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Elie Gesbert, la course dans le groupe maillot jaune
Le 17 mars 2019

Sur l’ultime étape de Paris-Nice, Amael Moinard et Elie Gesbert sont repartis à l’avant, à l’attaque. Amael Moinard lance l’initiative sur le plat avant les premières côtes de la journée, rejoint rapidement par Elie Gesbert. Un groupe de 37 coureurs se forme à l’avant.


Toute la journée, Amael et Elie s’accrochent. Quand le groupe est repris par les concurrents au classement général, Elie reste dans la course. Il « craque » après avoir fait le plus dur et se classe 21ème de l’étape Nice-Nice. Malgré les désillusions du début de semaine avec les chutes de Warren Barguil et Maxime Bouet, l’équipe s’est re-mobilisée pour montrer ses forces.


Elie Gesbert (21ème) : “Je voulais prendre le premier coup qui est sorti dans la première bosse, on est sorti avec avec une quarantaine de coureurs. J’ai réussi à aller devant en laissant un peu de jus. On s’est retrouvé avec Amaël à l’avant mais on n’a jamais pris énormément d’avance par rapport au peloton, il fallait s’attendre à un retour du groupe du leader.  Au moment où Quintana revient, avec Amaël on a un peu tamponné. Amaël habite à Nice donc il connaissait bien les routes du circuit. On s’est alors relevé un peu…pour attendre le groupe maillot  jaune avec la Sky qui roulait. Après il fallait s’accrocher le plus longtemps possible.Il fallait suivre et ça faisait “mal au pattes”.

Dans la relance de la dernière descente, Bob Jungels laisse une petite cassure et moi aussi. Il arrive à revenir mais je n’en pouvais plus, j’étais intoxiqué, la semaine et l’étape d’hier ont laissé des petites traces, quand même, je pense qu’il y a le droit (rires).

Paris-Nice c’est une course où il n’y a pas une seule journée tranquille. Tous les jours c’est de la grosse bagarre. Forcement, je suis assez content de ma semaine, mais il faut toujours progresser. Ma prochaine course sera en Italie, la semaine internationale Coppi et Bartali. ”



Amael Moinard :  « Je suis parti dès le départ sur le plat avant les bosses. On a essayé de prendre de l’avance pour faire une bonne étape. On était quatre à l’avant et on s’est fait reprendre dans la première bosse. C’est à ce moment-là qu’Elie m’a rejoint à l’avant. Elie a montré un super comportement, je pense que c’est bien, on a été encore offensifs aujourd’hui. On finit sur une bonne note. Sur Paris-Nice, globalement je reste un peu frustré. On était venu en visant beaucoup mieux, on ne peut pas dire qu’on est content de notre semaine. Malheureusement quand on perd notre leader et un équipier précieux dès la deuxième étape c’est toujours compliqué. On s’est battu avec nos armes. »


Yvon Ledanois, directeur sportif : « Il y a vraiment des satisfactions pour nous en cette fin de Paris-Nice. Tout d’abord, bien sûr, Elie Gesbert. Après une étape comme hier où il n’a rien lâché, il a encore été devant aujourd’hui et a fini au contact des costauds. Clairement, il a passé un cap. Aujourd’hui, dans le final et dans le dernier col, il est là, il reste quinze coureurs et il est là. Il a perdu un peu de terrain juste au sommet. Le Team Sky a fait la descente à bloc et si tu n’es pas dans la roue, tu ne peux pas revenir mais il finit tout près d’eux. C’est bien et c’est dans la continuité de ce qu’il attend de lui-même. Elie est ambitieux et c’est bien de faire un résultat. Il ne faut surtout pas s’enflammer mais hier comme aujourd’hui il a commencé à comprendre qu’il prend de la caisse. Sa prochaine course est la semaine Coppi et Bartali (27-31 mars). Ce ne sera pas le même niveau et je lui ai dit qu’il a un truc à faire là-bas. Ensuite, de manière plus générale, mes coureurs ont fait le job à l’image d’Amaël Moinard qui a encore été à l’attaque dans cette dernière étape ou d’André Greipel qui a rallié Nice. Notre début de semaine a été terrible avec la chute de Warren. On aurait pu se décomposer. Au contraire, les gars se sont battus et ont fait de belles étapes. »