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La manière, pas le résultat… Paris-Bourges
Le 11 octobre 2019

Sans compter un sprinteur dans ses rangs, il était difficile pour l’équipe Arkéa-Samsic d’envisager la victoire dans Paris-Bourges mais fidèle à ses convictions, elle a tout fait pour contrarier la logique. Après avoir provoqué la décision dans la côte de Graveron à 70 kilomètres de l’arrivée, Franck Bonnamour a pris place dans un groupe de tête repris à six kilomètres de l’arrivée.


Yvon Ledanois : « Je suis content de mes coureurs, le plan a été respecté. A Bourges, on n’a pas le résultat mais c’est nous qui avons relancé la course derrière l’échappée de quatre coureurs ayant compté sept minutes d’avance. On a voulu éviter un sprint de 90 bonhommes.  Après cinq kilomètres de course, cette échappée était formée et l’écart est monté rapidement avant que le peloton ne gère et se mette en tête de revenir dans le final pour favoriser un sprint. Ce n’était pas notre scénario ! Après 125 kilomètres, j’ai demandé à Thibault Guernalec d’attaquer le premier. Brice Feillu a pris le relais avant Franck qui en mis une bonne. Sur son attaque treize coureurs ont composé le premier groupe et pas des moindres, notamment Küng (Groupama-FDJ), Gallopin (ag2r-La Mondiale), Turgis et Hivert (Tital-Direct Energie) et Neilands (Israël Cycling Academy). Là, le scénario était plus confortable pour nous.  En fait, ça s‘est joué au fait que Küng a fait avorter l’échappée et qu’à l’arrière Démare s’est mis à la planche pour rouler et pour permettre à Sarreau de finir le boulot. Sur le comportement, je n’ai rien à dire, on n’avait simplement pas le sprinteur pour battre Sarreau. On s‘est lancé dans une course de mouvements et on l’a presque réussie puisque l’échappée a été reprise à six kilomètres de l’arrivée. On a tenté de gagner et  je note que dans le premier groupe de 40 coureurs figurent Anthony Delaplace,nous n’avions Kevin Ledanois et Franck Bonnamour au terme d’une course rendue difficile par Arkéa-Samsic.»


Franck Bonnamour : « Il fallait dynamiter la course, car nous n’avions pas de sprinteurs pour rivaliser. Honnêtement, j’ai cru que nous allions aller au bout, mais avec Kung dans l’échappée c’était difficile. Nous sommes repris tout près du but. Je fais une belle deuxième partie de saison, je marche bien depuis quelques mois. Aujourd’hui, il me manque ce petit résultat pour valider ma condition. J’ai été acteur, j’ai montré que j’ai de bonnes jambes. J’ai toujours apprécié les fins de saison, les courses me conviennent bien et je reste motivé et sérieux. »