Arkea-Samsic toujours 2e de la Coupe de France

Cosnefroy (ag2r-La Mondiale) s’est imposé dans la Polynormande au terme d’une course débridée. Fort bien représentée avec quatre coureurs dans une échappée de 31unités, Arkéa-Samsic doit se contenter de la huitième place d’Anthony Delaplace. Elle reste deuxième du classement par équipes de la Coupe de France.

Anthony Delaplace : « C’était une course hyper usante, on a pris le bon coup avec Laurent Pichon, Thibault Guernalec et Elie Gesbert. A deux tours de l’arrivée il y a eu une attaque et j’en faisais partie. Quatre coureurs sont revenus et si on avait eu Elie ou Laurent dans ce groupe, ça aurait été top. On a un peu loupé le coche là-dessus mais ils avaient déjà beaucoup donné, comme moi. C’est vrai aussi que Cosnefroy était très fort. On aurait aimé gagner aujourd’hui mais il n’y a pas de regrets à avoir. Mon prochain rendez-vous est le Tour du Limousin, je suis motivé, on y aura une belle équipe. Ce sera usant, un peu comme aujourd’hui, j’espère y faire une belle course !”

Roger Tréhin : « Nous avions quatre coureurs à l’avant avec Anthony Delaplace, Laurent Pichon, Elie Gesbert et Thibault Guernalec et c’était idéal. Thibault a été distancé à trois tours de l’arrivée tandis que Anthony prenait place dans une attaque de huit coureurs un tour plus tard. Laurent Pichon a tenté de mener un contre tandis que Elie y est allé à contretemps. Face à deux coureurs d’ag2r-La Mondiale et deux autres de Total-Direct Energie, Anthony a essayé de les surprendre dans le dernier tour mais il n’avait pas une grande marge de manœuvre, ni la pointe de vitesse pour faire mieux. Il faut simplement dire que le plus fort a gagné, Cosnefroy a survolé les débats. Au classement par équipes de la Coupe de France, nous conservons la deuxième place mais l’écart avec ag2r-La Mondiale a grandi, il est désormais de neuf points. »

Laurent Pichon a tout donné

Laurent Pichon a tenu parole. Frustré à l’arrivée de la deuxième étape du Kreizh Breizh Elite à Carhaix, il avait promis du mouvement. Dans le final d’une journée bien négociée par l’équipe Arkéa-Samsic, il a attaqué à deux reprises sans toutefois parvenir à tromper la vigilance de Paasschens (Wallonie-Bruxelles), vainqueur final de la course bretonne.

Il y eut d’abord l’échappée d’Alan Riou, assurant en tête de course les intérêts de son équipe. A deux tours de l’arrivée, Laurent a pris une première initiative en compagnie de Franck Bonnamour. Repris, il a remis ça dans le dernier tour mais, vent de face, il a été repris à 3 kilomètres de la ligne d’arrivée. Cinquième du classement final, il n’a aucun regret cette fois.

« J’ai tout donné, dit-il. Ensuite, faire 5e, 3e ou 10e, ça ne change pas grand chose et j’ai donc tenté le tout pour le tout. D’abord à deux tours de l’arrivée avec Franck Bonnamour et puis à un tour, seul avec quatre coureurs qui ne relayaient pas. Il a manqué 3 kilomètres mais je n’ai pas de regrets sinon qu’avec le vent de face, c’était difficile pour finir. Je prends une petite cassure dans la dernière côte mais ça ne change rien. Les jambes sont là, c’est de bon augure pour la suite (dans l’ordre, Polynormande, Tour du Limouin, Grand Prix de Plouay). Le Kreizh Breizh Elite est une course que j’aime bien, je l’ai gagnée en 2011, c’est sur mes terres, je roule beaucoup dans les Monts d’Arrée. Cette semaine m’a fait du bien.»

« Aujourd’hui on a bien couru, confirme Roger Tréhin. Malheureusement, Paasschens a récupéré un équipier dans le dernier tour et ce dernier a fait le forcing pour revenir mais en effet Laurent ne peut pas avoir de regrets. »

 

Laurent Pichon reste placé

Le Néerlandais Mathijs Paaschens (Wallonie-Bruxelles) avait été désigné samedi par Laurent Pichon comme étant l’homme fort de l’épreuve. Auteur d’une nouvelle échappée dans le final de la troisième étape gagnée à Carhaix par Budding (BEAT Cycling), il s’est en effet emparé du maillot de leader. Un peu attentiste, l’équipe Arkéa-Samsic a sauvegardé les intérêts de Laurent au classement général (6e)

« Nous avons été trop passifs dans le final, explique Roger Tréhin, peut-être en pensant que le circuit de Carhaix était trop sélectif pour se découvrir trop vite. Plusieurs coureurs placés au classement général sont sortis à l’avant, dont Paaschens, Alan Riou avait alors tenu la barre un bon moment avec deux coureurs d’équipes adverses.  La situation était un peu compliquée à l’amorce du dernier tour mais alors nos coureurs ont roulé fort pour limiter l’écart. Ce soir, Laurent est sixième à 13 secondes du leader et il n’y a donc rien de compromis avant la dernière étape qui sera jugée lundi à Rostrenen. »

« Aujourd’hui, confirme Laurent Pichon, nous sommes restés trop timides. Alan Riou a bien roulé pendant toute la première partie de la course. J’avais de bonnes jambes mais je voulais attendre la fin car le circuit était très dur. On ne peut pas aller chercher tous les coups… Avec Franck Bonnamour on a fait le forcing dans le dernier tour. Nous sommes sortis dans la dernière côte avec un autre coureur. J’ai tenté à deux kilomètres de faire le jump vers l’échappée. Il y avait vent de face, c’est revenu… On finit à moins de 20 secondes, c’est un moindre mal. Demain il faut qu’on tente des choses. Il y a une très belle équipe Wallonie-Bruxelles mais 13 secondes ça peut le faire. Souvent ça se joue à la seconde mais il faut qu’on tente quelque chose pour ne pas avoir de regrets, il faut aller de l’avant. Je suis motivé et physiquement je me sens très bien. En 2011 j’avais pris le maillot le dernier jour sur cette même course !” 

Benoît Jarrier, très bon cinquième !

Benoît Jarrier est à son affaire dans le prologue des Boucles de la Mayenne et il a signé le cinquième temps jeudi soir à Laval. De très bon augure pour lui et l’équipe Arkéa-Samsic dans cette course qui s’achèvera dimanche.

Benoît Jarrier, 5ème :

 « J’avais fait de ce prologue un défi. J’en avais parlé avec Anthony Delaplace aux Quatre jours de Dunkerque et je lui avais dit : «  un top 10 j’en serai content, un top 5 très très content. » Je ne l’avais pas crié sur tous les toits mais je voulais faire un bon temps ! Je connais très bien ce prologue : court mais technique avec des virages serrés et une belle bosse à l’arrivée…Dans le bus je suis resté tout seul dans le fond, dans ma bulle avant le départ, pour me concentrer. Je suis aussi content car les jambes étaient vraiment là ce soir, sinon je ne serais pas rentré dans le top 5. A Dunkerque je me sentais très très bien et à Plumelec et Châteaulin j’ai eu du mal avec les premières chaleurs, c’est la même chose chaque année…Ici il fait plus frais et je sens que ça va mieux. Je vais défendre ma place au général et essayer de faire encore mieux ! »

Roger Tréhin, directeur sportif : 

« Franchement, le prologue de Benoît Jarrier, cinquième, n’est pas mal du tout. Benoît aime les prologues, celui-là lui correspond bien, c’est nerveux, il y a beaucoup de relances. Il se l’était mis en tête. Maxime Daniel, en revanche, a beaucoup moins bien viré que Benoît et avait moins de force mais il ressent toujours une douleur à la cuisse à la suite de sa chute dans le Tour de Norvège. A contrario, Brice Feillu, ce n’est pas son truc mais il a fait un bon prologue, il avait de la force. Demain, ça risque d’être une sacrée course avec les intempéries annoncées. La préfecture a demandé aux organisateurs de faire gaffe avec leurs arches et sur la ligne d’arrivée. Je pense que les sprinteurs vont tenter de verrouiller. Benoît est à neuf secondes, il est très près des meilleurs et sera surveillé mais on va jouer le coup à fond !

Clément Russo repris à 100 mètres de la ligne

L’équipe Arkéa-Samsic a été active dans la sixième étape mais n’a pu empêcher un nouveau sprint victorieux de l’Italien Dainese (SEG Racing). Benoît Jarrier a tenté de faire le break dans le final tandis que Clément Russo a été repris à 100 mètres de la ligne d’arrivée.

Benoit Jarrier
 « J’ai attaqué dans l’avant dernière bosse. Les trois bosses avant le circuit pouvaient faire mal. Dans la première, il ne s’est rien passé. Dans la deuxième, j’ai dit à Clément : « écoute il faut que l’on tente quelque chose, il faut y aller. Tu te mets dans ma roue et on y va ». Dans la bosse, les Lotto-Soudal ont levé le pied assez rapidement, et je suis parti, le peloton avait complètement explosé. On s’est retrouvé à cinq… on a rejoint l’échappé du début et j’ai réussi à faire la bonifications pour trois secondes. Après ça s’est désorganisé  on s’est fait reprendre. C’est frustrant parce que cette année je pense que nous avons une équipe pour un tracé plus dur…malheureusement pour nous ça ne l’est pas et le sprint arrive tout le temps. On va tout donner demain pour essayer de renverser la tendance. »
Roger Tréhin, directeur sportif
« De nouveau les coureurs de l’équipe Arkéa-Samsic ont fait une très bonne course, en respectant les consignes à la lettre. Derrière les cinq échappés du matin, Benoît Jarrier a placé une grosse attaque à 35 kilomètres de l’arrivée. Il est sorti avec trois autres coureurs mais une fois la jonction faite, il y a eu mésentente. Seul Brunel (Groupama-FDJ Continental) voulait rouler et le peloton s‘est reformé à 15 kilomètres de l’arrivée. Benoît a pris trois secondes de bonification et intègre le Top 5. Ça roulait fort sur le circuit tracé à Plurien sur des routes sinueuses et étroites. Clément Russo a pris un virage à 400 mètres de la ligne d’arrivée à la perfection et a pris dix mètres d’avance mais a été revu par les premiers sprinteurs dont Maxime Daniel (6e) à 100 mètres de la ligne d’arrivée. Ce soir, Benoît est sixième du général à 10 secondes, dans le même temps que Clément et il reste une étape. Sur la route de Saint-Pol-de-Léon, toutes les côtes sont évitées mais on ne sait jamais… »

 

“On n’est pas venu chercher un Top 10”

Il reste deux étapes à disputer dans le Tour de Bretagne et elles seront décisives. Celle d’aujourd’hui entre Rougé et Le Ferré est revenu à un coureur échappé, le Kazakh Luchshenko (Astana City) et le maillot de leader est tombé sur les épaules du Suisse Lienhard (IAM Excelsior). Clément Russo et ses équipiers ne veulent pas se contenter d’un Top 10 au classement général.

Clément Russo

 « J’ai tenté ma chance dans le final, j’avais envie d’attaquer. Je me suis fait reprendre à la flamme rouge et ensuite j’ai été gêné par deux gars qui se sont accrochés et sont tombés devant moi. J’ai presque posé pied à terre. Même s’il y avait cinq gars devant, j’aurais pu grappiller une ou deux secondes. Il fallait essayer un truc. J’espère que sur les deux jours qui arrivent ça ne va pas encore être un sprint. J’ai envie que ça bataille…C’est mon premier tour de Bretagne, je ne suis pas breton donc je ne connais pas bien les routes. Difficile de prédire ce qui peut se passer. Pour le classement général c’est sûr que c’est mieux d’être dans les 10 premiers plutôt que dans les 20 mais ce n’est pas ce qu’on vient chercher. On a une bonne équipe, on va essayer de faire quelque chose de bien sur ces deux derniers jours. »

Roger Tréhin, directeur sportif
« L’étape a été monotone, il n’y avait pas de grosses difficultés mais de belles routes et pas de vent. Au départ, on a essayé de prendre l’échappée mais on est quand même bien marqués. Finalement cinq coureurs ont pris cinq minutes d’avance et dans le final, tandis que la jonction semblait imminente, les équipes de sprinteurs ont tergiversé et l’échappée est allée au bout. Benoît Jarrier a pris place dans un contre de neuf coureurs puis Clément Russo a tenté le coup à trois kilomètres pour faire le jump sur les échappés, sans plus de réussite. Maxime Daniel y est allé à son tour aussi, il a été repris par quelque sprinteurs et finit dixième de l’étape. On avait prévu d’attaquer dans une côte répertoriée à 60 kilomètres de l’arrivée pour durcir mais il s‘agissait seulement d’un faux-plat montant pas difficile. Il était impossible de faire une cassure. Demain, la partie en ligne de la sixième étape est plus difficile de même que le circuit à Plurien mais ce n’est pas non plus une étape de fou. C’est frustrant, tout nous semble à portée de main mais le parcours n’est pas assez sélectif ! »

Maxime Daniel : ” C’est fou d’avoir si peu de chance”

La chance va-t-elle enfin décider de venir en aide à l’équipe Arkéa-Samsic ? Sous la forme d’une crevaison dans les derniers kilomètres, elle a privé Maxime Daniel de la victoire dans la quatrième étape du Tour de Bretagne dont il devait aussi endosser le maillot de leader. Si Benoît Jarrier a bien assuré le coup en prenant la troisième place à Châteaubriant, il y avait beaucoup de frustration pour Maxime et ses équipiers.

Maxime Daniel

« Je suis vraiment dégouté, plus que dégouté. Quand tu es si près de la gagne et de faire coup double avec le général et que tout s’écroule pour…une crevaison, c’est tellement frustrant. Je suis sûr que dans ce groupe de trois j’étais le plus rapide au sprint. J’ai entendu le boyau exploser net en plein virage. Je me suis dit : « c’est quand même pas moi ? » et à ce moment-là j’ai « chassé » et j’étais à deux doigts de me prendre le mur en face à la sortie du virage. On avait encore une bonne avance à ce moment-là. J’ai vu la moto assistance mais c’était fini…Dans la tête ça va très vite. C’est quand même fou d’avoir si peu de chance ! On n’a pas crevé de la semaine et il faut que ça tombe sur moi, qui suis devant, dans l’échappée qui, pour une fois, va jouer la gagne. Ca aurait pu être n’importe quel coureur du peloton, et non c’est moi. L’équipe a fait la course parfaite et moi aussi. Je suis sorti à mi-course, j’ai joué les bonifications, j’ai mis plusieurs attaques pour nous relancer par rapport au peloton et ça allait le faire ! C’était un truc de fou, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu ces sensations et quand je dis ça ce n’est pas de l’euphorie, j’avais les jambes. Il faut vraiment que ça tourne, toute l’équipe le mérite… »

Benoit Jarrier (3ème) 
 « Ce n’est pas de la déception, c’est de la frustration…La déception c’est quand on se loupe. Mais là c’est une crevaison. C’est tellement frustrant. Quand on a vu Max à 4 kilomètres de l’arrivée sur le bord de la route on s’est dit « ce n’est pas possible… » Tout est allé très vite, je me suis replacé pour le sprint, j’ai eu l’ouverture, je fais troisième mais c’est anecdotique.
On est super frustrés mais on ne va rien lâcher. On n’est plus que cinq coureurs mais les cinq coureurs qui sont là font à 200% leur part de boulot, on ne loupe jamais les bons coups, on a un super groupe, on s’entend tous très bien. On va continuer. »
Roger Tréhin, directeur sportif

« C’est quand même un truc de dingue ! Maxime Daniel avait réussi un super coup en s’échappant en compagnie de James (Côtes d’Armor-Marie Morin) et Dernies (Nature4eever-Roubaix-Lille Métropole) et en parvenant à résister au peloton. Il avait engrangé neuf secondes de bonification dans les trois sprints intermédiaires en démontrant qu’il était bien le plus rapide et était assuré de devenir le leader du Tour de Bretagne mais il a été victime d’une crevaison à cinq kilomètres de l’arrivée. L’unique crevaison pour nous cette semaine ! Il a été passé par le peloton et a été dépanné ensuite. Il finit à une vingtaine de secondes… C’est vraiment la scoumoune. La pluie était apparue dans le final et avait favorisé l’échappée tandis que le leader de la course, l’Italien Dainese SEG Racing) avait été victime de deux chutes. James est allé au bout et a gagné ! Benoît Jarrier a pris la troisième place mais quand t’es passé si près de la victoire, ce n’est pas une consolation. On prenait le maillot de leader, en ayant les autres coureurs de l’équipe Arkéa-Samsic placés au général. On aurait été dans l’obligation de rouler mais on aurait été en position de force. Bon, on ne va pas baisser les bras… Lundi, la cinquième étape entre Rougé et Le Ferré non loin de Fougères, est vallonnée. Il y aura six côtes répertoriées avant une dernière ligne droite de 1500 mètres. »

Clément Russo s’échappe, Maxime Daniel cinquième

L’équipe Arkéa-Samsic, privée de Thibault Guernalec blessé à la cheville, a été irréprochable tout au long de la troisième étape du Tour de Bretagne. Clément Russo a été échappé une grande partie de l’étape, Franck Bonnamour et Benoît Jarrier ont attaqué dans le final et Maxime Daniel a pris la cinquième place d’un sprint gagné à Guégon par l’Italie Dainese (SEG Racing).

Clément Russo

 « Au début je suis sorti tout seul. Des coureurs sont revenus sur moi. On a vite pris de l’avance car le peloton ne s’est pas lancé à notre poursuite. On a bien roulé toute la journée. Mais le final avec le vent soufflant de côté ou de face nous a fait mal. Par rapport au peloton on ne faisait pas le poids. Il y avait 80% de chances que ça n’aille pas au bout mais j’y ai cru, il faut toujours y croire…Quand à un tour et demi de l’arrivée nous n’avions plus que 30 à 40 secondes d’avance j’ai senti qu’on serait un peu juste. Aujourd’hui j’ai joué les bonifications, c’est toujours intéressant pour le classement général. Pour l’instant on ne gagne pas mais j’espère qu’au fil des jours ça ira de mieux en mieux. Avec les courses longues que l’on a pu faire en début de saison, on arrive assez bien à encaisser les kilomètres et la succession d’étapes »

Roger Tréhin, directeur sportif

« On a fait une belle étape et du bon travail mais on n’est toujours pas payé ! Nous avons été offensifs, les coureurs d’Arkéa-Samsic n’ont rien à se reprocher. Clément Russo a été échappé une grande partie de la journée avec quatre coureurs, ils ont compté près de cinq minutes d’avance et Clément en a profité pour prendre des secondes de bonification. Comme la veille, beaucoup d’équipes souhaitaient un sprint massif mais je ne sais pourquoi la Groupama-FDJ Continentale qui n’a pas un sprinteur a été la principale à rouler pendant 60 kilomètres ! Après, ça s‘est enchaîné et les échappés ont été repris sur le circuit. Franck Bonnamour a attaqué à huit kilomètres du but, Benoît Jarrier a accompagné un mouvement à trois kilomètres de la ligne mais il y a bien eu un sprint. Comme la veille, Dainese (SEG Racing) l’a emporté facilement. Maxime Daniel s’était réservé toute la journée et prend la cinquième place. Le seul mauvais point de cette journée est l’abandon de Thibault Guernalec. Il avait chuté vendredi et le soir il se plaignait de la cheville. Au réveil, il ne pouvait pas mettre le pied par terre. Il a fait un essai sur home-trainer mais c’était impossible qu’il prenne le départ. Demain, l’étape de Châteaubriant est théoriquement la plus facile du Tour de Bretagne et le scénario risque d’être identique. »

Maxime Daniel, 3ème du classement général

La première étape du Tour de Bretagne gagnée au sprint par l’Italien Belletti (Androni-Sidermec) a été mise à profit par l’équipe Arkéa-Samsic pour afficher une tendance positive. Très active, elle a participé à tous les mouvements de course et Maxime Daniel, disputant les sprints intermédiaires, s’est donné le droit d’occuper la troisième place du classement général par le jeu des bonifications. Un gout d’inachevé tout de même pour notre sprinteur, après avoir été gêné à 800 mètres de l’arrivée…

 

Maxime Daniel

 « À 800m de la ligne, un coureur tombe devant moi et m’envoie sur le trottoir. J’ai évité les poubelles mais j’ai dû mettre pied à terre. A ce moment là, je n’avais plus qu’un objectif, finir avec l’arrière du peloton pour ne pas perdre de temps. J’ai fait les bonifs toute la journée, je ne voulais pas m’être battu pour gagner des secondes puis les perdre bêtement dans la dernière ligne droite. C’est frustrant, j’avais les jambes pour faire un bon sprint mais j’ai envie de retenir le positif, la forme est là. Je loupe une opportunité, mais je ne jouerai pas de malchance tous les jours, on va me revoir sur ce Tour de Bretagne. On a une équipe pour faire de belles choses et on va le faire. »

Roger Trehin – directeur sportif 

« On a fait une belle étape, mais il y a eu une chute dans le dernier kilomètre impliquant Maxime Daniel qui nous a fait frémir. En route il avait pris cinq secondes de bonification et puisqu’il a réussir à finir dans le temps du vainqueur, cela lui permet d’être troisième du classement général. Toute la journée, nous avons été actifs, présents dans tous les coups au cours d’une étape très nerveuse. Ici, ça part dans tous les sens et ça ne se relève jamais ! Thibault Guernalec a chuté, de même que Franck Bonnamour. Tous deux ont tapé le genou mais ça a l’air d’aller… On avait prévu de faire les bonifications, dans le Tour de Bretagne ça peut servir. On voulait ne pas subir et nos coureurs y sont allés à tour de rôle. Thibault Guernalec le premier puis Benoît Jarrier et Clément Russo dans le final. C’est de bon augure mais il faut être présent tout le temps en étant solidaires. Le groupe l’est et nous avons donc de bonnes choses à faire ! Warren Barguil a rendu visite à ses équipiers à l’arrivée et il a promis de revenir demain si on gagne.»

Warren Barguil en spectateur

Après un après-midi rééducation,  notre leader est venu encourager les copains sur le circuit final de la première étape du Tour Bretagne !

 

La quatrième place pour Romain Hardy !

Encore une place d’honneur pour l’équipe Arkéa-Samsic ! Romain Hardy a pris la quatrième place de Paris-Camembert après un bon travail d’Elie Gesbert (9ème) tandis que quatre de ses coureurs figurent dans le petit peloton arrivé pour la dixième place. Notre équipe enchaîne les bonnes prestations, il lui manque seulement la victoire tant recherchée.

Romain Hardy (4ème)

« C’est une course que j’aime bien, c’est chez moi. J’étais motivé. J’étais un peu déçu de mon Circuit de la Sarthe et je suis arrivé ici pour me rassurer. On a fait une bonne course offensive avec toute l’équipe. À chaque fois on était au moins à deux dans les petites échappées, on a bien couru. Avec Elie on a réussi à être dans le groupe de neuf coureurs à l’avant. Elie a plusieurs fois essayé de sortir, il était costaud dans la bosse du circuit. Lors de la dernière montée nous n’étions plus que cinq coureurs devant et dans la descente dangereuse c’est rentré, on est arrivé à 9 pour la victoire. Elie m’a dit d’en garder pour le sprint et de ne pas bouger. Mais Cosnefroy a bien manoeuvré…il marche très fort. Elie a essayé de le suivre au kilomètre mais à contretemps. Il s’est fait contrer par Pierre-Luc Périchon. Je suis content et déçu à la fois. Je suis content car ça faisait longtemps que je n’avais pas joué la gagne sur une course. J’avais perdu mes repères. Content d’être à ce niveau-là et que la forme revienne bien. Je sais que je marche à la confiance. Jusqu’à maintenant je ne l’avais pas forcément. Quand je suis fort c’est que j’ai la confiance. Cette belle course va m’aider à la retrouver ! De belles courses arrivent…c’est une période que j’aime.»

Photo : Bruno Bade

Elie Gesbert (9ème)

« C’est une Coupe de France donc c’est toujours difficile de prévoir le scénario. J’ai eu l’opportunité avec Romain d’être à l’avant de la course, à plus de 30 kilomètres de l’arrivée donc on a fait tout ce qu’il fallait pour que ça aille loin. On s’est aidé tous les deux. Une fois que notre groupe était bien parti il fallait tenter notre chance…une fois que tu as « tiré ta cartouche », il faut que tu donnes tout jusqu’au bout. J’avais dit à Romain de rester tranquille pour le sprint, je voulais le lancer…mais avec l’attaque au kilomètre, on s’est fait avoir. C’est moi qui roule derrière Cosnefroy, mais à contretemps. C’est dommage Romain termine quatrième, ça aurait pu être mieux. On avait une bonne équipe, un bon collectif. Les jambes sont encore là donc ça fait du bien. Je ne suis pas déçu mais si j’avais été dans la roue de Cosnefroy ça aurait été différent. Je n’y suis pas allé directement car à ce moment là j’étais à l’avant du groupe, ça m’a surpris. Après…c’était trop tard.»

Roger Tréhin – directeur sportif

«On a fait une belle course, la preuve nous avons deux hommes dans les neuf premiers et quatre autres coureurs dans le peloton d’une trentaine d’unités qui suit. Collectivement nous sommes bien mais il nous manque un brin de confiance, un brin de vista. On ne gagne pas, on ne court pas libéré. C’est Elie qui a provoqué le bon coup à 35 kilomètres de l’arrivée, suivi par quatre autres coureurs dont Romain Hardy avant le retour de quatre autres concurrents. Cosnefroy (Ag2r-La Mondiale) a attaqué à 1,5 km de l’arrivée, Elie a fait l’effort mais quand il est revenu sur lui, il a attaqué de nouveau et derrière ça a tergiversé un peu. Les quatre derniers kilomètres étaient faciles et il n’est pas évident de prendre la bonne décision. Le côté positif est que les coureurs d’Arkéa-Samsic marchent bien, le côté négatif est qu’on ne gagne pas et pourtant il y avait la possibilité de le faire aujourd’hui. Nous avons été acteurs comme nous le sommes depuis deux semaines. Obligatoirement ça payer ! »

 

Provence #4 Un Top 10 pour terminer

Roger Tréhin – directeur sportif 
 « Warren Barguil termine sa semaine en prenant la neuvième place de l’étape. Au départ, nous avons loupé l’échappée composée de six gros rouleurs mais elle a été reprise et cela nous laisse moins de regrets. Il y a eu un regroupement dans la dernière difficulté et le peloton était coupé en deux. Warren Barguil, Anthony Delaplace, Amaël Moinard et Jérémy Maison étaient dans la première partie avant que Degenkolb, présent dans la deuxième, ne revienne avec ses équipiers. Aujourd’hui, Warren s’est senti mieux. Dans les côtes il a fait des efforts pour se replacer et s’est un peu rassuré. C’est mieux de terminer la semaine comme ça mais on est loin de ce qu’on espérait au début de la semaine. Notre résultat s’appuyait sur la forme de Warren Barguil, notre objectif n’a pas été atteint. Nous voulions un bon classement général et nous battre pour les étapes, on est loin du compte mais on va continuer de travailler et aller de l’avant. Warren va rester dix jours dans le Sud avec Amaël Moinard qui habite à Nice. Sa prochaine course est la Classic de l’Ardèche (2 mars). Plusieurs de leurs équipiers, notamment ceux disputant le Tour du Haut-Var en fin de semaine prochaine vont rester à Aix-en-Provence, notamment Jérémy Maison, Kevin Ledanois, Florian Vachon, Romain Hardy, Brice Feillu, Anthony Delaplace et Bram Welten »

 Warren Barguil (9 ème) :

« Aujourd’hui, on a essayé de protéger Bram au maximum, s’il passait la bosse, on savait qu’il pouvait faire mal. Mais c’était un tout petit peu trop dur pour lui. Il s’est bien accroché pendant, ce Tour de la Provence. J’avais fait le choix de prendre le vélo Aero et de mettre un 54 pour ce final. C’est un top 10, c’est toujours bon à prendre mais le parcours était moins sélectif que les autres jours… Maintenant, place à un gros bloc d’entrainement avant le week-end Drome et Sud Ardèche. »

Jérémy Maison :

« Ça roulait vraiment fort, mais on a couru bien groupé. Quand on a vu que Bram était en difficulté, on s’est repositionné à l’avant du peloton. On était quatre dans le premier groupe. Ça nous démangeait d’attaquer dans le final, mais ça roulait à 70km/h c’était quasiment impossible de sortir dans un final pour équilibriste. On a préféré jouer le sprint pour Warren. On a tous bien travaillé sur ce Tour de La Provence et on sort de l’épreuve motivés pour aller chercher des résultats. Je suis simplement déçu d’avoir chuté vendredi, je faisais bien attention dans les virages aujourd’hui, mais j’ai bien récupéré, c’est le principal. »

#TourPoitouCharente Maxime Bouet 10 ème du général

Deux étapes en une journée, c’était le programme de la troisième journée du Tour du Poitou Charentes. Une première étape matinale, qui débute à 9h30 pour 97,9 kilomètres. Franck Bonnamour prend une nouvelle belle échappée avec deux coureurs entre Gencay et Couhé. Ils sont repris à moins de 5 kilomètres de l’arrivée. L’après-midi avait lieu un contre-la-montre de 22,9 kilomètres entre Couhé et Champagne St Hilaire. Maxime Bouet se classe 10ème. Il reste une étape !

Roger Tréhin

“Franck Bonnamour est allé dans l’échappée de trois…on y a un peu cru parce que l’échappée s’est faite revoir à 1 kilomètres de l’arrivée. C’est un bon rouleur et il a montré qu’il était en forme sur le Tour du Limousin la semaine dernière, et ce matin. Cet après-midi, Maxime a fait un bon contre-la-montre, il est 10ème de l’étape et 10ème du général ce soir. Demain c’est l’étape la plus « difficile » même si dans le Poitou-Charentes il n’y a pas d’étapes dures. Il y a une toute petite chance que le peloton n’arrive pas au sprint, ou peut éventuellement arriver en ayant perdu des éléments. ”

Franck Bonnamour 

“Je voulais prendre l’échappée même si je savais qu’il n’y avait pas beaucoup de chances que ca aille au bout. On a bien géré, on a joué avec le peloton. On aurait été mieux à 2 ou 3 de plus dans l’échappée…Cet après-midi nous avions le contre-la-montre individuel, j’avais déjà celui du matin fait dans l’échappée dans les jambes (rires). La forme est bonne, j’ai enchaîné Tour du Limousin, Tour du Poitou-Charentes.”

Le Samyn – Top 10 pour Benoît Jarrier

Maxime Daniel a passé une bonne partie de la journée en tête jusqu’à l’offensive des Quick Step, tous sortis du peloton en contre. Terpstra sort victorieux d’une longue bataille contre Gilbert et Gaudin. Benoît Jarrier remporte le sprint de son groupe et se classe 7ème.

Benoit Jarrier :
« Je suis content de ce résultat surtout après ma déception du week-end. C’était un premier objectif, et je suis passé au travers mais j’ai retrouvé de bonnes sensations aujourd’hui. On est ressorti à cinq dans le dernier tour sur un coup de bordure et je gagne le sprint de mon groupe. Depuis que je fais du vélo, c’est la première fois ou je pars en collant long, ça ne m’arrive jamais. Avec le vent, même dans le final, le froid piquait le visage, à l’arrivée la température affichée était de -1,5°C. »

Roger Tréhin :
«  On a eu affaire à une vraie classique belge aujourd’hui avec de la pluie, du vent, du froid, des chutes et un rythme soutenu. On a subi quelques chutes, notamment pour Michael Carbel mais sans gravité. Benoît Jarrier était en forme, il réalise une bonne performance avec un beau top 10. »