Notre sprinter est d’ailleurs parvenu aujourd’hui à passer cette difficulté alors que nombre d’autres sprinters n’y sont pas arrivés.

Il ne faut pas non plus oublier qu’en 2019, Nacer n’a pas fait une grosse saison en nombre de jours de courses, et, donc par conséquent les efforts qu’il fournit depuis le début de cette course, il ne les faisait pas l’an passé. Nacer marche vraiment bien, ça va aller. Il va gagner des courses, cela ne fait aucun doute. Nous nous allons continuer à affiner nos automatismes en vue du sprint, c’est aussi une forme de nouveauté pour l’équipe de travailler ainsi l’approche des arrivées massives, même si pour ma part j’ai déjà par le passé collaboré avec succès pendant deux saisons avec Nacer. Nous avançons à grands pas tous ensemble ».

Nacer Bouhanni

“Je réussis à passer la bosse du jour qui était assez longue et raide, avec le peloton, et à l’occasion du sprint, Mark Cavendish effectue une cassure en faveur de son coéquipier. Je me classe pour ma part cinquième”.

 

 

Arkéa-Samsic

 

Emmanuel Hubert : « Merci le Tour ! »

Nos deux leaders participeront au Tour de France

L’équipe Arkéa-Samsic a appris qu’elle était invitée sur Paris-Nice, le Critérium du Dauphiné et le Tour de France, trois épreuves majeures du calendrier World-Tour organisées par ASO.

 

Arkéa-Samsic : ASO vient d’annoncer les équipes qu’elle a décidé d’inviter pour  disputer Paris-Nice, le Critérium du Dauphiné, et le Tour de France 2020, est-ce une forme de soulagement, pour vous ?

Emmanuel Hubert : « Notre recrutement 2020 a été clairement effectué afin de pouvoir disputer les plus grandes courses du calendrier. Nous nourrissons de fortes ambitions. Le renfort de Nairo Quintana, ajouté aux arrivées de Diego Rosa, de Nacer Bouhanni avait clairement pour ambition de démontrer nos intentions à ce niveau-là. Nous sommes désormais invités pour disputer Paris-Nice, le critérium du Dauphiné, et le Tour de France. Je tiens une fois encore à remercier les dirigeants d’ASO de nous avoir cette année encore accordés leur confiance pour ces trois épreuves, et notamment, le Tour de France, que nous disputerons pour la 7e fois de notre histoire ».

 

Arkéa-Samsic : Un Tour du reste dessiné pour les grimpeurs ?

Emmanuel Hubert : « Oui, clairement ! Cette édition du Tour de France a été dessinée pour les grimpeurs, et nous, nous avons construit une équipe riche tant en individualité que sur le plan collectif pour les courses à caractère montagneux chez Arkéa-Samsic, pour la saison 2020, mais aussi celles qui suivront. Nairo Quintana a gagné une étape du Tour de France en 2019. Il a par ailleurs déjà terminé par deux fois deuxième du classement général du Tour de France 2013 et 2015, et une fois troisième en 2016. Le Champion de France Warren Barguil s’est quant à lui classé dixième du Tour l’an passé en étant au contact des tout meilleurs pendant trois semaines. Avec deux grimpeurs d’un tel niveau, nous pouvons espérer de belles choses sur cette édition du Tour de France 2020. Je n’oublie pas non plus qu’il peut aussi y avoir de la place pour les sprinteurs sur certaines étapes ».

 

Arkéa-Samsic : Quels seront justement vos ambitions ?

Emmanuel Hubert : « Nous avons déjà l’ambition de rendre à ASO la confiance qu’ils nous ont accordée. Cela me parait primordial. Après nous sommes encore loin de l’objectif, mais je dirais que l’on ne se refuse pas de rêver tant en termes de succès d’étapes que de bons classements finaux pour nos deux leaders à Paris. Avoir deux leaders de l’acabit de Nairo Quintana et de Warren Barguil est un luxe, et on va s’appuyer sur l’un et sur l’autre. Tous deux sont et seront complémentaires, cela leur ouvrira forcément des opportunités de porter le même maillot. Être en capacité de nous appuyer sur une telle stratégie démontre une fois encore notre ambition affirmée de performer au plus haut-niveau ».

 

Arkéa Samsic

Sébastien Hinault: « Nous nourrissons des ambitions »

Sébastien Hinault nous présente les coureurs de l’équipe Arkéa-Samsic engagés à l’occasion des Championnats de France de cyclo-cross 2020, ce week-end, à Flamanville

Directeur-sportif de l’équipe Arkéa-Samsic, Sébastien Hinault nous présente les coureurs de l’équipe Arkéa-Samsic engagés aux Championnats de France de cyclo-cross à Flamanville (12 janvier 2020), Clément Russo, Kévin Ledanois, Benoît Jarrier et Anthony Delaplace.

Clément Russo

« Clément est un coureur issu de la discipline cyclo-cross. Il a beaucoup pratiqué chez les jeunes, a été sacré deux fois Champion de France, déjà, chez les juniors et chez les Espoirs. On remarque de suite sa grande technique, son habilité dans les zones qui réclament de l’être en terme de pilotage. Il est très doué. Il possède de surcroit aujourd’hui un bon bagage de routier avec les deux saisons passées sous le maillot de l’équipe Arkéa-Samsic, atout important également. Clément est coureur puissant, doté d’une grande force dans les reins. Il reste assis sur le vélo lorsqu’il produit des efforts. Il ne sera pas désavantagé si le terrain est lourd dans la Manche, bien au contraire. Il peut jouer le titre, un podium. Clément s’aligne en tout cas sur ce Championnat de France avec des ambitions. Il a gagné, hier, le cyclo-cross de Charvieu. Ce qui est bon pour le moral avant les Championnats de France».

Kévin Ledanois

« Kévin aime aussi cette discipline. Il l’a pratiquée avec assiduité dans les jeunes catégories. Il est à l’aise techniquement, il peut envisager un podium comme il a pu le réaliser à la Mézières, en début de saison hivernal dans le cadre de la Coupe de France de cyclo-cross. Ce qui est une belle référence. Le cyclo-cross entre dans le cadre de sa préparation hivernale, mais pas seulement, Kévin lui aussi nourrit des ambitions à l’occasion ce Championnat de France à Flamanville. C’est une course d’un jour, tout peut arriver, il peut rêver du titre, d’une victoire, d’un podium. Il a lui aussi levé les bras, hier, à Sablé-sur-Sarthe. Ce qui est également bon pour le moral dans cette dernière ligne droite avant le Championnat de France de cyclo-cross »

Benoit Jarrier

«  Benoît pratique le cyclo-cross tous les hivers, et en dispute toutes les saisons une bonne dizaine, avec à chaque fois des succès obtenus sur le plan régional. Le Championnat de France de cyclo-cross 2020, à Flamanville, étant cette année assez proche géographiquement de son domicile, il s’est porté candidat tout naturellement afin de le disputer. Ce Championnat de France rentre dans le cadre de sa préparation, Benoît est un coureur de classiques, et les cyclo-cross l’aident dans sa préparation pour ces courses tant sur le plan physique que technique, recherche de trajectoires, savoir ou placer ses roues aux moments opportuns… Cela lui sert forcément durant la saison ».

Anthony Delaplace

« Il sera cette année sur ses terres dans la Manche. Il apprécie lui aussi chaque hiver de disputer quelques cyclo-cross en guise de préparation. Anthony possède lui aussi la force du routier, et celle-ci peut lui permettre de faire la différence sur ses adversaires à l’occasion des parties roulantes. Il aura a coeur avant tout de se faire plaisir sur ses terres, devant sa famille, ses supporters, et le connaissant comme Benoît, si durant la compétition il peut aider Clément et Kévin, il ne s’en privera pas ».

Arkéa-Samsic

Warren Barguil : “un parcours qui m’inspire énormément”

Emmanuel Hubert, manager général : « La part belle est faite aux grimpeurs, ce qui n’est pas pour nous déplaire une fois de plus. Le Tour 2019 a offert un suspense extraordinaire, je souhaite que l’an prochain Arkéa-Samsic soit l’un des acteurs majeurs qui concourent à l’écriture de ce suspense renouvelé. Ce sera notre objectif si nous sommes sélectionnés pour prendre le départ du Tour 2020, le 27 juin, de Nice, avec Nairo et Warren. »

Warren Barguil : « C’est un parcours qui me plaît, même si le tracé ne passe pas en Bretagne. Il va falloir être fort d’entrée de jeu et la première semaine sera déjà « musclée ». C’est un parcours qui m’inspire énormément en tant que grimpeur. Je connais bien les routes dès le départ car j’ai habité sur Nice, et je reviens souvent dans la région pour y effectuer des stages. Quand j’ai découvert le tracé du Tour de France 2020 cela a de suite suscité de l’envie en moi. J’aime le Tour.  J’espère que nous serons de la fête l’année prochaine avec Arkéa-Samsic.»

 

Le parcours du Tour de France 2020

Une bonne rentrée pour Warren Barguil

Warren Barguil a très bien entamé sa campagne italienne en prenant la sixième place de la Coppa Agostoni. Dans un final de costaud, le champion de France a pris place dans un groupe de onze coureurs dont se sont extraits Lutsenko (Astana) et Riabushenko (UAE-Team Emirates) qui l’a emporté. Le leader de l’équipe Arkéa-Samsic sait qu’il a de très belles choses à faire dans les prochaines courses.

Warren Barguil : « Je suis un peu déçu quand même. C’était une course difficile et on a réussi à durcir la course avec l’équipe Astana. Romain Le Roux était encore avec moi dans la dernière longue ascension et ça a cassé à ce moment-là. Nous étions onze et dans le « raidard » de Sirtori et Giovanni Visconti (Neri-Sottoli) a attaqué. Nous étions cinq en haut mais il a laissé une petite cassure derrière Alexey Lutsenko qui est parti avec Aleksandr Riabushenko (UAE Emirates). Ensuite, dans le groupe où j’étais, l’entente était très mauvaise car Masnada (Androni-Sidermec) ne passait pas un relais et c’est vraiment dommage. J’ai roulé avec Giovanni Visconti  pour revenir sur le duo de tête car je fais des courses pour gagner, pas pour assurer une place de sixième ou dixième. C’est vraiment dommage de laisser passer une occasion comme celle-ci. Je tiens à remercier mes collègues pour le super travail ! »

Sébastien Hinault : « C’était vraiment une course de haut niveau et Warren sait qu’il peut faire mieux. Tout s’est joué comme prévu dans le dernier tour de circuit. C’est monté très vite dans les deux dernières côtes. Le groupe de onze coureurs a fait le break dans l’ascension de Colle Brianza tandis que Lutsenko et Riabushenko se sont isolés au sommet de Sirtori en prenant rapidement une avance de vingt secondes. Nous étions loin de l’arrivée mais derrière ça s’est regardé et ça n’a jamais roulé à bloc. Même scénario quand Cherkasov (Gazprom-RusVelo) a attaqué à dix kilomètres de l’arrivée pour aller chercher la troisième place. Warren finit sixième et regrette que ça ne se soit pas entendu. Masnada (Androni-Sidermec) n’a jamais roulé et Ciccone (Trek-Segafredo) a attendu vingt kilomètres pour le faire. Avant que la sélection se fasse, Brice Feillu avait roulé pour durcir la course et d’ailleurs il prendra dans la Coppa Bernocchi la place de Maxime Bouet contraint à l’abandon rapidement. Romain Le Roux est resté très longtemps auprès de son leader tandis que notre stagiaire Aurélien Doleatto n’était pas mal du tout. »

Elie Gesbert et Anthony Delaplace sont dans le match

Dans sa course au classement général, Elie Gesbert a fait une belle opération dans la première et difficile première étape du Tour du Limousin gagnée par Calmejane (Total-Direct Energie). Le jeune leader de l’équipe Arkéa-Samsic a fini dans le premier groupe fort de 14 coureurs et juste devant Anthony Delaplace auteur d’un joli petit numéro dans les derniers kilomètres.

Elie Gesbert : “Quand Benoît Cosnefroy a attaqué il était deux jambes au dessus de tout le monde, super fort. On savait que ça pouvait se décider à cet endroit-là et ça n’a pas manqué ! Je l’ai suivi mais j’ai joué avec mes moyens jusqu’à la ligne. Je n’avais pas de super sensations. Avec Benoît (Cosnefroy) on a tenté d’organiser un peu le groupe pour prendre du temps au général. Nous étions à 15 kilomètres de l’arrivée, vent de face…Il y a eu beaucoup d’attaques individuelles, au final ça a marché pour Calmejane. Au Tour du Limousin une seconde, c’est une seconde ! Aujourd’hui je n’étais pas dans une journée extraordinaire au niveau de mes sensations mais j’ai limité la casse en étant dans le bon groupe, je suis encore dans le match pour le général. J’espère que ça va se débloquer dans les prochains jours.”

Anthony Delaplace : “Je suis parti dans l’échappée avec Nicolas Baldo et après la première bonification je me suis relevé. Ce n’est pas trop mon habitude de faire ça mais Yvon Ledanois m’a dit “garde des forces, tu marches bien’’, je suis donc revenu dans le peloton. Et avec le recul, il avait raison car il y eu une grosse bataille dans le final et j’ai pu prendre place dans un contre à vingt secondes du groupe d’Elie. A trois kilomètres comme ça ne s’entendait pas vraiment, je suis sorti pour essayer de faire la jonction avec le groupe de devant. Malheureusement l’arrivée était en bosse et à 500 mètres de la ligne, tandis que je revenais, le sprint avait commencé. J’arrive à cinq secondes de ce groupe ce qui me permet d’être encore dans le match pour le général avec Elie. C’est toujours mieux d’être à deux ! Si j’avais attendu derrière j’aurais été à 28 secondes et si je ne mettais pas relevé de la première échappée, sûrement à huit minutes…Il ne faut pas se prendre la tête sur le Tour du Limousin, on prend chaque jour comme il vient en étant toujours concentré !”

Yvon Ledanois, directeur sportif : “En tenant compte du fait que Calmejane a gagné en costaud, Elie Gesbert a fait l’essentiel. Pour Anthony Delaplace, je ne suis pas mécontent de mon coup. Il s’est échappé avec Baldo (St-Michel – Auber 93) et je lui ai demandé de se relever après avoir pris des secondes de bonification au sprint intermédiaire. Anthony marche bien mais ce n’était pas la journée à être devant et je préfère le garder pour le général. Dans le final qui a été très disputé, Elie a pris place dans le premier groupe de 14 coureurs tandis qu’Anthony était dans le deuxième à vingt secondes. Il en est sorti seul et a fini juste derrière Elie. Pour finir, notre jeune leader était peut-être un peu juste mais Calmejane qui vient de finir quatrième de l’Arctic Race of Norway est fort. Avec la bonif, il a vingt secondes d’avance au général et sera dur à déloger mais le Tour du Limousin reste une coure difficile à maîtriser. Elie sera mieux demain, mieux encore vendredi dans une étape proposant 4.000 mètres de dénivelé. Il n’a pas dit son dernier mot.”

 

Arkea-Samsic toujours 2e de la Coupe de France

Cosnefroy (ag2r-La Mondiale) s’est imposé dans la Polynormande au terme d’une course débridée. Fort bien représentée avec quatre coureurs dans une échappée de 31unités, Arkéa-Samsic doit se contenter de la huitième place d’Anthony Delaplace. Elle reste deuxième du classement par équipes de la Coupe de France.

Anthony Delaplace : « C’était une course hyper usante, on a pris le bon coup avec Laurent Pichon, Thibault Guernalec et Elie Gesbert. A deux tours de l’arrivée il y a eu une attaque et j’en faisais partie. Quatre coureurs sont revenus et si on avait eu Elie ou Laurent dans ce groupe, ça aurait été top. On a un peu loupé le coche là-dessus mais ils avaient déjà beaucoup donné, comme moi. C’est vrai aussi que Cosnefroy était très fort. On aurait aimé gagner aujourd’hui mais il n’y a pas de regrets à avoir. Mon prochain rendez-vous est le Tour du Limousin, je suis motivé, on y aura une belle équipe. Ce sera usant, un peu comme aujourd’hui, j’espère y faire une belle course !”

Roger Tréhin : « Nous avions quatre coureurs à l’avant avec Anthony Delaplace, Laurent Pichon, Elie Gesbert et Thibault Guernalec et c’était idéal. Thibault a été distancé à trois tours de l’arrivée tandis que Anthony prenait place dans une attaque de huit coureurs un tour plus tard. Laurent Pichon a tenté de mener un contre tandis que Elie y est allé à contretemps. Face à deux coureurs d’ag2r-La Mondiale et deux autres de Total-Direct Energie, Anthony a essayé de les surprendre dans le dernier tour mais il n’avait pas une grande marge de manœuvre, ni la pointe de vitesse pour faire mieux. Il faut simplement dire que le plus fort a gagné, Cosnefroy a survolé les débats. Au classement par équipes de la Coupe de France, nous conservons la deuxième place mais l’écart avec ag2r-La Mondiale a grandi, il est désormais de neuf points. »

Thibault Guernalec conclut par un Top 5

Thibault Guernalec a fini le Tour du Portugal comme il l’a commencé. Quatrième du prologue à Viseu, il a pris la cinquième place du contre la montre final à Porto. Il conclut de belle manière une épreuve que lui-même et ses équipiers ont couru dans un super état d’esprit.

Thibault Guernalec : « Je suis content de mon temps, au bout de dix jours de course, j’avais encore de très bonnes jambes. On m’a directement annoncé que j’étais meilleur temps sur la ligne et j’ai attendu une heure sur le siège. J’y ai cru jusqu’au bout surtout quand l’un des meilleurs rouleurs de W52-Porto, Ricardo Mestre, avait 25 secondes de retard sur moi, je me suis dit “ce n’est pas mal”. Après, de là à me prendre une minute…Je sentais vraiment que j’avais de super jambes…mais bon. On prend toujours le départ d’une course pour gagner. J’ai donné mon maximum sur ce chrono mais je suis battu. Je suis quand même content, c’est de l’expérience pour la suite et les prochains chronos : le championnat de France espoirs et celui du Tour du Poitou-Charentes. On a passé dix très bonnes journées, on avait une bonne équipe et tous les jours on avait un sujet dans la course. A titre personnel, j’accroche trois top 5, je suis content car ça me servira pour la suite. Aussi, c’est difficile de voir notre vrai niveau par rapport aux coureurs portugais qui ne sont jamais sur les mêmes courses que nous. Ici ça attaquait et roulait vite, sans relâche, ça servira pour avoir de la force lors des prochaines courses. »

Yvon Caër, directeur sportif :  « Thibault Guernalec m’épate. Au bout de dix jours, il a de très bonnes sensations et fait la preuve de très belles facultés de récupération. Je retiens qu’il a fait un chrono extra, je ne le pensais pas capable de faire ça au terme d’une course aussi dure. Je note aussi que Clément Russo et Brice Feillu, ce dernier en dépit d’un début de laryngite, ont fini dans les vingt premiers de cette étape.

Pour nous, le bilan global est qu’on a existé tous les jours même si Maxime Daniel et Robert Wagner ont rapidement abandonné. A cinq, nos coureurs ont fièrement porté le maillot Arkéa-Samsic. Tous les jours ils avaient un plan, jouant un truc à tour de rôle. On a pris du plaisir. Je suis curieux de voir le rebond de ces coureurs dans les deux semaines qui viennent. Les performances doivent suivre. Pendant 10 jours, sur des parcours pas évidents et dans une course un peu folle, ils ont travaillé. Ils ont eu un super état d’esprit, sans calculer. Ils sont dans une dynamique positive et la jeunesse pétille.

Bram Welten, il y a six mois, aurait fait deux jours et demi mais il était là pour travailler. Ici, il a fait un demi-sprint mais il a accepté et il a progressé. Clément Russo est dans une saison pleine qu’il finit bien. Romain Le Roux est dévoué à ses équipiers et il est à un bon niveau. Dans le bus, c’est un rayon de soleil. Il anime le groupe. Il avait été désigné capitaine de route, il a tenu son rôle et il n’a rien lâché. Avec la deuxième place de Clément, les trois Top 5 de Thibault, la quatrième place de Brice et un Top 10 de Bram, c’est un bilan chiffré intéressant et je note qu’Arnaud Gérard, pour ses débuts de directeur sportif, a un bel état d’esprit à transmettre. »

Romain Le Roux, de mieux en mieux

A deux jours de l’arrivée du Tour du Portugal, la bataille pour le classement général fait rage. Au cours de la huitième étape gagnée par Benta (Radio Popular-Boavista), il n’y a pas eu d’échappée et si Romain Le Roux s’est bien accroché, et a pris la 17ème place, témoignant de sa bonne condition physique.

« On ne s’attendait pas à un final aussi dur, dit le jeune coureur breton. On avait pris le départ en pensant faire la course pour Clément Russo mais il a coincé dans les premières rampes de l’ascension finale. Les pourcentages étaient vraiment raides… J’ai fait ma montée mais un peu à contretemps, je n’ai pas pu la faire à bloc car on avait fait pas mal de boulot avant pour anticiper la dernière côte. J’ai de bonnes sensations et il y a une bonne dynamique dans notre équipe. Demain il y aura une grosse étape de montagne et chez nous il n’y a pas photo, seul Brice Feillu qui peut faire quelque chose de bien sur cette arrivée à Mondim do Basto. Ici le niveau est impressionnant, c’est le Tour National des Portugais, ils se préparent pour ces dix jours dans l’année. Ils sont intenables, dès le départ ça fait la course pendant deux heures à bloc… C’est illisible à l’avance. Je pense que cette épreuve va nous apporter énormément. Par exemple, Bram Welten nous impressionne car ça grimpe, il n’y a eu qu’une arrivée au sprint mais ce n’était pas tout plat. Il s’accroche et il n’est pas le premier à lâcher. »

De son côté, Yvon Caër regrettait un peu de ne pas avoir davantage délesté Romain de son travail d’équipier mais le voir combattre dans le final après huit jours de course est un bel enseignement.

« Je comptais plus sur Clément, dit le directeur sportif d’Arkéa-Samsic, mais c’était un peu trop raide. J’ai fait une petite erreur de jugement, Romain était mieux. Il reste une étape de montagne et un chrono. Demain c’est très difficile mais avec Brice Feillu sait-on jamais, même s‘il faut redouter que la bagarre pour le général prenne le dessus. Comme aujourd’hui. »

Brice Feillu s’offre une quatrième place

Brice Feillu a fait une belle étape de montagne. Membre d’une échappée de treize coureurs qui a compté dix minutes d’avance, il a été virtuel maillot jaune du Tour du Portugal pendant 100 kilomètres avant de négocier l’ascension finale au métier. Il a pris la quatrième place et intègre le Top 15 de l’épreuve.

« Quatrième c’est bien sur le moment, dit Brice Feillu, me replacer à la quatorzième place du général aussi c’est sympa mais je suis très déçu. Ça faisait trois ou quatre jours que mes sensations étaient très bonnes mais hier j’ai chuté à deux kilomètres de l’arrivée et ça bien perturbé mon organisme : j’ai mal au muscle devant le tibia, un peu au dos. J’ai pu aller dans l’échappée mais dans ce groupe, normalement, j’aurais dû gagner ! J’aurais pu jouer un truc si mes sensations avaient été celles des jours passés. Avec des « si » on referait le monde… C’était un peu mon unique chance car demain, l’échappée n’ira sûrement pas au bout. Pour la suite du Tour du Portugal, mine de rien, Bram Welten passe bien les ascensions. Bram et Clément et peuvent aller nous chercher un résultat maintenant ! »

« Oui, nous sommes un peu déçus, confirme Yvon Caër. Brice n’avait pas les mêmes bonnes jambes que la veille. Tactiquement, il a fait une bonne étape, il a anticipé. Le col final, long de 10 kilomètres, présentait une pente moyenne et les hommes de tête ont grimpé de façon irrégulière. Il y a eu des attaques mais Brice revenait au train et au métier. En revanche, il n’a pu répondre à celle de Luis Gomes (Radio Popular-Boavita) dans le dernier kilomètre mais ce coureur est intenable.

L’autre satisfaction du jour a été Romain Le Roux, resté dans le groupe maillot jaune jusqu’à quatre kilomètres du sommet. Ses équipiers ont levé le pied dans le final pour se réserver un peu mais Bram Welten se bat bien. Ce Tour du Portugal est un passage obligé pour lui. Désormais, il a des repères en montagne et dans la gestion du gruppetto qu’il n’avait pas avant. »

Il reste trois étapes dans ce Tour du Portugal et si les deux dernières, une en montagne samedi et dimanche un contre la montre ne sont pas les plus favorables aux coureurs d’Arkéa-Samic, celle de demain, vallonnée, leur correspond bien plus.

Laurent Pichon a tout donné

Laurent Pichon a tenu parole. Frustré à l’arrivée de la deuxième étape du Kreizh Breizh Elite à Carhaix, il avait promis du mouvement. Dans le final d’une journée bien négociée par l’équipe Arkéa-Samsic, il a attaqué à deux reprises sans toutefois parvenir à tromper la vigilance de Paasschens (Wallonie-Bruxelles), vainqueur final de la course bretonne.

Il y eut d’abord l’échappée d’Alan Riou, assurant en tête de course les intérêts de son équipe. A deux tours de l’arrivée, Laurent a pris une première initiative en compagnie de Franck Bonnamour. Repris, il a remis ça dans le dernier tour mais, vent de face, il a été repris à 3 kilomètres de la ligne d’arrivée. Cinquième du classement final, il n’a aucun regret cette fois.

« J’ai tout donné, dit-il. Ensuite, faire 5e, 3e ou 10e, ça ne change pas grand chose et j’ai donc tenté le tout pour le tout. D’abord à deux tours de l’arrivée avec Franck Bonnamour et puis à un tour, seul avec quatre coureurs qui ne relayaient pas. Il a manqué 3 kilomètres mais je n’ai pas de regrets sinon qu’avec le vent de face, c’était difficile pour finir. Je prends une petite cassure dans la dernière côte mais ça ne change rien. Les jambes sont là, c’est de bon augure pour la suite (dans l’ordre, Polynormande, Tour du Limouin, Grand Prix de Plouay). Le Kreizh Breizh Elite est une course que j’aime bien, je l’ai gagnée en 2011, c’est sur mes terres, je roule beaucoup dans les Monts d’Arrée. Cette semaine m’a fait du bien.»

« Aujourd’hui on a bien couru, confirme Roger Tréhin. Malheureusement, Paasschens a récupéré un équipier dans le dernier tour et ce dernier a fait le forcing pour revenir mais en effet Laurent ne peut pas avoir de regrets. »

 

Brice Feillu s’est bien accroché

Brice Feillu, dix-neuvième de la première étape de montagne du Tour du Portugal jugée à Torre, n’a rien à se reprocher. Dans une étape disputée en apnée et marquée par la nouvelle démonstration de l’équipe W52-FC Porto, il a décroché dans les premiers hectomètres de la montée finale pour signer un Top 20 après une échappée de Thibault Guernalec.

« Thibault a fait son travail en prenant place dans la première échappée de sept coureurs, explique Yvon Caër, mais le peloton est revenu à 20 secondes et il s’est relevé à juste titre. Ensuite, ça a roulé très vite et l’approche de la principale difficulté a été impressionnante. Les sept – huit premiers kilomètres de l’ascension étaient vraiment durs avant un final plus roulant. Au pied ça roulait très vite, tout le monde est à a place. Brice n’a rien lâché, ils étaient deux coureurs avec lui, avec le premier groupe en vue pendant longtemps mais avec le vent de face, son retour était impossible.

« En début de course, dans une côte de 10 kilomètres, Maxime Daniel et Robert Wagner ont abandonné. Rappelons que Robert s’est gravement endommagé le genou l’an dernier et il n’a pas vraiment récupéré. Les autres sont montés tranquilles et Bram Welten a fini dans le gruppetto, sans s’affoler. Il apprend son métier… »

Laurent Pichon reste placé

Le Néerlandais Mathijs Paaschens (Wallonie-Bruxelles) avait été désigné samedi par Laurent Pichon comme étant l’homme fort de l’épreuve. Auteur d’une nouvelle échappée dans le final de la troisième étape gagnée à Carhaix par Budding (BEAT Cycling), il s’est en effet emparé du maillot de leader. Un peu attentiste, l’équipe Arkéa-Samsic a sauvegardé les intérêts de Laurent au classement général (6e)

« Nous avons été trop passifs dans le final, explique Roger Tréhin, peut-être en pensant que le circuit de Carhaix était trop sélectif pour se découvrir trop vite. Plusieurs coureurs placés au classement général sont sortis à l’avant, dont Paaschens, Alan Riou avait alors tenu la barre un bon moment avec deux coureurs d’équipes adverses.  La situation était un peu compliquée à l’amorce du dernier tour mais alors nos coureurs ont roulé fort pour limiter l’écart. Ce soir, Laurent est sixième à 13 secondes du leader et il n’y a donc rien de compromis avant la dernière étape qui sera jugée lundi à Rostrenen. »

« Aujourd’hui, confirme Laurent Pichon, nous sommes restés trop timides. Alan Riou a bien roulé pendant toute la première partie de la course. J’avais de bonnes jambes mais je voulais attendre la fin car le circuit était très dur. On ne peut pas aller chercher tous les coups… Avec Franck Bonnamour on a fait le forcing dans le dernier tour. Nous sommes sortis dans la dernière côte avec un autre coureur. J’ai tenté à deux kilomètres de faire le jump vers l’échappée. Il y avait vent de face, c’est revenu… On finit à moins de 20 secondes, c’est un moindre mal. Demain il faut qu’on tente des choses. Il y a une très belle équipe Wallonie-Bruxelles mais 13 secondes ça peut le faire. Souvent ça se joue à la seconde mais il faut qu’on tente quelque chose pour ne pas avoir de regrets, il faut aller de l’avant. Je suis motivé et physiquement je me sens très bien. En 2011 j’avais pris le maillot le dernier jour sur cette même course !” 

Très belle deuxième place de Clément Russo

Clément Russo avait des regrets mais il a pris une très belle deuxième place dans la troisième étape du Tour du Portugal gagnée au sprint par Daniel Mestre (W52-FC Porto). Suppléant Bram Welten dans le dernier kilomètre, il a sans doute abordé la dernière ligne droite un peu trop loin mais son effort dans les deux-cents derniers mètres a été impressionnant.

Clément Russo : « C’est dommage, ça se joue vraiment à pas grand chose. Bon… ce matin je ne pensais pas faire un podium. A la base on voulait emmener Bram car ce n’était pas aussi dur qu’hier. On a tous bien bossé aujourd’hui, l’arrivée pouvait être pour Bram et j’avais aussi une possibilité de la jouer en fonction des circonstances. A moins d’un kilomètre j’ai compris que je devais y aller, je suis bien remonté mais il m’a manqué du placement  à l’entrée du dernier virage pour pouvoir gagner.  C’est dommage…mais c’est quand même agréable de jouer la gagne, pour la confiance, pour la suite de la saison. On a une bonne équipe, il y a une bonne ambiance, on a bien travaillé cet été et on travaille bien ici, ce serait vraiment bien de décrocher une victoire ! »

Yvon Caër, directeur sportif : « Aujourd’hui, il y avait une forte chaleur, la température oscillant entre 36 et 40 degrés et la moyenne d’une étape du Portugal a été respectée, il y avait encore aujourd’hui, pour une étape plate, 2.200 mètres de dénivelé. Nous avions désigné Bram Welten pour faire le sprint mais à trois kilomètres de l’arrivée, il y avait une côte à 5% suivie d’une portion de plat. A 700 mètres de la ligne, Bram a compris qu’il n’aurait pas les jambes et il a donc travaillé pour Clément Russo. A la sortie du dernier virage, dans le sillage de l’équipe W52-FC Porto, il est un peu loin mais dans les 200 derniers mètres c’est bien Clément le plus rapide !
Oui, il est déçu mais une deuxième place ici, ce n’est pas rien. Clément est un gagneur et il a vu dans son effort qu’il allait vite mais combien de sprints a-t-il fait chez les pros pour gagner ? Pas plus de cinq et le plus souvent pour aider un équipier. Lors du Tour de la Communauté de Madrid en mai, il envoyait les copains mais là, il sait qu’il peut le faire. A l’avenir, il doit donc prendre des risques dans le placement pour sprinter de loin.
Je dois dire que nous avons une dynamique d’équipe extraordinaire, Maxime Daniel est méconnaissable depuis deux jours, il travaille toute la journée en abritant ses équipiers jusqu’au panneau des cinq kilomètres. Demain c’est difficile, avec une arrivée à Torre au sommet d’un col long de 20 kilomètres. C’est donc à Brice Feillu de jouer. Il va bien, il a la banane et il veut se battre pour un Top 10 au général. »

Une quatrième place pour commencer

Le Tour du Portugal s’est élancé de belle manière pour le Team Arkéa-Samsic. En spécialiste, Thibault Guernalec a pris la quatrième place du prologue à deux secondes du vainqueur, le Portugais Caldeira (W52-FC Porto). Fêtant son anniversaire ce jour-même, Thibault a endossé le maillot blanc de meilleur jeune.

Thibault Guernalec : « J’ai de bonnes sensations depuis le Tour d’Autriche, j’étais décidé à faire un bon Tour du Portugal d’entrée dans l’exercice du contre-la-montre, que j’adore. J’étais à bloc, je me sentais bien, c’est vrai que c’est un peu rageant de ne pas aller chercher les deux secondes mais sur 6 kilomètres ce n’est pas simple. Cette distance commence à me convenir, quand c’est plus court, c’est trop tonique pour moi ! Ce matin je ne savais pas trop où me situer mais ce soir j’ai fini fort, et dans un bon temps : c’est bon signe  C’était cool de retrouver le podium pour le maillot de meilleur jeune, en plus le jour de mon anniversaire ! J’ai de bonnes sensations donc je suis motivé, j’ai envie de montrer de quoi je suis capable et faire du bon boulot pour l’équipe notamment à l’approche des sprints.»

Yvon Caër, directeur sportif : « Ca commence pas mal du tout. Thibault est à deux secondes du vainqueur sur un circuit dur et hyper technique. Il y avait peut-être le moyen de gratter un peu de temps au départ mais il a fait un vrai beau chrono. Il confirme ses aptitudes dans cet exercice et me semble avoir passé un cap en enchainant le Tour de Savoie et le Tour d’Autriche avant une bonne phase de récupération. Comme Thibault sait s’entraîner judicieusement, je savais qu’il serait opérationnel d’entrée de jeu. Il fête ses 22 ans aujourd’hui et il m’a dit avoir toujours fait podium ce jour-là. Il y est allé aujourd’hui pour endosser le maillot de meilleur jeune. Je note que dans notre équipe, tout le monde a fait ce prologue à bloc. Thibault s’est élancé en ayant les repères de Clément Russo qui termine à quinze secondes. Demain, il y a un col de 15 kilomètres pour commencer mais on va faire en sorte de finir au sprint. Ce sera notre objectif pour les trois prochains jours.»

 

Romain Hardy gagne à Moûtiers !

Romain Hardy attendait ce jour depuis sa victoire dans le Tour du Doubs en septembre 2017… Fort bien soutenu par ses équipiers et notamment dans le final par Connor Swift et Clément Russo, il s’est imposé jeudi dans la première étape du Tour de Savoie-Mont Blanc et a endossé le maillot de leader. Clément s’est adjugé la troisième place !

Romain Hardy, 1er : 

« J’ai levé les bras, je suis vraiment content. Depuis le début de saison je tourne autour. Je pense que je méritais de retrouver cette sensation et c’est chose faite aujourd’hui. Je suis quelqu’un qui ne gagne pas beaucoup, je fais souvent des places mais je suis aussi souvent déçu. En dix ans, je n’ai gagné que quatre fois alors aujourd’hui je la savoure cette gagne ! Même si ce n’est « qu’une » classe 2, la victoire ne tombe pas dans les mains. Je tiens à souligner que sans mon équipe je n’aurais pas gagné. Ils ont fait un super boulot, tout le monde ! Alan (Riou) et Thibault (Guernalec) ont fait le tempo toute la journée, Romain (Le Roux) a passé un gros relais dans le final, Connor (Swift) a fait un énorme boulot jusqu’à un kilomètre de l’arrivée et Clément (Russo) m’a déposé dans un fauteuil jusqu’à la ligne. Ce qui est génial, c’est que ça s’est passé comme on l’avait dit ! »

Clément Russo, 3ème :

« C’était une journée parfaite. On est l’équipe attendue ici et on a pris les choses en main, on a assuré notre rôle. On a fait sur le terrain exactement le plan prévu : contrôler la course avec l’échappée, rouler toute la journée, rouler pour placer Romain avant le sprint. Je l’ai emmené jusqu’à 80 mètres de la ligne, il me double à 40 mètres. Je lui ai dit pendant l’étape : « Il n’y a pas de problème, je me sens bien, je vais tout faire pour t’emmener à la perfection », et ça l’a fait. J’ai pu aussi lever les bras car je viens faire troisième. Ca me permet de rendre la pareille à Romain qui avait terminé troisième du Tour de Madrid quand j’avais gagné. C’est un vrai plaisir, que du plaisir ! »

Sébastien Hinault, directeur sportif :
 « C’est super. Tout s‘est déroulé comme on l’avait prévu ce matin au briefing, il faut le souligner, c’est rare ! On a laissé partir une échappée de quatre coureurs pour gérer et mettre d’autres équipes à contribution. Vanthourenhout (Pauwels-Sauzen), Luksevics (Amore e Vita-Prodir), Aubert (CC Etupes) et Lutolf (Swiss Racing Academy) se sont échappés. Aubert a été distancé dans la descente du Col du Frêne, Vanthourenhout s’est relevé après le sprint intermédiaire et Lutolf a été le dernier repris à moins de 15 kilomètre de l’arrivée. Thibault Guernalec a roulé une partie de la journée et dans le final Connor Swift a fait un super boulot en prenant un relais de trois kilomètres avant de laisser Clément Russo faire le dernier kilomètre qui était tortueux. Il y avait deux rond-points à 800 et 500 mètres de la ligne d’arrivée, et deux virages, le premier à 200 mètres et le dernier à 80 mètres. Ce final, c’était tout bon pour Romain et Clément qui sont très adroits sur le vélo. Notre objectif est d’ores et déjà rempli, on va être un peu plus détendus ! Demain, nous grimperons le Col de la Madeleine d’entrée de jeu et après une grande partie de plaine, l’arrivée sera jugée au sommet de La Norma. »

Benoît Jarrier, très bon cinquième !

Benoît Jarrier est à son affaire dans le prologue des Boucles de la Mayenne et il a signé le cinquième temps jeudi soir à Laval. De très bon augure pour lui et l’équipe Arkéa-Samsic dans cette course qui s’achèvera dimanche.

Benoît Jarrier, 5ème :

 « J’avais fait de ce prologue un défi. J’en avais parlé avec Anthony Delaplace aux Quatre jours de Dunkerque et je lui avais dit : «  un top 10 j’en serai content, un top 5 très très content. » Je ne l’avais pas crié sur tous les toits mais je voulais faire un bon temps ! Je connais très bien ce prologue : court mais technique avec des virages serrés et une belle bosse à l’arrivée…Dans le bus je suis resté tout seul dans le fond, dans ma bulle avant le départ, pour me concentrer. Je suis aussi content car les jambes étaient vraiment là ce soir, sinon je ne serais pas rentré dans le top 5. A Dunkerque je me sentais très très bien et à Plumelec et Châteaulin j’ai eu du mal avec les premières chaleurs, c’est la même chose chaque année…Ici il fait plus frais et je sens que ça va mieux. Je vais défendre ma place au général et essayer de faire encore mieux ! »

Roger Tréhin, directeur sportif : 

« Franchement, le prologue de Benoît Jarrier, cinquième, n’est pas mal du tout. Benoît aime les prologues, celui-là lui correspond bien, c’est nerveux, il y a beaucoup de relances. Il se l’était mis en tête. Maxime Daniel, en revanche, a beaucoup moins bien viré que Benoît et avait moins de force mais il ressent toujours une douleur à la cuisse à la suite de sa chute dans le Tour de Norvège. A contrario, Brice Feillu, ce n’est pas son truc mais il a fait un bon prologue, il avait de la force. Demain, ça risque d’être une sacrée course avec les intempéries annoncées. La préfecture a demandé aux organisateurs de faire gaffe avec leurs arches et sur la ligne d’arrivée. Je pense que les sprinteurs vont tenter de verrouiller. Benoît est à neuf secondes, il est très près des meilleurs et sera surveillé mais on va jouer le coup à fond !

Franck Bonnamour, à une seconde près

En dépit d’un état d’esprit irréprochable de toute l’équipe Arkéa-Samsic, Franck Bonnamour n’a pu accrocher le Top 10 du Tour de Norvège gagné par Kristoff (UAE-Team Emirates). Il termine onzième à une seconde de son objectif et s’il était légitimement déçu sur la ligne d’arrivée, il a accompli une semaine de course encourageante pour la suite de sa saison.

Franck Bonnamour, 11ème du classement général :

“Je suis déçu de ne pas être dans le top 10. Onzième ce n’est pas rien sur une course de ce niveau mais j’aurais vraiment aimé être dans les 10…On a couru en équipe et c’est vraiment plaisant : Flo (Vachon) en grand capitaine de route a fait un énorme travail, j’avais “juste” à suivre sa roue, Connor m’a bien aidé aussi, et Bram a fait ce qu’il pouvait même quand il était en difficulté. Courir en équipe, ça permet d’être respecté. Je me sens vraiment en forme en ce moment et sur ce Tour de Norvège. Aujourd’hui j’ai même attaqué dans la dernier bosse ! J’ai pu montrer que j’étais solide, et l’équipe aussi. Je vais bien récupérer, et me concentrer sur le Tour de Belgique qui arrive !”

Florian Vachon :

“Toute la semaine nous sommes restés groupés dans la course, pour aider Franck (Bonnamour) pour le classement général. Collectivement c’est ce qu’on attendait de nous. Pour Franck c’était bien qu’il puisse saisir l’opportunité de sa bonne condition ! Nous sommes restés mobilisés tous ensemble même si nous n’étions plus que quatre. Nous n’avons pas attendu que ça se passe et on a tenu notre fil rouge. C’est important et ça alimente le positif : on ne subit pas sur des courses de haut niveau ! Des fois c’est usant de mettre un coup de pédale pour répondre…je préfère faire subir, que subir. Pédaler pour suivre les autres, pédaler pour faire mal aux autres, la différence elle est là. On est dans cette philosophie. Personnellement je suis content de ma condition, j’étais venu pour prendre le vent et frotter : chose faite. Je suis aussi content pour Connor qui a découvert un bel esprit d’équipe, soudé dans la course et la vie d’équipe. »

Yvon Caër – directeur sportif : 

« Franck Bonnamour rate Le Top 10 pour une seconde ! Le Norvégien Hagen (Lotto-Soudal) est revenu in extremis sur l’échappée avec Evenepoel (Deceuninck-Quick) et a pris des secondes de bonification qui lui permettent de prendre la dixième place devant Franck. Ce ne sont pas une seconde et une place qui vont nous atterrer mais c’était notre objectif dans cette course de haut niveau. Dans la dernière côte, Lambrecht (Lotto-Soudal) et puis son équipier Wellens en compagnie de Hirschi (Team Sunweb) ont attaqué mais ont été repris dans la descente. Avant le sommet, trois coureurs ont également attaqué et Franck a fait le jump mais 50 coureurs se sont regroupés pour le sprint. Parmi eux, il y avait aussi Connor Swift et Florian Vachon qui ont eu un formidable état d’esprit. A l’arrivée, Franck me disait ne pas savoir comment remercier Florian pour tout le travail effectué tout au long de la semaine… Forcément il est un peu déçu de rater le Top 10 mais l’essentiel est quand même qu’il ait été dans le final d’une telle course. Il a une très bonne condition et sera compétitif au prochain Tour de Belgique. »