Elie Gesbert et Anthony Delaplace sont dans le match

Dans sa course au classement général, Elie Gesbert a fait une belle opération dans la première et difficile première étape du Tour du Limousin gagnée par Calmejane (Total-Direct Energie). Le jeune leader de l’équipe Arkéa-Samsic a fini dans le premier groupe fort de 14 coureurs et juste devant Anthony Delaplace auteur d’un joli petit numéro dans les derniers kilomètres.

Elie Gesbert : “Quand Benoît Cosnefroy a attaqué il était deux jambes au dessus de tout le monde, super fort. On savait que ça pouvait se décider à cet endroit-là et ça n’a pas manqué ! Je l’ai suivi mais j’ai joué avec mes moyens jusqu’à la ligne. Je n’avais pas de super sensations. Avec Benoît (Cosnefroy) on a tenté d’organiser un peu le groupe pour prendre du temps au général. Nous étions à 15 kilomètres de l’arrivée, vent de face…Il y a eu beaucoup d’attaques individuelles, au final ça a marché pour Calmejane. Au Tour du Limousin une seconde, c’est une seconde ! Aujourd’hui je n’étais pas dans une journée extraordinaire au niveau de mes sensations mais j’ai limité la casse en étant dans le bon groupe, je suis encore dans le match pour le général. J’espère que ça va se débloquer dans les prochains jours.”

Anthony Delaplace : “Je suis parti dans l’échappée avec Nicolas Baldo et après la première bonification je me suis relevé. Ce n’est pas trop mon habitude de faire ça mais Yvon Ledanois m’a dit “garde des forces, tu marches bien’’, je suis donc revenu dans le peloton. Et avec le recul, il avait raison car il y eu une grosse bataille dans le final et j’ai pu prendre place dans un contre à vingt secondes du groupe d’Elie. A trois kilomètres comme ça ne s’entendait pas vraiment, je suis sorti pour essayer de faire la jonction avec le groupe de devant. Malheureusement l’arrivée était en bosse et à 500 mètres de la ligne, tandis que je revenais, le sprint avait commencé. J’arrive à cinq secondes de ce groupe ce qui me permet d’être encore dans le match pour le général avec Elie. C’est toujours mieux d’être à deux ! Si j’avais attendu derrière j’aurais été à 28 secondes et si je ne mettais pas relevé de la première échappée, sûrement à huit minutes…Il ne faut pas se prendre la tête sur le Tour du Limousin, on prend chaque jour comme il vient en étant toujours concentré !”

Yvon Ledanois, directeur sportif : “En tenant compte du fait que Calmejane a gagné en costaud, Elie Gesbert a fait l’essentiel. Pour Anthony Delaplace, je ne suis pas mécontent de mon coup. Il s’est échappé avec Baldo (St-Michel – Auber 93) et je lui ai demandé de se relever après avoir pris des secondes de bonification au sprint intermédiaire. Anthony marche bien mais ce n’était pas la journée à être devant et je préfère le garder pour le général. Dans le final qui a été très disputé, Elie a pris place dans le premier groupe de 14 coureurs tandis qu’Anthony était dans le deuxième à vingt secondes. Il en est sorti seul et a fini juste derrière Elie. Pour finir, notre jeune leader était peut-être un peu juste mais Calmejane qui vient de finir quatrième de l’Arctic Race of Norway est fort. Avec la bonif, il a vingt secondes d’avance au général et sera dur à déloger mais le Tour du Limousin reste une coure difficile à maîtriser. Elie sera mieux demain, mieux encore vendredi dans une étape proposant 4.000 mètres de dénivelé. Il n’a pas dit son dernier mot.”

 

Thibault Guernalec conclut par un Top 5

Thibault Guernalec a fini le Tour du Portugal comme il l’a commencé. Quatrième du prologue à Viseu, il a pris la cinquième place du contre la montre final à Porto. Il conclut de belle manière une épreuve que lui-même et ses équipiers ont couru dans un super état d’esprit.

Thibault Guernalec : « Je suis content de mon temps, au bout de dix jours de course, j’avais encore de très bonnes jambes. On m’a directement annoncé que j’étais meilleur temps sur la ligne et j’ai attendu une heure sur le siège. J’y ai cru jusqu’au bout surtout quand l’un des meilleurs rouleurs de W52-Porto, Ricardo Mestre, avait 25 secondes de retard sur moi, je me suis dit “ce n’est pas mal”. Après, de là à me prendre une minute…Je sentais vraiment que j’avais de super jambes…mais bon. On prend toujours le départ d’une course pour gagner. J’ai donné mon maximum sur ce chrono mais je suis battu. Je suis quand même content, c’est de l’expérience pour la suite et les prochains chronos : le championnat de France espoirs et celui du Tour du Poitou-Charentes. On a passé dix très bonnes journées, on avait une bonne équipe et tous les jours on avait un sujet dans la course. A titre personnel, j’accroche trois top 5, je suis content car ça me servira pour la suite. Aussi, c’est difficile de voir notre vrai niveau par rapport aux coureurs portugais qui ne sont jamais sur les mêmes courses que nous. Ici ça attaquait et roulait vite, sans relâche, ça servira pour avoir de la force lors des prochaines courses. »

Yvon Caër, directeur sportif :  « Thibault Guernalec m’épate. Au bout de dix jours, il a de très bonnes sensations et fait la preuve de très belles facultés de récupération. Je retiens qu’il a fait un chrono extra, je ne le pensais pas capable de faire ça au terme d’une course aussi dure. Je note aussi que Clément Russo et Brice Feillu, ce dernier en dépit d’un début de laryngite, ont fini dans les vingt premiers de cette étape.

Pour nous, le bilan global est qu’on a existé tous les jours même si Maxime Daniel et Robert Wagner ont rapidement abandonné. A cinq, nos coureurs ont fièrement porté le maillot Arkéa-Samsic. Tous les jours ils avaient un plan, jouant un truc à tour de rôle. On a pris du plaisir. Je suis curieux de voir le rebond de ces coureurs dans les deux semaines qui viennent. Les performances doivent suivre. Pendant 10 jours, sur des parcours pas évidents et dans une course un peu folle, ils ont travaillé. Ils ont eu un super état d’esprit, sans calculer. Ils sont dans une dynamique positive et la jeunesse pétille.

Bram Welten, il y a six mois, aurait fait deux jours et demi mais il était là pour travailler. Ici, il a fait un demi-sprint mais il a accepté et il a progressé. Clément Russo est dans une saison pleine qu’il finit bien. Romain Le Roux est dévoué à ses équipiers et il est à un bon niveau. Dans le bus, c’est un rayon de soleil. Il anime le groupe. Il avait été désigné capitaine de route, il a tenu son rôle et il n’a rien lâché. Avec la deuxième place de Clément, les trois Top 5 de Thibault, la quatrième place de Brice et un Top 10 de Bram, c’est un bilan chiffré intéressant et je note qu’Arnaud Gérard, pour ses débuts de directeur sportif, a un bel état d’esprit à transmettre. »

Romain Le Roux, de mieux en mieux

A deux jours de l’arrivée du Tour du Portugal, la bataille pour le classement général fait rage. Au cours de la huitième étape gagnée par Benta (Radio Popular-Boavista), il n’y a pas eu d’échappée et si Romain Le Roux s’est bien accroché, et a pris la 17ème place, témoignant de sa bonne condition physique.

« On ne s’attendait pas à un final aussi dur, dit le jeune coureur breton. On avait pris le départ en pensant faire la course pour Clément Russo mais il a coincé dans les premières rampes de l’ascension finale. Les pourcentages étaient vraiment raides… J’ai fait ma montée mais un peu à contretemps, je n’ai pas pu la faire à bloc car on avait fait pas mal de boulot avant pour anticiper la dernière côte. J’ai de bonnes sensations et il y a une bonne dynamique dans notre équipe. Demain il y aura une grosse étape de montagne et chez nous il n’y a pas photo, seul Brice Feillu qui peut faire quelque chose de bien sur cette arrivée à Mondim do Basto. Ici le niveau est impressionnant, c’est le Tour National des Portugais, ils se préparent pour ces dix jours dans l’année. Ils sont intenables, dès le départ ça fait la course pendant deux heures à bloc… C’est illisible à l’avance. Je pense que cette épreuve va nous apporter énormément. Par exemple, Bram Welten nous impressionne car ça grimpe, il n’y a eu qu’une arrivée au sprint mais ce n’était pas tout plat. Il s’accroche et il n’est pas le premier à lâcher. »

De son côté, Yvon Caër regrettait un peu de ne pas avoir davantage délesté Romain de son travail d’équipier mais le voir combattre dans le final après huit jours de course est un bel enseignement.

« Je comptais plus sur Clément, dit le directeur sportif d’Arkéa-Samsic, mais c’était un peu trop raide. J’ai fait une petite erreur de jugement, Romain était mieux. Il reste une étape de montagne et un chrono. Demain c’est très difficile mais avec Brice Feillu sait-on jamais, même s‘il faut redouter que la bagarre pour le général prenne le dessus. Comme aujourd’hui. »

Brice Feillu s’offre une quatrième place

Brice Feillu a fait une belle étape de montagne. Membre d’une échappée de treize coureurs qui a compté dix minutes d’avance, il a été virtuel maillot jaune du Tour du Portugal pendant 100 kilomètres avant de négocier l’ascension finale au métier. Il a pris la quatrième place et intègre le Top 15 de l’épreuve.

« Quatrième c’est bien sur le moment, dit Brice Feillu, me replacer à la quatorzième place du général aussi c’est sympa mais je suis très déçu. Ça faisait trois ou quatre jours que mes sensations étaient très bonnes mais hier j’ai chuté à deux kilomètres de l’arrivée et ça bien perturbé mon organisme : j’ai mal au muscle devant le tibia, un peu au dos. J’ai pu aller dans l’échappée mais dans ce groupe, normalement, j’aurais dû gagner ! J’aurais pu jouer un truc si mes sensations avaient été celles des jours passés. Avec des « si » on referait le monde… C’était un peu mon unique chance car demain, l’échappée n’ira sûrement pas au bout. Pour la suite du Tour du Portugal, mine de rien, Bram Welten passe bien les ascensions. Bram et Clément et peuvent aller nous chercher un résultat maintenant ! »

« Oui, nous sommes un peu déçus, confirme Yvon Caër. Brice n’avait pas les mêmes bonnes jambes que la veille. Tactiquement, il a fait une bonne étape, il a anticipé. Le col final, long de 10 kilomètres, présentait une pente moyenne et les hommes de tête ont grimpé de façon irrégulière. Il y a eu des attaques mais Brice revenait au train et au métier. En revanche, il n’a pu répondre à celle de Luis Gomes (Radio Popular-Boavita) dans le dernier kilomètre mais ce coureur est intenable.

L’autre satisfaction du jour a été Romain Le Roux, resté dans le groupe maillot jaune jusqu’à quatre kilomètres du sommet. Ses équipiers ont levé le pied dans le final pour se réserver un peu mais Bram Welten se bat bien. Ce Tour du Portugal est un passage obligé pour lui. Désormais, il a des repères en montagne et dans la gestion du gruppetto qu’il n’avait pas avant. »

Il reste trois étapes dans ce Tour du Portugal et si les deux dernières, une en montagne samedi et dimanche un contre la montre ne sont pas les plus favorables aux coureurs d’Arkéa-Samic, celle de demain, vallonnée, leur correspond bien plus.

Brice Feillu s’est bien accroché

Brice Feillu, dix-neuvième de la première étape de montagne du Tour du Portugal jugée à Torre, n’a rien à se reprocher. Dans une étape disputée en apnée et marquée par la nouvelle démonstration de l’équipe W52-FC Porto, il a décroché dans les premiers hectomètres de la montée finale pour signer un Top 20 après une échappée de Thibault Guernalec.

« Thibault a fait son travail en prenant place dans la première échappée de sept coureurs, explique Yvon Caër, mais le peloton est revenu à 20 secondes et il s’est relevé à juste titre. Ensuite, ça a roulé très vite et l’approche de la principale difficulté a été impressionnante. Les sept – huit premiers kilomètres de l’ascension étaient vraiment durs avant un final plus roulant. Au pied ça roulait très vite, tout le monde est à a place. Brice n’a rien lâché, ils étaient deux coureurs avec lui, avec le premier groupe en vue pendant longtemps mais avec le vent de face, son retour était impossible.

« En début de course, dans une côte de 10 kilomètres, Maxime Daniel et Robert Wagner ont abandonné. Rappelons que Robert s’est gravement endommagé le genou l’an dernier et il n’a pas vraiment récupéré. Les autres sont montés tranquilles et Bram Welten a fini dans le gruppetto, sans s’affoler. Il apprend son métier… »

Très belle deuxième place de Clément Russo

Clément Russo avait des regrets mais il a pris une très belle deuxième place dans la troisième étape du Tour du Portugal gagnée au sprint par Daniel Mestre (W52-FC Porto). Suppléant Bram Welten dans le dernier kilomètre, il a sans doute abordé la dernière ligne droite un peu trop loin mais son effort dans les deux-cents derniers mètres a été impressionnant.

Clément Russo : « C’est dommage, ça se joue vraiment à pas grand chose. Bon… ce matin je ne pensais pas faire un podium. A la base on voulait emmener Bram car ce n’était pas aussi dur qu’hier. On a tous bien bossé aujourd’hui, l’arrivée pouvait être pour Bram et j’avais aussi une possibilité de la jouer en fonction des circonstances. A moins d’un kilomètre j’ai compris que je devais y aller, je suis bien remonté mais il m’a manqué du placement  à l’entrée du dernier virage pour pouvoir gagner.  C’est dommage…mais c’est quand même agréable de jouer la gagne, pour la confiance, pour la suite de la saison. On a une bonne équipe, il y a une bonne ambiance, on a bien travaillé cet été et on travaille bien ici, ce serait vraiment bien de décrocher une victoire ! »

Yvon Caër, directeur sportif : « Aujourd’hui, il y avait une forte chaleur, la température oscillant entre 36 et 40 degrés et la moyenne d’une étape du Portugal a été respectée, il y avait encore aujourd’hui, pour une étape plate, 2.200 mètres de dénivelé. Nous avions désigné Bram Welten pour faire le sprint mais à trois kilomètres de l’arrivée, il y avait une côte à 5% suivie d’une portion de plat. A 700 mètres de la ligne, Bram a compris qu’il n’aurait pas les jambes et il a donc travaillé pour Clément Russo. A la sortie du dernier virage, dans le sillage de l’équipe W52-FC Porto, il est un peu loin mais dans les 200 derniers mètres c’est bien Clément le plus rapide !
Oui, il est déçu mais une deuxième place ici, ce n’est pas rien. Clément est un gagneur et il a vu dans son effort qu’il allait vite mais combien de sprints a-t-il fait chez les pros pour gagner ? Pas plus de cinq et le plus souvent pour aider un équipier. Lors du Tour de la Communauté de Madrid en mai, il envoyait les copains mais là, il sait qu’il peut le faire. A l’avenir, il doit donc prendre des risques dans le placement pour sprinter de loin.
Je dois dire que nous avons une dynamique d’équipe extraordinaire, Maxime Daniel est méconnaissable depuis deux jours, il travaille toute la journée en abritant ses équipiers jusqu’au panneau des cinq kilomètres. Demain c’est difficile, avec une arrivée à Torre au sommet d’un col long de 20 kilomètres. C’est donc à Brice Feillu de jouer. Il va bien, il a la banane et il veut se battre pour un Top 10 au général. »

Une quatrième place pour commencer

Le Tour du Portugal s’est élancé de belle manière pour le Team Arkéa-Samsic. En spécialiste, Thibault Guernalec a pris la quatrième place du prologue à deux secondes du vainqueur, le Portugais Caldeira (W52-FC Porto). Fêtant son anniversaire ce jour-même, Thibault a endossé le maillot blanc de meilleur jeune.

Thibault Guernalec : « J’ai de bonnes sensations depuis le Tour d’Autriche, j’étais décidé à faire un bon Tour du Portugal d’entrée dans l’exercice du contre-la-montre, que j’adore. J’étais à bloc, je me sentais bien, c’est vrai que c’est un peu rageant de ne pas aller chercher les deux secondes mais sur 6 kilomètres ce n’est pas simple. Cette distance commence à me convenir, quand c’est plus court, c’est trop tonique pour moi ! Ce matin je ne savais pas trop où me situer mais ce soir j’ai fini fort, et dans un bon temps : c’est bon signe  C’était cool de retrouver le podium pour le maillot de meilleur jeune, en plus le jour de mon anniversaire ! J’ai de bonnes sensations donc je suis motivé, j’ai envie de montrer de quoi je suis capable et faire du bon boulot pour l’équipe notamment à l’approche des sprints.»

Yvon Caër, directeur sportif : « Ca commence pas mal du tout. Thibault est à deux secondes du vainqueur sur un circuit dur et hyper technique. Il y avait peut-être le moyen de gratter un peu de temps au départ mais il a fait un vrai beau chrono. Il confirme ses aptitudes dans cet exercice et me semble avoir passé un cap en enchainant le Tour de Savoie et le Tour d’Autriche avant une bonne phase de récupération. Comme Thibault sait s’entraîner judicieusement, je savais qu’il serait opérationnel d’entrée de jeu. Il fête ses 22 ans aujourd’hui et il m’a dit avoir toujours fait podium ce jour-là. Il y est allé aujourd’hui pour endosser le maillot de meilleur jeune. Je note que dans notre équipe, tout le monde a fait ce prologue à bloc. Thibault s’est élancé en ayant les repères de Clément Russo qui termine à quinze secondes. Demain, il y a un col de 15 kilomètres pour commencer mais on va faire en sorte de finir au sprint. Ce sera notre objectif pour les trois prochains jours.»

 

Franck Bonnamour, à une seconde près

En dépit d’un état d’esprit irréprochable de toute l’équipe Arkéa-Samsic, Franck Bonnamour n’a pu accrocher le Top 10 du Tour de Norvège gagné par Kristoff (UAE-Team Emirates). Il termine onzième à une seconde de son objectif et s’il était légitimement déçu sur la ligne d’arrivée, il a accompli une semaine de course encourageante pour la suite de sa saison.

Franck Bonnamour, 11ème du classement général :

“Je suis déçu de ne pas être dans le top 10. Onzième ce n’est pas rien sur une course de ce niveau mais j’aurais vraiment aimé être dans les 10…On a couru en équipe et c’est vraiment plaisant : Flo (Vachon) en grand capitaine de route a fait un énorme travail, j’avais “juste” à suivre sa roue, Connor m’a bien aidé aussi, et Bram a fait ce qu’il pouvait même quand il était en difficulté. Courir en équipe, ça permet d’être respecté. Je me sens vraiment en forme en ce moment et sur ce Tour de Norvège. Aujourd’hui j’ai même attaqué dans la dernier bosse ! J’ai pu montrer que j’étais solide, et l’équipe aussi. Je vais bien récupérer, et me concentrer sur le Tour de Belgique qui arrive !”

Florian Vachon :

“Toute la semaine nous sommes restés groupés dans la course, pour aider Franck (Bonnamour) pour le classement général. Collectivement c’est ce qu’on attendait de nous. Pour Franck c’était bien qu’il puisse saisir l’opportunité de sa bonne condition ! Nous sommes restés mobilisés tous ensemble même si nous n’étions plus que quatre. Nous n’avons pas attendu que ça se passe et on a tenu notre fil rouge. C’est important et ça alimente le positif : on ne subit pas sur des courses de haut niveau ! Des fois c’est usant de mettre un coup de pédale pour répondre…je préfère faire subir, que subir. Pédaler pour suivre les autres, pédaler pour faire mal aux autres, la différence elle est là. On est dans cette philosophie. Personnellement je suis content de ma condition, j’étais venu pour prendre le vent et frotter : chose faite. Je suis aussi content pour Connor qui a découvert un bel esprit d’équipe, soudé dans la course et la vie d’équipe. »

Yvon Caër – directeur sportif : 

« Franck Bonnamour rate Le Top 10 pour une seconde ! Le Norvégien Hagen (Lotto-Soudal) est revenu in extremis sur l’échappée avec Evenepoel (Deceuninck-Quick) et a pris des secondes de bonification qui lui permettent de prendre la dixième place devant Franck. Ce ne sont pas une seconde et une place qui vont nous atterrer mais c’était notre objectif dans cette course de haut niveau. Dans la dernière côte, Lambrecht (Lotto-Soudal) et puis son équipier Wellens en compagnie de Hirschi (Team Sunweb) ont attaqué mais ont été repris dans la descente. Avant le sommet, trois coureurs ont également attaqué et Franck a fait le jump mais 50 coureurs se sont regroupés pour le sprint. Parmi eux, il y avait aussi Connor Swift et Florian Vachon qui ont eu un formidable état d’esprit. A l’arrivée, Franck me disait ne pas savoir comment remercier Florian pour tout le travail effectué tout au long de la semaine… Forcément il est un peu déçu de rater le Top 10 mais l’essentiel est quand même qu’il ait été dans le final d’une telle course. Il a une très bonne condition et sera compétitif au prochain Tour de Belgique. »

Franck Bonnamour toujours dans le Top 10. Tour of Norway

La quatrième étape du Tour de Norvège était la plus longue : 224 kilomètres !
Auteurs d’une belle course avec l’aide précieuse de Florian Vachon, Franck
Bonnamour et Connor Swift sont restés au contact des costauds. Franck Bonnamour reste dans le Top 10 !

Yvon Caër, directeur sportif : ” Florian Vachon a fait un très gros boulot en protégeant Franck et Connor toute la journée. Ils ont fini dans le peloton réglé au sprint par Kristoff (UAE-Team Emirates). Les derniers kilomètres, c’était du très haut niveau et Florian a vraiment été top ! Par le jeu des bonifications prises par les échappés, Franck Bonnamour est désormais dixième du classement général mais on reste dans l’objectif fixé au départ, à savoir un Top 10. Je pense que les deux derniers jours proposent des profils intéressants pour Franck et Connor.”

Franck Bonnamour : ” C’était une longue journée, ça a bien bataillé en début de course. Il y a un gros niveau ! Flo (Vachon) m’a bien drivé notamment pour le placement, j’avais juste à suivre sa roue et ne pas la lâcher. Connor aussi m’a aussi bien aidé. Les sensations étaient meilleures qu’hier car j’avais encore mon échappée dans les jambes. Demain, l’étape sera plus dure que les premières du Tour de Norvège mais je vais tout donner. La forme est là, il faut en profiter !”

Franck Bonnamour 5ème du général. Tour of Norway

Echappé toute la journée sur la deuxième étape du Tour de Norvège, Franck Bonnamour a empoché cinq secondes de bonifications. Après cette étape, il est 5ème du classement général !

Franck Bonnamour : « Les consignes étaient d’attaquer pour aller chercher quelques secondes bonifications en vue du classement général. Je me suis retrouvé avec des gros rouleurs à l’avant. Ca pouvait aller loin. Être en tête de course avec des coureurs comme ça c’est royal. Je n’ai pas eu à passer des relais excessifs, tout le monde roulait…c’était une vraie bonne échappée. Sur le circuit final urbain je ne me suis pas relevé, en accord avec mon DS, car je me sentais vraiment bien. Ca aurait pu aller au bout au vu de la composition de l’échappée mais on est repris à 3 kilomètres de l’arrivée. Je me suis battu jusqu’à la ligne pour ne pas être dans une cassure. Depuis le Tour de la communauté de Madrid  je me sens vraiment bien. Je le sens car ça tourne rond, quand ça accélère je me sens bien ! »

Deux victoires et deux podiums le même jour

Maxime Daniel premier de la troisième étape du Tour de la Communauté de Madrid, Clément Russo troisième et vainqueur du classement général, Romain Hardy deuxième de ce même classement… Toute l’équipe Arkéa-Samsic est récompensée à Madrid de son travail par cette salve de résultats confirmant son potentiel !

Clément Russo, vainqueur du classement général 

 « Enorme, trop cool. La journée parfaite, la semaine parfaite ! On a eu raison de faire ce qu’on a fait depuis la première étape. Aujourd’hui on a plus que ce que l’on imaginait, Max gagne l’étape, moi le général…On a eu un super collectif, un grand grand grand merci à toute l’équipe. Ils ont été exemplaires, extraordinaires pendant les trois jours. Je leur dois la victoire, c’est clair et net. On a passé trois jours énormes.

Dans le sprint, il fallait qu’il y ait au moins trois places entre le maillot jaune et Romain ou moi. Je me suis retourné et j’ai compris que c’était pour nous. En plus Max gagne….vraiment le truc de fou, il y a eu une explosion de joie, des cris. C’est ma première victoire pro. Gagner un classement général c’est énorme. Ca faisait un moment que je n’étais pas monté sur un podium. On a partagé le podium avec Romain puis Max…c’est des supers moments.

Le moment le moins drôle de la journée c’est la chute d’Alan Riou à 1,5 kilomètres de l’arrivée à environ…sur le coup on était tous un peu touchés. C’est toujours dur de voir un coéquipier tomber surtout qu’il a fait du super boulot tout au long des trois jours. Il fallait rester mobilisés. Flo (Vachon), notre capitaine nous a dit dans l’oreillette « Allez les gars, pour Alan il faut le faire ». C’était le coup de boost pour repartir en une seconde. On avait les crocs ! »

Romain Hardy, 2ème du classement général

“Si ce n’était pas Clément ou un autre coureur de l’équipe qui avait gagné, j’aurais été déçu de terminer deuxième. Là c’est top pour l’équipe, pour Clément qui décroche sa première victoire chez les professionnels. Sur l’étape on est trois coureurs de l’équipe dans les quatre premiers…c’est presque exceptionnel. On n’avait pas défini à l’avance qui devait jouer la gagne entre Clément et moi. La consigne était que je devais lancer mon sprint dans sa roue. On a gagné, c’est ce que ça a marché.

Je suis content aussi pour Yvon Caër, notre directeur sportif. Il avait mis en place une stratégie dès la première étape qui avait un peu fait polémique. Au final, on peut être fiers d’avoir pris cette option, ça nous donne raison ! C’est super.”

Yvon Caër, directeur sportif 

« Ce matin, au départ, j‘ai dit qu’il fallait avoir une mentalité de tueur pour faire le sprint, en s’occupant de la gagne de l’étape, pas du général. On est allé au-delà de ce qu’on pensait ! Dans le sprint, Franck Bonnamour a tenu la barre jusqu’aux 500 mètres, Florian Vachon a pris la suite mais tellement bien que Maxime Daniel n’avait plus qu’à déboiter pour lever les bras même si Barbero (Movistar) l’a chatouillé un peu. En se retournant il a vu que Clément Russo prenait la troisième place pour gagner le général et Romain pour faire deuxième. C’est une journée irrationnelle… Ces derniers temps on a souvent parlé d’un manque de réussite mais ça ne veut rien dire. Ici, on a voulu bien faire en étant connecté à l’équipe et on obtient beaucoup de résultats, deux victoires et deux podiums ! Dans la voiture, quand j’ai entendu qu’on a gagné l’étape, c’était génial, et puis j’ai entendu pour le général. Si on m’avait dit ça ce matin, j’aurai dit au groupe ‘’restons calme’’.
Cette victoire confirme que Maxime Daniel a un potentiel extraordinaire mais il doit s’installer dans la stabilité, dans un niveau de performances constant. Pour le ‘’petit’’ Russo, on se rend compte qu’il a du talent . Flo Vachon est un grand monsieur. Par exemple, j’ai vu ce qu’il a fait pour Clément Russo dans l’étape de samedi… C’est un capitaine de route très pro, très intègre et cash. C’est aussi son métier mais il le fait bien. Romain Hardy a joué collectif. A l’arrivée, il était heureux et mesuré parce qu’il veut performer encore et en gardant à l’esprit que c’est le Tour de la Communauté de Madrid par le Critérium du Dauphiné mais peu importe, on a su faire ce qu’il a fallait !
Maintenant, je retiens surtout que les coureurs disaient à l’arrivée que s’il avait manqué un élément de ce groupe, on n’aurait pas fait ça. Tout le monde a mis toutes ses cartouches dan le combat et on a fait ce qu’on devait faire. »

Maxime Daniel “on a fait quelque chose de bien”

Maxime Daniel a décroché la deuxième victoire de sa carrière sur l’ultime étape du Tour de la Communauté de Madrid. Il a devancé au sprint, Niccolo Bonifazio (Total Direct Energie). Il raconte…

“On a fait quelque chose de bien là…On ne pouvait faire mieux ! Il se passe plein de choses dans ma tête, beaucoup d’émotions. Ces émotions qu’on aime avoir quand on fait du sport de haut niveau. On fait de la compétition pour gagner et le jour où ça arrive…Il faut bien que la roue tourne à un moment donné, sinon ce n’est pas logique. Je suis hyper heureux d’inverser la tendance. Ca fait un petit moment que je tournais autour de la victoire, au Tour de Bretagne j’avais été très frustré d’avoir crevé sur l’étape de Chateaubriant. J’ai réussi à ne pas me démobiliser car j’aurais pu baisser les bras. Je me suis dit : « je tiens une bonne forme, il faut en profiter et essayer de voir à Madrid si je peux retenter le coup et faire quelque chose de beau ». Sur la première étape j’avais déjà eu des éléments de motivation. Je me sens vraiment bien en ce moment et j’avais senti Bonifazio dans ma roue qui avait du mal à me passer devant. Dans ma tête j’ai vite compris que je pouvais faire jeu égal avec lui.”

« On a compris qu’on faisait coup double »

« Au moment où je veux lancer, Carlos Barbero m’envoie un peu dans les barrières, je suis obligé de me rasseoir et c’est presque cela qui me fait gagner car je lance mon sprint de beaucoup plus loin, mon lancement est décalé. Je trouve l’ouverture. Bonifazio me remonte sur la gauche, j’ai réussi à remettre une dent et ça l’a fait. Sur le moment je suis super heureux car je passe la ligne et je sais que je gagne. Directement je me retourne pour voir où sont les autres, si Clément et Romain sont bien dans ma roue pour le général. On a regardé très rapidement où étaient nos concurrents, tout s’est joué en quelques secondes mais on a vite compris qu’on faisait coup double.»

« C’est l’instinct » 

« Les sprints c’est comme ça, l’instinct, il faut avoir le bon feeling au bon moment. Déjà quand tu es bien emmené par tes équipiers, il y a 80% du travail qui est fait. Franchement il n’y a rien à redire, on a gagné l’étape et le général, Romain est sur le podium…c’est toute l’équipe qu’il faut féliciter. Il faut qu’on continue dans cette dynamique là. On va en gagner d’autres en additionnant nos forces comme on l’a fait aujourd’hui. »

« Content de délivrer l’équipe avec Clément »

« Je suis content ça fait un moment qu’on tourne autour. On mérite de gagner, on le mérite tous. Hyper content de délivrer l’équipe avec Clément. Mais on ne va pas se reposer là-dessus, notre deuxième partie de saison commence maintenant !

C’est la deuxième victoire de ma carrière, après celle au Tour du Portugal en 2013. Je me dis que la chaleur me va bien…je devrais plus courir au soleil. Aujourd’hui je suis heureux mais il y a plein de monde autour de moi qui doivent l’être aussi. Dans mon secteur il y a beaucoup d’acharnés de cyclisme qui me supportent et aujourd’hui je suis content de pouvoir leur donner cette victoire. »

Clément Russo : “passer en mode méchant”

L’équipe Arkéa-Samsic a placé trois de ses dix coureurs dans les dix premiers de la première étape du Tour de la Communauté de Madrid. A Aranjuez, après l’échappée d’Alan Riou, Clément Russo est troisième de l’étape, Maxime Daniel quatrième et Romain Hardy septième.

Yvon Caër, directeur sportif
« Aujourd’hui on avait une double stratégie. Maxime Bouet et Florian Vachon s’occupaient de Max Daniel en prévision d’un sprint tandis que Clément Russo et Romain Hardy avaient carte libre. Ici, le classement général se fait à la place. Samedi un groupe moins conséquent se présentera sur la ligne d’arrivée, un peu plus de trente coureurs peut-être dont Romain et Clément sans aucun doute. Pour eux, chaque jour va compter ! Aujourd’hui, dans le sprint, après un bon travail de Maxime Bouet dans le final, Florian Vachon s’est écarté à 250 mètres de la ligne d’arrivée. Il avait derrière lui Maxime et Clément. A ce moment, Bonifazio (Total-Direct Energie) a délogé Clément et l’Italien a gagné. Gêné, Clément n’a pas fait le sprint espéré et s’il était resté dans la roue de Maxime Daniel, il aurait pu gagner ! Ce soir, nous avons trois coureurs dans les dix premiers. C’est bien mais ça ne nous convient pas ! »

Clément Russo (3ème)

« On avait deux cartes, Maxime Daniel pour le sprint, et Romain Hardy et moi en electron libre en vue du classement général. Il n’y a pas de bonifications donc ça peut se jouer « à la place » sur les trois jours.  Dans le sprint, Florian Vachon a emmené Max Daniel, j’étais dans sa roue. Mais juste derrière, Niccolo Bonifazio m’a sorti de la roue de Max au moment où il a lancé son sprint. Il a fait une belle vague, j’étais pas loin de me prendre les barrières sur la droite. Je me suis dit « ça passe ou ça casse ». Je n’ai pas fait énormément de sprints massifs cette saison mais je vais les travailler. Je vais passer en « mode méchant ».

Bram Welten (4ème) : “Dans quelques années, je peux gagner ici”

Déçue par sa prestation samedi dans la Classic Loire-Atlantique, l’équipe Arkéa-Samsic a démontré la solidité de son collectif. Fort bien emmené par Laurent Pichon, Romain Hardy et Benoît Jarrier, Bram Welten a pris la quatrième place de Cholet-Pays de la Loire.

Bram Welten (4ème)

“Aujourd’hui l’équipe a fait du bon boulot, et pour le sprint les gars étaient à l’avant pour m’emmener, c’était bien ! Il y avait de sacrées bosses sur le circuit d’arrivée, je ne pensais pas que c’était aussi raide ! Mais j’ai pu bien les franchir et être à l’avant tout le temps. Dans le final j’étais en bonne position avec Pich, Romain et Ben. Le dernier kilomètre était très long, vent de face donc ce n’était pas grave d’être un peu en retrait dans le peloton. Dans les 500 derniers mètres ils m’ont ramené à l’avant. J’ai commencé mon sprint d’assez loin mais j’ai senti que j’allais vite et j’ai eu de la place pour produire mon effort. J’étais très concentré aujourd’hui, je me sentais bien. Dans quelques années je pense que je peux gagner ici.  Je suis content ce soir, mais dans un sprint, 1%, ça fait la différence. Si tu es à l’avant et que tu vas 1% plus vite, tu peux gagner. A la fin, je dois terminer à un mètre de Sarreau…un seul mètre…C’est mon premier top 5 de la saison, c’est cool de se rapprocher petit à petit de la meilleure place. Hier j’étais déçu d’avoir fait une erreur tactique, je retiendrai la leçon longtemps. Ce soir ça va mieux !”

Yvon Caer (directeur sportif)

« Je suis fier de mes coureurs. Hier, dans la Classic Loire-Atlantique on a pris un coup sur la tête, nous étions tous déçus mais samedi soir j’ai vu des gars qui voulaient réagir et travailler pour leur sprinteur. On avait décidé ce matin de ne pas aller dans l’échappée parce qu’il n’y avait pas de vent et que l’arrivée en circuit favorisait un sprint. Bram Welten était bien notre meilleure chance de résultat. Dans la préparation du sprint, il y a eu un bon travail de Franck Bonnamour puis de Romain Hardy avant Laurent Pichon et enfin Benoît Jarrier qui a emmené Bram jusqu’au panneau des 200 mètres. Là, notre sprinteur a peut-être fait un mauvais choix en sautant dans la roue de Bouhanni, sinon il aurait été encore plus au niveau des trois premiers. C’est la première fois depuis longtemps que je vois un sprint abouti collectivement. Bram a 22 ans, il fait des sprints à chaque course et progresse énormément. Désormais, il va avoir confiance en ses équipiers. Ils ont eu un super état d’esprit. Il sera un très grand sprinteur mais il et très jeune et il faut encore être indulgent avec lui, respecter les lois de l’apprentissage. »

 

 

Warren Barguil : ” Les jambes reviennent, c’est l’essentiel” DeutschlandTour #4

207,5 kms entre Lorsh et Stuttgart attendaient nos coureurs pour conclure ce Tour d’Allemagne 2018. Warren Barguil attend la dernière difficulté pour porter une attaque. Il passe le sommet en tête mais son avance n’est pas suffisante pour distancer ses concurrents. Une quinzaine de coureurs se disputent la victoire. Warren est huitième, il se classe sixième du classement général.

Warren Barguil 

« Les gars ont encore fait un super travail pour moi aujourd’hui. J’ai attaqué dans le final puis on s’est retrouvé à huit à l’avant. Je me sentais bien pour le sprint dans ce groupe réduit mais huit coureurs supplémentaires sont revenus sur nous. Je fais une petite erreur de placement et je me retrouve enfermé sur la droite, c’est dommage. Les jambes reviennent bien, c’est l’essentiel et une sixième place au général c’est toujours bon à prendre ! »

Yvon Caer – directeur sportif

« Comme hier, Warren a été entreprenant. Il ne manque pas grand chose, un parcours un peu plus exigeant lui aurait surement mieux convenu. Sur les passages les plus difficiles, il était l’un des plus forts mais les bosses étaient un peu courtes pour qu’il fasse le break. Au vu du profil, on est satisfait de ce Tour d’Allemagne, Warren accroche une belle sixième place. Je suis content du résultat et de l’attitude des coureurs. Si Warren a pu être opérationnel à 100% dans les fins de course, c’est grâce au travail de ses équipiers, ils se sont sacrifiés, il faut le souligner. »

Benoit Jarrier : “le gros enjeu : accompagner Warren dans les étapes difficiles” DeutschlandTour #1

157 kilomètres entre Koblenz et Bonn pour la première étape du Tour d’Allemagne. C’est une étape peu vallonnée avec un grimpeur. Benoit Jarrier prends l’échappée matinale mais le peloton roule fort pour l’arrivée destinée aux sprinteurs. Alvaro Hodeg l’emporte. Warren Barguil est classé dans le temps du vainqueur.

Yvon Caër – Directeur sportif

« Aujourd’hui l’arrivée était vouée aux sprinteurs. C’était l’étape la plus « facile ». On a choisi d’aller dans l’échappée pour jouer les maillots des grimpeurs et éventuellement les bonifications. Benoit est parti dans l’échappée et est allé jouer le grimpeur au 116ème kilomètre. Les commissaires l’ont annoncé meilleur grimpeur, mais c’était serré et il y a eu rectificatif à l’arrivée. C’est toujours une petite déception, mais on se concentre sur la suite de la compétition. Mis à part cela, toute l’équipe a fait une bonne étape. Demain, la fin de course est difficile avec des grimpeurs qui devraient pouvoir faire la sélection et convenir à Warren. On est tous opérationnels pour bien figurer. »

Benoit Jarrier

“A la base, c’est Romain qui devait aller dans l’échappée. On pensait que ca allait batailler moins que cela…Romain a suivi tous les coups qui partaient et finalement en voulant l’aider pour le lancer, je suis parti dans l’échappée. Le peloton a fait rideau, je me suis retrouvé devant à aller jouer le grimpeur que je n’ai finalement pas eu…mais c’est anecdotique ! L’objectif aujourd’hui c’était le maillot mais le gros enjeu de ce Tour d’Allemagne c’est d’accompagner Warren dans les étapes difficiles qui commencent demain. Je pense qu’il va vraiment y avoir du sport !”

Arctic Race #2 – Dan enfermé pour son sprint

L’échappée du jour se dessine après 20 kilomètres, Erwann Corbel fait partie des six hommes à l’avant. L’écart ne dépassera pas les 3 minutes, la BMC roule en tête de peloton. Après un regroupement général à quelques kilomètres, le favori Alexander Kristoff s’impose devant Hugo Hofstetter dans une arrivée inédite, une piste d’aéroport. Dan McLay se retrouve enfermé dans le sprint et ne peut jouer la gagne.

Erwann Corbel :

” Ça s’est bien passé pour moi à l’avant, je n’ai pas l’habitude de prendre des échappées mais ça fait du bien. Je n’avais pas prévu d’y être, on s’est relayés pour être dans tous les coups et finalement c’est celle où j’ai été qui est partie. On a accéléré vers la fin pour avoir un peu de marge de manœuvre avec le peloton mais les lignes droites ne favorisent pas les échappées et on savait qu’on serait repris. Quand on est arrivés sur la piste d’atterrissage, on a été surpris, la route était tellement grande qu’on ne savait pas où aller (rires). C’est inédit de vivre ça en course. ”

Dan McLay :

” Malheureusement je me suis retrouvé enfermé dans le sprint. Arnold a fait un super boulot avant le final et Boris dans le dernier kilomètre. Je me suis déporté sur la droite pour m’abriter du vent mais je me suis retrouvé bloqué contre la barrière. Avec le recul, je me dis que j’aurais dû garder une ouverture sur la gauche. Les jambes répondent bien mais je manque un peu d’agressivité. Avec un peu de chance, j’aurai d’autres opportunités sur l’Arctic Race, sinon j’attendrai les autres courses. ”

Yvon Caër (directeur sportif) :

” Avec Erwann à l’avant toute la journée, ça nous permettait d’être confortables dans le peloton avec Dan pour le sprint. Dans les 500 derniers mètres, Dan a fait le choix de partir sur la droite car le vent venait de la gauche. Ça s’est révélé être un mauvais choix puisqu’il s’est fait enfermer et impossible pour lui de jouer la gagne. Boris a fait un effort pour se positionner à gauche, il aurait certainement pu se mettre dans sa roue et ainsi bénéficier d’un abri pour le vent mais dans le stress, on essaie de réagir vite. “

Arctic Race of Norway #1 – Un démarrage mouvementé

Dès le kilomètre 0, Kenny Molly a des fourmis dans les jambes, il est dans tous les coups pour les échappées. Attaques et mouvement sont les maîtres-mots de cette première étape de l’Arctic Race sous une météo capricieuse. Le regroupement général se fait à 7 kilomètres de l’arrivée mais de nouvelles attaques voient le jour. Franck Bonnamour tente un contre dans le final, sans succès. Bien placé à 5 kilomètres par ses équipiers, il perd des places dans la descente et ne peut pas jouer la gagne.

Franck Bonnamour :

” La météo ne nous a pas fait de cadeau aujourd’hui, les sensations n’étaient plus les mêmes quand la pluie est arrivée mais je n’étais pas le seul. Avant le circuit final, je savais qu’il fallait être bien placé et Arnold et Dan m’ont bien aidé pour ça. Dans la bosse, j’ai essayé d’attaquer mais je n’étais pas assez fort face au peloton. Demain on aura une arrivée au sprint, ce n’est pas pour moi mais samedi l’arrivée me convient bien. Kenny nous a montré qu’il était motivé, il a tout tenté pour prendre les échappées. Ce serait bien pour lui de le voir à l’avant dans les prochains jours. ”

Yvon Caër (directeur sportif) :

” L’objectif était de mettre Franck et Erwann dans de bonnes dispositions à l’entrée du circuit final, à 5 kilomètres de l’arrivée. Franck a bien géré sa montée mais la descente lui a été fatale, il a pris des cassures et c’est pour ça qu’il n’a pas pu jouer la gagne. Pourtant, je pense qu’il aurait eu les jambes et c’était une arrivée qui lui convenait parfaitement mais il pourra de nouveau jouer sa carte samedi et dimanche. “