Nos actualités
Maxime Daniel :  » C’est fou d’avoir si peu de chance »
Le 28 avril 2019

La chance va-t-elle enfin décider de venir en aide à l’équipe Arkéa-Samsic ? Sous la forme d’une crevaison dans les derniers kilomètres, elle a privé Maxime Daniel de la victoire dans la quatrième étape du Tour de Bretagne dont il devait aussi endosser le maillot de leader. Si Benoît Jarrier a bien assuré le coup en prenant la troisième place à Châteaubriant, il y avait beaucoup de frustration pour Maxime et ses équipiers.



Maxime Daniel


« Je suis vraiment dégouté, plus que dégouté. Quand tu es si près de la gagne et de faire coup double avec le général et que tout s’écroule pour…une crevaison, c’est tellement frustrant. Je suis sûr que dans ce groupe de trois j’étais le plus rapide au sprint. J’ai entendu le boyau exploser net en plein virage. Je me suis dit : « c’est quand même pas moi ? » et à ce moment-là j’ai « chassé » et j’étais à deux doigts de me prendre le mur en face à la sortie du virage. On avait encore une bonne avance à ce moment-là. J’ai vu la moto assistance mais c’était fini…Dans la tête ça va très vite. C’est quand même fou d’avoir si peu de chance ! On n’a pas crevé de la semaine et il faut que ça tombe sur moi, qui suis devant, dans l’échappée qui, pour une fois, va jouer la gagne. Ca aurait pu être n’importe quel coureur du peloton, et non c’est moi. L’équipe a fait la course parfaite et moi aussi. Je suis sorti à mi-course, j’ai joué les bonifications, j’ai mis plusieurs attaques pour nous relancer par rapport au peloton et ça allait le faire ! C’était un truc de fou, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu ces sensations et quand je dis ça ce n’est pas de l’euphorie, j’avais les jambes. Il faut vraiment que ça tourne, toute l’équipe le mérite… »




Benoit Jarrier (3ème) 

 « Ce n’est pas de la déception, c’est de la frustration…La déception c’est quand on se loupe. Mais là c’est une crevaison. C’est tellement frustrant. Quand on a vu Max à 4 kilomètres de l’arrivée sur le bord de la route on s’est dit « ce n’est pas possible… » Tout est allé très vite, je me suis replacé pour le sprint, j’ai eu l’ouverture, je fais troisième mais c’est anecdotique.

On est super frustrés mais on ne va rien lâcher. On n’est plus que cinq coureurs mais les cinq coureurs qui sont là font à 200% leur part de boulot, on ne loupe jamais les bons coups, on a un super groupe, on s’entend tous très bien. On va continuer. »



Roger Tréhin, directeur sportif

« C’est quand même un truc de dingue ! Maxime Daniel avait réussi un super coup en s’échappant en compagnie de James (Côtes d’Armor-Marie Morin) et Dernies (Nature4eever-Roubaix-Lille Métropole) et en parvenant à résister au peloton. Il avait engrangé neuf secondes de bonification dans les trois sprints intermédiaires en démontrant qu’il était bien le plus rapide et était assuré de devenir le leader du Tour de Bretagne mais il a été victime d’une crevaison à cinq kilomètres de l’arrivée. L’unique crevaison pour nous cette semaine ! Il a été passé par le peloton et a été dépanné ensuite. Il finit à une vingtaine de secondes… C’est vraiment la scoumoune. La pluie était apparue dans le final et avait favorisé l’échappée tandis que le leader de la course, l’Italien Dainese SEG Racing) avait été victime de deux chutes. James est allé au bout et a gagné ! Benoît Jarrier a pris la troisième place mais quand t’es passé si près de la victoire, ce n’est pas une consolation. On prenait le maillot de leader, en ayant les autres coureurs de l’équipe Arkéa-Samsic placés au général. On aurait été dans l’obligation de rouler mais on aurait été en position de force. Bon, on ne va pas baisser les bras… Lundi, la cinquième étape entre Rougé et Le Ferré non loin de Fougères, est vallonnée. Il y aura six côtes répertoriées avant une dernière ligne droite de 1500 mètres. »