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Elie Gesbert, une journée au chaud
Le 21 juin 2019

Il devait y avoir un sprint massif à l’arrivée de la deuxième étape de la Route d’Occitanie et il a été gagné par Démare. L’équipe Arkéa-Samsic s’est mobilisée toute la journée auprès d’Elie Gesbert pour le mettre à l’abri des turbulences et éviter une cassure. A la veille d’une grande étape pyrénéenne, le jeune leader breton a conservé sa troisième place au classement général.


Elie Gesbert : « C’était une journée relativement tranquille malgré un final tortueux. Le but était de ne pas prendre de cassure et de faire le moins d’efforts possible, mes équipiers m’ont parfaitement protégé. J’évite la chute dans le final et je suis classé dans le même temps que le vainqueur donc contrat rempli. Aujourd’hui, je me sentais protégé par mes coéquipiers, je préfère être leader quand j’ai déjà prouvé quelque chose, je me sens plus légitime. Demain, je connais bien le coin, j’y ai fait plusieurs stages. On avait franchi le Port de Balès, il y a deux ans, sur le Tour. En montagne, la tactique est assez simple, s’accrocher le plus longtemps possible. Par contre, j’ai appris à mieux gérer mes efforts, j’avais tendance à m’enflammer au pied, maintenant j’arrive à être plus régulier. Je suis troisième du général, je vais tout donner.


Franck Bonnamour (11e) : «  Le sprint aurait dû être pour Maxime Daniel, mais il ne se sentait pas très bien. Je ne me suis pas posé de questions, j’ai pris des risques et j’ai fait mon sprint. Ce n’est pas ma spécialité car je manque de puissance pure mais j’aime frotter, prendre les bons wagons. C’était assez tortueux, j’ai évité deux chutes, je me suis pris au jeu, j’avais l’adrénaline à bloc et finalement je fais une petite place. Demain, le profil est complètement different, c’est l’étape reine. Mon objectif sera de passer au mieux les deux premiers cols et de faire le boulot dans la vallée pour Elie, éviter qu’il prenne le vent et le placer au mieux au pied de la dernière montée. J’espère qu’il sera bien, c’est une vraie étape de montagne. »


Roger Tréhin – directeur sportif : « C’était une journée plutôt tranquille, l’étape n’a pas été mouvementée et notre objectif était de protéger Elie, d’éviter les cassures. Il y a eu une chute de deux coureurs à 800 mètres de la ligne, le dernier kilomètre était tortueux. Franck Bonnamour a essayé d’aller faire le sprint mais il y a quand même des coureurs qui vont vite ici… Il y a eu trois échappés, le peloton a bien roulé pendant près de 200 kilomètres, ce n’était pas une journée de récupération non plus ! Demain c’est dur, avec la Hourquette d’Ancizans d’entrée de jeu, le Port de Balès et l’Hospice de France, une belle ascension  de 10 kilomètres à 7,5%. Demain, c’est facile à dire, Elie devra essayer de rester au contact. Il y aura une échappée et puis dans le Port de Balès, il y aura un écrémage. En haute montagne, dans cette configuration, Elie est encore un peu dans l’inconnue et ça va être intéressant. Il s’est beaucoup entraîné en montagne et il a le Mont-Ventoux, escaladé lundi dernier, dan les jambes. Pour l’aider dans les cols il pourra compter sur Brice Feillu et Amaël Moinard et j’espère que dans la vallée Franck Bonnamour et Laurent Pichon seront encore là.»